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Les entrepreneurs parlent aux Français

Nous entrepreneurs, présidents !

J’aimerais dire quelques mots à nos amis syndicalistes, qui ont introduit le travail dominical à géographie variable, tolérable au BHV et interdit aux Galeries Lafayette, du fait de l’aveuglement de la CFE-CGC et de la CGT, fidèle à sa bêtise réactionnaire. Refusant à des salariés volontaires, des rémunérations doublées ou triplées assorties de compensations !

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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Cette semaine il fait trop chaud pour travailler. Laissons nous bercer par cette température en CDD, à l’heure du travail temporaire, et de la lutte contre le travail dominical, par une douce et envahissante langueur pré-estivale pour revenir, à la « sauce » entrepreneur, à une litanie qui aura marqué par sa longueur et sa dérision, la « petite histoire des petits débats politiques » d’entre 2 tours. Une parodie du débat des dinosaures qui pourraient refaire surface en 2017 si l’on y prend garde. Le débat soporifique, entre Hollande et Sarkozy de 2012.

Avant cette parodie que j’espère utile, j’aimerais dire quelques mots à nos amis syndicalistes, qui ont introduit le travail dominical à géographie variable, tolérable au BHV et interdit aux Galeries Lafayette, du fait de l’aveuglement de la CFE-CGC (oui vous avez bien entendu, la CFE CGC, Carole semble vouloir, le dimanche rester à couvert.. Désolé Carole, nous ne pouvons te soutenir sur ce combat d’arrière-garde digne de la CGT et de ses merguez) et de la CGT, fidèle à sa bêtise réactionnaire. Refusant à des salariés volontaires, des rémunérations doublées ou triplées (Zara ou FNAC) assorties de compensations ! La CGT a compris qu’un salarié qui s’enrichit risquerait de quitter la CGT pour s’embourgeoiser à la CFDT.

J’aimerais prendre à témoin le centre Beaugrenelle qui a créé des emplois afin de répondre à l’afflux de clients le dimanche dans son centre. Et qui a augmenté son CA de 30% au damne des fédérations de commerçants qui nous prévoyait une répartition du chiffre d’affaire des autres jours.

J’aimerais prendre à témoin l’ouverture des Champs-Elysées aux piétons ce dimanche, pour témoigner que tous les commerçants ouverts ont augmenté de 40% leur chiffre d’affaires habituel et ont dû recruter du personnel supplémentaire, c’est-à-dire des hommes et femmes qui ont accru leur pouvoir d’achat. Comment Anne Hidalgo, à l’initiative de cette ouverture dominicale mensuelle, pourrait-elle encore susciter une telle initiative et nier son impact sur la qualité de vie de nos concitoyens et de leur porte monnaie ? Nier l’accès à l’emploi qu’il permettra ?

Et rappeler que le BHV a embauché 150 personnes pour satisfaire au travail dominical, qui soit disant ne pouvait pas créer d’emploi. Petite histoire d’une France qui souhaite travailler, gouvernée par des incapables qui n’ont du travail qu’une idée lointaine.

 

Nous entrepreneurs, présidents :

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions une mixité de la vie publique, non pas en remplaçant les politiques, qui méritent comme chacun, une seconde chance, et surtout une mixité utile et bénéfique, par le brassage d’idées, l’air frais et le renouvellement des élites, afin de mettre fin à cette oligarchie incestueuse.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que les grandes administrations soient dirigées à 50% par des énarques et 50% par des non énarques, afin que la confrontation et le cumul des intelligences, serve enfin à quelque choses. Leur QI hors du commun semble bien désuet si on le juge aux résultats. Ce qui prouve que QI et intelligence sont 2 notions bien distinctes !

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que 30%, en moins de 4 ans, de la commande publique soit attribuée aux PME et TPE françaises innovantes, afin d’en faire des champions nationaux, qui pourront alors faire une utile tâche d’huile de croissance sur l’Europe, riches de chiffre d’affaire et d’un paiement à 30 jours. Avec l’aide de l’UGAP comme locomotive.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que les politiques soient bloqués à 2 mandats consécutifs, mais puissent pendant ce temps, cumuler 1 mandat national et régional ou local. Puis retour à la case travail, ce qui serait une première, et obligerait des hommes et femmes qui ne l’ont jamais fait, à se former, se frotter à la réalité et pouvoir, 5 ans plus tard, tenter à nouveau l’aventure, riche d’un savoir-faire utile à la nation.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que le public et le privé se réunissent pour améliorer l’éducation dans ce pays et faire de l’aptitude, de la compétence, de l’apprentissage du mode projet, de la remise en cause et du travail collectif, l’alpha et l’oméga de la formation. Afin de leur donner, non plus un savoir rigide et unique, mais une capacité à évoluer dans la vie, avec la flexibilité qu’elle va imposer à nos enfants. Faire des expériences de la société civile, l’étincelle qui embrasera ensuite la totalité de l’éducation initiale et supérieure, public et privé unis ou complémentaires, là où chacun serait le mieux placé et le plus efficient. Thierry Marx et Nicolas Sadirac (Ecole 42) sont les exemples à suivre. Acadomia également, du fait des résultats obtenus pour un prix bien inférieur à celui de l’éducation nationale.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que le gouvernement soit composé de 20 ministres au maximum et ses compétences recentrées sur la stratégie, l’impulsion et la correction des égarements, mais plus jamais dans la réalisation, qu’il fait toujours mal, lentement et avec une faible capacité d’adaptation.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que la Loi devienne un cadre, assortit d’un contrôle et d’une sanction des « déviants » et non plus un bréviaire en 1000 tomes, qui souhaite organiser une société dont la vitesse rend les normes désuètes avant même leur adoption.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions le paiement à 30 jours des PME dans ce pays afin de leur donner le sang et l’énergie dont elles ont besoin pour créer les emplois dont nous avons besoin pour reprendre du rouge aux joues, du baume au cœur et une croissance positive et heureuse. Une croissance mieux partagée que dans les groupes soumis à la dictature boursière.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions une stratégie destinée à faire de chaque français, de toute épargne disponible, de tout investisseur un obsédé de la souveraineté numérique française, en dotant nos entrepreneurs des milliards nécessaires pour faire des champions mondiaux et remplacer nos quelques rares licornes par des dizaines de groupes de taille mondiale, capable de faire de la France l’une des 3 puissances dominantes et des français des champions du monde. Ce qu’ils ont en eux doit se répandre sur les autres.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions la suppression du principe de précaution pour le remplacer par un principe de récompense du risque, de l’autonomie et de la responsabilité.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que toutes les règles écrites pour régir un monde désormais disparu, soient effacées afin de réécrire le livre de notre futur. Adapter, sans insulter le passé, mais sans nostalgie inutile. En prendre le meilleur pour nous préserver du pire.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que ceux qui n’aiment pas notre pays, se recroquevillent sur des croyances diamétralement opposées à nos valeurs, soient incités à quitter un pays qu’ils ne veulent pas épouser, et que le mariage pour tous, soit celui de croyances différentes assises sur un socle non négociable, de valeurs essentielles. Que tous ceux qui lèvent la main sur nos traditions se voient privés de leur main et de leur « de main » dans notre pays. Tous les autres, avec toute leur diversité et leur différence, devront être intégrés, bien plus fortement et avec plus d’application que nous ne le faisons, à notre société.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que la confiance redevienne le ferment de la société française et donnant au contrat, à la parole donnée et à la main tendue autant de valeur, voire plus, qu’à la Loi. Pas de dynamique dans une société de la défiance.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions que l’on réfléchisse à la société que nous voulons pour nous, pour nos seniors, pour nos enfants. Maintenant avant que l’homme ne soit plus qu’un corps doté d’une intelligence artificielle, pauvre marionnette aux mains d’autres que lui même, que de nous mêmes.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions le bon sens comme principe d’action politique, un peu d’amour (surtout avant l’été) afin que nous donnions à notre pays ces enfants magnifiques, que sont une croissance et une valeur mieux partagée.

Nous entrepreneurs, présidents,  imposerions enfin de ne rien imposer, mais de tout décider ensemble, opérant ainsi un retour à la démocratie, à la participation, à la discussion, ce qui fit le charme de la France. Des lumières numériques dans un monde digital, pour éclairer les problèmes et les opportunités, au lieu de les refuser par manque de compréhension ou par lâcheté.

Nous entrepreneurs, présidents, serions sûrement, avec tous les Français, car les entrepreneurs n’ont rien de plus que les autres, de très bons présidents ! Nous le serions tous ensemble car nous le ferions pour ce pays et non pour notre seul profit personnel.

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