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Des soldats de l'armée du Mahdi combattants contre les forces du califat islamique.
© Reuters
Des soldats de l'armée du Mahdi combattants contre les forces du califat islamique.
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Pourquoi la guerre contre le califat islamique ne pourra jamais être gagnée sans une implication beaucoup plus lourde des pays musulmans (et une prise de parole des musulmans occidentaux)

Publié le 26 septembre 2014
Des frappes aériennes françaises ont eu lieu ce jeudi 26 septembre en Irak contre des positions de l’Etat islamique tandis que d’autres frappes aériennes américaines ont touché des raffineries pétrolières mercredi soir en Syrie. Plus qu’une bataille militaire contre les djihadistes, c’est la mobilisation des Musulmans du monde entier qui permettra de remporter cette guerre.
Fabrice Balanche est Visiting Fellow au Washington Institute et ancien directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient à la Maison de l’Orient.
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Haoues Seniguer est maître de conférences en science politique à l'Institut d'Études Politiques de Lyon (IEP)Il est aussi chercheur au Triangle, UMR 5206, Action, Discours, Pensée politique et économique à Lyon et chercheur associé à l'...
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Olivier Roy est un politologue français, spécialiste de l'islam.Il dirige le Programme méditerranéen à l'Institut universitaire européen de Florence en Italie. Il est l'auteur notamment de Généalogie de l'Islamisme. Son dernier livre, Le...
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Des frappes aériennes françaises ont eu lieu ce jeudi 26 septembre en Irak contre des positions de l’Etat islamique tandis que d’autres frappes aériennes américaines ont touché des raffineries pétrolières mercredi soir en Syrie. Plus qu’une bataille militaire contre les djihadistes, c’est la mobilisation des Musulmans du monde entier qui permettra de remporter cette guerre.

Atlantico : Barack Obama a appelé devant le Conseil des Nations Unies (lire ici son discours) les pays musulmans à s'engager dans la lutte contre le califat islamique, par parce qu'il s'agit d'une guerre qui ne concernerait qu'eux, mais parce que c'est en surmontant les divisions entre chiites, sunnites et les kurdes que l'Etat islamique pourra être vaincu. Que peuvent concrètement les pays musulmans face au califat ?

Fabrice Balanche : L’Etat islamique prospère sur des diverses rivalités dans la région. D’abord entre les chiites et sunnites en Irak. Le gouvernement irakien dominé par les chiites a marginalisé les sunnites et cela à crée un ressentiment et fait le lit de l’Etat islamique. Les kurdes au Nord de l’Irak cherchent à créer un Etat. On retrouve ces problèmes entre Kurdes et Arabes en Syrie. Tout ça nourrit l’Etat islamique et il est indispensable de trouver une solution entre les diverses communautés pour éviter que l’Etat islamique ne prospèrent. En France il faut clairement que les autorités musulmanes prennent parties contre l’Etat islamique. Il faut faire un travail de pédagogie à l’égard des musulmans et de certains imams qui auraient tendance à défendre, encourager et soutenir l’Etat islamique. 

Haoues Seniguer : En manifestant résolument contre les agissements de l'État islamique et de ses alliés, les musulmans du monde, qui prennent la voie de la protestation, peuvent au moins leur infliger une défaite symbolique : enrayer la diffusion de leur idéologie qui, tout en étant fondée sur la terreur, s'appuie sur des versets coraniques. Quant aux musulmans du Moyen-Orient, ils sont souvent les premières victimes de l'État islamique qui, compte tenu de sa vision du monde manichéenne, excommunie ou stigmatise tous les musulmans qui n'adhèrent pas à son message

Philippe d’Iribarne : Pourra-t-on vraiment stopper les agissements de l’Etat islamique ? J’en doute. Mais on peut du moins travailler à les limiter. Cela a à la fois un aspect militaire et un aspect idéologique. Il est bienvenu qu’un ensemble de pays du Moyen-Orient, Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Jordanie, Qatar, Bahreïn, s’engagent militairement, même s’ils le font sans enthousiasme. Par ailleurs, des voix s’élèvent en Occident pour demander aux musulmans modérés de tenter de ramener les djihadistes à la raison, en les convaincant que leur manière d’agir est contraire aux valeurs de l’islam. Là, je doute fort que, quelle que soit leur bonne volonté, ces musulmans y puissent quelque chose. La doctrine djihadiste s’appuie sur une exégèse du texte coranique extrêmement argumentée (dont rend bien compte par exemple l’ouvrage de Gilles Kepel Al-Qaida dans le texte, PUF 2005), exégèse qui les conduit à voir ceux qui ne s’associent pas à leur projet comme des lâches, des sortes de faux musulmans, pires ennemis de l’islam que les non musulmans. L’EI leur déclare : "Aspirez-vous à une vie d’humiliation et de déshonneur ?", note le correspondant du Monde à Beyrouth. Dans ces conditions, les messages de modération ne risquent guère, aux yeux des tenants de l’EI, que de disqualifier ceux qui les émettent.

Olivier Roy : Daesh (je préfère ce terme à Etat islamique) renvoie à deux choses : la révolte des arabes sunnites irakiens, qui se sont trouvés peu à peu "minorisés" par les bouleversements géostratégiques du Moyen Orient durant les dix dernières années, à savoir l’effondrement du bloc sunnite dont l’Irak de Saddam Hussein était le rempart. Et ce sont les Américains qui, en 2003, ont mis les Chiites au pouvoir en Irak et ont ouvert le boulevard qui permet à Téhéran de connecter Bagdad, Damas et Beyrouth. Mais le deuxième élément c’est que les représentants locaux de la mouvance djihadiste internationale (celle d’Al Qaeda) ont décidé de se poser en défenseurs de ces arabes sunnites marginalisés et de profiter de ce conflit pour installer leur propre entité territoriale et politique dans les zones arabes sunnites : une territorialisation à laquelle Al Qaeda s’est toujours refusé. Pour réparer cette bourde monumentale de l’administration Bush, qui a ouvert la voie et à Al Qaeda et à l’Iran, il n’y a effectivement qu’une seule possibilité : s’en remettre aux acteurs locaux (au lieu d’envoyer des troupes) et ramener les arabes sunnites dans le jeu. Obama a donc raison, et dans son discours, et dans sa prudence sur le terrain.

Alors que cinq pays arabes sunnites, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar, la Jordanie et le Bahreïn, participent à des frappes aériennes contre l’Etat islamique, comment expliquer que l’Iran, un pays chiite, soit pour sa part exclu du processus ? En quoi la lutte contre l'Etat islamique serait-elle renforcée si l'Iran y était associé ?

Fabrice Balanche : L’Iran n’est pas venu à la Conférence de paris le 15 septembre. Laurent Fabius l’a déploré mais je dirais que c’est une grande hypocrisie car il savait que l’Iran allait pas venir. Téhéran snobe la France considérant que c’est un vassal des Etats-Unis et est un nain politique. ll n’est donc pas question pour eux d’honorer la France de leur présence. La France a essayé de torpiller le rapprochement entre l’Iran et les occidentaux sur le nucléaire donc les Iraniens refusent de participer. Cela ne veut toutefois pas dire qu’il n’y a pas de collaboration avec les Américains. Il y en a une en Irak contre l’Etat islamique : ce sont les iraniens qui forment la nouvelle armée irakienne.

Haoues Seniguer : Le refus de l'association de l'Iran à la lutte contre l'État islamique peut s'interpréter de multiples façons : d'une part, les réticences de la diplomatie occidentale à réhabiliter ce pays sur la scène internationale comme grand partenaire et interlocuteur, et d'autre part, certains pays arabes, comme ceux que vous citez, sont les tenants d'un sunnisme très conservateur qui voient surtout l'Iran comme la figure tutélaire du chiisme, de son prosélytisme et un soutien indéfectible de la Syrie de Bachar al-Assad. Ce que tous ces pays ne voient certainement pas d'un très bon oeil, tant s'en faut. 

Philippe d’Iribarne : Il faut bien distinguer  en la matière ce qui se passe sur le devant de la scène et les négociations en coulisse, ce qui est vrai pour l’Iran l’étant également sans doute pour Bachar el-Assad. Il est important que la lutte contre l’EI n’apparaisse pas comme une suite des règlements de compte entre sunnites et chiites. Mais cela ne veut pas dire que ceux qui officiellement ne coopèrent pas ne se parlent pas.

Olivier Roy : L’Iran ne fait pas partie de la coalition à la demande exprès d’Israël et de l’Arabie saoudite, mais de fait combat dans le même sens. Donc peu importe si cette conjonction d’intérêts est formalisée ou non. L’important est que sur le terrain,il y ait une collaboration de fait, qui sera bien sûr démentie par toutes les parties.

---> A lire également : "Il n'y a rien de plus grotesque que d'exclure l'Iran de cette coalition"

Alors que le président iranien Hassan Rohani a déclaré mardi 23 septembre que les relations entre l’Iran et l’Arabie Saoudite "méritent de se réchauffer", à quelles conditions un rapprochement entre les deux pays permettrait d'accélérer la lutte contre l'EI ?

Fabrice Balanche : Difficile de répondre car les Saoudiens sont totalement tétanisés à l’idée que l’Iran redevienne une grande puissance que je vois mal comment ils cèderont et se rapprocheront. Je ne vois pas de rapprochement durable mais il peut avoir de manière provisoire un statut quo contre l’Etat islamique et les Saoudiens prendront alors vraiment des mesures pour arrêter de financer les djihadistes. Même s’ils ont arrêté de le faire depuis un an il y a toujours des réseaux de financement à partir de l’Arabie saoudite et il n’est pas sûr que Riyad ait pris des mesures fermes à leur encontre. Il faudrait que les Saoudiens modifient leur système éducatif pour arrêter de produire des djihadistes en puissance, qu’ils surveillant davantage et ferment l’université islamique de Djeddah où ils forment chaque année des milliers d’imams salafistes qui vont répandre la "bonne parole" dans le monde. 

Haoues Seniguer : La crise engendrée par la présence et les manoeuvres de l'État islamique, qui menace aujourd'hui la sécurité de l'Arabie Saoudite et des chiites d'Irak, pourraient créer les conditions d'un rapprochement. Attendons de voir. La diplomatie est souvent aussi l'histoire de grands revirements. 

Les divisions qui traversent les pays du Moyen-Orient se font aussi bien selon des logiques tribales que religieuses. Comment les dépasser ? Comment faire en sorte d'unir des forces aux intérêts parfois contradictoires pour lutter contre le califat islamique ?

Fabrice Balanche : C’est toute la problématique. Les acteurs régionaux ont des agendas différents. Pour l’Arabie Saoudite, le problème principal, c’est l’Iran. Pour la Turquie, le problème numéro 1 ce sont les kurdes du PKK. Pour les Kurdes irakiens le but est d’affaiblir l’état central irakien en provoquant la débandade de l’armée irakienne. Pour le Qatar, si l’Etat islamique peut embêter les rebelles pro-saoudiens en Syrie c’est bien. Il n’y a pour le moment pas de réelle volonté de s’unir et certains Etats tentent d’orienter les choses par des financements contre leurs ennemis. Il faut mettre tout le monde sur le devant la table en disant que ça suffit et que l’Etat islamique est le problème numéro 1. Il faut arrêter leurs agissements avant qu’il ne soit trop tard. Une union est-elle possible ? Barack Obama s’y emploie mais on verra le résultat. Quelle est marge de manœuvre des Etats-Unis par rapport à la Turquie, l’Arabie Saoudite, l’Iran ? Aujourd’hui si l’Arabie Saoudite veut embêter les occidentaux ce n’est pas difficile : elle réduit sa production pétrolière. Si la Turquie veut faire pareil elle ouvre les vannes et laisse passer des centaines de milliers des réfugiés en Europe. Le problème c’est qu’aujourd’hui les alliés les plus sûrs contre l’Etat islamique pourraient être l’Iran et la Syrie de Bachar al-Assad c’est-à-dire  les pays dont s’est mis à dos. Il est clair que la lutte contre l’Etat islamique va aboutir au renforcement de l’Iran et de ses alliés en remettant notamment en selle le régime de Bachar al-Assad. 

On est face à des sociétés très fragmentées sur des critères tribaux et confessionnels. Il faut donc promouvoir la citoyenneté et l’Etat de droit qui permette de passer sur le tribalisme et le confessionnalisme. L’un des moteurs de la structure communautaire et tribale de ces sociétés c’est qu’il n’y a pas de protection de la part de de l’Etat. Il conviendrait par exemple d’arrêter les discriminations envers les chrétiens dans ces pays. Il faut une véritable égalité entre les citoyens. La laïcité fait peur dans les pays du Moyen-Orient, ils parlent d’Etat civil ou d’Etat séculier.

Haoues Seniguer : L'unité ou l'union ne se décrète pas. Chacun des termes que vous utilisez mériterait à cet égard en soi et pour soi de longs développements. Très schématiquement, il est en revanche permis de dire que la fracture sunnito-chiite est actuellement beaucoup plus la conséquence de la déstabilisation de toute la région, qui a commencé avec l'Irak après l'invasion irakienne et le crise syrienne, que la cause directe. Désormais, cependant, cette fracture est un adjuvant, un facteur aggravant aux violences politiques. 

Philippe d’Iribarne : L’ampleur et le caractère sans merci des divisions au sein du monde musulman n’ont d’égale que l’aspiration, sans cesse déçue, à l’unité. Reste que le principe selon lequel l’ennemi de mon ennemi est mon ami joue là aussi. La menace que fait planer l’EI sur toute la région est suffisamment grave pour qu’une certaine union, au moins temporaire, puisse émerger.

Olivier Roy : La transformation de l’antagonisme chiites sunnites en une ligne de fracture géostratégique entre l’Iran et l’Arabie saoudite est très récente : elle date de la révolution islamique d’Iran, moment  où le chiisme dans le monde arabe est devenu (ou a été perçu comme) un relais de la stratégie iranienne de domination dans le Moyen-Orient. La coalition chiite (Téhéran, Bagdad, Damas, Hezbollah) est très cohérente. La coalition sunnite ne l’est pas : l’Arabie saoudite a soutenu les précurseurs d’Al Qaeda et de Daesh contre l’Iran, et se trouve maintenant menacée par ses anciens protégés. Les Iraniens, qui ont de fait gagné, ne demandent qu’à s’entendre avec les USA, en échange de la poursuite discrète de leur programme nucléaire. Washington est bien conscient que, sur le long terme, Téhéran est l’acteur clé pour trouver une nouvelle stabilité au Moyen Orient, mais l’hostilité de ses alliés israélien et saoudien l’empêche d’aller plus loin. Cette paralysie fait le jeu de Daesh sur le court terme, et de Téhéran sur le long terme.

>>> A lire également : "Pour des raisons différentes, une alliance de raison peut se dessiner"

Les autorités de l'islam restent plutôt discrètes dans leurs condamnations des agissements du califat. Sera-t-il possible d'en venir à bout sans qu'il soit reconnu par ces mêmes autorités que l'Etat islamique relève d'une forme d'hérésie au sein de l'islam ? 

Fabrice Balanche : Je parlerais plutôt d’une mauvaise interprétation du Coran, d’une lecture trop rigide et littérale des textes. Tout dépend de la façon dont on interprète les textes. Si on prend l’exemple du djihad en arabe ce terme signifie textuellement effort de conversion. Certains vont dire que c’est convertir les gens par la force, d’autres par la conviction, la persuasion… Il faut une exégèse de l’islam et que les savants fassent ce travail en Europe et dans le monde arabe. 

Haoues Seniguer : Les musulmans qui s'élèvent contre les assassinats commis au nom de leur religion, signifient par là même que la version de l'islam offerte par l'État islamique et les groupuscules associés est mutilée. Je rappelle, pour évident que cela puisse paraître, que l'islam n'existe que dans les discours de celles et ceux qui s'en réclament. L'islam n'est pas une substance évoluant abstraitement, en dehors du temps et de l'espace. 

Philippe d’Iribarne : Sans doute la position des musulmans à travers le monde serait-elle plus confortable si les orientations de ces mouvances n’avaient vraiment rien à voir avec l’islam ; s’il n’y avait aucune continuité entre elles et un "vrai" islam. Mais, si un fossé sépare ces deux réalités, où le placer ? De quel côté mettre l’islamisme "soft" dont il est difficile d’affirmer qu’il rejette vraiment un islamisme de combat ? On aimerait que les musulmans qui s’opposent aux islamistes radicaux ne se content pas de dire que ceux-ci sont de faux musulmans, dans une sorte d’attitude en miroir par rapport à celle qu’ont les islamistes radicaux à leur égard. On aimerait que, reconnaissant que ces derniers trouvent leur inspiration dans l’islam, ils se donnent la peine de discuter sérieusement la vision que ceux-ci en ont, à partir d’une lecture attentive des sources. Cela pourrait sans doute avoir quelque effet, non sur ceux qui sont déjà radicalisés mais sur ceux qui hésitent encore à rejoindre le djihad. Mais oseront-ils se lancer dans pareille aventure ?

Alors qu'en Grande-Bretagne, des musulmans se sont regroupés dans le mouvement #notinmyname, aucune initiative populaire d'ampleur n'a piur le moment vu se fédérer de tels mouvements chez les musulmans français. Comment l'interpréter ? Peut-on y voir la conséquence d'un phénomène d'acculturation lié à un défaut d'intégration propre à la France ?

Fabrice Balanche : La réaction tardive s’explique par le fait que l’islam de France a toujours été ambigu. Il est difficile pour eux de stigmatiser le Califat car c’est l’aboutissement de l’Islam politique. Cela les ennuie de condamner des gens qui sont anti-américains. Les imams sont par ailleurs dépassés par la base. Les représentants du culte musulman ont moins de pouvoir que d’autres organisations, on le voit bien sur la question de la fixation du début de l’Aïd.

Haoues Seniguer L'islam de France est profondément divisé et en grande partie aux mains de cadres déconnectés de la base, d'autant plus que les organisations établies souffrent d'une inertie chronique inhérente à des inconsistances idéologiques internes qui sont loin d'être réglées. La plupart des musulmans sont français, nés et socialisés en France. Je ne crois pas que le terme "intégration" soit analytiquement fonctionnel, à moins de considérer les Français sur des bases ethno-confessionnelles. Dire toutefois qu'existent des ambiguïtés dans le discours de certains musulmans, notamment des clercs, sur la question de la violence au nom de l'islam, cela ne fait aucun doute.  

Philippe d’Iribarne : L’assassinat d’Hervé Gourdel évoque pour les Algériens bien des souffrances qu’ils ont subies eux-mêmes du fait des exactions des islamistes. Il leur est sans doute naturel de s’identifier à la victime. Mais, simultanément, il y a toute une tendance chez les musulmans français à refuser d’admettre qu’ils sont spécialement concernés par les actions de l’EI, car l’admettre, c’est admettre ipso facto que l’EI a un rapport avec l’islam, ce que justement ils tendent à nier en bloc. Ils se défendent ainsi comme ils peuvent contre la vision extrêmement négative, et de plus en plus négative, de l’islam qui marque l’opinion française.

Olivier Roy : En fait les crispations en France ne sont pas identitaires parce que les identités sont en criste. La violence comme la fuite en avant sont avant tout individuelles. Le problème français (et là je parle en général) n’est pas le communautarisme mais au contraire l’individualisation extrême, l’éclatement du lien social, la crise de la sociabilité en général. Il est très curieux que le diagnostic du mal français se méprenne totalement sur l’interprétation des symptômes : le jeune qui part en Syrie est dans une démarche totalement individualiste, ou parfois, liée à la famille restreinte (ce qui est nouveau dans la tradition musulmane), par exemple une fratrie qui part ensemble, sœurs incluses. La féminisation du jihad est un signe de l’éclatement e la famille traditionnelle.On prend pour du communautarisme ce qui est une forme d’anarchisme et d’individualisation... On voit émerger un islamisme tout à fait gaulois, avec ou sans cervoise !

Les musulmans de France ne sont pas acteurs, mais ils voient nombre de leurs enfants rejoindre Daesh par fascination pour ce jihad qui ferait d’eux les héros d’une oummah virtuelle. Les musulmans de France ne réagissent pas en communauté parce qu’il n’y a pas de communauté. Ils réagissent en individus et … en parents. Ils appellent la police pour empêcher leurs enfants de partir ou pour les récupérer en Turquie. C’est ça leur apport concret à la lutte contre Daesh, et, au lieu de les blâmer pour un silence qui n’est que le résultat de notre surdité, il faudrait précisément les aider dans cette quête de leurs enfants.

Les musulmans occidentaux sont-ils mal à l'aise avec la stratégie de lutte contre l'Etat islamique choisie par la coalition ? Cela les retient-il ?

Haoues Seniguer : Cette réaction tardive, du moins des organisations islamiques de France, est à mon sens liée à des accointances idéologiques "honteuses" avec une partie de l'appareillage théologique mobilisé par l'État islamique. Ce qui ne veut pas dire forcément que ces dernières partagent les modes d'action de l'État islamique. Un point commun néanmoins : des musulmans de France, ayant des affinités électives avec l'idéologie islamiste, persistent à croire à la nécessité du califat, à titre d'exemple non exhaustif. Il y a aussi une autre dimension prégnante dans la perception de nombreux musulmans de façon générale: l'Occident ne s'attaquerait qu'aux seuls acteurs de l'islam sunnite en fermant les yeux sur la Syrie de Bachar al-Assad. Tout ceci peut expliquer "la réaction tardive". 

Le CFCM organise ce vendredi 26 septembre un rassemblement en hommage à l'otage Hervé Gourdel assassiné en Algérie. Les figures de l'islam de France ont mis du temps à réagir. Comment à leur niveau peuvent-ils contribuer dans ce contexte à renforcer l'intégration des musulmans et la cohésion sociale, dont on sait que c'est le déficit en la matière qui contribue à alimenter le phénomène ? Quelles actions symboliques, quels discours seraient susceptibles de changer la donne ?

Haoues Seniguer : C'est aux politiques, qui "ont les moyens de leur parole", de répondre à cette question majeure. Ce qu'on peut dire, en tant qu'observateurs, est que toute situation politique chaotique, tout sentiment d'insécurité des populations sur place, est matière à entretenir des phénomènes de violence protéiformes et, hélas aussi, à les perpétuer. 

Philippe d’Iribarne : En France, nombre de musulmans, la grande majorité sans doute, s’engagent sans réticence dans une pleine acceptation de ce qu’implique le fait d’être Français, dans sa manière d’être et pas juste dans ses droits. Ils ne sont pas en proie à une crispation identitaire et n’en induisent pas en retour dans le reste de la population. Mais il y a les autres. Certains responsables musulmans, tel Tareq Oubrou, l’imam de la mosquée de Bordeaux, les invitent à adopter une approche plus discrète de l’islam, à ne pas s’accrocher par exemple au voile islamique puisque celui-ci contribue à nourrir des réactions  de rejet à l’égard de l’islam. Le problème est que ceux qui adoptent une telle position conciliante sont vite catégorisés comme mauvais musulmans par les tenants d’un islam rigoriste. Quant au Moyen-Orient, on ne voit pas comment, à vue humaine, les divisions religieuses et tribales pourraient être surmontées. Mais, diraient les musulmans, l’avenir n’appartient qu’à Dieu.

Olivier Roy : Le problème est que le CFCM ne représente en rien la communauté musulmane en France. C’est une instance politique, négociée par l’Etat français avec les gouvernements algérien et marocain. Donc toute décision du CFCM est précédée de tractations politico-diplomatiques en coulisse, d’où le délai. Les Musulmans de France eux n’ont pas de représentation et, contrairement à une image répandue, ne sont pas communautarisées : il n’y a pas d’instances communautaires qui parleraient en leur nom, et de manière intéressante, ils s’en fichent (c’est la grande différence avec la communauté juive, soucieuse de sa représentation). La réaction  des musulmans est donc individuelle : on appelle la police pour dénoncer le départ d’un  fils ou d’une fille, on demande à l’Etat de gérer le problème (en cela ils sont bien français), mais on ne fait pas de communiqués de presse parce que personne n’est accrédité pour le faire... On peut se réjouir de l’absence d’une communautarisation des musulmans de France ou bien la déplorer, mais on ne peut pas à la fois leur reprocher leur communautarisme et leur absence de réaction communautaire.

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Texas
- 27/09/2014 - 06:57
Doutes
Nous serions plutôt dans un conflit confessionnel Sunnite ( Ikwanes versus Tablighs ) . Les postures Turques et Egyptiennes sont suggestives . Et peut-être même que les financements viennent d' intérêts privés Saoudiens plutôt que de la monarchie elle même . Seulement un point de vue qui n' engage que son auteur .
vangog
- 27/09/2014 - 02:24
"Règlements de comptes entres chiites et sunnites"
Ces guerres du passé sont l'occasion pour certains de régler leurs petits comptes politiques avec Bush ou avec la stratégie américaine dans son ensemble. Mais sont-ils capables de comprendre que l'islamisme possède cinq siècles de retard sur la globalisation et que ce retard n'est imputable qu'a eux seuls...qu'ils soient chiites, sunnites ou autres? Ces digressions sur les culpabilités croisées des occidentaux sont encore une façon de noyer le poisson...de trouver des excuses- occidentales- à cet archaïsme idéologiques... Peu de différences, si on les analyse objectivement, entre sunnites et chiites, sinon leur archaïque volonté de pouvoir, et leur facilité à profiter de la culpabilisation occidentale qui veut absolument trouver des coupables occidentaux à un retard qui n'est imputable qu'a toute religion, en général! Un jour les chiites sont coupables de course aux armements nucléaires, l'autre jour, ce sont les sunnites qui sont coupables d'armer et financer le terrorisme-autre arme nucléaire-... Mais les deux ne font que profiter de la faiblesse et de l'angélisme gauchiste occidental, pour tenter de faire oublier qu'ils sont en retard sur tout!...
zombikiller
- 26/09/2014 - 23:03
A ahmermon
Bien résume. L inquisition a plus de 500 ans. Le monde a évolué de puis. Comment prêcher un retour aux valeurs du Coran originel avec 4x4, téléphone portable et internet (qui permet d exporter les décapitations en plus des barils de pétrole). Il y a un paradoxe temporel...