En direct
Best of
Best of du 21 au 27 novembre
En direct
ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Clint et moi" de Eric Libiot : à la fois amusante et érudite, l’exploration d’un géant du cinéma américain par un critique de grande notoriété

il y a 2 heures 34 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

Exposition "Voyage sur la route du Kisokaidō, de Hiroshige à Kuniyoshi" au Musée Cernuschi : les relais-étapes de la route emblématique du Kisokaidō par les maîtres de l'estampe japonaise du XIXe siècle, 150 œuvres magnifiques

il y a 2 heures 57 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Je ne vis que pour toi" de Emmanuelle de Boysson : le Paris saphique, littéraire et artistique du début du XXe siècle. Un mélange subtil de fiction et de réel

il y a 3 heures 38 min
pépites > Justice
Justice
Affaire Carlos Ghosn : Rachida Dati a été placée sous le statut de témoin assisté
il y a 5 heures 50 min
pépites > Terrorisme
Justice
Attentat de la rue des Rosiers : la Norvège autorise l'extradition d'un suspect vers la France
il y a 7 heures 3 min
pépites > International
Opération spéciale ?
Iran : un responsable du programme nucléaire, Mohsen Fakhrizadeh, aurait été assassiné
il y a 7 heures 31 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand Cédric se veut soutenable et quand Franck prend son pied : c’est l’actualité frimaire des montres
il y a 9 heures 31 min
pépites > Religion
Vatican
Coronavirus : une crise qui révèle ce qu'il y a dans nos coeurs estime le pape dans une longue tribune publiée par le New York Times où il évoque en détail la grave maladie qui l'a touché dans sa jeunesse
il y a 11 heures 20 min
décryptage > Politique
Stratégie de lutte contre le virus

Pour protéger mamie du Covid, le gouvernement veut la pousser dans les orties

il y a 12 heures 30 min
pépites > Politique
Couac
Article 24 : le ministre des Relations avec le Parlement déclare que les députés auront le dernier mot
il y a 13 heures 8 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le pouvoir de la destruction créatrice" de Philippe Aghion, Céline Antonin et Simon Bunel : le capitalisme ? Une formidable capacité à créer de la croissance grâce à son pouvoir de destruction… Remarquable démonstration

il y a 2 heures 44 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L'historiographe du royaume" de Maël Renouard : à la cour d'Hassan II, les caprices d’un roi et le sort du courtisan malgré lui. De belles pages romanesques mais quelques digressions sans intérêt pour le récit

il y a 3 heures 25 min
pépites > Politique
Ces images "nous font honte"
Producteur passé à tabac par des policiers : Emmanuel Macron réagit dans un long texte sur Facebook
il y a 4 heures 5 min
pépites > France
Lutte contre le séparatisme
Le CCIF, menacé de dissolution par le gouvernement, annonce s'être auto-dissous
il y a 6 heures 38 min
pépites > Politique
Couac
Castex en marche arrière toute : finalement la "commission indépendante" ne réécrira pas l'article 24 de la loi "sécurité globale"
il y a 7 heures 21 min
light > Media
Esprit Canal
Sébastien Thoen aurait été viré de Canal+ après sa parodie de Pascal Praud pour Winamax
il y a 7 heures 51 min
light > Religion
Archéologie
Un archéologue britannique fouille les décombres d'une maison, située sous un couvent de Nazareth, qu'il croit être celle où le Christ a vécu enfant
il y a 10 heures 39 min
décryptage > High-tech
Usage d'Internet

Nos e-mails sont-ils vraiment une menace pour l'environnement ?

il y a 11 heures 54 min
pépite vidéo > Politique
"Images insoutenables"
Producteur tabassé : Agnès Pannier-Runacher estime que les policiers "ont franchi la ligne rouge"
il y a 12 heures 55 min
décryptage > Justice
Législation

Haine en ligne : à Bruxelles comme à Paris, une réponse législative pas à la hauteur du défi sociétal

il y a 13 heures 10 min
© Pixabay
© Pixabay
L'Édito de Jean-Marc Sylvestre

Taux d’intérêt, bourses, Grèce : le risque d’un nouveau krach financier se rapproche encore

Publié le 13 juin 2015
Les marchés financiers ont été, encore cette semaine, très nerveux et les opérateurs de plus en plus inquiets. Pour la majorité des acteurs américains et européens, la perspective d’un nouveau krach, qui partirait cette fois-ci du marché obligataire, se rapproche à grande vitesse.
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les marchés financiers ont été, encore cette semaine, très nerveux et les opérateurs de plus en plus inquiets. Pour la majorité des acteurs américains et européens, la perspective d’un nouveau krach, qui partirait cette fois-ci du marché obligataire, se rapproche à grande vitesse.

Pendant que le petit monde politique tournait en boucle à Paris autour des voyages en avion du Premier ministre et de sa passion pour le football, les opérateurs financiers surveillent les écrans radars et s’inquiètent désormais des orages qui grondent sur les marchés financiers. Il suffirait de peu de chose pour déclencher un nouveau Krach. Jour après jour, les faits générateurs paraissent de plus en plus évidents. Le marché obligataire joue aux montagnes russes et les marchés boursiers font des bulles partout dans le monde. Surtout, le bras de fer entre la Grèce et le FMI peut mettre le feu à tout cela.

Premier phénomène : la volatilité des taux d’intérêt sur les emprunts d’État. Cette semaine, Mario Draghi lui-même a reconnu que les taux d’intérêt étaient anormalement volatils mais, "il faudra s’y habituer" nous dit-il. Cela veut dire que les taux d’intérêt remontent vite. Pourtant, il y a deux mois, la dette allemande ne rapportait rien alors que les marchés étaient prêts à payer pour en détenir. Le mouvement s’est complètement inversé. Les Allemands, qui ont cherché vendredi matin, 7 milliards d’euros à taux 0 ne les ont pas trouvés. Les préteurs ont demandé une rémunération de plus de 1%. En France, les taux longs atteignent 1,4% contre 0,4% en avril. Ils ont donc été multipliés par plus de 3.

La tension est donc très forte, alors que la Banque centrale européennes achète chaque mois, pour près de 60 milliards d’euros de dette publique afin de mettre l’équivalent en liquidités sur la zone euro, ce qui logiquement devrait maintenir les taux très bas.

Les taux d’intérêts restent encore très abordables mais la pression à la hausse est très forte.

Si ce mouvement s’accélère en juin et juillet, cet argent plus cher va refroidir l’activité économique que l’on avait un peu réchauffée. Surtout, il provoque une baisse de la valeur des obligations d’État et par conséquent un détournement des épargnants vers d’autres placements.

Les institutions financières dont le métier est de drainer l’épargne ont massivement investi cette épargne dans les dettes d’Etat. Elles ne seront évidemment pas en mesure de satisfaire leurs clients qui voudraient se désengager pour aller sur les placements plus lucratifs. Parallèlement, les État très endettés auront beaucoup de mal à trouver de quoi financer le service de leur dette. Les risques de Krach obligataire sont contenus dans ce type de mécanique.

Deuxième phénomène, un risque de bulle sur les actifs boursiers. Les valeurs boursières se sont tellement revalorisées depuis deux ans, et cela grâce aux banques centrales partout dans le monde, qu'il existe déjà des bulles en formation. Le prix des actions cotées en bourse ne correspond pas à la réalité économique des entreprises et à leurs perspectives.

Le mouvement spéculatif est particulièrement fort dans le secteur des nouvelles technologies. Cette bulle est évidemment alimentée par les excédents de liquidités en circulation par toutes les banques centrales du monde et par les transferts de fonds en provenance des obligations d’État. Quand un fonds vends des emprunts d’État, c’est pour acheter des actions d’entreprise. Les bulles finissent  toujours par éclater. En 2000, en 2008 et pourquoi pas en 2015. En général, les bulles mettent 7 ans à se former puis à exploser.

Troisième phénomène, la Grèce. Il existe un risque sur l’euro, lié aux incertitudes en Grèce. Le dernier épisode de ce psychodrame permanent a chamboulé les marchés financiers. Si la Grèce se retrouve en situation de défaut de paiement, ce qui est fort probable compte tenu de l’intransigeance politique des responsables grecs, il y a un risque systémique.

Ce risque est techniquement minimal parce que la Grèce a été isolée des grands circuits financiers. Mais politiquement, un défaut grec peut donner des idées à d’autres peuples en Europe qui connaissent de graves difficultés et qui ne supportent pas les cures d’austérité.

L’addition de ces trois risques alimente un débat dans la communauté financière internationale qui a pris, cette semaine, une tournure plutôt violente et assez surréaliste. Ce débat tourne autour de la politique que va devoir conduire la Banque centrale américaine. La présidente de la FED reste assez dubitative sur ce qu’elle décidera finalement à la rentrée. Elle a laissé entendre qu’il faudra que la FED abandonne progressivement sa politique de taux bas pour gérer des niveaux de rémunération qui soient plus en ligne avec l’inflation.

En clair, tout se passe comme si la FED préparait un virage vers un retour à la normal, c’est-à-dire une hausse des taux nominaux. Le problème, c’est que cette perspective fait peur à tout le monde. On ne débranche pas un malade sous perfusion trop brutalement sans s’être assuré qu'il est complètement rétabli. Du coup beaucoup s’alertent.

Le FMI, ce qui n’est pas dans son habitude, est intervenu. Madame Lagarde a explicitement demandé à la présidente de la FED qu’elle ne remonte pas les taux d’intérêt avant 2016. Cette demande a surpris toute la communauté financière. D’abord, parce la situation économique aux Etats-Unis donne quand même des signes d’amélioration. Christine Lagarde se fait aussi l’interprète des Européens dans ce débat. Ces derniers craignent évidemment qu'une hausse des taux américains détournent des flux de capitaux sur le dollar et jette un coup de froid sur l’économie mondiale. Le débat est donc très sérieux.

Il est sérieux mais aussi très intéressé. On prête au FMI l’idée de faire le jeu des milieux financiers de Wall-Street ou de Londres qui ont tout intérêt à ce que les banques centrales continuent d’écraser les dettes d’État et de mettre les liquidités en circulation. Lesquelles liquidités servent de carburant à la spéculation.

Donc, les marchés continuent de croire que la FED ne remontera pas ses taux d’intérêt. "Pourvu que ça dure", disait la mère de Napoléon. Le président de Meryl lynch lui, disait en septembre 2008 que "sur le Titanic, tant que l’orchestre jouait, les passagers de première classe continuaient de danser".

Pour beaucoup de financiers, nous serions aujourd’hui un peu dans la même situation. Si la FED ne fait rien disent-ils, on court à la catastrophe. Résultat, des voix très autorisées commencent à dire  que si l’on veut éliminer les risques de bulle, donc de Krach, il faudrait agir très vite. Ils ne sont pas majoritaires. Ils ont contre eux, les spéculateurs pur sucre, et du coup le FMI. Ils ont aussi contre eux, ceux qui pensent que le relèvement des taux va asphyxier l’économie.

La vérité, c’est que pour être entendus il leur faudrait surtout convaincre leurs petits camarades d’abandonner leurs bonus.

Calmer le jeu, éviter la surchauffe, freiner la spéculation, c’est se donner le moyens d’échapper à la prochaine crise. Mais c’est aussi accepter de rogner un peu sur les profits du secteur financier. Les profits et les bonus des banques ont, dans le monde anglo-saxon, battu tous les records autours des deux dernières années. Difficile de fermer les portes du casino quand il marche aussi bien… Même si on sait qu'il explosera un jour. Les "pourvu que ça dure" nous conduisent à Waterloo.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Philippine
- 24/08/2015 - 20:06
Faire fonctionner la planche à billet.....
me parait un procédé très dangereux et c'est ce que pratique les U.S.A depuis déjà pas mal de temps. La banque Européenne a imité ce procédé également depuis quelques mois en injectant du coup de l'argent frais à tous les pays européens qui , ainsi, ne font pas trop d'efforts pour se désendetter, la France par exemple . C'est rassurant et on continue ainsi en croyant que cela va se pérenniser. C'est comme un ménage surrendetté que l'on soutient en permanence chaque fois qu'il a besoin d'argent, cela dure un temps et se termine un jour par la faillite et rien n'est meilleur que de serrer d'un cran et de rembourser plutôt que d'être pieds et poings liés aux mains des prêteurs. Je sais que c'est un raisonnement simpliste mais étant une femme de paysan, je sais parfaitement de quoi je parle.
Liberte5
- 13/06/2015 - 18:25
La Grèce ne veut pas sortir de l'Europe.....
qui lui garantit les fins de mois. Les autres pays ont trop la trouille de voir la Grèce sortir, ce qui pourrait donner des idées à certains. Le compromis va être un rééchelonnement de la dette à l'infini et de nouveaux prêts pour faire face aux échéances.Aucune réforme sérieuse ne sera faite par les Grecs qui savent qu'ils ont déjà gagné la partie.
Ganesha
- 13/06/2015 - 18:09
Effondrement Final !
Mr Sylvestre, vous nous avez dit vous-meme, il y a quelques jours, que les banques ont accumule 700.000 milliards de dollars de "fonds speculatifs" grace au "Quantitative Easing"... Dans ces conditions, arretons tout ce bla-bla au sujet de la Grece qui doit rembourser un tout petit milliard, et attendons tranquillement l'effondrement final !