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Être franc, c'est...

Derrière le débat sur la déchéance de nationalité, la question à 1000 € : mais qu'est-ce qu'être français au-delà d'avoir des papiers qui le disent ?

Publié le 28 décembre 2015
Le vigoureux débat sur la question de la déchéance de nationalité met en avant une attente profonde des Français. Ces derniers veulent savoir ce que cela signifie de faire partie de ce pays qu'est la France. Voici quelques solutions pour les aider à y répondre.
Michel Lacroix est philosophe et écrivain, il a publié de très nombreux livres notamment le dernier Eloge du patriotisme, 2011, Robert Laffont.
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Le vigoureux débat sur la question de la déchéance de nationalité met en avant une attente profonde des Français. Ces derniers veulent savoir ce que cela signifie de faire partie de ce pays qu'est la France. Voici quelques solutions pour les aider à y répondre.

Atlantico : En quoi ce débat sur la déchéance de nationalité met-il en exergue la position purement moralisatrice d'une partie de la gauche ?

Anthony Escurat : L'aspect moralisateur vient effectivement d'une partie de la gauche, à savoir des frondeurs principalement. Ils sont "frondeurs" à la fois sur les questions économiques, sociales et d'une certaine façon morales. Il est très clair qu'au PS, deux gauches se font face, ou tout du moins sont différentes sur des aspects très profonds. D'un côté vous avez François Hollande, Manuel Valls, Emmanuel Macron et Ségolène Royal, qui d'ailleurs s'est prononcée en faveur de la déchéance de nationalité. De l'autre vous avez notamment Christiane Taubira. Elle a certes fait machine arrière en affirmant hier qu'elle ne fera pas passer ce texte en Conseil des ministres, mais elle s'impose d'une certaine façon comme l'une des figures de cette gauche frondeuse et moralisatrice. Le problème c'est que ces frondeurs sont ultra-minoritaires, bien plus d'ailleurs qu'ils ne le pensent. Le vote des motions du Parti socialiste l'illustre très bien. La proposition gouvernementale a recueilli 60% des voix contre 29 pour la gauche de la gauche. Cette dernière est donc minoritaire au sein du peuple de gauche. Et elle l'est encore plus au sein du peuple de France.

Les résultats des régionales ont donné raison, de façon évidente, à l'aile droite plutôt qu'à l'aile gauche. Ces frondeurs qui jouent sur l'aspect moralisateur sont d'autant moins écoutés par les Français que leur position sur la déchéance de nationalité ne passe pas dans l'opinion. Pour la majorité des citoyens, l'idée qu'un terroriste islamiste ne bénéficie pas de la nationalité française ou en soit exclu est plus que compréhensible pour ne pas dire espérée.

On imagine mal les terroristes effrayés à l'idée d'être déchus de leur nationalité française ?

Mathieu Guidère : Les combattants français de l'EI se fichent totalement de la nationalité française et la première chose qu'ils font en arrivant en Syrie et en Irak consiste à brûler leur passeport et leurs papiers français. Cette proposition de loi ne les vise donc pas et n'aura aucun effet sur eux. En revanche, elle risque de stigmatiser et de radicaliser un certain nombre de binationaux qui se sentiraient dans l'insécurité et voudrait prendre les devants pour ne pas risquer d'être déchu de leur nationalité. La proposition de loi, même si elle paraît logique, risque d'être doublement contre-productive et ne protègera pas davantage les citoyens français. Les islamistes radicaux en général et les membres de l'EI en particulier ne reconnaissent ni l'Etat-nation ni la nationalité. Ils se revendiquent exclusivement d'une identité religieuse rattachée, à l'heure actuelle, au "Califat" qui a été instauré par l'EI en juin 2014.

Pour eux, les frontières nationales et les identités nationales sont une création des nationalismes européens et ne servent qu'à diviser les musulmans pour mieux les dominer, c'est pourquoi ils ne reconnaissent qu'un seul territoire, la "Maison de l'Islam" (Dâr al-Islam) et contestent vigoureusement les frontières des pays arabes nés des accords Sykes-Picot (1916) et confirmés par le traité de Sèvres (1920). Ces actes de terrorisme sont des actes de vengeance qui indiquent simplement un détachement total par rapport au pays et à la nationalité d'origine. Ce détachement est effectivement le résultat d'un endoctrinement qui nie les identités nationales au profit des identités religieuses. Le rejet de la nationalité d'origine fait partie des prérequis pour rejoindre l'EI. Il est symbolisé à l'arrivée en Syrie et en Irak par le fait de brûler les pièces d'identité du pays d'origine et l'adoption d'une nouvelle identité islamique symbolisée par un nom de guerre (Abou... ou Oum...).

Anne-Marie Thiesse : On peut imaginer que des individus qui se destinent à mourir en kamikaze ont relativement peu d’intérêt pour leur nationalité. S’ils laissent des cartes d’identité dans les voitures c’est pour que le monde entier connaisse leur nom, mais leur nationalité n’est pas leur problème. Par ailleurs, ils sont aussi capables d’utiliser de faux papiers. Pour contrôler ces terroristes, l’intérêt de cette mesure paraît totalement dérisoire, surtout qu’elle ne s’appliquerait qu’à des individus ayant déjà été accusés, ce qui supposerait qu’ils aient déjà été attrapés alors qu’ils ont plutôt tendance à se faire exploser. Il faudrait pouvoir les attraper à peu près entiers, les faire passer en jugement, etc. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette mesure n’est pas pragmatique du tout.

En quoi la question de la déchéance de la nationalité est en quelque sorte un débat qui cache en réalité une réponse politique à cette volonté des citoyens français de savoir ce que c’est que d’être français aujourd’hui ?

Jean Tulard : Il est évident que le débat a toujours porté entre le droit du sol et le droit du sang. Le droit du sol est un droit qui remonte à la féodalité, qui stipule que lorsque vous naissez sur un sol, vous devenez sujet de la terre sur laquelle vous êtes né. C’est un droit féodal parce que cela permettait, quand une femme accouchait sur cette terre, que son enfant devienne le serf ou le vassal du seigneur de ce lieu. C’est en principe le droit du sol qui a longtemps été maintenu, notamment par Napoléon, parce que cela faisait des soldats. Le droit du sang, c’est que si vous avez du sang français, vous êtes Français et le lieu de la naissance importe peu. Donc voilà le grand débat non tranché. Le problème de la déchéance de nationalité ne peut pas toucher lorsqu’il s’agit du droit du sang. Quand on parle du droit du sol, c’est un peu différent, mais vous voyez très bien que finalement c’est un débat purement théorique. Il y a eu des cas où on renonce à sa nationalité, d’abord si l’on est naturalisé dans un autre pays, puisque vous pouvez être déchu automatiquement de votre nationalité parce que vous devenez le souverain d’un autre pays. Il y a beaucoup d’exemples où l’on perd la nationalité automatiquement, mais cela reste quand même quelque chose d’exceptionnel.

Anthony Escurat : La déchéance de nationalité qui avait été promise par François Hollande lors de son allocution devant le Congrès est à la fois une réponse émotionnelle aux chocs des attentats ainsi qu’un fin numéro de tacticien, quasi mitterrandien. En effet, en reprenant une idée de la droite, il lui coupe ni plus ni moins l’herbe sous le pied, celle-ci étant obligée d’applaudir. Le problème est qu’aujourd’hui, tancé par sa propre majorité, l’exécutif va certainement reculer. Une catastrophe en termes d’image auprès de l’opinion. La parole présidentielle ne vaudrait donc pas mieux qu’un bref borborygme… Pour revenir au débat sur l’identité, en faisant cette proposition, François Hollande procède en réalité à une forme d’aggiornamento à gauche. Elle qui a si longtemps préféré geler tout débat sur l’identité et l’idée même de nation. Au motif que ce débat ne serait plus adapté à un monde globalisé et qu’en parallèle il renverrait aux « heures sombres » du XXème siècle, persuadée d’incarner le « camp du bien », elle a verrouillé à double tour les portes de la réflexion, et ce sans se priver d’exercer une police zélée de la pensée envers tout discours suspecté d’excès nationaliste ou d’obsession identitaire. Muée en procureur (arrogant) de la vertu, elle n’a eu de cesse de distiller dans les esprits la terreur de la bien-pensance. Et tant pis s’il fallait jeter un voile sur la réalité ! Aujourd’hui, même si la question de la déchéance de la nationalité n’aboutit pas, la gauche parle enfin d’identité. Miracle à Solferino !

Est-ce qu’on vit actuellement en France une sorte de crise d’identité, et si oui, comment la France aurait-elle perdu ce goût d’elle-même ?

Michel Lacroix : Oui, la France vit une crise d'identité. Le fait que la thématique de l'identité soit revenue dans nos discours, nos préoccupations et dans nos peurs, en est le signe. Qui sommes-nous? Telle est la question à laquelle nous devons répondre. Nous n'avons plus les mêmes certitudes que nous pouvions avoir sous la IIIème République. Lorsqu'on se plonge dans un manuel d'histoire comme le petit Lavisse, on s'aperçoit que la question de l'identité était complètement transparente et lisible. Sur le plan ethnique, la France était le fruit du peuplement successif des Gaulois, des Celtes, des Germains, des Latins et puis quelques vagues migratoires sont venues s'ajouter à ce fond. Sur le plan religieux, il n'y avait aucun doute que la France était chrétienne. Même pour les anticléricaux comme un Emile Combe, les racines chrétiennes de la France étaient indiscutables. Il faudrait d'ailleurs dire plutôt judéo-chrétiennes car depuis l'émancipation des juifs par la Révolution française, la dimension juive de notre héritage était apparue.

Et enfin sur le plan politique, l'identité française était fondée sur une adhésion collective. Ernest Renan et Fustel de Coulange, ces deux grands historiens dans le sillage de 1870, soulignent que la nation française est enracinée dans un contrat. La France est pays foncièrement individualiste mais dont les citoyens acceptent de vivre ensemble sous l'égide des principes de 1789 et en consentant librement à vivre en commun. Ce consentement est à la base de notre identité nationale. Sur ces trois plans, il y avait un sentiment profond de notre identité. Mais cet accord commun n'était pas irénique pour autant et n'empêchait pas d'ailleurs l'existence de conflits qui ont déchiré notre société comme la Terreur, la Vendée, le bonapartisme, l'affaire Dreyfus, le boulangisme, le coup d'Etat de Napoléon III, la colonisation, puis la guerre d'Algérie… Ces conflits font peut-être partie de notre identité colérique. Aujourd'hui, notre identité est brouillée. D'où l'évocation de la crise identitaire. Sur le plan démographique, la nouvelle donne migratoire vient bouleverser l'assurance dans l'existence d'un peuple Un.

Jean Tulard : Il y a effectivement une crise d’identité qui fait que l’on se trouve confronté à des religions et des pratiques qui sont différentes de ce qui était à l’origine l’identité française. Ce sentiment de perte d’identité est un phénomène qui s’est peut-être aussi produit avec la perte de l’Histoire de notre pays. A mesure que l’on sacrifie certains épisodes de l’Histoire, cela introduit le sentiment que notre identité est perdue et que nous sommes noyés au milieu d’autres histoires. Et comme cela correspond à des flux migratoires différents, cela peut être une explication. Le fait aussi que l’on ait refusé, bien que cela ne soit pas tout à fait conforme à l’identité nationale, les origines chrétiennes de l’Europe : tout cela donne l’impression que nous sommes en train de disparaître en tant qu’identité nationale.

Anthony Escurat : Ce serait regarder la réalité avec d’épaisses œillères que de prétendre qu’il n’y a pas aujourd’hui en France une crise d’identité. En effet, depuis plus d’une décennie un constat s’impose avec acuité : comme les deux faces d’une même pièce, bon nombre de nos compatriotes ne se considèrent pas français, tandis qu’une autre partie ne se sent plus en France. Chacun portant son lot de frustrations et de revendications légitimes. Tantôt vilipendée, tantôt mésestimée, cette fracture identitaire, fille de la fracture sociale pointée du doigt par Jacques Chirac en 1995, ne doit pas être prise à la légère dans le contexte actuel. Cette crise identitaire est protéiforme. Elle s’enracine dans un certain déclin de la France – pour ne pas dire « décadence » comme l’employaient Raymond Aron et plus récemment Valéry Giscard d’Estaing –, et ce sur tous sur les fronts : économie, social, diplomatie, etc. Tout porte à croire que la France n’est plus le centre du monde et que, depuis la fin des Trente Glorieuses (ultime respiration), rien ne semble enrayer cette spirale infernale. À ce sentiment de déclin s’ajoute le fait que la France est devenue aujourd’hui un pays multiculturel ou « multiethnique » pour reprendre l’expression chère à Natacha Polony. Sauf que cette « République plurielle » n’a pas été pensée ; que l’on a « parqué » les vagues d’immigrés dans des quartiers qui confinent davantage au « vivre-entre eux » qu’au « vivre-ensemble » ; vaste chimère linguistique inventée par la gauche comme « cachemisère » intellectuel, circulez il n’y a rien à voir et tout va bien Madame la Marquise. Si les valeurs républicaines ne s’arrêtent pas aux portes des cités HLM, difficile pour autant de faire embrasser le roman national à qui habitent certains grands ensembles de Marseille ou de Seine-Saint-Denis. Il ne s’agit pas d’excuser, mais de comprendre. En miroir, certains Français ont, aujourd’hui, l’impression d’être étrangers dans leur propre pays. Il ne s’agit en aucun cas d’un délirium fasciste comme certains – à gauche notamment – voudraient le prétendre pour mieux clore le débat. Ce sentiment est humain. Il ne peut être éludé non plus. Sur tous ses versants, la crise est donc plus que jamais identitaire !

Est-ce que le passé, notamment Vichy, y est pour quelque chose dans cette forme de perte de soi-même, de négation de soi, ou est-ce que c’est autre chose ?

Jean Tulard : C’est autre chose. On a fait l’expérience avec des gens en leur demandant qui était Pierre Laval, et bien ils n’avaient jamais entendu parler de lui. Donc Vichy, c’est très loin, c’est complètement effacé. Les gens connaissent un peu Pétain, mais si vous demandez qui était ministre de l’Education nationale sous Vichy, nous historiens le savons parce que c’est Jérôme Carcopino qui fut le grand historien de Rome, mais sinon les gens ne savent pas. Vichy, c’est très loin, cela ne parle plus aux gens, même plus pour l’eau de Vichy ! Non, Vichy est récurrent pour d’autres problèmes mais là… Les gens ne savent plus très bien.

Comment l’identité actuelle a finalement été concurrencée par d’autres formes d’immigration ? Je pense notamment au grand débat entre l’islam et la laïcité, que ce soit les drapeaux algériens qu’on peut voir dans certains rassemblements français, la Marseillaise sifflée, les piscines non-mixtes, les cantines avec repas hallal… Est-ce que ce type de faits n’a pas participé à ce sentiment de perte d’identité ?

Michel Lacroix : Ce n'est pas le problème majeur mais il y a dans l'identité culturelle de l'islam des éléments qui sont contraire à notre tradition individualiste; Prenons l'exemple de la liberté de conscience et du choix de la religion. Les Français sont très attachés à la liberté religieuse. Il est parfaitement admis qu'un adolescent arrivé à maturité, peut choisir la religion qui lui plait et décide de s'éloigner de celle que sa famille lui a transmise ou bien de n'avoir aucune religion du tout. Dans l'islam, cette tolérance religieuse, cette liberté de choix n'existe pas. L'islam de France n'a pas consenti, peut-être parce qu'on n'a pas été assez vigilant, à extirper de son dogme théologique l'idée qu'il est contraire à la charia, la loi coranique de renoncer à l'islam.

Or, la liberté de conscience devrait être la condition sine qua non pour qu'une religion soit présente et évolue en France. Lorsqu'on entend dire dans les familles musulmanes, "son père est musulman donc son fils est musulman"… ce "donc" heurte notre souci de la liberté et enferme dans un déterminisme qui va à l'encontre de notre principe individualiste. Il faut que l'islam accepte d'introduire au cœur de sa pratique religieuse, cette liberté inhérente au christianisme et au judaïsme, et qui découle des principes de 1789. 

Anne-Marie Thiesse : Effectivement, ces débats sont très présents en France. Mais pourquoi parle-t-on autant de cela ? Parce qu’on ne parle pas de choses plus positives pour organiser la solidarité nationale : que peut-on développer de nouveau en France ? Il y a des problèmes à résoudre, on a quand même de l’énergie, des ressources, du potentiel à développer, etc… Cet imaginaire collectif a été solidement constitué depuis deux siècles, mais il ne fonctionne que s’il évolue. Le problème, c’est que depuis vingt ans et l’effondrement du monde communiste, il a cessé d’évoluer. On a un déficit de pensée du futur.

Jean Tulard : Ce qu’il y a derrière, c’est peut-être aussi un fait religieux. On a oublié les guerres de religion qui se passaient notamment au 16e siècle et qui se sont achevés par les traités de Westphalie en 1648. C’est surtout l’Allemagne qui l’a oublié. Le principe qui avait été dominant à l’époque, c’était cujus regio ejus religio, c’est-à-dire que la religion du prince est la religion du royaume. Les guerres de religion opposaient catholiques et protestants. Selon les Etats, si le souverain était protestant, les Etats devenaient protestants ; si le souverain était catholique, les Etats étaient catholiques. C’est-à-dire qu’il y avait une certaine homogénéité religieuse évidente. Si vous me parlez de la Syrie et des populations arabes, il est évident qu’il y a aussi une dimension religieuse qui créé inévitablement, du moins selon ce que pensaient les législateurs du fameux traité de Westphalie de 1648 considéré comme le chef-d’œuvre de la diplomatie, une situation avec une seule religion.

Selon vous la fin de l’unité pays-religion est à l’origine de ce flou identitaire ?

Jean Tulard : Dans le problème de l’identitaire, il y a aussi ce problème religieux qui fait que les mœurs ne sont pas les mêmes d’une religion à l’autre. Ce n’est pas qu’une religion soit supérieure à l’autre, mais c’est que les mœurs sont différentes. C’était ce qu’avaient compris les diplomates du 17e siècle : un seul royaume, une seule religion. Aujourd’hui les esprits ont quand même beaucoup évolué, nous ne sommes plus au 16esiècle. 

Comment peut-on répondre à cette demande des Français d’identité ? Par des paroles, des actes, des cérémonies de communion nationale… ?

Michel Lacroix : Le symbolique des cérémonies a une grande importante dans le sentiment de cohésion nationale. Les rites collectifs le vivifient et le renforcent. Mettre les drapeaux français aux fenêtres était bienvenu. Mais c'est l'école qui est le lieu le plus propice pour véhiculer ce sentiment d'appartenance à une nation. Le cours d'histoire doit rebâtir un roman national et non cultiver la repentance, l'autocritique, la remise en question masochiste de notre identité. La question de la colonisation doit être traitée de façon plus objective en évoquant aussi ses apports positifs, comme la création des écoles, des hôpitaux, des dispensaires et tous ces médecins militaires qui vaccinaient les populations. Présenter la France coloniale comme une entreprise de génocide physique et culturel est un péché contre l'histoire. Il faut d'abord que la France veuille bien s'aimer elle-même pour se faire aimer.

La France doit se présenter aux nouveaux venus issus de l'immigration comme une nation digne d'éloge ayant accompli de grandes choses dans l'histoire y compris avec les peuples d'outre-mer sinon c'est l'autoflagellation qui enferme les générations issus de l'immigration dans un statut victimaire et entretien le ressentiment. Il faut accepter de rebâtir un récit national rétrospectif plus objectif qui présente les aspects lumineux des deux derniers siècles et non pas seulement les côtés sombres. La cérémonie donnée à l'occasion de la remise de la nationalité s'est beaucoup améliorée, il y a maintenant la présence du préfet ce qui donne moins l'impression d'une distribution automatique de la carte d'identité. J'accorde beaucoup de vertu aux commémorations et je trouve désolant que l'année 2012 soit passée sans honorer Jeanne d'Arc, que l'année 2015 se soit déroulée sans célébrer Louis XIV ou l'avènement de François Ier et l'année 2006 sans rendre hommage à Corneille. On a raté de nombreuses occasions de célébrer avec panache des grandes figures de notre histoire qui ont fait rayonner la France dans le monde entier. Rousseau a été fêté seulement au niveau local et alors que la France est une nation et pas seulement des régions. C'est au niveau national que ces commémorations doivent se dérouler.

Nos responsables politiques devraient donner plus de lustre à ces grandes commémorations. La bataille d'Austerlitz, grande victoire de Napoléon, n'a pas été célébrée parce que Napoléon est perçu comme un horrible esclavagiste. Cessons d'être anachronique, de regarder trop le passé à la loupe de nos exigences actuelles, tachons d'avoir un regard plus relatif pour être plus libres de célébrer nos grands hommes. Il y a un réservoir de figures historiques à commémorer, il suffit de regarder le calendrier pour s'en apercevoir. Une nation, comme disait Ernest Renan, est un groupe d'humain qui a cœur d'entretenir une mémoire collective et qui élabore des projets pour l'avenir. Être Français, quelle que soit notre origine "ethnique", c'est assimiler dans les fibres de notre intériorité ces grandes figures qui ont fait l'histoire de France.

Jean Tulard : Je pense qu’on le fait par l’Histoire, mais c’est mon point de vue d’historien. Lorsqu’on rigole parce qu’on disait à des Noirs dans les colonies « Vos ancêtres les Gaulois », cela pouvait paraître quelque chose d’étonnant pour les petits Africains. En réalité, l’identité nationale est l’Histoire d’un pays. C’est-à-dire qu’on se confond avec l’Histoire de son pays, même si nos ancêtres n’y sont pas nés, mais on est sur un sol sur lequel est attachée une histoire. C’est ça le droit du sol. C’est le sol qui détermine l’Histoire, et donc le petit immigré qui se trouve sur notre sol est confronté à des monuments, à des styles de vie qui relèvent d’une Histoire. Et de fait, puisque nous avons combattu contre Rome et que nous avons été romanisés, nos ancêtres les Gaulois sont aussi les ancêtres des immigrés. C’est une histoire commune. L’identité nationale, c’est notre histoire nationale.

Anthony Escurat : Sur le plan politique, au procès de la question identitaire, droite et gauche figurent incontestablement au premier rang dans le box des accusés ; à la fois responsables et coupables. Enfermée dans sa propre prison doctrinaire post-soixante-huitarde et sous prétexte de vouloir défendre la veuve, le musulman et l’orphelin, la gauche n’a cessé d’encourager les revendications catégorielles. En toile de fond, elle a fait des minorités, et des citoyens français de confession musulmane en particulier (ils seraient plus de 86% à avoir voté pour François Hollande en 2012 selon l’INSEE), une manne électorale au détriment de la République et des musulmans eux-mêmes.

Face à une gauche moins colombe que faucon, la droite agit quant à elle comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, incapable d’aborder cette question avec la rationalité et la précaution nécessaires. Nicolas Sarkozy avait ainsi déclaré, au seuil de sa victoire à l’élection présidentielle, vouloir « remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale ». Cette intention, louable de prime abord, a donné lieu quelques mois plus tard à un débat nauséabond, lesté d’arrière-pensées politiques et confisqué par la « droite décomplexée ». Un débat mort-né dont la création d’un ministère accolant les notions d’ « immigration » et d’ « identité nationale » préfigurait de la teneur et de l’échec. Un symbole supplémentaire – après « le bruit et l’odeur » ou les vols de pains au chocolat durant ramadan – des errements d’une droite incapable d’appréhender sereinement la question identitaire et de prendre langue avec ces nouvelles générations de Français. Si ce n’est en en faisant tantôt des épouvantails, tantôt des têtes de gondole de castings ministériels.

L’échec des responsables politiques (qui n’ont d’ailleurs aucunement évoqué la question identitaire suite aux attentats perpétrés par des citoyens français en janvier et novembre derniers) conduit donc à ouvrir la voie à des initiatives de la société civile. C’est essentiel ! On constate d’ailleurs aujourd’hui que de plus en plus d’intellectuels (au-delà des traditionnels Zemmour et Finkielkraut qui en ont fait leur marotte) se saisissent de la question de l’identité et du sentiment national à l’instar de Michel Onfray, Pierre Manent ou Abdennour Bidar dans des registres certes bien différents. Malek Boutih, passé du monde associatif à la sphère politique, fait également preuve d’une clairvoyance que le PS a trop longtemps tenté d’étouffer. Pour revenir à votre question, réaffirmer l’identité de la France ce n’est pas exclure mais intégrer. Une intégration exigeante, mais une intégration absolument nécessaire. Il serait totalement erroné de penser que la plupart des Français issus des dernières vagues d’immigration aient fait sécession avec la communauté nationale, bien au contraire. D’une manière générale, l’intégration fonctionne.

En revanche, de nombreuses questions se posent aujourd’hui, certaines légitimes et d’autres moins. Je préconise par exemple d’édicter une charte de laïcité dans la Constitution afin que l’on dispose enfin d’un texte clair sur le sujet, gravé dans le marbre de la plus haute norme juridique du pays. Mais cette laïcité doit être juste, c’est-à-dire ouverte et ferme à la fois. La « laïcité à géométrie variable » n’est pas comprise par une partie des Français, notamment de confession musulmane, et fait le miel des individus les plus radicaux. Sur la question de l’islam par exemple, il est certain qu’il s’agit d’une religion française aujourd’hui. Le nier serait faire l’autruche. En revanche, gardons bien à l’esprit que la communauté musulmane est extrêmement hétérogène et recouvre des réalités et des parcours individuels forts différents. Aussi la réponse de la République aux enjeux qui se posent doit être à la fois ouverte et ferme. Autrement dit, proscrire la burqa (et faire appliquer la loi) tout en permettant le port du voile dans l’espace public ; interdire les horaires séparés dans les piscines (à l’inverse de ce que préconise par exemple Manent) mais offrir des menus halal aux soldats français de confession musulmane (ce qui existe déjà). En bref, une République et une laïcité tolérantes mais exigeantes.

 

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celajun
- 24/12/2015 - 08:30
Guidère
Qu'est-ce que cet islamiste tunisien fait là ? Pourquoi donnez-vous du crédit à ce propagandiste qui n'a rien d'un expert. Le supporter sur bfmtv et compagnie est déjà assez pénible comme ça.
Deudeuche
- 23/12/2015 - 22:00
@MONEO98
"barriste" une autre région de France ? Parce que les Corses sont en fait un peu concernés par ...la Corse. Le peuple corse qui fait partie de la nation française. Difficile pour un cerveau un et indivisible (un muscle), les nuances entre peuple, nation, état, citoyenneté. Monsieur Valls qui loue le peuple guyanais, a un problème avec le peuple alsacien. Par contre c'est tout juste s'il ne loue pas le peuple breton. Y aurait il un lien entre la façon de voter (Gauche=peuple, Droite= ta gueule!) des habitants des régions concernées et le sacrosaint "peuple de gauche" dont nous bassinent les rouges, roses et rouges-verts en permanence.
MONEO98
- 23/12/2015 - 18:43
reponse adequate corse ?
vivant aux crochets des pinzus? sacré modèle
moi je suis" Barriste "sur la question corse