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Des soldats chinois.
© Reuters
Des soldats chinois.
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Vidéo de l’armée chinoise s’entraînant dans une réplique du bureau du président taïwanais : Taïwan doit-il s’inquiéter ?

Publié le 28 juillet 2015
La Chine n'a jamais accepté d'avoir perdu le contrôle de Taïwan. Une revendication qui rend suspicieuse la diffusion récente d'une vidéo montrant l'armée chinoise en plein exercice prenant d’assaut une reproduction des bureaux présidentiels taïwanais, ravivant la tension entre les deux pays.
Valérie Niquet
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Valérie Niquet est Maître de recherche et responsable du pôle Asie à la FRS.  Elle est l'auteure du livre "La puissance chinoise en 100 questions" aux éditions Tallandier.
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La Chine n'a jamais accepté d'avoir perdu le contrôle de Taïwan. Une revendication qui rend suspicieuse la diffusion récente d'une vidéo montrant l'armée chinoise en plein exercice prenant d’assaut une reproduction des bureaux présidentiels taïwanais, ravivant la tension entre les deux pays.

Atlantico : Le 5 juillet une vidéo montrant des soldats prenant d'assaut un bâtiment ressemblant au bureau du Président taïwanais durant un de leur entraînement a été diffusé sur CCTV (la chaîne de télévision centrale chinoise). Doit-on croire à erreur ou à un geste provocateur et donc volontaire de la part de Beijin ?

Valérie Niquet : La vidéo controversée rendant compte d'un exercice militaire a été diffusée sur CCVT, la télévision officielle chinoise et donc télévision d'état, il s'agit donc vraisemblablement d'un acte délibéré. Si il difficilement imaginable qu'il s'agisse d'une action individuelle, il est encore trop tôt pour trancher : est-ce une initiative locale ou bien un ordre émanent de plus haut ?  

En revanche, il ne s'agit pas forcément d'une provocation, mais plutôt d'un moyen de signifier que l'option du recours à la force auquel se prépare l'armée populaire de libération n'a pas été abandonnée. De fait, Pékin n'a pas renoncé à l'idée d'une réunification entre les deux rives du Détroit. Telle est la position du gouvernement chinois : ni l'option d'un recours à la force, ni celle d'une reconquête de Taïwan n'ont été abandonnées.

Dans l’hypothèse d'une mise en garde de la part du gouvernement chinois, la paix entre les deux pays serait-elle vraiment à risque alors qu'une réunification reste encore d'actualité ? 

Pour le moment, on ne peut parler d'un conflit ouvert entre Taïwan et la République Populaire de Chine.  En effet, depuis  2008 les relations entre Pékin et Taiwan étaient plutôt apaisées grâce à  l'arrivée au pouvoir à Taïwan du parti Kuomintang, parti plutôt en faveur du principe d'une seule Chine.

Cependant, avec l'approche d'élections présidentielles en 2016 et la très probable victoire des indépendantistes du "Parti Démocrate Progressiste" la tension devient palpable. Bien que ce parti soit pragmatique et qu'il n'est pas l'intention de déclarer formellement l'indépendance de Taïwan -ce qui entrainerait un conflit ouvert avec la Chine- ses intentions entrent en directe contradiction avec celles de Pékin.

En outre, les autorités chinoises ont déclaré qu'il fallait que le principe de la réunification progresse, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. La Chine peut exacerber les tensions pour tester le pouvoir Taïwanais. Façon de les mettre en garde - en faisant monter les enchères et en suscitant l'inquiétude de la population - et de les décourager d'envisager toute possibilité d'indépendance.

Le risque est donc de voir Pékin exercer des pressions plus fortes en vue d'une réunification à laquelle le peuple taïwanais n'adhère pas et qui n'aurait pour effet que de tendre un peu plus les relations entre les deux régions. 

Dans un an auront lieu les élections présidentielles à Taïwan, le Parti Démocrate Progressiste est pressenti favoris. Si il est réputé moins favorable que son opposant -Kuomintang- à la Chine, doit-on craindre une rupture entre les deux pays ?

Une rupture n'est à priori pas à craindre dans la mesure où le PDP adopte une attitude pragmatique par rapport à la menace représentée par Pékin : il ne veut pas accroître la tension outre mesure et surtout éviter tout conflit ouvert.

De son côté, le dirigeant chinois Xi Jinping peut chercher à exploiter la thématique nationaliste de la réunification de la patrie à l'heure où la République Populaire Chinoise est soumise à d'assez fortes tensions, qu'elles soient économiques ou politiques. C'est là que réside le principal risque de rupture. 

Ceci étant dit, ni Pékin ni Taiwan n'ont intérêt à rompre les liens. L'interdépendance qui les unie est très forte et joue dans les deux sens : Taïwan a besoin du marché chinois et de la zone de production dont elle jouit sur le continent ; quant à la Chine elle profite de l'implantation de nombreuses industries taïwanaises sur son territoire. De ce fait, une rupture totale des échanges entre les deux nations pèserait très lourdement sur leurs économies, rejetant d'autant l'hypothèse d'un conflit ouvert.  

D'une manière général, quel est le ressenti de la population taïwanaise face à l'emprise que la Chine a sur leur pays ?

La population taiwanaise n'est pas massivement favorable ni à une déclaration d'indépendance ni à une réunification avec la Chine telle qu'elle est dirigée actuellement. Les taïwanais souhaitent donc préserver le statuquo, c'est-à-dire l'indépendance de fait de leur pays (il n'est pas reconnu comme tel ni par la Chine, ni par la majorité de la communauté internationale.

Le peuple taïwanais est relativement hostile à la Chine, il désire avant tout conserver son système démocratique. Ce sentiment a pu se concrétiser lors des manifestations étudiantes à Taïwan qui ont précédé celles de Hong Kong pour manifester une méfiance croissante à l'égard du régime de Pékin.

 

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Olivier62
- 28/07/2015 - 10:55
Je confirme
Ayant une belle-soeur Taiwanaise, je peux confirmer que les taiwanais, et spécialement les jeunes générations, sont totalement opposés à une réunification qui les ferait passer sous la coupe du PC Chinois. La Chine reste une dictature communiste, et va le rester sans doute encore longtemps. Elle ne risque pas d'être gênée par l'Occident, qui n'exporte sa "démocratie" que dans les pays trop faibles pour lui résister (Serbie, Irak ,etc.). Mais face à une grande puissance elle met ses "valeurs" en veilleuse (dont l'homosexualisme est la dernière élucubration en date).