En direct
Best of
Best of du 23 au 29 mai
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Renault : l’Etat actionnaire solde les comptes de Carlos Ghosn et remet toute la stratégie à plat...

02.

Confinement : le nombre d'arrêts cardiaques et le taux de mortalité ont explosé

03.

Énergie renouvelable: la chute des prix dope (enfin) les espoirs de l’industrie du solaire

04.

La NSA lance une alerte sur le piratage par les hackers russes de nos serveurs d’emails

05.

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

06.

Bernard Tapie suit un traitement expérimental en Belgique pour soigner son cancer "au dernier degré"

07.

Infections respiratoires : la grande peur de la grande grippe

01.

Renault : l’Etat actionnaire solde les comptes de Carlos Ghosn et remet toute la stratégie à plat...

02.

Virus d’un nouveau type : toutes ces données sur le Coronavirus que nous ne maîtrisons toujours pas

03.

Infections respiratoires : la grande peur de la grande grippe

04.

Deuxième vague du coronavirus… ou pas : le point sur ce qu’en savent aujourd'hui les scientifiques

05.

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

06.

Zappé ? Pire que la colère, Emmanuel Macron face à l’indifférence des Français

01.

Le syndrome Raoult : anatomie d’un malaise français

02.

Zappé ? Pire que la colère, Emmanuel Macron face à l’indifférence des Français

03.

Voici les paroles du Chant des Partisans, version Camélia Jordana : "ami entends-tu ces cris sourds de la banlieue qu’on enchaîne ?"

04.

Zemmour face à Onfray : pourfendeurs ET promoteurs de postures idéologiques

05.

Ce syndrome Camélia Jordana qui affaiblit la démocratie française

06.

Emmanuel Macron dévoile un plan de soutien "massif" envers le secteur automobile et annonce la hausse des primes à l'achat de voitures électriques

ça vient d'être publié
light > Culture
Une voix s'est tue
La cantatrice Mady Mesplé est décédée
il y a 5 heures 53 min
light > Science
Retour à l'envoyeur
Vol habité de SpaceX : Elon Musk répond à un tacle de l'agence spatiale russe, celle-ci réplique
il y a 7 heures 13 min
pépites > Société
Priorités
PMA pour toutes : des députés plaident l'urgence d'un retour du texte à l'Assemblée nationale
il y a 8 heures 28 min
light > Media
Accusé
Jean-Marc Morandini : un procès requis pour corruption de mineur
il y a 9 heures 5 min
pépite vidéo > Science
Starman
SpaceX : les meilleurs moments du lancement de la capsule habitée Crew Dragon
il y a 11 heures 24 min
décryptage > High-tech
Espionnage

La NSA lance une alerte sur le piratage par les hackers russes de nos serveurs d’emails

il y a 12 heures 11 min
décryptage > Science
Nouvelle donne

Vol habité de SpaceX : le retour de la conquête spatiale ?

il y a 12 heures 52 min
rendez-vous > Environnement
Atlantico Green
Planter des arbres n’est pas toujours bon pour la planète
il y a 13 heures 33 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

La mondialisation : un vecteur favorable pour les épidémies ?

il y a 13 heures 34 min
décryptage > Société
Drame

"Salle de traite", la pièce de théâtre sur le suicide d'un éleveur laitier

il y a 13 heures 35 min
pépite vidéo > International
Mort de George Floyd
Etats-Unis : deux voitures de police foncent sur la foule à New York
il y a 6 heures 38 min
pépites > France
Déconfinement extrême
Plusieurs milliers de clandestins ont défilé à Paris malgré l'interdiction de la préfecture
il y a 7 heures 48 min
pépites > Politique
Nomination
L'ancien ministre socialiste Pierre Moscovici va prendre la tête de Cour des comptes
il y a 8 heures 55 min
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
SpaceX : revivez le lancement réussi du premier vol habité de Crew Dragon ; Proxima b est confirmée ! Il y a bien une exoterre dans la zone habitable de l’étoile la plus proche de nous
il y a 10 heures 22 min
décryptage > Culture
Atlantico Litterati

Le maître du « je »

il y a 12 heures 2 min
décryptage > France
État providence et modèle social français

1945 : l’héritage béni devenu largement toxique

il y a 12 heures 24 min
décryptage > International
Symptômes d’un nouveau conflit

Nouvelle guerre froide avec la Chine : l’Occident affaibli par les combats progressistes radicaux

il y a 13 heures 8 min
décryptage > Politique
Mains tendues

Macron/Collomb : le match du meilleur instinct pour 2022

il y a 13 heures 33 min
décryptage > Europe
Jésus reviens, ils sont devenus fous

La Pologne : un royaume où règne la droite la plus bête du monde

il y a 13 heures 35 min
décryptage > Economie
Crise

Les crédits aux PME sont insuffisants !

il y a 13 heures 35 min
© Flickr
© Flickr
Le déficit de la honte

Le déficit 2015 bien inférieur aux prévisions : une réduction des dépenses en trompe l’oeil qui masque surtout le sacrifice de l’avenir effectué par le gouvernement

Publié le 01 avril 2016
La réduction des déficits de l'année 2015 a finalement été plus forte que prévu. Une nouvelle que le gouvernement a évidemment accueillie positivement et mise en avant. Mais un détail devrait inquiéter : la contraction de l'investissement public, qui risque d'être néfaste à long terme.
Directeur adjoint du Département analyse et prévision à l'OFCE
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mathieu Plane
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Directeur adjoint du Département analyse et prévision à l'OFCE
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La réduction des déficits de l'année 2015 a finalement été plus forte que prévu. Une nouvelle que le gouvernement a évidemment accueillie positivement et mise en avant. Mais un détail devrait inquiéter : la contraction de l'investissement public, qui risque d'être néfaste à long terme.

Atlantico : Selon les chiffres publiés par l'INSEE, le déficit public de la France est passé de -4,0% du PIB en 2014 à -3,5%, contre -3,8% attendu. Cette baisse serait principalement due à la baisse des taux d'intérêt et à la chute des investissements publics. Comment juger d'un tel résultat ? 

Mathieu Plane : Il y a plusieurs facteurs qui jouent. Il y a d'abord effectivement la baisse des taux d'intérêt que vous évoquez. Mais elle était déjà anticipée et intégrée dans le projet de loi de finance. En effet, la charge d'intérêt correspond à peu près à ce qui avait été prévu. Pas vraiment de surprise de ce côté-là donc. En revanche, l'investissement public a baissé plus que prévu. Le gouvernement anticipait une réduction de l'ordre de 0,1 point de PIB, alors qu'il a plutôt baissé de 0,3 point. On peut également penser que la réduction des dotations aux collectivités locales a pu impacter l'investissement public plus que prévu. Les collectivités locales ont finalement préféré réduire leurs investissements, alors que le Gouvernement attendait plutôt un ralentissement au niveau de la masse salariale. Cela a contribué à la réduction du déficit. On peut également mentionner deux autres effets. D'abord, la croissance a été un peu plus forte que prévu (le Gouvernement attendait une croissance de 1%). Ensuite, le prix du PIB a été plus élevé que dans la prévision du gouvernement. Pour finir, les recettes se sont bien tenues et ont même été supérieures à ce qui était anticipé. Voilà ce qui explique un résultat significativement meilleur que ce que laissaient entendre les prévisions.

La baisse des investissements ne risquerait-elle pas d'être néfaste à l'économie à long terme ?

Oui, bien sûr. Les collectivités locales sont à l'origine de 70% de l'investissement public en France. On voit que la réduction des dépenses publiques et l'objectif de baisse de 50 milliards sur la période 2015-2017, dont une partie se fait par les baisses de dotations, se sont traduits par le gel d'un certain nombre d'investissements. Parce que finalement, pour les collectivités locales, qui sont contraintes d'un point de vue budgétaire, il est plus simple de geler un projet d'investissement que de réduire rapidement la masse salariale. On voit que cette diminution de l'investissement a des conséquences sur l'activité économique et la croissance. On le constate dans certains secteurs, comme le BTP qui est en difficultés. A long terme, moins d'infrastructures c'est aussi une croissance potentielle moins dynamique. Le projet d'investissement participe à l'attractivité et à la compétitivité. C'est donc efficace en termes de finance publique, mais pas au niveau économique. 

Selon le communiqué de Michel Sapin "Les prélèvements obligatoires ont baissé, de 44,8% du PIB en 2014 à 44,5% grâce au CICE, au Pacte de responsabilité et de solidarité et aux baisses d’impôt sur le revenu pour les ménages." Pourtant, selon les chiffres de l'INSEE, les impôts ont progressé de 2.9% au cours de la dernière année, alors que le total des recettes progresse de 2.1%. Que penser de tels résultats ? Les déclarations du ministre sont-elles conformes à la réalité des chiffres ?

Cela montre bien que les prélèvements obligatoires peuvent baisser sans que les impôts ne se réduisent. Il faut distinguer ménages et entreprises. On constate que les diminutions de prélèvements se font du côté des entreprises, notamment par le biais du CICE ou du Pacte de responsabilité, avec une politique de l'offre et une recherche de compétitivité. En revanche, du côté des ménages c'est beaucoup plus ambigu. Effectivement, il y a eu une baisse de l'impôt sur le revenu, mais elle a largement été compensée par de nouvelles taxes (fiscalité écologique, la fiscalité locale etc.). Le résultat est que les prélèvements sur les ménages ne se sont pas contractés en 2015, mais au contraire ont augmenté. Cela signifie que le CICE et le pacte de responsabilité ont participé à la réduction, mais certaines composantes ont augmenté. Le CICE, le Pacte de responsabilité et la baisse de l'impôt sur le revenu des ménages, représentent plus qu'une baisse des prélèvements de 0,3 point de PIB, ce qui équivaut au passage de 44,8 % à 44,5 % évoqué par Sapin, soit 6 milliards d'euros. Le Pacte de responsabilité en 2015 représente 4,5 milliards d'euros, le CICE fait plus 6 milliards d'euros et la baisse d'impôt sur le revenu équivaut à 2 milliards d'euros. Les trois ensembles font donc 13 milliards d'euros de réduction. C'est qu'il y a eu des hausses par ailleurs. Les prélèvements diminuent pour les entreprises, mais ce n'est pas le cas pour les ménages.

Plus largement, que penser de la stratégie du gouvernement de vouloir réduire son déficit ? Comment juger des moyens d'action mis en place par le gouvernement pour parvenir à son objectif ? 

Il y a deux choses. Nous sommes extrêmement cadenassés par le Pacte de stabilité européen. Il contraint la France à réduire de manière extrêmement rapide les déficits, ce qui peut avoir des conséquences économiques négatives. En période de crise, la réduction rapide des déficits étouffe la croissance. La France a fait le choix de jouer sur les dépenses publiques. Le problème, c'est que c'est avant tout l'investissement public qui trinque. Or, c'est un élément de compétitivité de la France. Du coup, on a dû réduire beaucoup la dépense publique pour financer le CICE et le Pacte de responsabilité, qui représentent 41 milliards à horizon 2017 de baisses pour les entreprises, afin de soutenir leur compétitivité. Mais un certain nombre de ciblages n'ont pas atteint leurs objectifs. En conséquence, ces 41 milliards auraient pu être utilisés différemment. Il faut d'un côté créer des emplois et de l'autre mieux soutenir la compétitivité et le secteur exposé à la concurrence internationale, c'est-à-dire l'industrie. Une double politique aurait dans ce cas été plus efficace. Il aurait fallu mener d'un côté une politique de réduction des coûts du travail plus ciblée vers les bas-salaires pour soutenir l'emploi, et dans le même temps, il faudrait prendre des mesures propres aux secteurs exportateurs, notamment l'industrie, avec du soutien à l'investissement et à l'innovation, de façon à améliorer la compétitivité.  

Est-ce que le gouvernement ne ferait pas preuve d'un immobilisme nuisible à notre avenir ?

Je ne jetterais pas la pierre au Gouvernement directement. On a un carcan lié au Pacte de stabilité extrêmement dur. Cette contrainte pèse sur le redressement de l'économie européenne. Ce n'est pas qu'il ne faut pas réduire les déficits, c'est qu'il  faut savoir le faire au bon moment. On n'a pas su renégocier les traités et l'investissement est considéré comme une dépense comme une autre. Le résultat est qu'on sacrifie l'avenir. En Europe, il y a un sous-investissement, qui renvoie à un problème de règle budgétaire mal adaptée à la situation économique actuelle. Cela a participé au risque déflationniste que l'on connaît. La BCE ne peut pas tout faire et en appelle à un relai des Etats.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Renault : l’Etat actionnaire solde les comptes de Carlos Ghosn et remet toute la stratégie à plat...

02.

Confinement : le nombre d'arrêts cardiaques et le taux de mortalité ont explosé

03.

Énergie renouvelable: la chute des prix dope (enfin) les espoirs de l’industrie du solaire

04.

La NSA lance une alerte sur le piratage par les hackers russes de nos serveurs d’emails

05.

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

06.

Bernard Tapie suit un traitement expérimental en Belgique pour soigner son cancer "au dernier degré"

07.

Infections respiratoires : la grande peur de la grande grippe

01.

Renault : l’Etat actionnaire solde les comptes de Carlos Ghosn et remet toute la stratégie à plat...

02.

Virus d’un nouveau type : toutes ces données sur le Coronavirus que nous ne maîtrisons toujours pas

03.

Infections respiratoires : la grande peur de la grande grippe

04.

Deuxième vague du coronavirus… ou pas : le point sur ce qu’en savent aujourd'hui les scientifiques

05.

L’IPTV, nouvelle vache à lait des mafias européennes

06.

Zappé ? Pire que la colère, Emmanuel Macron face à l’indifférence des Français

01.

Le syndrome Raoult : anatomie d’un malaise français

02.

Zappé ? Pire que la colère, Emmanuel Macron face à l’indifférence des Français

03.

Voici les paroles du Chant des Partisans, version Camélia Jordana : "ami entends-tu ces cris sourds de la banlieue qu’on enchaîne ?"

04.

Zemmour face à Onfray : pourfendeurs ET promoteurs de postures idéologiques

05.

Ce syndrome Camélia Jordana qui affaiblit la démocratie française

06.

Emmanuel Macron dévoile un plan de soutien "massif" envers le secteur automobile et annonce la hausse des primes à l'achat de voitures électriques

Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Lafayette 68
- 27/03/2016 - 09:15
Dépenses Education Nationale
Près de 70 milliards, premier budget ,en hausse près d'1 million d'agents, en hausse( disparités horaires , salariales ,féminisation excessive). Cogestion depuis 45 (communistes) avec les syndicats de gauche (FSU en tête). On connait les résultats .Immobilisme.La Cour des Comptes le dénonce : rien ne bouge ni à droite ni à gauche.Intouchable.
vangog
- 26/03/2016 - 21:59
Ils sont contents, les gauchistes????
Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de cinq milliards en un an, les rémunérations de 3 milliards, les prestations sociales de 10 milliards??? ( soit 3 fois plus que les prestations, cherchez l'erreur...), les subventions ont augmenté de 9 milliards ( ben oui, il faut bien arroser les électeurs...) et tout ceci grâce à des impôts qui ont augmenté de 18 milliards ( une paille!) et grâce à des économies sur les investissements de 4 milliards ( ceci s'ajoute à la baisse des investissements étrangers, pour bien plomber l'avenir de la France...) et vous êtes tous contents???? Pas nous, les patriotes! Car ce budget est un budget de faillite programmée...une catastrophe nationale. Il manque 77,4 milliards pour équilibrer ce budget, soit 77,4 milliards qui seront empruntés ( en plus des précédents déficits) aux copains de Macron-Rothschild, qui se frottent les mains, et vous êtes contents???? L'enfumage fonctionne à plein régime, et le moins pire que pire est devenu la seule raison de se réjouir de ce gouvernement de glandus!
Anguerrand
- 26/03/2016 - 17:07
Le scandale de la quasi stagnation du déficit
En plus des éléments développés dans l'article, il faut rappeler qu'en 2015 les taxes et impôts ont augmentés scandaleusement mais discrètement comme sur les carburants, l'état a diminué les dotations aux collectivités, ce qui promet des impôts locaux en hausse, et que les importations en particulier du pétrole ont été divisé par 4, les taux d'empruns sont à zéro. L'état a dépensé plus que l'année précédente environ 90 milliards àlors que ses dépenses devraient baisser. L'objectif de 3% en 2013 n'est même pas atteint malgré 102 taxes ou impôts nouveau. malgré ces hausses la dette augmente encore, il n'y a aucune améliorations et c'est l'équilibre, puis le remboursement de notre dette à prévoir pour nos enfants. Bonne chance au prochain president(e) qui devra prendre la suite.