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Crédits Photo: Capture d'écran / BFMTV

Zzzz

Débat à onze : plus c'est long, plus c'est bon ? Pas toujours

Ce débat à onze était tellement soporifique que ma télé s’est mise en veille avant la fin. Vivement la finale.

Hugues Serraf

Hugues Serraf

Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019

 

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A quelque chose malheur est toujours bon : on sait désormais que, même avec suffisamment de bière et de pizza, un débat de présidentielle à onze est aussi soporifique qu’un match de foot à vingt-deux où l’on ne jouerait qu’en défense. OK, les « petits candidats » y gagnent un peu d’exposition, les plus à droite déroulant leurs ambitions isolationnistes et les plus à gauche leur idéaux collectivistes en prime time, mais il faut vraiment avoir à en faire une chronique le lendemain matin pour tenir le coup jusqu’au bout.

 

Il faut dire que devoir exprimer un « projet pour la France » à coups d’interventions minutées comme la cuisson d’un œuf à la coque, ça n’encourage pas spécialement à développer de nouvelles recettes. Fillon fait du Fillon, Macron du Macron, Le Pen du Le Pen, Mélenchon du Mélenchon, etc. Et l’on imagine que les électeurs qui n’auraient pas déjà entendu soixante-douze fois leurs propositions de réduire massivement le nombre de fonctionnaires, de sortir des clivages partisans, de revenir au franc ou d’en finir avec la VIe République n’étaient pas devant leur télé de toute manière, faute d’intérêt névrotique pour la chose politique. Pas sûr qu’il se soit agit d’un tournant majeur.

 

C’est un peu comme les primaires, l’autre grande trouvaille de cette campagne, dont on suppose qu’elles retourneront vite aux oubliettes de l’histoire – a fortiori s’il n’existe même plus de PS et de LR pour les organiser…

 

Mais bon, dans ce pays où l’on se plaint volontiers de ne pas trouver le candidat idéal en dépit d’une offre aussi variée que le rayons céréales d’un supermarché, la profusion est à la mode. Si, en 2022, on passe de l’effectif d’une équipe de foot à celui d’une équipe d’un rugby, il faudra peut-être inventer autre chose qu’une rencontre de quatre heure à la télé : la mienne s’est mise en veille avant la fin.

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