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©. REUTERS/Charles Platiau

Résultats

Sénatoriales : rien ne bouge vraiment (et ça n’est pas une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron)

La droite sénatoriale conserve sa majorité au Sénat suite aux résultats de dimanche. Le scrutin a été marqué par une poussée des Verts qui permet aux écologistes de reconstituer un groupe parlementaire.

Xavier Dupuy

Xavier Dupuy

Xavier Dupuy est politiologue, spécialiste de l'opinion.

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Atlantico.fr : Quels sont les résultats des sénatoriales qui se sont déroulées hier ? 

Xavier Dupuy : La majorité sénatoriale sur les 169 sièges remporterait 112 sièges, l’opposition de gauche 43, le Rassemblement National 1, les nationalistes Corses 1, Jean-Noël Guérini son siège et En Marche une dizaine. 

Qu’est-ce que ces résultats montrent ? 

Cela montre une légère progression de la majorité sénatoriale par rapport à 2014, cette année elle a remporté autour de 111 sièges. On voit une baisse de la gauche et on a une quasi stabilité si on observe les sortants une fois que la gauche avait perdu ses sénateurs passés à LREM. Au sein de la gauche, il y a une redistribution des sièges. Les verts dans le cadre des accords passés avec les socialistes gagnent des places au détriment du parti socialiste. 

Des surprises sont-elles à retenir du scrutin ? 

Il n’y pas de surprises à signaler. La majorité sénatoriale de 2014 a été reconduite et le groupe LR a progressé. Il avait 78 sortants et probablement il va finir entre 84 et 88. Il va devenir un groupe de 150 membres. 

Qu’est-ce que cela annonce pour les élections à venir et pour 2022 ? 

On peut signaler tout de même un affaiblissement de la gauche dans les territoires car il y a des départements entiers où la gauche est éliminée malgré la proportionnelle. Dans l’Aisne, dans le Doubs, l’Eure-et-Loire, le Haut-Rhin, en Haute-Savoie, le Var et la Seine-Maritime la gauche n’a plus de sénateurs. Dans certains départements où la droite est forte, on a une élimination de la gauche soit parce qu’elle a été divisée, soit par ce que les candidats étaient mauvais. Dans le cas du Finistère où la gauche est très implantée, la droite a perdu Quimper et Morlaix mais la gauche n’a fait qu’un siège contre deux en 2014. 

Les sièges d’En Marche sont redistribués. Là où ils avaient des sortants bien implantés et dont le département n’est pas fortement urbanisé En Marche arrive à conserver son siège. Là où le département est plutôt urbanisé, où la politisation est plus forte, En Marche est battu. C’est la cas de la Gironde. Lorsqu’Emmanuel Macron fait appel à des élus déjà ancrés dans les territoires ou qui viennent soit de LR soit du PS, il arrive à avoir des sénateurs mais lorsqu’il présente des élus LREM c’est la déconfiture. Cela montre bien la faiblesse du parti du président. 

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