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Denis Jacquet revient cette semaine sur les nouvelles annonces du Premier ministre, Jean Castex, pour freiner l'épidémie de Covid-19. Les commerçants sont les grands perdants des restrictions sanitaires.
©LUDOVIC MARIN / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

Le règne du n’importe quoi finira en n’importe comment : Kafkastex.com le site de l’absurdie

Denis Jacquet revient cette semaine sur les nouvelles annonces du Premier ministre, Jean Castex, pour freiner l'épidémie de Covid-19. Les commerçants sont les grands perdants des restrictions sanitaires.

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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Avez-vous déjà assisté à une telle débâcle politique ? Avez-vous déjà eu envie de rire et pleurer dans la même seconde, en écoutant un politique qui estime parler et agir « en responsabilité » ? Avez-vous déjà eu aussi honte d’être Français ? Avez-vous déjà eu aussi peur pour votre avenir ? Voyez-vous arriver la défaite des partis démocratiques, au profit de populistes, menés au pouvoir par l’incompétence de nos gouvernements Européens qui font preuve d’une maîtrise absolue de l’impéritie ? Si vous avez une autre réponse que la mienne à toutes ces questions, c’est que nous ne vivons pas dans le même pays.

Si vous n’avez pas remarqué que notre Premier « Sinistre » et son ministre de la « Maladie » (vu son atteinte à notre santé, utiliser ce mot semble incongru), ont cité pour se disculper, jeudi soir, les actions comparables de nos voisins Européens, vous deviez retenir que les incompétents se citent entre eux. Comme le marketing digital sur internet : « les nuls comme vous ont choisi la même application »… Évidemment Castex ne pouvait pas citer Taiwan ou Hong Kong (moins de 10 et 200 morts en 1 an), le Royaume Uni, qui prévoit déjà les conditions du déconfinement, les USA, dont le taux de mortalité est descendu en flèche depuis 2 mois (25% de moins que nous ces 8 derniers jours pour 100 000 habitants), et dont plus de la moitié des Etats n’ont jamais confiné. Il n’a pas non plus cité la Norvège, où le masque n’est pas porté dans la rue. La Suède qui n’a jamais confiné. La médiocrité aime à se complaire en se comparant aux moins bons. Voilà à quoi nous en sommes arrivés.

Je ne pensais pas avoir aussi honte d’être Français et Européen dans ma vie. Grincheux, critique, oui. Normal, je suis Français. Mais honteux, non, je n’y avais pas pensé. Je le voyais bien poindre depuis quelques années, cela n’a pas commencé avec ce Gouvernement. Mais il vient de passer le mur du son. Certains enlèveraient la « cédille » à ce dernier mot, et seraient moins polis. Je les comprends. Le dernier discours accroissant l’emprisonnement des Français sur fonds de délire « attestationnaire aigu » (3 pays dans le monde impose des attestations), est le paroxysme d’une faillite politique et technocratique. En même temps quand on prend un technocrate qui utilise encore la feutrine sous ses costumes, pour diriger un gouvernement, à quoi s’attendre ? Vous serez tentés de me répondre, que pour une fois, ils n’enferment que le tiers des français. Ce serait oublier que ce tiers-là représente la plus importante force économique du pays. Ce serait oublier que nos frontières sont toujours fermées. Ce serait oublier que nos entreprises sont toujours en partie fermées et même totalement, pour un grand nombre de professions culturelles, touristiques, pour les restaurants, les hôtels, privés de touristes et de convives et qui meurent en silence (ce qui me surprend toujours autant), sans la moindre révolte, le moindre râle.

Le jeudi soir on décide de laisser ouverts les magasins qui attirent le plus de monde et on ferme ceux qui attirent peu de clients, et cela pour ralentir l’épidémie. Comprenne qui peut. Le petit commerce qui attire 10 clients dans une journée est fermé. Non essentiel. Les grands commerces où s’entassent un nombre hallucinant de personnes, qui plus est, dans un temps restreint par le couvre-feu, seraient un bon moyen de lutter contre le Covid. Logique non ? Le coiffeur non essentiel le jeudi soir, puis essentiel le vendredi matin. Pendant ce temps l’esthéticienne est, elle, non essentielle tout court. La différence ? Les voies de la technocratie sont impénétrables. Le Var et tous les départements autour sont ouverts, mais par un acharnement incompréhensible du sort et du virus, il semble qu’à Nice, la maladie soit en train de décimer la population (une trentaine de personnes en réa pour 350 000 habitants) et Nice devient donc le seul village gaulois, qui résiste, dans le Sud, au retour de la liberté malgré un taux d’incidence globalement en baisse. Certains politiques anxieux de plaire au gouvernement et de peaufiner une éventuelle place de Ministre en 2022, sont prêts à tout, y compris en tuant leur industrie touristique, et leur population.

Mais au final, même en confinant un tiers du pays, on le condamne tout entier. Même au tiers, on remplit une coupe déjà pleine chez les français qui commencent enfin à déborder du message de type BFM TV, et réalisent que non, les USA ne sont pas le plus pays mortel au monde, car pour 100 000 habitants, ils ont fait jeu égal avec nous jusqu’en novembre. Mais depuis février, ils sont infiniment moins malades et leur taux de mortalité est infiniment meilleur que le nôtre. Pourquoi ? Le Président Trump avait sécurisé suffisamment de vaccins pour le pays, et Biden a encore accéléré le mouvement. Pendant ce temps, en Europe, en France, nous avons vacciné…………. 8% de la population. Et tout cela pourquoi ? Parce que le Gouvernement n’a pas su gérer l’approvisionnement du vaccin. Qui n’a pas investi dans les lits d’hôpitaux (seuls quelques lits éphémères ont été mis en place, mais sans personnel !). Et encore moins dans le personnel hospitalier. Plutôt que de gérer le flux entrant, on condamne la source, et donc la totalité de la population. Au lieu d’investir quelques centaines de millions pour réinvestir dans notre capacité de traitement, on a dépensé 160 milliards pour stopper l’hémorragie que nous créons nous-mêmes. Ce qui permet au passage au gouvernement de reprendre la main sur le pays et le mettre sous dépendance, faisant des français, des « junkies » de la subvention. Le réveil va être douloureux.

Angela Merkel vient de subir ce que les autres pays Européens vont vite expérimenter. Le désaveu. L’abandon. La montée des populismes. Le début de la fin. Fin d’une domination économique. Fin d’une réalité démocratique. Peut-être le prix à payer pour raser cette technocratie « criminelle » au final, et ces politiques pour qui l’irresponsabilité est devenu la règle. Des politiques qui sont passés en 40 ans du statut d’homme d’État à celui de bonimenteur de foire, uniquement obsédé par le fait d’attirer des clients dans leur barnum à curiosité. La démocratie a besoin de prospérité pour s’ancrer et résister aux coups de boutoirs des replis que la récession déclenche.

Nos entreprises se rangent en 2 catégories. Celles qui vivent plutôt bien, mais n’investissent pas pour autant, car elles attendent une véritable sortie de « dictature ». Celles qui vont très mal, mais sont maintenues sous perfusion. Qui vont s’écrouler dès que les aides vont s’éteindre.  Et puis, il y a Damoclès. Environ 2 à 300 plans sociaux, peut-être plus, qui sont prêts, rédigés, mais bloqués dans les tiroirs des 10 principaux cabinets d’avocats parisiens spécialisés en droit social, et qui attendent de voir l’impact de ce « dernier » (?) confinement avant de lancer et adapter la jauge. La banque de France nous prévoit une croissance insolente. C’est insolent. Cette reprise prêtera aux déjà riches, et condamnera tous les pauvres. Les plus nombreux.

J’ai honte, tellement honte, de priver de marché autant de talents français.

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