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Crédits Photo: JACQUES DEMARTHON / AFP

Eteindre l’incendie

Affaire Fillon : la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, réfute toute "pression" et Eliane Houlette regrette que ses propos aient été "déformés"

La procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, a réfuté vendredi toute "pression de quelque nature que ce soit" dans l'affaire Fillon. L'ex-procureur, Eliane Houlette, a regretté aussi ce vendredi que ses propos aient été "déformés ou mal compris".

Les révélations d’Eliane Houlette cette semaine, qui a dénoncé des pressions hiérarchiques lors de l'affaire Fillon, font couler beaucoup d’encre. La procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, a réfuté vendredi toute "pression de quelque nature que ce soit" dans l'affaire Fillon après des propos de l'ex-cheffe du parquet national financier Eliane Houlette soulevant des accusations d'"instrumentalisation" de la justice.

Catherine Champrenault "déplore que ce qui relève du fonctionnement interne et habituel du ministère public puisse être présenté comme des pressions de quelque nature que ce soit sur la conduite judiciaire du dossier" Fillon. Ces déclarations émanent d’un communiqué du parquet général de Paris, après les récents propos de Eliane Houlette qui évoquait des "pressions" d'ordre "procédural".

Eliane Houlette avait notamment dénoncé de "très, très nombreuses demandes" du parquet général qui s'ingérait "au quotidien dans l'action publique (...) d'un degré de précision ahurissante. On ne peut que se poser des questions. C'est un contrôle très étroit".

L’ancienne cheffe du parquet national financier Eliane Houlette a d'ailleurs "regretté" ce vendredi que ses propos tenus le 10 juin lors d’une audition à l’Assemblée nationale sur des "pressions" de sa hiérarchie dans l’enquête sur l’affaire Fillon, et qui ont suscité l’émoi, aient été "déformés ou mal compris".

Eliane Houlette tient à ce qu’il soit bien compris que "François Fillon n’a pas été mis en examen à la demande ou sous la pression du pouvoir exécutif", selon une déclaration transmise par son avocat Me Jean-Pierre Versini-Campinchi et selon des informations du Point.

Dans sa déclaration de vendredi, celle qui a dirigé le PNF de février 2014 jusqu’à son départ à la retraite fin juin 2019 "souhaite que s’apaise une polémique inutile" et "tient à confirmer que la décision du PNF d’ouvrir dans le dossier Fillon une information judiciaire confiée à un juge d’instruction procède de la seule décision de ce parquet liée à l’évolution du droit de la prescription". Cette décision ne procède "pas de pressions qu’elle aurait subies", selon ses précisions.

Le Point

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