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L'austérité en Europe fait partie des événements économiques qui vont encore faire l'actualité en 2013

Prédictions

A quoi va ressembler l'actualité économique de 2013 ? La réponse en 4 graphiques

Le magazine Quartz propose une sélection des problématiques économiques qui devraient faire l'actualité dans l'année à venir, entre marchés émergents, croissance mondiale et austérité européenne.

Comme à chaque fin d'année, les spéculations et les prédictions pour l'année d'après éclosent dans les médias et sur la toile. Les analystes financiers ne sont bien sûr pas en reste. Que va nous apporter la nouvelle année ? 2012 a été marquée par les difficultés politiques de l'Europe, ainsi que par les débats autour du "fiscal cliff" aux Etats-Unis et par l'élection de Shinzo Abe au Japon, connu pour être un activiste convaincu de la politique monétaire. A quoi va ressembler 2013 ? Le magazine Quartz a rassemblé différents rapports d'agences et d'instituts financiers pour nous donner une idée des sujets qui devraient faire l'actualité en 2013.

1) Un rétablissement mondial inégal

Croissance du PIB mondial, et le rebond par zone économique

Plus de cinq ans après le début de la crise financière mondiale, de nombreux pays n'ont pas encore réussi à résoudre les différents problèmes causés par la bulle immobilière et les faillites bancaires. Des données économiques récentes suggèreraient que le pire est passé pour certains pays, tandis que d'autres vont devoir faire face à des obstacles approchant. Ainsi, selon des chiffres de Morgan Stanley, les marchés émergents comme le Brésil, la Chine ou l'Inde ont déjà rebondi. Cependant, leurs exportations dépendent grandement de la demande en provenance des économies avancées comme le Japon, les Etats-Unis ou l'Europe. Cette dépendance pourrait être l'obstacle majeur à une croissance plus forte en 2013.

2) Les gagnants et les perdants des marchés émergents

"Indice de la condition financière" des BRICS (Brésil, Russie, Inde et Chine)

Hormis l'écart entre les marchés émergents et les pays développés, les économistes sont également inquiets des différences qui peuvent se creuser au sein des pays émergents, en particulier à propos d'un Brésil de plus en plus "à la traîne". La plupart des experts s'attendent à ce que ces divisions s'élargissent. Ainsi, selon une équipe d'économistes de Goldman Sachs, les pays émergents – vus d'un point vue global – devraient connaître le retour d'une croissance forte, mais à y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'ils ne forment pas un groupe homogène et qu'ils possèdent au moins autant de différences que de similitudes.

3) "L'atterrissage" de la Chine

Graphique représentant la croissance du PIB en parallèle le ration demande/offre des travailleurs

Troisième sujet important pour Quartz magazine : le ralentissement de la croissance chinoise, qui a été l'objet d'une attention particulière de la part des économistes toute l'année. Ils ont débattu ad nauseam sur le fait de savoir si le ralentissement serait un "atterrissage violent" (avec une croissance de 4 ou 5 %) ou "doux" (8-9%). En tout cas, tous s'accordent pour dire qu'un retour aux 10% de croissance d'il y a quelques années est improbable.

Pour Nomura Global Economics, la raison de ce ralentissement  est à chercher du côté de l'offre et de la demande en termes de travailleurs. Une grosse partie de la croissance économique a été due à un investissement majeur dans des projets nécessitant une grande masse de travailleurs. Mais ces jours-là sont terminés. Les économistes pensent que si la Chine peut transformer ces travailleurs en consommateurs, et si elle fait le ménage dans le labyrinthe de son administration rendant très difficile aux firmes et aux financiers étrangers d'atteindre ces consommateurs, alors l'Empire du milieu pourrait éviter un ralentissement de la croissance plus sévère.  

4) L'agonie de l'euro : la suite

Le magazine américain termine donc sa prospective avec l'Europe. Selon lui, des décisions récentes de leaders européens ont convaincu les marchés que l'euro ne va probablement pas exploser, que la Grèce ne va probablement pas sortir de l'euro, et que la région va probablement souffrir d'une récession de longue durée mais pas complètement paralysante. Ces leaders semblent également avoir découvert que l'austérité seule n'était pas la réponse à la crise, et ont donc relâché leur emprise sur la Grèce et l'Espagne. Enfin, conclut le magazine un brin narquois, jusqu'à leur prochaine bourde.

 

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