En direct
Best of
Best of du 7 au 13 septembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

L'Ifop révèle une enquête sur la population musulmane en France

02.

Brexit : petit rappel des prédictions apocalyptiques prédites au Royaume-Uni lorsqu’il choisit de garder la Livre sterling plutôt que d’adopter l’Euro

03.

Un oiseau attaque et tue un cycliste

04.

Maladies cardio-vasculaires : l’étude scientifique qui a piégé une bonne partie de la presse

05.

Ces 3 questions pièges de tout débat sur l’immigration en France

06.

Manuel Valls danse sur une chanson des Gipsy Kings à son mariage

07.

Un CRS frappe violemment un Gilet Jaune

01.

Patrick Bruel : une deuxième masseuse l'accuse ; Adieu Sebastien Farran, bonjour Pascal, Laeticia Hallyday retrouve enfin l’amour ! ; Lily-Rose Depp & Timothée Chalamet squelettiques mais heureux, Céline Dion juste maigre...;

02.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

03.

Retraites : ces trois questions pièges souvent oubliées des grands discours

04.

Laeticia Hallyday aurait retrouvé l’amour

05.

Les avantages et les bienfaits d'une éducation conservatrice pour nos enfants face à la faillite éducative contemporaine

06.

Les gènes du gaucher ont été découverts et voilà pourquoi c’est une découverte aux conséquences pratiques importantes

01.

Patatras : l’étude phare qui niait l’existence de notre libre arbitre à son tour remise en question

02.

Selon le président la Conférence des Évêques de France, les citoyens "inquiets" du projet de loi bioéthique ont le "devoir" de manifester le 6 octobre

03.

Pourquoi LREM pourra difficilement échapper à son destin de “parti bourgeois” quels que soient ses efforts

04.

Ces 3 questions pièges de tout débat sur l’immigration en France

05.

PMA / GPA : la guerre idéologique est-elle perdue ?

06.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

ça vient d'être publié
pépites > Europe
Brexit
Il pourrait y avoir une alternative au "backstop" pour Boris Johnson
il y a 3 heures 45 min
décryptage > International
élections israéliennes

Ces noeuds gordiens que devra trancher le système politique israélien après l’échec de Benjamin Netanyahu

il y a 4 heures 20 min
light > Justice
Mystérieuse affaire
Ils abandonnent leur fille adoptive et déménagent au Canada
il y a 4 heures 49 min
décryptage > Justice
Enquête virage

Viol des hommes : cette indéniable réalité, encore trop peu considérée

il y a 6 heures 11 min
décryptage > Economie
projet d'innovation

Les banques et les assurances vont dégager 5 milliards d'euros d’investissement pour les start-up

il y a 7 heures 58 min
pépites > France
Une nouvelle grogne des Gilets jaunes ?
Un possible retour de la taxe carbone est envisagé
il y a 9 heures 57 min
décryptage > Société
Tribune

Quelques bonnes raisons de promouvoir le travail post retraite

il y a 11 heures 36 min
décryptage > Politique
unification des forces ?

Rencontre Macron-Conte en Italie : mais à quoi peuvent aboutir les discussions entre partis attrape-tout ?

il y a 11 heures 55 min
décryptage > Economie
un non-dit dans ses déclarations

Politique fiscale : ce que la France pourrait faire pour répondre aux appels du pays de Mario Draghi

il y a 12 heures 22 min
décryptage > High-tech
navigateur internet

Faut-il faire confiance aux promesses de protection accrue de la vie privée faites par Firefox ?

il y a 12 heures 48 min
pépite vidéo > Insolite
record
Une américaine traverse la Manche à la nage quatre fois d'affilée
il y a 4 heures 2 min
light > Santé
santé publique
L'Etat de New York interdit les cigarettes électroniques aromatisées
il y a 4 heures 30 min
pépites > Religion
sondage
L'Ifop révèle une enquête sur la population musulmane en France
il y a 6 heures 11 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"LECTURES D'ETE": "Catamount, la Justice des Corbeaux" de Benjamin Blasco-Martinez

il y a 7 heures 48 min
chocs culturels
Une loi interdisant de manger des chiens est bloquée au Royaume-Uni
il y a 9 heures 39 min
pépite vidéo > Environnement
climat
Greta Thunberg rencontre Barack Obama
il y a 10 heures 34 min
décryptage > Style de vie
Wikiagri

Envie de vous calmer ? Après les bars à chat, la ferme aux chameaux

il y a 11 heures 48 min
décryptage > Société
immigration

Pourquoi LREM pourra difficilement échapper à son destin de “parti bourgeois” quels que soient ses efforts

il y a 12 heures 11 min
décryptage > Santé
mortalité

Maladies cardio-vasculaires : l’étude scientifique qui a piégé une bonne partie de la presse

il y a 12 heures 30 min
décryptage > Style de vie
C’est arrivé près de chez vous

Le pays champion du monde en termes de durabilité alimentaire est…

il y a 13 heures 9 min
Bonnes feuilles

Populisme, ce sobriquet par lequel les démocraties perverties dissimulent leur mépris pour le pluralisme

Publié le 18 janvier 2015
Le « populisme » évoque un courant d'opinion fondé sur l'enracinement (la patrie, la famille) et jugeant que l'émancipation (mondialisation, ouverture) est allée trop loin. Si le « populisme » est d'abord une injure, c'est que ce courant d'opinion est aujourd'hui frappé d'ostracisme. Cet ouvrage a pour but de montrer sur quoi repose cet ostracisme, ses fondements et ses arguments. Et les liens entre le peuple et l'enracinement, entre les élites et l'émancipation. Extrait de "Populisme - les demeurés de l'Histoire", de Chantal Delsol, édité aux éditions du Rocher (2/2).
Chantal Delsol, née à Paris en 1947, est journaliste, philosophe,  écrivain, et historienne des idées politiques. 
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Chantal Delsol
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Chantal Delsol, née à Paris en 1947, est journaliste, philosophe,  écrivain, et historienne des idées politiques. 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le « populisme » évoque un courant d'opinion fondé sur l'enracinement (la patrie, la famille) et jugeant que l'émancipation (mondialisation, ouverture) est allée trop loin. Si le « populisme » est d'abord une injure, c'est que ce courant d'opinion est aujourd'hui frappé d'ostracisme. Cet ouvrage a pour but de montrer sur quoi repose cet ostracisme, ses fondements et ses arguments. Et les liens entre le peuple et l'enracinement, entre les élites et l'émancipation. Extrait de "Populisme - les demeurés de l'Histoire", de Chantal Delsol, édité aux éditions du Rocher (2/2).

L’accusation de populisme – puisqu’il s’agit bien d’une accusation et non d’une dénomination objective –, rend compte d’une réticence de l’opinion dominante à accepter le destin d’une véritable démocratie dans l’espace européen.

La démocratie, défendue pour la première fois par Aristote, postule que la politique se déploie dans le règne de l’opinion et non dans celui de la vérité. La décision politique, comme la décision morale, est engluée dans les circonstances, conduite par la liberté, jamais sûre de son fait103. La démocratie est ce régime qui détache la politique de la religion et d’une manière générale de la vérité d’un dogme, et ainsi la laisse à la merci de tous, parce que, dans ce genre de décision, éthique en somme puisqu’elle quête un bien, tout le monde est considéré comme capable. La naissance de la démocratie signe la reconnaissance de la conscience et du jugement individuels.

Cet arrachement de la politique au règne de la vérité constitue une phase importante de l’émancipation de l’humanité. En s’instaurant sur la planète européenne, il signe un épisode de la reconnaissance de la dignité de tous les hommes, instruite par le christianisme, même si elle apparaît déjà avant le christianisme. Dans sa version moderne, il se trouve décrit avec une force inégalée par Kant au long de son opuscule Qu’est-ce que les Lumières ?, où le philosophe insiste sur la sortie de l’homme de l’âge de la minorité pour devenir un adulte capable de penser par lui-même. La fin de la politique comme vérité salue la fin des hommes supérieurs, qui disent et savent et décrètent ce que les gouvernants doivent concrétiser pour le bien public. Il ne s’agit pas de prétendre que tous sont également savants. Mais la politique vient alors se ranger sous le signe de la prudence, qui réclame des qualités considérées comme également partagées : « Les peuples, bien qu’ignorants, sont capables d’apprécier la vérité104 », écrit Machiavel (citant Cicéron) qui s’inspire des anciennes républiques. Le peuple n’est certes pas aussi compétent que l’élite. Mais il est tout aussi prudent, donc capable de prendre des décisions politiques.

L’accusation de populisme n’entre pourtant pas dans la catégorie du discours technocratique qui, identifiant la politique à une science, réclame par là d’en confier la décision à un petit groupe de savants, le peuple en étant exclu. La technocratie est une récusation de la démocratie comme règne de la doxa, de l’opinion. Tandis que l’accusation de populisme est le refus de considérer comme des opinions certains jugements portés par le peuple. Autrement dit, elle ne tient pas les opposants pour des enfants, comme la technocratie, mais pour des idiots. Et par là, comme la technocratie, elle manque à la démocratie. Elle s’en défend, naturellement, en arguant à juste titre que les démocraties doivent bien se défendre contre leurs adversaires – tout le monde peut comprendre que certaines démocraties occidentales du XXe siècle aient interdit des partis néo-nazis ou des partis communistes, puisque ces partis utilisaient clairement la démocratie pour la détruire. Mais justement, cet argument n’est qu’une Populisme final argutie : les populismes européens ne revendiquent pas la suppression de la démocratie, ni ne la menacent quand ils parviennent au pouvoir. Ce qu’ils réclament, au contraire, c’est une alternative, une diversité, un débat, la réception des opinions contraires. Et c’est précisément là ce qu’on leur refuse. Le débat n’est accepté – bien étroitement – qu’entre les divers partisans de l’émancipation. Il y a là une hypocrisie majeure : aucune démocratie n’oserait demander l’interdiction d’un parti dit populiste, justement parce que les arguments réels manqueraient, et finalement les démocraties européennes tentent d’ostraciser par l’injure les expressions qui menacent l’opinion dominante.

Le raidissement de l’idée d’émancipation laisse ainsi prospérer des courants dits populistes dans l’ensemble de l’Europe, sauf dans les lieux privilégiés où la défense de l’enracinement a été reconnue et intégrée au débat : il n’y a pas de populisme au Royaume- Uni ou en Espagne.

Où l’on voit que nos démocraties ont cessé de respecter ce que les Lumières appelaient de leurs voeux, et ont mis en place des vérités monopolistiques proches de celles des anciens régimes contre lesquels elles se sont érigées. Autrement dit, la pensée de l’émancipation, qui désolidarisait la politique de la vérité en réclamant le conflit des opinions, finit par se solidifier elle-même en dogme, niant son principe intrinsèque (la liberté de pensée) dans l’élan de sa réalisation totale. Hegel avait déjà décrit le danger de la pensée universelle qui en viendrait à « se fixer sous la forme du cosmopolitisme pour s’opposer à la vie concrète de l’État105 ». La vie concrète, nourrie par les identités et les enracinements, n’est pas destinée au bannissement par l’idéal d’émancipation, faute de quoi on façonnerait un nouveau despotisme, celui de l’abstraction.

Il est normal qu’une démocratie lutte en permanence contre la démagogie, qui représente depuis l’origine sa tentation, son fléau mortifère. Mais une démocratie qui invente le concept de populisme, autrement dit, qui lutte par le crachat et l’insulte contre des opinions contraires, montre qu’elle manque à sa vocation démocratique. Elle manifeste que ses élites, en dépit de leurs discours, n’ont pas accepté la controverse, et renouent avec la perpétuelle lutte de classes, exaspérées de ne pouvoir imposer leurs vérités.

Le populisme serait donc le sobriquet par lequel les démocraties perverties dissimuleraient vertueusement leur mépris pour le pluralisme.

Extrait de "Populisme - les demeurés de l'Histoire", de Chantal Delsol,édité aux éditions du Rocher, 2014. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

L'Ifop révèle une enquête sur la population musulmane en France

02.

Brexit : petit rappel des prédictions apocalyptiques prédites au Royaume-Uni lorsqu’il choisit de garder la Livre sterling plutôt que d’adopter l’Euro

03.

Un oiseau attaque et tue un cycliste

04.

Maladies cardio-vasculaires : l’étude scientifique qui a piégé une bonne partie de la presse

05.

Ces 3 questions pièges de tout débat sur l’immigration en France

06.

Manuel Valls danse sur une chanson des Gipsy Kings à son mariage

07.

Un CRS frappe violemment un Gilet Jaune

01.

Patrick Bruel : une deuxième masseuse l'accuse ; Adieu Sebastien Farran, bonjour Pascal, Laeticia Hallyday retrouve enfin l’amour ! ; Lily-Rose Depp & Timothée Chalamet squelettiques mais heureux, Céline Dion juste maigre...;

02.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

03.

Retraites : ces trois questions pièges souvent oubliées des grands discours

04.

Laeticia Hallyday aurait retrouvé l’amour

05.

Les avantages et les bienfaits d'une éducation conservatrice pour nos enfants face à la faillite éducative contemporaine

06.

Les gènes du gaucher ont été découverts et voilà pourquoi c’est une découverte aux conséquences pratiques importantes

01.

Patatras : l’étude phare qui niait l’existence de notre libre arbitre à son tour remise en question

02.

Selon le président la Conférence des Évêques de France, les citoyens "inquiets" du projet de loi bioéthique ont le "devoir" de manifester le 6 octobre

03.

Pourquoi LREM pourra difficilement échapper à son destin de “parti bourgeois” quels que soient ses efforts

04.

Ces 3 questions pièges de tout débat sur l’immigration en France

05.

PMA / GPA : la guerre idéologique est-elle perdue ?

06.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Leucate
- 18/01/2015 - 12:45
Senatus Populusque Romanus
Le Sénat ET le Peuple romain. C'était la devise inscrite sur les étendards des légions et sur les monuments. A la fin de la république, il y eut divorce entre la classe sénatoriale, les patriciens, dont les grands domaines aux nombreux esclaves appauvrissaient le Peuple et ses cultivateurs et les classes populaires, la bourgeoisie "équestre" qui fournissait la cavalerie et la plèbe qui donnait ses soldats.
L'assassinat coup sur coup de deux tribuns de la Plèbe, les frères Gracques, par les sénateurs entraina les guerres civiles qui amenèrent la fin de la république. Il y alors deux partis, le parti Populaire et le parti Sénatorial, chacun avec ses généraux qui s'affrontèrent, Marius contre Sylla, Caesar contre Pompée, Octave Caesar et Marc Antoine contre Brutus et Cassius, les assassins de Caesar.
Octave Auguste créa alors la fonction impériale fondée sur la puissance tribunicienne, celle des anciens tribuns du Peuple, qui lui donnait l'ascendant sur le Sénat.
C'est ainsi que mourut la république, remplacée par une monarchie militaire s'appuyant sur la Plèbe et donc "populiste".