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Crédits Photo: MARTIN BUREAU / AFP
coronavirus covid-19 lieux de contaminations

Lieux de contaminations ?

Réouverture des petits commerces, restaurants, lieux de cultes et culturels… : voilà pourquoi (et comment ) le risque sanitaire peut être maîtrisé

Le Dr Jean-Yves Le Goff revient sur la situation sanitaire et avance des arguments scientifiques pour l’ouverture des commerces dits "non essentiels" ainsi que des restaurants, salles de sports, lieux cultuels et culturels dans les premiers jours de décembre.

Jean-Yves Le Goff

Jean-Yves Le Goff

Chirurgien digestif laparoscopique, pionnier mondial de la chirurgie laparoscopique et bariatrique, ancien chef de clinique-assistant et ancien interne des hôpitaux de Paris. Fondateur et Ancien Responsable de l’unité de chirurgie cœlioscopique à l’hôpital Bichat (1988-1997) Spécialiste de la chirurgie de l’obésité (legofftechnique), il exerce depuis 1997 à la Clinique du Trocadéro (Paris 16ème) et à l’Hôpital Privé de Seine Saint-Denis (Le Blanc Mesnil) depuis 2009. 

 

Sociétés savantes/Mandats/autres activité de représentation et d’organisation :  

- Membre de la Société française de la Chirurgie de l’Obésité

- Membre fondateur de la Fondation pour le développement de la chirurgie laparoscopique (FDCL) : 40 pionniers français et belges à l’origine de la chirurgie digestive Laparoscopique.1992 

-  Membre fondateur de l’European Association for Endoscopic Surgery and other Interventional Techniques (EAES). (1990)

-  Membre fondateur de la Société française de Chirurgie Endoscopique (SFCE). (1994) 

- Ancien Secrétaire Général Adjoint du Collège des Chirurgiens Français, Syndicat des chirurgiens Français (1990-1995)

- Ancien Président du Syndicat des Chefs de Clinique Assistants des Hôpitaux de Paris (1988-1990)

-  Ancien Secrétaire Général National des Chefs de Clinique des Villes de Faculté Assistants des Hôpitaux (1988 -1990)

- Organisateur du Congrès des Internes et Chefs de Clinique à Strasbourg. (1988)  : « L’Europe de la santé à l’horizon du grand marché européen de 1992 »

 

Voir la bio »

Enseignements de l’étude critique sur les lieux de contamination de la Covid-19 publiée par Nature (1) le 10 novembre 2020.

Analyse critique de cet article ! Et comme disait Winston Churchill : « je ne crois réellement, vraiment, aux statistiques que quand je les ai moi-même falsifiées ».

Le modèle correspond exactement au nombre quotidien de cas de Covid-19 observés dans 10 régions métropolitaines des Etats-Unis du 1er mars au 1er mai 2020.

Dans des villes du monde entier, des épidémies de coronavirus ont été corrélées à la fréquentation des restaurants, des cafés et des gymnases. Désormais, un nouveau modèle utilisant des données de téléphonie mobile pour cartographier les mouvements des personnes suggère que ces sites pourraient être une cause importante de la plupart des infections à la COVID-19 dans les villes américaines.

Fait important : le modèle, publié dans Nature souligne également comment la limitation de l'occupation d’un lieu peut réduire considérablement le nombre d'infections.

Données de mobilité observées

Pour prédire comment les mouvements des personnes pourraient affecter la transmission virale, l'équipe de recherche a saisi des données de localisation anonymisées à partir d'applications de téléphonie mobile dans un modèle épidémiologique simple qui a estimé à quelle vitesse la maladie se propage. 

Les données de localisation, collectées par SafeGraph, provenaient de 10 des plus grandes villes américaines, dont Chicago, New York et Philadelphie, Atlanta, Dallas, Houston, Los Angeles, Miami, San Francisco, Washington DC. 

Le modèle a cartographié la façon dont les gens se déplaçaient dans et hors de 57 000 quartiers vers des lieux, tels que des restaurants, des églises, des gymnases, des hôtels, différents commerces, des concessionnaires automobiles et des magasins d'articles de sport ou de jouets pendant 2 mois à partir du mois de mars dernier.

Si le taux d'occupation était plafonné à 20%, les nouvelles infections seraient réduites de plus de 80%.

Mais les restaurants ne sont peut-être pas des points de grande contamination partout.

Les données de recherche des contacts en Allemagne ont révélé que les restaurants n'étaient pas la principale source d'infection dans ce pays, explique le Dr Moritz Kraemer, qui modélise les maladies infectieuses à l'Université d'Oxford au Royaume-Uni. 

Cela peut être dû au fait qu'il peut être difficile d'identifier la source d'une infection à l'aide des données de recherche des contacts, d’où le grand intérêt et l’utilité de l’applicationTous AntiCovid. 

Bien que la prédiction du modèle des taux d'infection globaux dans les villes ait été validée avec des données du monde réel, le Dr Moritz Kraemer indique que des données de recherche des contacts plus détaillées seront nécessaires pour tester si le modèle a correctement identifié l'emplacement réel des infections.

Jure Leskovec, Professeur de sciences informatiques à l’Université de Stanford et co-auteur de l’article) souligne que tous les modèles comportent une certaine quantité de marges d'erreur.

Les résultats, selon les auteurs de cette étude, montrent que les restaurants constituent la première source de foyers de Covid-19, loin devant d'autres commerces (voir graphique ci-dessous).  Viennent ensuite les salles de sport, les cafés et les bars, les hôtels et les lieux de culte. En bas du classement se situent d'autres types de commerce comme les magasins de bricolage, les stations essence, les pharmacies et les concessionnaires automobiles, magasins de jouets.

Source : les lieux les plus contaminants selon les données de l'université de Stanford. Nature - Novembre 2020.

Les restaurants et les salles de sport en tête

Alors pourquoi serait-il plus dangereux d'aller soulever des haltères dans sa salle de sport ou boire une bière dans son bar favori ?

L'équipe de Stanford a pu identifier les principaux facteurs de risque dans les commerces : le temps passé dans le magasin (plus il est long, et plus on s'expose au virus), la densité de personnes présentes (plus elles sont nombreuses, et plus le risque augmente), ainsi que le non-port du masque (comme dans les cafés ou les restaurants, ce qui supprime une barrière importante face au virus).

A l'inverse, les stations essence, où la visite est courte et le masque obligatoire, ne sont pas ou très peu contaminantes. Parfois, ce sont le masque et le taux de fréquentation qui changent totalement la donne, à l'instar des concessionnaires automobiles, chez qui les visites peuvent s'avérer assez longues, mais où le port du masque et la faible densité de personnes rendent les contaminations rares.

Mais il est difficile et imparfait de transposer l’étude de Nature conduite aux USA du 1er mars au 1er mai 2020 à la France :  les résultats de cette étude sont critiquables et ne peuvent être appliqués au territoire français en raison des protocoles sanitaires très stricts recommandés car :

En effet, aux Etats-Unis pas ou très peu ou d’incitations à porter le masque en mars ou avril 2020 alors que l’épidémie flambait.

Port du masque : les trois-quarts des démocrates disent porter régulièrement un masque dans les commerces, contre une moitié des républicains, selon un sondage du Pew Research Center.

Seulement le 29 juin 2020 le port du masque est désormais obligatoire dans l’espace public dans au moins 20 des 50 États américains, selon l'organisation ASTHO.

Selon une étude du Pew Research Center publiée fin juin, 63 % des électeurs démocrates considèrent qu’il faut toujours porter un masque en public, contre seulement 29 % des électeurs républicains.

Par ailleurs le président Donald Trump s’est obstinément refusé à porter un masque en public (même lors d’une visite d’usine fabriquant… des masques).  En avril, le président avait affirmé qu’il ne suivrait pas la recommandation des autorités sanitaires.

Donald Trump a cependant fait état publiquement de l’intérêt du port du masque le 4 avril 2020, en soulignant qu’il s’agissait d’une simple recommandation, non obligatoire.

À New York, le maire avait déjà demandé aux habitants de se couvrir le visage hors de chez eux, et dès le 4 avril aussi, un peu moins de la moitié des piétons appliquaient la consigne à Manhattan.

Pourtant, vu d’Asie, où les masques chirurgicaux sont omniprésents, le retard des pays occidentaux est une aberration. Mais les autorités sanitaires aux Etats-Unis ou en France, ainsi que l’Organisation mondiale de la santé, arguaient jusqu’à présent que le masque n’était pas nécessaire pour les personnes saines, sauf si elles étaient au contact de malades !  

Donc aux Etats-Unis :

Pas ou peu de masques !

Pas de protocole sanitaire pour les restaurants, les commerces grands et petits

Pas ou peu de solutions hydroalcooliques utilisées

Pas de distanciation physique

 

En France et dans ses pays frontaliers

Covid-19 : l'état des commerces non-essentiels

Nos voisins allemands sont confinés partiellement depuis le 2 novembre mais, à la grande différence de la France, les commerces non essentiels restent ouverts à condition qu’ils n’accueillent pas plus d’un client pour 10m². Seuls les bars, cafés, restaurants, lieux culturels, sportifs et de loisirs sont fermés mais jusqu'au 30 novembre.

Luxembourg : commerces non essentiels ouverts ! 

La population du Luxembourg est soumise à un couvre-feu de 23h à 6h depuis le 30 octobre et ce jusqu'au 30 novembre. 

Le reconfinement n'est pas à l'ordre du jour. "Maintenant que nous sommes à nouveau dans une partie raide de la course, on peut soit s’arrêter pour respirer avant de continuer à courir, soit essayer de courir très lentement sans devoir s’arrêter complètement. Nous avons décidé de procéder lentement et nous voulons continuer sans devoir nous arrêter", a écrit le Premier ministre Xavier Bettel, le 13 novembre, dans une lettre adressée aux habitants. 

Les hôtels, restaurants et cafés sont soumis à certaines conditions pour ouvrir : tables limitées, espacement entre les tables, port du masque. Les commerces non essentiels sont autorisés à ouvrir. 

Corée du Sud : listes de restaurants appliquant les directives sanitaires

La Corée du Sud avait annoncé le mardi 4 août 2020 qu'elle publierait des données sur les restaurants qui respectent les directives sanitaires destinées à éviter la propagation du nouveau coronavirus pour inciter les gens à manger plus sans se soucier excessivement de la sécurité.

"Les données sur les restaurants sûrs accéléreront les efforts pour empêcher la propagation du COVID-19", a déclaré le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales dans un communiqué. 

Le pays a constitué une base de données de restaurants qui suivent strictement les directives sanitaires et de distanciation pour faire face à la nouvelle pandémie de coronavirus. Au 4 août, 2 309 établissements figuraient sur la liste.

Les restaurants et les bars en Corée du Sud sont ouverts sous conditions de distanciation sociale et autres mesures barrière.

L’étude de Nature montre que pour les petits commerces le risque est très faible alors que l’épidémie flambait entre le 1er mars et 1er mai 2020, pas ou peu de port du masque, peu de solutions hydroalcoolique (SHA), pas de protocole sanitaire, pas de distanciation physique : le risque de contagiosité est encore plus faible en France avec des protocoles sanitaires stricts et appliqués.

Donc les commerces non essentiels doivent rouvrir dès le 27 novembre avec protocole strict. Idem pour les commerces de première nécessité :

Application TousAntiCovid recommandée

Solution hydroalcoolique à l’entrée

Gants jetables fournis pour toucher la marchandise (livres, vêtements, etc…)

Masque évidemment obligatoire

1 personne pour 8 m2

Purificateur d’air, de charges virales recommandés

Ou système d’aération par le haut (aspiration d’air)

Aérations du commerce répétés fréquents si possible

Mais surtout régulation des flux dans les rues à l’extérieur pour éviter les surdensités de population (rôle de la police nationale, municipale, éventuellement vigiles rémunérés par les commerçants et la mairie)

Pour les raisons indiquées précédemment relativisant, minimisant et critiquant l’article de Nature sur la responsabilité des restaurants comme hauts lieux de contaminations aux USA et dans le monde, car aux USA, aucune mesure barrière n’a été édictée ou imposée par la force de la loi : pas ou peu de masques, pas ou peu de distanciation sociale, pas ou peu de mesures barrières, aucun protocole même léger dans les restaurants alors que l’épidémie flambait aux USA.

Les restaurants en France pourraient rouvrir dans les premiers jours de décembre si le taux de Covid est égal ou inférieur à 5000 cas par jour, ou en fonction des régions, des villes où le virus circule lentement, (en s’aidant aussi pour affiner la surveillance de la circulation du virus de l’étude des eaux usées par ville, par quartiers et de l’utilisation généralisée des tests antigéniques)

D’autant que l’ouverture de restaurants avec des protocoles sanitaires stricts permettrait de diminuer considérablement les brunchs, déjeuners, diners, la semaine et le week end organisés à domicile par certains à 10, 15 personnes sans aucun protocole sanitaire.

Cette ouverture aurait un impact psychologique essentiel positif pour la population en attendant la généralisation espérée des vaccins anti Covid-19, pour le deuxième trimestre 2020.

Pour les restaurants, protocole sanitaire très strict, draconien et gare aux contrevenants (lourdes amendes, fermetures des restaurants…) : avec téléchargement obligatoire de l’application TousAntiCovid pour les clients, les employés bien sûr, pour suivre l’épidémie, faire des études ciblées des contagiosités appliquées à la France.

Protocole pour les restaurants :

Solution hydroalcoolique 

Port du masque obligatoire quand les personnes ne mangent pas ou ne boivent pas (à la commande, entre les plats, et pour régler l’addition) ou port de visière personnelle entre les plats

Employés de restauration masqués évidemment

Noms, adresses et téléphone des personnes reçues pour être joignable si cas contacts ou +

QR code pour les cartes de l’établissement ou à défaut menu papier jetable

Panneau de Plexiglas entre les tables

Distanciation de 1,50 entre les tables

Table de 4 maximum ou plus si même foyer familial, mais limitée à 6

Repas de durée raccourcie

Purificateurs d’air, de charges virales recommandés ou système d’aération par le haut (aspiration d’air)

Aérations du commerce répétées, à renouveler fréquemment, si possible

40 à 50 % de remplissage max :

Fermeture à 23 h

Si les restaurateurs ne peuvent subvenir à leurs frais avec cette configuration :  

Choix possible d’aides en plus de l’ouverture, ou libre choix de rester fermés si absolument pas rentable eu égard au modèle économique de l’établissement.  

Des contrôles devront être faits parfois avant l’ouverture si c’est possible, et le restaurant fermé si le protocole n’est pas respecté, avec de lourdes amendes à la clé.

Ainsi, des études de santé publique devront être enfin menées en France à partir de certains restaurants et commerces en France, afin de connaître la contagiosité éventuelle (intérêt de l’application obligatoire TousAntiCovid pour fréquenter ces lieux)

 

Pour les salles de sport : application TousAntiCovid obligatoire

Pour les mêmes raisons, absence de protocole sanitaire dans l’étude de Nature :

Donc ouverture début décembre :

Solution hydroalcoolique à l’entrée et dans la salle

Panneau de Plexiglas entre les différents appareils, désinfection après chaque utilisateur,

Visières personnelles pour courir, vélo, pour tout effort et ce afin d’éviter le flux d’air à distance pouvant projeter les particules virales

Cours collectifs limités à 6 voire 8, max plus visières avec distanciation 2 m

Purificateurs d’air, de charges virales recommandés ou système d’aération par le haut (aspiration d’air)

Aérations de la salle répétées le plus fréquemment possible

40 % de remplissage maximum :

Sports individuels autorisés avec protocole : tennis (simple) 2 joueurs sous bulle 600 m carrés plus ventilation, golf…

 

Lieux de culte autorisés : TousAntiCovid recommandé

Solutions hydroalcooliques à l’entrée et dedans

Port du masque obligatoire,

Distanciation 2 m, ramenée à 1 m pour les membres même famille

30 personnes maximum

 

Salles culturelles :  idem TousAnticovid obligatoire

Solutions hydroalcooliques à l’entrée et dedans

Port du masque en permanence pour le public

Distanciation physique : 1m à 1m 50 entre les sièges

Purificateurs d’air, de charges virales recommandés

En particulier sur la scène si théâtre ou système d’aération par le haut (aspiration d’air)

Aérations du lieu répétées le plus fréquemment possible

40 à 50 % de remplissage maximum :

Applaudir sans crier, pour ne pas provoquer des flux d’air et donc des projections de particules virales.

 

Situation pour les stations de ski actuellement fermées en France :

En Suisse, beaucoup de stations sont ouvertes, grâce à l’application d’un protocole sanitaire strict :  Le personnel porte des visières en plexiglas. Les fenêtres des télécabines sont laissées ouvertes toute la journée. Aération, masques, gel hydroalcoolique, distanciation, c'est une addition de mesures de protection.

Le port du masque est obligatoire partout. Sauf sur les pistes.  

Les domaines skiables se sont adaptés : le port du masque est de rigueur non seulement dans les cabines fermées, mais désormais aussi sur les installations à l'air libre (télésièges et téléskis) et dans les files d'attente, y compris celles à ciel ouvert.

En revanche, toutes les activités après-ski restent proscrites pour l’instant. 

 

En conclusion

De toutes façons, que les petits commerces, que les restaurants soient ouverts ou fermés, il faut définir une stratégie ultra précise et très rigoureuse de déconfinement, par tester, tracer. Isoler, action quasi obligatoire des cas + et des cas contacts en particulier des super contaminateurs. De même, il faut une utilisation massive des tests antigéniques de dépistage sur tout le territoire français, et l’étude des eaux usées pur surveiller la circulation du virus. (Voir Atlantico du 3 octobre Décryptages » Trop de mesures anti Covid-19, pas assez ou mal ciblées ? Radioscopie de tout ce qu’il faut savoir pour apprécier l’efficacité du gouvernement).

Et du 4 octobre Traçage et isolement des positifs au COVID-19 : radioscopie de ce qu’il faut savoir pour apprécier l’efficacité du gouvernement Dr Jean Yves Le Goff

En effet, sans cette stratégie essentielle et fondamentale appliquée en Asie définie ci-dessus, le virus va continuer de circuler de plus en plus et obliger à des reconfinements successifs jusqu’à l’obtention espérée et la diffusion importante des vaccins anti-Covid 19.

(1). Titre de référence britannique de l’édition scientifique, hebdomadaire pluridisciplinaire, parmi les revues scientifiques les plus lues et les plus prestigieuses au monde.

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