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Après un nouvel échec des négociations hier, la Grèce court tout droit à la faillite.
Défi européen

Grèce : les trois derniers scénarios possibles

Publié le 15 mai 2015
Après un nouvel échec des négociations hier, la Grèce court tout droit à la faillite. La BCE, le FMI et la Commission européenne planchent sur trois scénarios possible pour fin juin, date où le plan d'aide européen sera épuisé et où la Grèce ne recevra plus un euro de ses partenaires. Tout est possible, y compris un changement de gouvernement.
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
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Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
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Après un nouvel échec des négociations hier, la Grèce court tout droit à la faillite. La BCE, le FMI et la Commission européenne planchent sur trois scénarios possible pour fin juin, date où le plan d'aide européen sera épuisé et où la Grèce ne recevra plus un euro de ses partenaires. Tout est possible, y compris un changement de gouvernement.

Sauf si la Grèce et les représentants de la BCE, du FMI et de la Commission trouvaient d’ici fin juin un accord, le second plan d’aide arrivera à échéance et à ce moment-là, la Grèce ne recevra plus aucune ressource. Les négociations qui ont encore eu lieu hier n’ont pas permis d’avancer.

En gros d’un côté, les créanciers de la Grèce (le FMI, la BCE et la Commission) accepteraient tous les managements possibles pour étaler les remboursements, mais en aucun cas une annulation pure et simple des dettes ce qui créerait un précèdent juridique inacceptable pour les peuples de l’europe. Question de principe. Pour trouver une solution, les créanciers demandent aussi un certains nombres de reformes structurelles à commencer par l’installation d’un système fiscal qui tiennent la route  et l’ajournement de certaines mesures sociales promise lors de la campagne électorale come l’avancement de l’âgé légal de la retraite à 60 ans.

De l’autre côté, le gouvernement grec n’a semble-t-il pas avancé d’un iota par rapport à sa position initiale. Alexis Tsipras, poussé par son entourage, ne veut d’aucun compromis. A tel point, que l’idée d’un referendum pour que le peuple se prononce commence à faire son chemin dans les capitales européennes qui seraient prête à l’accepter  compte tenu de la vindicte croissante du peuple grec à l’encontre de son gouvernement. L’état de grâce n’aura pas duré trois mois.

En attendant, les caisses de la Grèce sont completement vides. Athènes doit, dans les jours qui viennent, rembourser 750 millions d’euros au FMI  et encore 200 millions à fin mai, sans compter les 1,7 milliards d’euros pour payer les fonctionnaires. Auxquels il faut ajouter le paiement des retraites. Au total, la Grèce aurait besoin de 13 milliards d’euros. Elle ne les a pas. Plus grave, actuellement, elle ne les trouve pas sur les marchés. Plus personne ne veut lui prêter d’argent.  

A partir de cette situation de blocage, les milieux financiers travaillent sérieusement sur trois scenarios techniques possibles.

Le premier scenario est le plus optimiste. Il table sur un accord possible entre les créanciers et le gouvernement d’Athènes. Dans ce cas, Athènes recevrait en urgence fin juin, la dernière tranche du second plan soit 7,2 milliards d’euros et la mise en place d’un troisième plan d’aide fondé sur un rachat de dettes important (le 3e plan).

Ce scenario suppose, que le gouvernement grec ait réussi à produire une liste de reformes structurelles avec un calendrier et l’acceptation d’un contrôle d’exécution de la part des responsables européens. C’est, en quelque sorte une mise en tutelle ou mise sous surveillance. C’est la situation que tout le monde souhaite, y compris désormais une majorité du peuple  grec. Mais c’est actuellement un scenario que le premier ministre exclut totalement. Les risques d’échec sont donc grandissants.

Le deuxième scenario passerait par un défaut partiel de la Grèce. Dans ce cas, la Grèce ne parviendrait pas à rembourser certaines dettes ; elles feraient le tri en choisissant de faire défaut sur des dettes qui n’excluraient pas la Grèce de la zone euro. Dans cette hypothèse, le maintien dans l’euro dépendra des créanciers qui négocieraient des arrangements ou pas. Ça risque d'être sportif mais ça peut passer.

Le troisième scénario est plus radical. La Grèce fait défaut face à ses plus grands créanciers, le FMI, la BCE et la Commission, et dans ce cas, elle s’exclut de la zone euro. Le jour même, on doit assister à un Bank run, les grecs se précipitent aux guichets de leurs banques pour récupérer leurs avoirs. Le gouvernement est alors obligé d’instituer un contrôle des capitaux et mettre en place progressivement une nouvelle monnaie, mais une nouvelle monnaie dont on a du mal à imaginer sur quelles garanties sera adossé sa valeur.

Il y a éventuellement un autre scenario possible mais dont les techniciens ne parlent pas, c’est le scénario fondé sur une réaction du peuple grec qui refuserait le radicalisme de l’équipe dirigeante. D’où l’idée nouvelle d’un référendum lancée par Alexis Tsipras pour savoir qu'elle doit être la stratégie. Alors qu’il y a deux ans, les chefs d’état et de gouvernement européens étaient violemment contre tout référendum sur l’avenir d’un pays dans la zone euro, ils sont plutôt favorable aujourd hui que le peuple grec soit autorisé à trancher. Ils ont fait dire à Athènes, « Chiche allez-y !!! ». Les sondages commencent à être  mauvais pour l’équipe en place. En trois mois de pouvoir,  il a perdu l’essentiel de sa crédibilité. Et la saison touristique s’annonce tellement médiocre que les professionnels du tourisme

La solution en Grèce pourrait donc venir du peuple lui-même qui reviendra alors sur le vote qui avait porté Alexis Tsipras  au pouvoir. Quelle leçon !!! Quel temps de perdu.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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vangog
- 13/05/2015 - 22:39
@Anguerrand ce n'est pas Syriza qui a accumulé la dette grecque!
C'est l'alliance des technocrates européens avec les banquiers prêteurs et les politiciens corrompus qui ont précédé, beaucoup de gauche, un peu de droite, l'UMPS grec, en somme...Syriza hérite d'une situation ubuesque où on demande aux Grecs de rogner sur plus de 20% de leur pouvoir d'achat pour payer la gabegie des socialistes qui les ont précédés...on comprend que ça énerve! Si Syriza avait eu le courage d'un parti patriote comme le FN, il serait sorti de l'UE, après négociation, et il aborderait l'été des Cyclades avec une belle monnaie toute neuve, fortement dévaluée par rapport à l'Euro, et fortement attractive pour les estivants allemands, scandinaves, français... En dix ans ils auraient purgé la dette des UMPS, mais ils sont trop gauchistes pour abandonner l'UE qui les a corrompus.
zouk
- 13/05/2015 - 14:46
GRECE
Aucun de ces 3 scénarios n'est plausible. Concluons donc: si la Grèce veut se suicider, nous ne pourrons rien, alors? Laissons faire
Anguerrand
- 13/05/2015 - 11:52
Mais Vangog votre parti a soutenu Syriza!
Le duo Philippot- MLPS ( la vice présidente du FN !) ont soutenu Syriza, afin de faire la même politique en France. Et patatra vous changez d'avis, vous accusez ceux que vous avez soutenu, voire idolâtré ,décidément au FN ça devient une habitude de se renier et de trahir ceux que l'on a idolâtré; JMLP hier, Syriza aujourd'hui et demain?....La prochaine trahison serait à coup sûr sur votre programme économique irréalisable si jamais le FN arrivait au pouvoir. Dieu nous en garde avec l'énarque gaucho Philippot!