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Salariés, patrons, actionnaires, politiques : qui est le plus fort aujourd’hui en France ?

Les traditionnelles manifestations du 1er mai s'élanceront en portant les revendications classiques des syndicats de salariés. Les dynamiques de confrontation économique sont pourtant complexes et dépendent de facteurs internes aux différents acteurs.

Dans l'arène

Publié le - Mis à jour le 2 Mai 2014
Salariés, patrons, actionnaires, politiques : qui est le plus fort aujourd’hui en France ?

Alantico : En ce jour de 1er mai, traditionnellement dévolu à la revendication sociale, quelle est la tendance en termes de rapports de forces économiques dans les entreprises entre les patrons, les salariés, les actionnaires et les politiques ? Qui est le mieux à même d'imposer ses points de vue économiques et par quel processus ?

Jean-Charles Simon : Les périodes de crise et de chômage élevé ne sont évidemment pas très favorables aux revendications des salariés.

Pour les politiques, c’est une période complexe. Il ne leur est jamais autant demandé que dans ces temps difficiles, et ils sont pourtant très tributaires de la conjoncture à court terme. Ce qui, bien sûr, ne doit pas les empêcher de réformer en profondeur, bien au contraire. Entre patrons et actionnaires, cela dépend de la façon dont le capital et les droits de vote sont répartis. Ce sont des périodes à risque pour les patrons, surtout dans des entreprises contrôlées et en pleine turbulence économique : on l’a vu chez PSA. Si le capital est très dilué, c’est un autre risque, notamment celui de l’OPA, mais ce peut être aussi plus de temps pour agir car le pouvoir des actionnaires est plus faible.

Augustin Landier : Il faut distinguer deux France, celle des peu qualifiés et celle des très qualifiés. Du côté des peu qualifiés, le taux de chômage est très important, supérieur à 15%, et il continue à monter. Il s’agit donc d’une perte de pouvoir de négociation chez ces catégories qui deviennent  très vulnérables. A l’inverse, en France le marché de l’emploi des cadres fonctionne bien avec un taux de chômage proche du plein emploi (autour de 5%). Et les récents allègements de charges permettent à cette catégorie d’exiger leur part sur la baisse du coût du travail que les réformes récentes ont instauré (surtout en dessous des 3,5 Smic donc).

Dans le rapport patrons/actionnaires, un virage stratégique s’est opéré depuis les années de crise. Les actionnaires veulent penser l’après crise, ils veulent savoir quelle est la stratégie de long terme (on voit par exemple l’importance de la révolution digitale dans les stratégies) et beaucoup de patrons doivent donc expliciter une vision stratégique à leurs actionnaires. Avec la forte tendance aux fusions et aux OPA que l’on constate en ce moment, les managers ont la pression pour pouvoir être plutôt du côté des acquéreurs que de celui des "cibles".  

Quelles sont les principales forces et faiblesses et quel est le pouvoir de nuisance des différents acteurs ?

Jean-Charles Simon :  Le pouvoir politique peut profiter de cette période pour mettre en exergue des dysfonctionnements, voire désigner des bouc-émissaires. Et leur faire porter le chapeau de la crise, comme ce fut le cas pour les banques. C’est donc une forme d’opportunité pour imposer des régulations qui n’auraient pas été imaginables avant la crise… Ce qui ne veut pas dire qu’elles sont pertinentes au prétexte qu’elles sont devenues politiquement faisables ! Le vrai risque, c’est d’agir encore plus que d’habitude sous la pression de l’opinion et des événements.

Pour des actionnaires de contrôle, c’est aussi le moment d’imposer leurs vues, à une direction si elle en faisait trop à sa guise, ou avec celle-ci aux salariés s’il y a des refontes structurelles à faire passer. C'est également l'opportunité de profiter d’opérations de rapprochement, par exemple pour délocaliser un siège… Mais là aussi, comme pour tous les acteurs, le risque premier d’une crise est d’être submergé par les exigences de court terme et de commettre des erreurs stratégiques. Des risques et opportunités similaires valent pour les directions qui ont un actionnariat assez dispersé et ont donc le vrai pouvoir dans l’entreprise.

Pour les salariés, c’est bien sûr une période plus difficile, car l'enjeu est d’abord d’éviter le chômage et de rester inséré dans l’emploi. Ce n’est pas forcément une mauvaise période en termes de carrières individuelles, mais c’est moins propice aux revendications collectives. Sauf dans les situations les plus tendues, où chacune des parties va alors agiter le risque du pire pour obtenir des concessions.

Augustin Landier : Le politique est piégé par son discours anti-globalisation et protectionniste à contre-courant de ce qu’il faudrait expliquer aux Français. Cela à gauche comme à droite. C’est sa grande faiblesse surtout en ce moment face à une opinion publique difficile. L’autre faiblesse du politique est la pression des lobbys qui le pousse à valider des allègements de charge sur un vaste éventail de revenus, ce qui est une manœuvre très coûteuse au lieu de se concentrer sur les bas salaires.

Côté patronal, les élites managériales françaises sont pour la plupart sur des trajectoires de carrières internationales globalisées. Le paradoxe dont elles font l’objet est la perpétuation d’une certaine ambiguïté entre la figure du patron et celle du haut fonctionnaire. Il y a donc un double discours, surtout de la part d’entreprises dépendant fortement de la commande publique et qui se retrouvent à devoir tenir un discours où l’on fait semblant de prendre en compte les demandes du politique pour accéder aux subventions et aux commandes. Ce jeu est assez pervers.

Comment la conjoncture économique fait-elle évoluer ces rapports de force ? Qui sont les gagnants, qui sont les perdants ? 

Jean-Charles Simon : Dans l’entreprise et plus généralement sur le marché du travail, il est clair que les salariés sont globalement favorisés et courtisés quand la croissance est très soutenue et fragilisés en période de crise. Mais chaque situation est un cas particulier.

Le politique est souvent pris de vertige dans ces périodes. Il peut aller très loin dans l’intervention économique, penser à des « New deals » de grande ampleur. Mais il fait également face à une impatience aiguë des électeurs et à des contraintes de court terme qui peuvent saboter ses projets. Pour pouvoir agir, il lui faut vision et légitimité, ce qui fait souvent défaut... 

Enfin, dans la relation entre « patrons salariés » et actionnaires qui ont le contrôle d'entreprises, c’est un peu comme entre employeurs et salariés : en moyenne, la crise fragilise ceux qui n’ont pas le pouvoir ultime, la détention du capital.

Augustin Landier : Quand le taux de chômage est élevé le personnel peu qualifié n’a pas le pouvoir de négocier facilement. De plus, en France, une partie des négociations est prise en charge par les syndicats qui par nature ne considèrent pas autant qu’il le faudrait les intérêts des chômeurs ou des outsiders du système. Mais il est évident qu’un taux de chômage élevé est défavorable aux salariés.

Comment a récemment évolué le partage de la valeur ajoutée entre le travail et le capital ? Qu'est-ce que cela signifie ? L'étude de la dynamique de cette donnée est-elle un bon indicateur du rapport de forces dans les entreprises françaises ?

Jean-Charles Simon :  En France, et c’est assez singulier pour être noté, non seulement le partage de la valeur ajoutée ne s’est pas déformé en faveur du capital, mais plutôt le contraire. Le taux de marge des entreprises – c’est-à-dire la part de la valeur ajoutée allant au capital - était retombé au troisième trimestre 2013 à son plus bas niveau depuis 1985. Alors que l’Allemagne, par exemple, a connu au cours des quinze dernières années un fort basculement du partage de la valeur ajoutée en faveur du capital.

Est-ce une bonne chose ? Je n’en suis pas sûr, parce que cette absence d’ajustement à la baisse de la rémunération du travail a sa contrepartie : plus de chômage, plus de personnes rejetées parfois pour longtemps du marché du travail, où les coûts mais aussi les protections sont élevés.

Cela tient à la protection des salariés français en place. En France, en période de crise, ceux qui souffrent sont ceux qui se retrouvent au chômage ou qui y restent. Les autres sont généralement plutôt épargnés, y compris en matière salariale. Ce qui explique que la contraction de la valeur ajoutée affecte d'abord le taux de marge plutôt que les salaires.

Augustin Landier : Le partage de la valeur ajoutée en France est extrêmement stable. Il reste scotché aux mêmes niveaux depuis une vingtaine d’années. Il faut sortir de l’agrégat macro, on ne peut plus aujourd’hui poser cette question sans faire la distinction entre la partie des travailleurs possédant un "capital humain" hautement qualifié qui ont un pouvoir de négociation très fort du fait de leur rareté et de leur complémentarité avec la révolution digitale, et les travailleurs peu qualifiés, facilement substituables, qui ne peuvent se prévaloir de la rareté. 

Les salariés des grandes entreprises en crise semblent certes souffrir, mais la dynamique est-elle aussi défavorable dans les PME ? Dans un contexte où il est parfois difficile d'embaucher (et encore plus de licencier), le rapport de force n'est-il pas inversé ?

Jean-Charles Simon : Encore une fois, les mécaniques salariales françaises font que la souffrance en période de crise, c’est le chômage. Pour le reste, le salaire minimum progresse au moins aussi vite que l’inflation, et les conventions collectives comme le poids des habitudes font le reste. Au final, le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés en place est rarement affecté. Là où dans d’autres pays les gels sur plusieurs années et même les renégociations à la baisse des rémunérations en période de crise ne sont pas exceptionnelles.

Il y a certes plus de fragilité dans les PME car, justement, un risque plus élevé d’être projeté dans le chômage à la suite d’un licenciement ou d’une faillite.

Finalement, les clivages français bien connus se sont encore amplifiés : des « insiders » plutôt bien protégés s'ils sont en CDI et avec de l’ancienneté ; des « outsiders » très marginalisés, avec un chômage de longue et de très longue durée qui a explosé, la durée moyenne au chômage ayant dépassé les 500 jours depuis l'été 2013. Et entre eux, une population assez précarisée croissante, avec une augmentation des contrats courts notamment.

Augustin Landier : La PME est un monde plus « familial ». Or la loyauté dans le monde de la petite entreprise se traduit justement par l’acceptation de salaires moins élevés. Après, il y a peut-être une tendance moins forte à licencier dans ces structures. Mais les PME restent plus vulnérables en période de difficultés économiques. Même si Alstom traverse une difficulté par exemple, elle ne disparaîtra pas du jour au lendemain, là où une PME peut mettre la clef sous la porte et licencier toute son équipe.

L'affaire Alstom a montré que la reprise en main par le politique d'une entreprise privée stratégique (comme cela avait déjà été le cas pour Alstom en 2004) semble de plus en plus compliquée pour l'Etat. La place des politiques dans les stratégies des grandes entreprises est-elle durablement en déclin ? Pourquoi ? 

Jean-Charles Simon :  Il est heureux qu’elle soit en déclin. Car quand l’Etat est beaucoup intervenu dans la vie des entreprises, ça s’est rarement bien terminé. L’Etat doit se préoccuper des structures et des infrastructures, de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais il n’a rien à faire dans la fabrication de voitures, la banque, la construction de trains ou même de centrales nucléaires. Il peut très bien imposer des règles et des cahiers des charges, surtout quand il y a des enjeux de sécurité ou des externalités à faire payer, mais il est presque toujours mauvais opérateur et mauvais stratège. La France continue de jouer sur les symboles – BPI, "redressement productif", rodomontades régulières contre des entreprises privées… - mais elle perd la main, comme l’illustrent les départs de sièges de grands groupes à la faveur de leur rapprochement avec d’autres entreprises.

Tant que l’Etat se pensera comme l’acteur qui peut punir ou imposer des vues arbitraires, il fera face à la perte de ce pouvoir négatif. Car la mondialisation offre de nombreuses lignes de fuite à ceux qu’il considère comme des assujettis. Mais s’il se pense de manière plus positive comme l’acteur qui doit attirer et mobiliser, alors il trouvera de nouvelles raisons d’être. Et des défis autrement plus intéressants à relever que de construire des meccanos industriels forcément artificiels s’ils ne correspondent pas à la volonté des premiers concernés.

Augustin Landier : On est encore dans une vision type "Trente Glorieuse" où l’Etat pouvait décider du partage de l’activité industrielle entre grands groupes. La réalité d’Alstom, c’est des actionnaires, un patron, qui prend des décisions stratégiques, en principe les plus favorables pour les actionnaires. L’agitation politique reste surtout verbale, mais ne sera pas suivie d’effets, je pense. Cela infantilise les Français et accroît le décalage entre la réalité de l’économie et le ressenti des gens. Et cela donne à la France l’image d’un pays à problèmes auprès des investisseurs. Ce qui est dommage d’ailleurs, car cette image est partiellement fausse, car l’Etat ne peut pas faire n’importe quoi dans la réalité, et les institutions françaises sont plutôt robustes.

La principale manifestation d'aujourd'hui s'annonce sans éclat. Les syndicats ont-ils perdu pour de bon leur pouvoir de mobilisation ? Est-ce réellement dû à leur faible représentativité ?

Jean-Charles Simon :  Ces manifestations, surtout sans objet très bien défini comme le combat contre une loi emblématique, apparaissent pour ce qu’elles sont : des rituels un peu désuets. Dont chacun, y compris les premiers intéressés, savent bien qu’il ne ressort à peu près rien. D’ailleurs, les rangs se dispersent et plusieurs centrales n’appellent même plus à manifester ce 1er mai. Alors que les enjeux ne manquent pas, en pleine mise en route du pacte de responsabilité et des mesures d’économies.

C’est à la fois la mesure d’une perte d’influence, déjà assez ancienne, mais aussi d’un désenchantement face à la gauche au pouvoir. Quelle offre politique susciter ou promouvoir, par exemple auprès des bastions syndicaux de la fonction publique, quand c’est la gauche elle-même qui annonce les mesures d’économie et le gel du point d’indice ? C’est finalement la prise de conscience d’une réalité politique : aucun parti de gouvernement ne soutient aujourd’hui les revendications syndicales sur l’emploi et le pouvoir d’achat dans le secteur public, ni des mesures de coercition à l’égard des employeurs du privé.

Augustin Landier : Je pense que les syndicats sont restés enracinés dans le thème de la France industrielle et leur clientèle traditionnelle d’ouvriers. Ils ne s’adaptent pas à l’entrée dans le monde des services, où les trajectoires professionnelles sont plus mobiles. Et les gens ne sont pas dupes, ils voient bien que les symboles ne correspondent plus à la réalité, et que la mise en avant de la figure de l’ouvrier n’est pas représentative du personnel peu qualifié d’aujourd’hui. 

Pour lire le Hors-Série Atlantico, c'est ici : "France, encéphalogramme plat : Chronique d'une débâcle économique et politique"

 
Commentaires

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  • Par boblecler - 01/05/2014 - 10:01 - Signaler un abus l'Etat premier client

    On se fout de ge et de siemens. Vu le nombre de chômeurs, on pourrait priver bouygues des commandes publiques ainsi qu'areva car vu que les ricains veulent vendre vendre le gaz et l'huile de schiste, il y a donc des débouchés dans la logistique du gaz, l'Etat de Floride veut un tgv etc.... les débouchés sont là avec 4320 milliards d'euro à la recherche de rendement

  • Par Benvoyons - 01/05/2014 - 10:50 - Signaler un abus Il faut détruire définitivement ces syndicats

    Les syndicats Français non pas de salariés mais de Fonctionnaires, qui ne sont que des filiales politiques Marxistes. Ils ne cherchent pas la réussite de la France et des entreprises Françaises, mais seulement mettre un pouvoir marxiste en France. Il faut détruire définitivement ces syndicats qui sont détenus par l'oligarchie des Fonctionnaires.

  • Par l'enclume - 01/05/2014 - 11:07 - Signaler un abus Mort de rire

    boblecler - 01/05/2014 - 10:01 Je propose bobecler pour remplacer Montebourdes, et, vous allez voir ce que vous allez voir, dand 6 mois la France a remboursé tous ses créanciers.

  • Par la saucisse intello - 01/05/2014 - 11:35 - Signaler un abus Le patron................

    C'est celui qui a le fric : Actionnaires, chefs d'entreprise. Le reste, salarièsz, députaille, ça ne compte pas.

  • Par ohlala - 01/05/2014 - 11:47 - Signaler un abus "la souffrance en période de crise, c’est le chômage"

    on a déconnecté les salariés français de la réalité , ce n'est pas grave il y a le chômage, le RSA et tous les avantages liés à la précarité! mais qui paye tout cela? Où est le bien commun, l'intérêt général? ` quelles seront les conséquences à long terme?

  • Par ELLENEUQ - 01/05/2014 - 11:51 - Signaler un abus Question idiote !

    Les plus forts, les moins efficaces, les plus crapules, les plus cons et les plus riches parasites du pays sont les POLITIQUES et leurs acolytes, sans contestation possible ! Suivent les FONCTIONNAIRES surpayés et assimilés surprotégés qui ne foutent rien mais peuvent bloquer tout, d'où leur force de chantage ! Le reste sont les esclaves des précédents qui rament, payent des impôts et sont traités comme des chiens ! C'est pourquoi ça ne peut que PETER !

  • Par ELLENEUQ - 01/05/2014 - 11:59 - Signaler un abus Chômage par niveau d'éducation ?

    Ça ne veut rien dire, un trafiquant de drogue, un voleur immigré, un rom s'en fout, mais il a un revenu noir et disponible bien meilleur que ceux qui ont le bac et travaillent dur et payent des impôts ! Les plus gros concessionnaires de voitures au dessus de 60.000 euros (Mercedes, Jaguar, Porsche, BMW) sont dans le 93 et dans le 13. Ces courbes ne veulent strictement rien dire si on ne les associe pas à des statistiques dites "ethniques" donc interdites ! Toutes ces considérations sont pipotées pour avoir le chaland votant pour qua ça dure ...

  • Par pemmore - 01/05/2014 - 12:32 - Signaler un abus Aucun des quatre en France,

    ici c'est poids monstrueux des fonctionnaires qui décide de tout le reste, les quatre doivent se contenter de la portion congrue. Il n'y a qu'une solution c'est une régionalisation aboutie avec une assemblée et un président élu, la territorialisation de tous les fonctionnaires, la gestion des budgets, et la délégation des fonctionnaires en surplus aux entreprises. La tva locale finançant la région donc les fonctionnaires.

  • Par prochain - 01/05/2014 - 12:49 - Signaler un abus 1e mai revendication sociale des syndicats de fonctionnaires...

    ...qui se moquent du principe d'égalité. Le système n'est pas réformable pas plus que n'a été l'URSS, même causes mêmes effets, le pouvoir est confisquée par une bureaucratie pléthorique , inefficace, dette, déficits, gabegie incontrôlables et incontrôlés, la société divisée, confiscation et mensonges. Il ne nous manque que le Gorbatchev français le fossoyeur du socialisme local.

  • Par un_lecteur - 01/05/2014 - 14:30 - Signaler un abus Internationalisation

    C'est le facteur principal. - les actionnaires peuvent investir ailleurs, et souvent partir eux-mêmes ailleurs. Il y a aussi les actionnaires étrangers. Les actionnaires sont forts car ils peuvent partir. - ceux qui ont un savoir-faire de niveau international (patrons, sportifs, artistes ) sont forts car ils peuvent partir à l'étranger. Ils ne craignent pas le pouvoir de nuisance des politiques et des syndicats. - parmi ceux qui ne peuvent pas quitter le pays, il y a ceux qui ne sont pas soumis à la concurrence internationale, et ceux qui sont soumis. Ces derniers sont dans une situation très faible. Il vaut mieux être coiffeur (non soumis à la concurrence internationale ) qu'ingénieur informaticien par exemple. Dans une situation de désindustrialisation et d'appauvrissement, ceux qui ne peuvent pas partir vont de plus en plus se battre pour s'emparer de ce qui reste.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 01/05/2014 - 15:45 - Signaler un abus Dieu reconnaîtra les siens

    M'enfin !!!! Comme dirait Gaston, faut pas nous prendre pour des c..s ! Le vrai pouvoir d'aujourd'hui c'est la Presse. C'est bien elle qui sélectionne quel discours doit passer, et celui qu'il faut occulter pour ne pas continuer à instruire des c..s. C'est bien elle qui nous parle tous les jours de l'exception Française, qui nous assure que les américains meurent comme des mouches par manque de sécu,que les allemands n'ont que des emplois précaires et que les anglais viennent se faire soigner chez nous, tant ils envient notre système. C'est elle qui ne vit que de subventions qui nous explique qu'il n'y a de véritable culture que subventionnée, et que tout ce qui fonctionne sans subvention n'est que bassement commercial. Alors commençons déjà par retirer toutes les aides de l'état et comme disait l'autre, Dieu reconnaîtra les siens.

  • Par Septentrionale - 01/05/2014 - 15:54 - Signaler un abus Belle photo de JLDebré et la force de nuisance étatiK radieuse

    Après l'invalidation des comptes de campagne de NS

  • Par Grwfsywash - 01/05/2014 - 18:40 - Signaler un abus @ Atlantico

    Pouvez-vous nous expliquer ce que la photographie de Craig Phillips, le vainqueur de la première saison de Big Brother en Grande Bretagne, vient faire en illustration de cet article? C'est franchement très c…

  • Par KOIKINIA - 02/05/2014 - 11:24 - Signaler un abus quelle question ?

    " faire porter le chapeau aux banksters par le pouvoir politique qui les a renfloués (en fait, nous les contribuables!: cessez de nous prendre pour des c!). vous plaisantez ? Le constat de J. Simon, on le connaît tous. Un ancien trader de produits dérivés et dteur gal délégué du Médef ne devrait pouvoir s'exprimer ds ces colonnes (je n'ai jamais été syndiqué, plutôt d'esprit libéral – ancien cadre commercial – ai tjrs voté à droite – donc pas anti-patron). Dans votre précédent article traitant des raisons qui font des champions industriels Français des colosses aux pieds d'argile, certains apprennent que "84 % des dirigeants Fçais du Cac 40 sont issus d'une gde école d'ingénieurs ou de managt. Polytechnique, HEC et l'ENA fournissent 46 % des dirigeants Fçais, et seult 12% doivent leur responsabilité à la détention d'une part du capital de l'entreprise. 42% des patrons sont passés par la fonction publique (l'influence de la culture publique reste forte" (vos termes). On sait tous aussi l'absentéisme bcp + fort chez les fonctionnaires que chez les salariés du privé. Comme l'écrit Olivier Marteau, nos élites n'ont pas le courage ou la volonté de relever les défis (trop carriéristes

  • Par Imragen - 03/05/2014 - 08:32 - Signaler un abus Question tordue : réponse tordue

    Le vrai pouvoir aujourd'hui ce sont les médias, totalement asservis aux idées à la mode et donc dominantes avec quelques constantes : - la générosité verbale va mieux que les actes concrets - se plaindre des autres permet de s'exonérer de ses erreurs - se donner à une grande cause permet de cacher ses turpitudes - se faire voir plutôt que penser - aboyer en meute limite les mises en cause personnelles - condamner sans enquêter permet de se faire un nom - condamner le profit est une marque d'intelligence novatrice - se faire voir à la télé est une preuve d'intelligence - l'indignation remplace l'intelligence - le ton mesuré tient lieu de vérité - la vérité est une chimère, seule compte le ressenti. - dire n'importe quoi mais le dire avec autorité et des mots compliqués

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Jean-Charles Simon - Augustin Landier

Jean-Charles Simon est économiste et entrepreneur. Il a été Chef économiste et Directeur des affaires publiques et de la communication de Scor de 2010 à 2013. Auparavant, il a été successivement trader de produits dérivés, directeur des études du RPR et, pendant 10 ans, dirigeant d'organisations patronales, notamment comme directeur de l'Afep et directeur général délégué du Medef. Il tient un blog : simonjeancharles.com et est présent sur Twitter.

Augustin Landier est un économiste.

Il enseigne à la Toulouse School of Economics.

Il est normalien en mathématiques et a obtenu un doctorat en économie au MIT (Massachusetts Institute of Technology) en 2002.

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