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RSI : quand Libération bave de mépris sur un peintre en bâtiment

Comme 90% (et même plus) des assujettis du RSI, Jonathan Colmont, peintre en bâtiment sous statut d’auto-entrepreneur ne comprend rien au système de prélèvement et de cotisation qui s'impose à lui et s'est trompé dans les calculs.

Les bobos dans toute leur splendeur

Publié le
RSI : quand Libération bave de mépris sur un peintre en bâtiment

Le RSI, il y a deux points de vue sur son fonctionnement.

Il y a le point de vue de ceux qui le subissent et qui ont envie de se taper la tête contre les murs au bout d’une dizaine de nuits blanches passées à ses demander comment ils vont payer les indus qui leur sont demandés de façon comminatoire. Ceux-là s’appellent des entrepreneurs.

Et il y a le point de vue de ceux qui trouvent qu’après tout c’est pas si grave, et puis ça fait payer des salauds de patrons qui se gavent (sans doute, on n’a pas de preuve, mais le soupçon général et collectif en tient lieu) sur le dos de la bête.

Ceux-là s’appellent les bobos et autres défenseurs zélés de la grande aliénation sociale par le salariat. Parmi eux figurent les journalistes de Libération qui se livrent à une répugnante campagne de mépris social pour un petit artisan auto-entrepreneur du Nord.

Rien n’est jamais trop bon, trop utile, pour vanter l’asservissement humain !

L’auto-entrepreneur qui ne comprenait rien à ce qui lui arrivait

Il s’appelle Jonathan Colmont, il habite Escaudoeuvres, près de Cambrai. Il est peintre en bâtiment, sous statut d’auto-entrepreneur. Un jour, il découvre ce qu’il va devoir payer au RSI :

En quelques jours, la vidéo est vue plusieurs millions de fois et Jonathan devient une vedette.

Comme 90% (et même plus) des assujettis du RSI, il ne comprend rien à ce qui lui arrive et se trompe dans les calculs. Entretemps, il est devenu une vedette.

Le pseudo-fact-checking de Libération

Dès le 1er décembre, Libération rédige un fact-checking peu amène sur le sujet. L’article est classé dans la catégorie “désintox”, ce qui laisse supposer que l’auteur de la vidéo a intentionnellement menti sur les taux de prélèvement du RSI pour tromper ses spectateurs.

On connaît la technique de Libération : dix voyous qui attaquent une voiture de police au débotté dans une banlieue, c’est une révolte saine contre un ordre injuste. Un auto-entrepreneur qui dénonce maladroitement le racket du RSI, c’est un agent du grand capital qui cherche à tromper les masses laborieuses. Le pauvre n’est respecté que s’il reste pauvre et s’il ne cherche pas à sortir de sa condition. Qu’il s’imagine s’en sortir en se donnant du travail et là, il faut l’écraser comme une mouche.

L’article de Libération mérite d’être lu, car il ne cache même pas son recours consciencieux aux meilleures techniques de la Pravda. Ainsi, le journaliste qui fact-checke explique qu’il a croisé l’information de Jonathan avec les responsables du RSI. Mais à aucun moment, le journaliste n’a appelé le fameux Jonathan pour l’interroger sur son statut ni sur sa façon de calculer. Pas de cadeau pour les pauvres qui se la pètent !

C’est à cela qu’on reconnaît les petits télégraphistes auto-proclamés journalistes qui remboursent fidèlement les subventions du ministère de la Culture qu’ils reçoivent chaque année pour éviter le chômage : on donne la parole aux puissants pour écraser les faibles. On sert l’ordre en faisant chien de garde dans la rubrique qu’on tient.

Le répugnant acharnement de Libération contre un peintre en bâtiment

En lui-même, cet article initial n’est pas glorieux, mais il ressort de la petite haine ordinaire du journaliste parisien moyen pour toutes les têtes qui dépassent. Ce qui devient hallucinant, c’est l’acharnement que Libération, l’un des journaux les plus subventionnés par le contribuable, va mettre à démolir la tête de ce pauvre peintre en bâtiment qui a juste eu la mauvaise idée de dire sa colère contre un système injuste.

RSI

La capture d’écran ci-dessus montre les occurrences “RSI” sur le site de Libération depuis 3 mois. Comme le montre l’image, depuis le 17 septembre, Libé n’a consacré aucun article au RSI. Le quotidien n’a donc pas couvert la marche des entrepreneurs qui s’est clôturée à Paris le 28 novembre, et qui a traversé toute la France. En revanche, depuis le 1er décembre, le quotidien subventionné a consacré 5 articles à ce fameux RSI, dont 3 pour parler d’un seul fait : la vidéo de Jonathan Colmont.

Et là, je dis, les mecs, libres à vous d’être des propagandistes pourris, mais ayez au moins le courage de l’assumer, et arrêtez de nous donner des leçons de vertu et de morale. Libres à vous de servir vos maîtres avec une espèce de zèle de parfaits petits lèche-culs, mais ayez au moins la décence de ne plus jouer aux parangons de vertu.

Les bobos, une fois de plus, détestent les ouvriers

Les raisons profondes de l’acharnement de Libération, journal ouvertement au service d’un Président qui déteste les sans-dents, nous les connaissons tous : elles s’appellent mépris social.

Quoi ? un ouvrier, un travailleur manuel, un “prol” comme je l’entendais dire dans ma jeunesse au lycée Henri-IV, oserait critiquer le système, NOTRE système, cette sécurité sociale que le monde entier nous envie ? Il imagine pouvoir utiliser les codes de l’Internet, une vidéo, un réseau social, pour le faire ? Il a l’outrecuidance de décrocher plusieurs millions de vues sur son clip ?

Quoi, ce “prol” s’appelle “Jonathan” ? mais sa mère regardait des séries télé américaines au lieu d’aller bosser ou quoi ? Encore une sans-dent, une “Zézette épouse X”, qui a dû pondre une tripotée de marmots tous plus débiles les uns que les autres (et Jonathan n’imagine même pas les longues moqueries dans les dîners bobos parisiens sur tous ces “Jonathan”, “Kevin”, “Kimberley”, qui devraient faire un procès à leurs parents pour avoir gravé dans leur état-civil les stigmates de la misère, de l’inculturation, des heures passées en famille abrutis devant TF1, au lieu de regarder Arte et les émissions politiques de Canal + avant Bolloré – ah ! si Jonathan imaginait un seul instant le plaisir qu’il leur a donné, à ces fils à papa ratés devenus gratte-papiers quasi-fonctionnaires dans une feuille de propagande totalement dépendante du ministère de la Culture, et qui se donnent des airs de grands intellectuels méprisants dès qu’ils voient passer dans leur champ de tir un gibier facile à abattre).

Quoi, ce “prol” Jonathan habite à Escaudoeuvres, dans la banlieue de Cambrai ? Et il oserait venir nous dire que le RSI n’est pas la plus belle invention du monde ? Mais pour qui il se prennent tous ces minables du Nord, ces alcooliques, ces pédophiles en puissance, ces dégénérés qui devraient déjà être très heureux de pouvoir voter pour Martine Aubry ou Jack Lang, et qui ont la mauvaise grâce de donner aujourd’hui des scores fleuve au Front national ? Bande d’ingrats ! Graine de fascistes !

Et donc : le “prol” Jonathan qui s’imagine échapper à son destin, il est normal qu’il soit rappelé à son rang. Un ouvrier doit se contenter de ce qu’il a. Et s’il comment une erreur de calcul, il mérite de figurer trois fois en une semaine, avec un bonnet d’âne, dans les colonnes d’un journal subventionné.

Au passage, on demande une revanche : que le “journaliste” qui a pissé sa copie fielleuse commente à son tour sa propre fiche de paie, et on va se marrer…

Ce que Libé aurait dû écrire si sa rédaction était composée de journalistes

Au lieu de se moquer avec mépris d’un assuré du RSI qui ne comprend pas le système de prélèvement et de cotisation qui s’impose à lui, les journalistes de Libération feraient mieux de visionner cette interview de Pierre Laroque, inventeur de la sécurité sociale :

De fait, un cotisant du RSI qui ne comprend pas les calculs auxquels il est soumis, et qui fait l’objet de 150.000 partages, ce n’est pas un petit ouvrier qui se la pète, comme on le croit à Libération, c’est simplement un naufrage de la sécurité sociale qui devrait faire réfléchir sur l’avenir de la protection sociale en France.

Comme le dit Pierre Laroque, la sécurité sociale, dans l’esprit de ses concepteurs, devait être la “chose” des assurés. Or, il est évident que non seulement elle ne l’est pas, mais qu’elle suscite un fort rejet en eux.

Alors, évidemment, on peut faire l’éloge d’un système obligatoire, monopolistique, dysfonctionnant chaque jour, en posant comme principe, comme chez Castro ou Polpote, que ce système est bon, beau et grand parce que le parti en a décidé de la sorte. Et on s’emploie alors, comme le fait Libération, à dénoncer avec acharnement tous les dissidents qui disent le contraire.

On peut aussi se comporter en démocrate éclairé, et dire les choses : le RSI est une invention idéologique qui ne marche pas et qui contribue à tuer l’esprit d’entreprise en France. La preuve en est : ses “bénéficiaires” ne comprennent pas son fonctionnement et rêvent d’y échapper…

Cet article a initialement été publié sur le site d'Eric Verhaeghe entreprise.news

 

 
Commentaires

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  • Par ocean5 - 10/12/2016 - 10:52 - Signaler un abus Ne vous inquiétez pas....

    Mr Vernaghae très très peu de français lisent ce merdia et se fout de ce qu'il écrit.

  • Par Borgowrio - 10/12/2016 - 14:04 - Signaler un abus Une honte française

    Bravo de réagir avec force contre ce qui est une véritable imposture malhonnête . R.S.I. et libération même combat , exploiter les ouvriers pour qu'ils fournissent de quoi assurer les subventions à ce torchon en faillite . Ce qui n'empêche pas les télés de montrer souvent la une de libé , comme pour bien faire comprendre que ce sont eux qui commandent

  • Par Alain07 - 10/12/2016 - 14:25 - Signaler un abus C'est quoi Libération ???

    Merci M. Verhaeghe pour cette réponse très pertinente. Il serait bon de détourner la Seine pour tel Héraclès, nettoyer les écuries d'Augias que constituent les médias subventionnés. On sauverait ainsi bon nombre d'arbres....

  • Par Jean-Benoist - 10/12/2016 - 16:06 - Signaler un abus Bravo Monsieur

    Et merci pour tous ces gens qui souffrent, nous les sans dents méprisés par ces gauchos enarcos bobos voulons la fin des subventions cest encore nous qui payons pour que l'on noys crache dessus..

  • Par jurgio - 10/12/2016 - 17:23 - Signaler un abus On savait bien que ces entrepreneurs sont des tricheurs

    ...pathologiques ! Comment se fait-il qu'il y en ait encore à profiter de la nation et s'y enrichir ? Alors qu'il est si simple pour obtenir de l'argent de lever des impôts ! On voit beaucoup de journalistes qui ont un train de vie décent, sans avoir eu à turbiner comme ces avides affairistes.

  • Par Anouman - 10/12/2016 - 17:59 - Signaler un abus Article un peu juste

    En régime auto-entrepreneur les cotisations sociales sont basées sur le chiffre d'affaire. Débile dans le principe puisqu'il y a nécessairement des charges mais pas difficile à comprendre.. Mais c'est prévu comme ça. Ce qu'on ne comprend pas ce sont les 47% sur le bénéfice qui sont réclamés, il aurait fallu l'expliquer. Le problème est que l'on veut que les gens soit assujettis à un régime social. On pourrait imaginer qu'ils font ce qu'ils veulent et ne sont pas couverts. Mais alors quand ils arrivent aux urgences doit on les renvoyer dans leurs foyers parce qu'ils ne sont pas assurés? On peut imaginer des systèmes privés plus efficaces mais pas gratuits. Quant au calcul en régime "normal" (artisan, commerçant, profession libérale) il n'a rien d'incompréhensible même si les décalages sont parfois déroutants (mais on ne peut pas fixer une cotisation exacte sans connaître le bénéfice). C'est cher? Sans doute, mais pas plus que pour un salarié (part patronale comprise)

  • Par OLYTTEUS - 10/12/2016 - 18:58 - Signaler un abus Bravo Monsieur Verhaegue

    Cette haine et ce mépris des gens du peuple est insupportale et indigne , ne serait-ce qu'en raison du respect dû à toute personne. Vous ne l'envoyez pas dire et heureusement qu'il y a des personnes comme vous qui lisent ce torchon et nous alertent, je n'ai pas ce courage.

  • Par toupoilu - 10/12/2016 - 19:19 - Signaler un abus Post d'anouman excellent.

    Toute protection sociale se paye à moins de vouloir la reporter sur le voisin. Par contre l'article appuie la ou ça fait mal, c'est a dire sur la morgue et la prétention de ce journal ainsi que son mépris pour le prolo qui essaye quand même quelque part de sortir de sa condition et dont les journées de travail n'ont rien à voir avec la vie à libération.

  • Par Citoyen Ordinaire - 10/12/2016 - 20:22 - Signaler un abus Toujours très pertinent

    Merci Monsieur pour ce nouvel article très pertinent.

  • Par JLH - 11/12/2016 - 11:15 - Signaler un abus très bon article sauf que :

    ce n'est pas le fonctionnement du RSI dont les agents, certes peu motivés mais çà s'améliore depuis 2 ou 3 ans, ne font qu'appliquer la loi et les textes réglementaires. Effectivement, je suis chef d'entreprise, j'ai fait de solides études de math, en particulier de statistiques, je crois pourtant avoir eu des difficultés presque insurmontables pour calculer les cotisations avec le système du lissage des paiements sur les années précédentes. En plus la première et la deuxième année vous payer très peu sans pour autant être exonérer de cotisation, ce que presque tous les artisans ou commerçant croient, alors qu'ils sont rattrapésla troisième année. Le seul bon système serait de passer à l’auto-liquidation des cotisations, trimestrielles ou mensuelles, avec exonération (par exemple) de 75% du paiement la première, 50% la deuxième et 25% la troisième : clair, net et simple. Mais trop simple peut être pour les crétins de Libé et de la haute administration qui vivent dans un entre-soi germanopratin délétère et mortifère. Mais je crois que certains commencent à comprendre après plus de dix ans

  • Par zouk - 11/12/2016 - 11:46 - Signaler un abus Libé et RSI

    Quand donc serons nous débarrassés de ce torchon? Quant au RSI, il sera intéressant d'évaluer combien d'artisans ont été conduits à la faillite, avec ou sans poursuites. Et combien ont renoncé devant les charges écrasantes qui leur étaient exigées? Système insensé de complications, avec tous les problèmes de trésorerie que le "lissage" sur 3 ans que cela pose.

  • Par 2bout - 11/12/2016 - 12:43 - Signaler un abus Le RSI est un régime social

    appliqué aux non salariés qui par définition sont suspectés de manipuler des sommes qu'ils pourront soustraire aux taxes diverses. Un mythe si ancré que pour compenser il en découle des règles très particulières de prélèvements, de cotisations, de taux divers dont j'ai déjà fait état ici : Le RSI me prélève personnellement 10 000 Euros/mois et me redistribuera en pensions le jour de ma retraite 2 100 Euros/mois. Etonnant de voir en France des gens ayant encore envie d'entreprendre., mais puisqu'ils détruisent l'unité de notre pays, ce sont tous ces statuts particuliers, ces régimes spéciaux qu'il faut arriver à unifier.

  • Par jurgio - 11/12/2016 - 14:31 - Signaler un abus On a blâmé ici principalement la réaction épidermique du torchon

    Cependant, le RSI n'est sans doute pas la méthode la plus adaptée au démarrage d'une modeste entreprise. Cela a été fait à la louche. Il est vrai que le contestataire a commis des erreurs de calcul mais ceci n'excuse pas le haro de ceux qui, léchant les bottes de l'idéologie, obtiennent sans trop de labeur, de substantielles subventions publiques sans lesquelles ils n'existeraient plus.

  • Par Marie-E - 11/12/2016 - 15:41 - Signaler un abus libé et l'"im-monde"

    dans le même panier. plus de lecture de ces torchons réservés à ceux qui lisent dans le même genre Haaretz que plus personne sauf l'extrême gauche ne lit en Israël.

  • Par spotter - 11/12/2016 - 16:23 - Signaler un abus Libération a soutenu Mao et

    Libération a soutenu Mao et Pol Pot dans les années 1970. Ce journal n'est qu'un porte parole de la voix de son maître qui sévit rue de Solférino , près de boulevard Saint Germain, le musée d'Orsay et la Seine. C'est à dire loin des problèmes des travailleurs artisans ou salariés.

  • Par Mario - 11/12/2016 - 16:52 - Signaler un abus À chaque fois que j'ai voulu

    À chaque fois que j'ai voulu calculer mon urssaf moi même , je me suis toujours planté.malgré un bac S et des études supérieures . Je me suis résigné à prendre un expert comptable très sympathique mais malgré tout un peu cher. Comprenez qu'un pauvre auto entrepreneur n'en a pas les moyens, alors en plus du reste , rame galérien !!

  • Par assougoudrel - 11/12/2016 - 19:48 - Signaler un abus Libération =

    Libérafion.

  • Par Montezuma - 11/12/2016 - 22:20 - Signaler un abus Ubu roi.

    M'étonnant un jour que mon épouse commerçante payait des cotisations pour son conjoint alors que je n'avais aucune existence légale dans son affaire et que,par ailleurs,j'étais salarié,je me renseigne auprès du RSI qui me répond que ce système est basé sur la répartition et me confirme que,même si l'assuré est veuf ou veuf ou célibataire,il doit cotiser pour un conjoint. Là où on saute au plafond,c'est lorsqu'on vous répond que bien qu'ayant cotisé,il n'est pas sûr que le conjoint puisse prétendre à toucher quelque chose à la retraite. Il est pas beau le R.S.I. ?

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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