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©LUDOVIC MARIN / AFP

Un sacerdoce

Quand des proches d'Emmanuel Macron se sacrifient pour lui

Burn-out, divorces... La vie personnelle des conseillers ministériels et des députés de la majorité a bien changé…

En rejoignant Emmanuel Macron, ils ont non seulement renoncé à leurs salaires confortables mais aussi à une vie de famille heureuse. "Je sais que mon couple ne résistera pas à mon engagement auprès d'Emmanuel, mais c'est ainsi", a confié l'un des proches du chef de l'État lorsque ce dernier était encore ministre de l'Économie, rapporte l'Opinion. Le journal économique explique ainsi ce mercredi 20 décembre que les conseillers ministériels et des députés de la majorité conçoivent leur mission auprès du président comme un sacerdoce, au point de sacrifier leur vie privée et leur couple.

"On est parti pour un nombre de divorces sans précédent"

Le couple d'un autre proche conseiller du président de la République, déjà présent au côté d'Emmanuel Macron à Bercy puis durant la campagne présidentielle, "qui travaille dix-huit heures par jour depuis le 15 mai", s'est récemment brisé, ajoute le quotidien. C'est la même situation du côté du Palais Bourbon. "On est parti pour un nombre de divorces sans précédent", assure à l'Opinion François-Michel Lambert, député LREM des Bouches-du-Rhône.

"Le rythme est très soutenu. C'est le plus gros agenda parlementaire de ces quinze dernières années. Le taux de participation des députés aux débats est extrêmement élevé, plus qu'à l'accoutumée", indique de son côté Pierre Person, député LREM de Paris. Les fêtes de fin d'année risquent également de se dérouler dans une ambiance tendue. "À Noël, Il va y avoir beaucoup d'ultimatums familiaux, genre 'si tu y retournes, je te quitte'", pense Bruno Bonnell, député LREM du Rhône. Et d'ajouter : "On va avoir des surprises en janvier. Il y a un conflit entre la vie familiale et la politique telle qu'elle est conçue aujourd'hui."

"Il y a un risque de burn-out général"

Les débats se poursuivent souvent tard dans la nuit. Le rythme de travail est particulièrement soutenu. Le président, lui-même se couche tard et dit ne dormir que quatre heures par nuit. "Il y a des cellules familiales en voie d'explosion parmi les députés parisiens. Mais les plus touchés sont les députés de province, qui passent toute la semaine à l'Assemblée, le vendredi jusqu'à pas d'heure et reprennent le train samedi à l'aube pour rentrer dans leur circonscription et revoir leur famille", selon un élu parisien.

Il faut dire qu'Emmanuel Macron est aussi particulièrement exigeant. Ce que confirmait Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche, au Parisien au mois de novembre dernier : "J'ai disparu de ma vie privée. C'est dur. Je me suis effacé derrière une cause. Et cette cause, c'est lui." Si certains vivent mal la situation et voient leur famille se briser en mille morceaux, d'autres sont au bord du burn-out, indique l'Opinion, qui évoque des démissions dans l'entourage de plusieurs jeunes ministres. "Il y a un risque de burn-out général", prévient un conseiller politique ministériel.

Lu sur l'Opinion

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