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L’Etat est-il en train de pousser EDF à la faillite ?

Publié le 21 avril 2016
Si EDF est aujourd'hui au bord du désastre financier, c’est bien parce que l’État, qui en possède 85 %, n'a pas pris ses responsabilités. Les actionnaires minoritaires ne décolèrent pas.
Jean-Marc Sylvestre
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Si EDF est aujourd'hui au bord du désastre financier, c’est bien parce que l’État, qui en possède 85 %, n'a pas pris ses responsabilités. Les actionnaires minoritaires ne décolèrent pas.

L’Élysée n’aura pas d’autre choix que d’aider EDF à se redresser. Des solutions existent, qui ne passent pas forcément par le contribuable …mais comme souvent dans le passé, l’État ne veut pas prendre ses responsabilités. Alors il bricole… Les salariés ne veulent payer les dérapages. Quant aux petits actionnaires, ils pleurent.

Le conseil de guerre qui s’est tenu hier à l’Élysée autour du Président de la République devait prendre les décisions nécessaires pour assurer non pas la survie de l’EDF, mais le financement de son développement et arrêter ce processus de dégradation.

Autour de la table de travail, entre le président de la République et le président de EDF Jean-Bernard Lévy, Michel Sapin, le ministre des Finances, Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie, le directeur de cabinet de Ségolène Royal, la ministre de l'énergie et différents conseillers de l’Élysée et de Matignon. 

Un climat tendu pour éplucher l’un des dossiers les plus lourds du quinquennat. Le diagnostic ne fait pas débat. Les comptes d’EDF sont aujourd’hui complètement plombés par la nécessité de prendre en charge AREVA qui s’est fourvoyée dans des opérations mal évaluées en Afrique, puis dans les chantiers mal conduits de l’EPR de Flamanville, très en retard, sans parler de la centrale qu'on aurait dû livrer à la Norvège. Pour couronner le tout Areva, mal gérée, prend l'eau de toute part, faute d’avoir été audité correctement dans le passé. Sur Areva, la facture se monterait à 5 milliards d’euros.

Parallèlement, EDF doit honorer le contrat signé avec la Grande Bretagne pour la livraison dans un premier temps de deux centrales nouvelle génération (EPR) soit environ 5 milliards d’investissement dans le système de production et de distribution de l’électricité en Grande Bretagne.

Parallèlement toujours, EDF doit lancer son programme d’entretien de tout son parc de centrales nucléaires françaises afin d’en prolonger la durée de vie dans des conditions de sécurité optimum. Total : près de 20 milliards sur les 20 prochaines années.  

Au total, les besoins peuvent paraître exorbitants, puisqu’ils atteignent 30 milliards d‘euros. Mais étalés sur 20 ans, ils pourraient être financés avec un peu d'intelligence et de courage politique. 

Il faut cependant répondre à l’urgence, et l’urgence revient à sécuriser Areva et conforter l‘investissement en Grande Bretagne. 

L’État responsable du passé :  cette situation financière (un peu tendue), est le résultat de choix stratégiques qui ont été décidés dans le passé par les directions successives d’EDF, avec l’accord des gouvernements mais comme ils n ‘ont pas été suivis à la loupe, certains ont donné lieu à des dérives financières exorbitantes. 

C’est le cas d’Areva qui se comportait en toute indépendance et qui surtout, avait du mal à se coordonner avec EDF. D’où les querelles permanentes, les dysfonctionnements.

La restructuration de toute la filière nucléaire sous la coupe de la seule direction d’EDF permettra d’éviter les malentendus, les rivalités et les conflits de pouvoir. Cette simplification permettra aussi d’assumer la conquête des marchés étrangers dans la fourniture des équipements nucléaires. 

L’investissement en Grande Bretagne qui avait été décidé par les présidences précédentes avaient pour but de répondre à une demande des anglais en électricité, mais aussi de permettre au monde entier d’auditer le savoir- faire français dans le domaine nucléaire. 

La France ne pouvait pas prétendre rester le premier fournisseur au monde de centrales nucléaires sans pouvoir apporter la preuve de son expertise en Grande Bretagne. La livraison du projet anglais est donc essentielle à la stratégie internationale d’EDF. 

Quant au financement de l’entretien en France du parc ancien, il était aussi évident de le décider pour satisfaire au moindre coût la demande.  

Le problème dans ce dossier est que l’État n’a jamais pris ses responsabilités.

L’État a de tout temps fixé un objectif préalable, incontournable : posséder un appareil de production capable d’assurer l’indépendance de la France et de satisfaire la totalité de la demande. L’angoisse des gouvernements depuis 40 ans (et encore maintenant), c’est le risque de coupure dans l’alimentation électrique. Tous les français ont un avis différent sur EDF, l’origine de l’électricité, son prix, mais aucun français n'acceptera la coupure d’électricité. Quand par malheur ça arrive, c’est la fin du monde. 

A partir de cet objectif, les gouvernements ont co-assumé avec les dirigeants d’EDF, les grandes orientations stratégiques : les engagements dans le nucléaire, l’ouverture à la concurrence ; la transition énergétique, le respect des obligations de services publics. Mais, les gouvernements n‘en ont jamais mesuré les conséquences ou les contraintes. 

Pour que ces objectifs soient réalisables sans rupture historique, il aurait sans doute fallu prévenir le contribuable qui est aussi le client que tout cela avait un coût. Or, hormis le général de Gaulle et George Pompidou qui ont su préparer l’opinion à la nécessité de s’investir dans le nucléaire, les autres gouvernements ont trop souvent fait l’autruche. 

Quand on a ouvert le marché de l’électricité à la concurrence, on savait qu’il fallait sortir l’entreprise du giron de l’État et la faire entrer en bourse. On l’a fait mais au forceps, sur la pointe des pieds, ce qui n’a pas permis de changer la mentalité interne dominée encore et toujours par la culture très service public de la CGT.

Quand on a décidé de vendre l’expertise sur les marchés étrangers, il aurait fallu s’équiper de structures commerciales uniques et cohérentes, supprimer les féodalités qui protégeaient Areva par exemple afin d’effectuer des contrôles de gestion de chantier rigoureux.

Quand on a fait le choix de la transition énergétique, il aurait fallu expliquer le prix nouveau du Kilowatt- heure, mais là encore, le gouvernement a manqué de courage politique. 

Le président de la République actuel, a fait campagne sur le thème qu’il faudra sortir du nucléaire, pour faire plaisir à son électorat, mais il n’a pas dit combien ça coûterait de passer rapidement aux énergies renouvelables. 

Le résultat de toutes ces promesses est que le gouvernement se retrouve en porte-à-faux politique et financier. 

Porte-à-faux politique, parce qu’il n’a pas tenu ses promesses électorales et que son électorat se sent trahi. 

Porte-à-faux financier ; parce qu’aujourd’hui, il doit bricoler des financements de fortune alors qu’il existe des solutions pertinentes tenables sur le long terme sans hypothéquer le contribuable ou même le client-usager.

La solution qui sera adoptée restera bancale. On va autoriser EDF à restructurer la filière nucléaire et renflouer à concurrence de 2 milliards Areva, puis le gouvernement apportera sur son budget 3 milliards d’euros. Pour le reste, EDF devra trouver des financements de marchés, ce qui par les temps qui courent n‘est pas impossible, sauf que le taux d’endettement global atteint des niveaux excessifs. 

Parallèlement, on autorisera EDF à vendre une partie de sa filiale ERDF spécialisée dans les équipements de distribution pour alléger sa dette globale. 

Ce montage devra permettre de gagner du temps et d’aller jusqu’aux élections présidentielles de 2017. 

Il y avait d’autres moyens de régler l‘équation sans abroger des grands choix stratégiques. La palette est très large. 

1er moyen, (qui a été exclu d’emblée), augmenter les tarifs de l’électricité. Le gouvernement l’a refusé net. Un an avant des élections, on ne prend pas le risque de grignoter le pouvoir d’achat du consommateur. Lequel consommateur profite allègrement de la chute des prix du pétrole.  

2e moyen, (qui a aussi, été exclu sans débat), faire appel au marché boursier en augmentant la part du capital vendue au privé. La participation de l'État dans EDF étant de 85 %, il y avait de la marge pour faire appel à l'épargne sans perdre le contrôle. Pas question de se faire accuser de privatisation alors que la tendance est plutôt de prendre du recul par rapport à la Bourse. 

3e moyen, trouver dans l’organisation interne des gains de productivité. Inutile de préciser que la seule perspective de dégager des économies à réaliser a mis la maison en émoi. 

En fait, EDF, magnifique entreprise mondiale, numéro un sur le marché du nucléaire, outil de compétitivité que même les industriels allemands nous envient, se retrouve complètement bridée par l’emprise de l’État.

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Commentaires (10)
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Gordion
- 22/04/2016 - 17:08
Désastre....
...de la gestion étatique de l'état, désastre des dirigeants, et désastre annoncé faute de privatisation.
C'est donc in fine le contribuable/consommateur français qui paiera, comme pour le Crédit Lyonnais. Ses dirigeants pas.
Nous savons donc que ceux d'Areva, et les gestionnaires étatiques ne seront pas inquiétés du naufrage de ces deux fleurons.
Une précision, il s'agirait plutôt du réacteur EPF finlandais, et pas norvégien, non?
jurgio
- 21/04/2016 - 14:57
Un gangrené rempli d'asticots
avec un comité d'entreprise doté de plus de deux milliards d'euros. Avez-vous pensé à payer votre dernière facture ?
vangog
- 21/04/2016 - 14:53
"Le gouvernement apportera sur son budget 3 milliards"????
Et comment, puisque c'est interdit par l'UE? Ces trois milliards devront donc être remboursés plus tard, avec une nouvelle amende infligée par les technocrates bruxellois, pour satisfaire au capitalisme de connivence Bilderberg de ces nains...