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Quand la Syrie risque de faire boum : la Turquie ET l’Arabie saoudite envisagent l’envoi de troupes au sol (mais pas du tout de manière concertée…)

Alors que la Russie suspecte la Turquie de préparer une invasion en Syrie, l'Arabie Saoudite a de son côté annoncé envisager l'envoi de troupes au sol en Syrie afin de vaincre Daech. Les Saoudiens veulent renforcer le camp sunnite pro-saoudien et pro-turc qui est en face du camp syrien pro-iranien afin de peser sur le terrain et donc dans les négociations qui sont toujours dans une impasse.

Théâtre des opérations

Publié le - Mis à jour le 12 Février 2016
Quand la Syrie risque de faire boum : la Turquie ET l’Arabie saoudite envisagent l’envoi de troupes au sol (mais pas du tout de manière concertée…)

Atlantico : L’Arabie Saoudite au travers du brigadier général Ahmed Asiri a annoncé vouloir envoyer des troupes en Syrie car elle considère que les frappes aériennes seules sont insuffisantes. Quelles motivations se cachent derrière la volonté saoudienne de s’impliquer davantage dans le combat contre Daech ?

Alain Rodier : Le général Asiri a totalement raison : les frappes aériennes seront insuffisantes pour vaincre Daech. Il est loin d’être le premier à l’affirmer. Par contre, la volonté de Riyad d’envoyer des troupes au sol en Syrie ne me paraît pas être une réalité. D’ailleurs, les Saoudiens ont ajouté à cette déclaration qu’ils allaient d’abord consulter leurs alliés (lesquels, ceux qui interviennent aussi au Yémen ?) avant de prendre la moindre décision.

Comme personne n’est chaud pour y aller, il semble évident que cette intention restera au niveau du vœu pieux, ce qui n’exclut pas d’envoyer quelques membres des forces spéciales pour affirmer sa bonne volonté. C’est actuellement très à la mode : quand on n’a pas de moyens militaires suffisants à déployer, on dépêche des membres des forces spéciales. Cela impressionne le public qui va beaucoup au cinéma. S’il est parfaitement vrai que ces unités d’élite sont extrêmement performantes, elles ne peuvent mener que des actions ponctuelles et limitées dans la durée. Elles n’ont pas les moyens (en effectifs et en armements) de conduire une offensive de type classique suivi d’un contrôle du terrain par un maillage de troupes serré et surtout, ce n’est pas leur mission.

Alexandre del Valle : Tout d’abord, il faut préciser que l’envoi de troupes par l’Arabie Saoudite s’inscrirait dans le cadre de la Coalition internationale et en partenariat avec la Turquie. Les Saoudiens veulent peser davantage dans les négociations en cours sur la Syrie et ils savent que pour cela il faut aussi peser sur le terrain, or les islamistes sunnites qu’ils soutiennent ont subi ces derniers temps des revers face aux alliés russo-irano-Hesbollahis pro Assad. Certaines forces sunnites ont été affaiblies par les frappes russes et les soldats et mercenaires chiites. L’Arabie Saoudite veut rééquilibrer les forces en faveur des sunnites soutenus par les pays du Golfe et la Turquie d’autant plus que le leader de Jaïch al-Islam, Zahlane Allouche, a été tué ces derniers mois par le camp russo-syrien, ce qui a affaibli la position des Saoudiens en Syrie qui comptaient sur lui et son groupe sunnite pro-saoud. L’annonce saoudienne relève tant d’une volonté de peser et de renforcer le camps sunnite pro-saoudien et pro-turc, face au camp syrien pro-iranien que d’une dimension intérieure. En effet, elle fait partie de la stratégie de la monarchie saoudienne et du vice-prince héritier Salman qui consiste à se montrer capable de défendre les intérêts des sunnites dans le cadre de la lutte contre les chiites et de montrer que l’Arabie Saoudite n’est pas qu’une monarchie repue liée la finance occidentale mais aussi un régime sunnite qui tient à ses fondements wahhabites et qui assure sa mission de "parrain" du monde arabe et du monde sunnite face aux ennemis héréditaires chiites et perses. Cette annonce, mais aussi l’exécution du dignitaire Nimr al Nimr puis la guerre au Yémen contre les rebelles chiites zaidistes dis "boutistes" visent ainsi à combler la perte de légitimité du régime au sein de la mouvance islamiste mondiale sunnite dans le cadre d’une stratégie néo-interventioniste du régime sous l’influence de la relève saoud incarnée par les jeunes princes soudeiris.

Cette annonce intervient dans un contexte de négociations sur la Syrie bloquées et de tensions entre la Turquie et la Russie, cette dernière suspectant la Turquie de préparer une invasion en Syrie. Peut-on craindre que l’escalade des tensions entre la Turquie et la Russie aboutisse à un affrontement direct ? La Turquie étant membre de l’OTAN, pourrait-elle invoquer l’article 5 ? Quelles seraient les conséquences ?

Alain Rodier : Tout dépend de qui déclenche les hostilités. Si le président Erdogan décide de faire franchir la frontière syrienne à ses troupes, il se met en défaut vis-à-vis des lois internationales s’il n’a pas reçu de mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU. Et ce ne sera pas le cas car la Russie (et peut-être la Chine) mettront leur veto à toute proposition allant dans ce sens. Il ne pourra alors pas invoquer l’article 5 qui oblige les pays de l’OTAN à lui porter assistance. Par contre, si ce sont les Russes qui entrent en Turquie, cela est théoriquement automatiquement le cas. Mais je vois mal le président Poutine commettre cette erreur grossière car il n’a aucun intérêt à mener une telle provocation.

Depuis des années, Erdogan demande la création d’une zone tampon en Syrie pour permettre d’y établir une certaine sécurité, des camps de réfugiés mais surtout pour briser dans l’œuf les velléités kurdes d’y créer une zone autonome qui, à terme, pourrait se transformer en État. A savoir que cette zone tampon couperait le Kurdistan syrien (dit le Rojava) en deux.

La situation qui prévaut à Alep où les forces légalistes syriennes appuyées par les milices chiites (non seulement syriennes mais irakiennes et même des afghans encadrés par des pasdarans), par le Hezbollah libanais et surtout par l’aviation russe, sont en passe de couper l’accès qui mène la ville à la Turquie va créer une situation nouvelle qui embarrasse Ankara. Or, la Turquie a les moyens militaires nécessaires pour lancer une opération militaire d’envergure qui consisterait à pénétrer à une vingtaine de kilomètres à l’intérieur du territoire syrien du corridor d’Azaz qui borde la région kurde d’Efrin à l’ouest jusqu’à l’Euphrate à l’est. Ce serait la création de la fameuse "zone tampon". La justification qui pourrait être avancée est la lutte contre Daesh puisque ce mouvement tient la frontière de l’Euphrate jusqu’au corridor d’Azaz cité précédemment. Ce dernier est surtout aux mains de l’Armée de la conquête, une coalition de mouvements islamistes radicaux dont le Front al-Nosra est l’épine dorsale, sans compter quelques unités locales qui se revendiquent de l’Armée Syrienne Libre (ASL). Il n’est un mystère pour personne que ces unités sont soutenues en sous-main par la Turquie, par l’Arabie saoudite et le Qatar.

Mais, cette initiative qui violerait toutes les règles internationales mettrait la Turquie en porte à faux avec la communauté internationale même si cette dernière (particulièrement les États-Unis) semble parfois encline à détourner les regards. Militairement, cela poserait aussi un énorme problème aux forces turques qui se retrouveraient de fait opposées directement à Daech (avec les conséquences de représailles terroristes que cela ne manquerait pas de provoquer), aux Kurdes syriens du YPG, à l’armée syrienne et surtout à son allié russe. Le risque d’une confrontation frontale avec l’aviation russe serait alors quasi inévitable et les suites sont difficiles à imaginer mais elles peuvent être catastrophiques.

Cette initiative reste donc très peu probable même si Erdogan a toujours su se montrer imprévisible.

Alexandre del Valle : Je ne pense pas que les Turcs, même s’ils ont abattu un avion russe, soient capables d’aller jusqu’à une escalade avec les Russes, c’est beaucoup trop risqué pour eux dans la mesure où la Russie détient l’arme nucléaire et où les Turcs ne peuvent pas se permettre d’allier très loin contre un ennemi certes héréditaire mais détenteur du feu atomique. Par contre, dans le cadre d’un conflit de faible intensité, la Turquie sait que la solidarité inter-atlantiste peut lui permettre d’éloigner un peu plus le camp occidental de la Russie et de la sorte conjurer ce qu’elle craint le plus, à l’instar des stratèges américains de l’OTAN, à savoir une réelle entente occidentalo-russe face à la menace islamiste qui risquerait de se traduire par une aide à l’ennemi kurde et un rapprochement avec l’axe chiite iranien. Ankara poursuit bien sûr par ailleurs des desseins de reconquête d’une partie de la Syrie où vivent des minorités turcophones que la Turquie arme depuis longtemps. Au sein de ces minorités turcophones, il y a des légions pro-turques islamiques, les mêmes que celles qui ont abattu le pilote de l’avion russe accusé de viser les positions des Turkmèhes soutenus par Ankara en Syrie.

Par ailleurs, une partie du Nord de la Syrie est kurde et est donc considérée comme "ennemie" par la Turquie. Cette dernière aimerait utiliser le prétexte de la protection des minorités turques pour intervenir et empêcher la constitution d’un Etat kurde. Or la formation d’un état kurde souverain devient une possibilité de plus en plus menaçante puisqu’en Irak, les Irakiens kurdes ont lancé un référendum en vue de l’indépendance. Les Turcs ont peur que d’autres kurdes en Syrie et en Turquie rejoignent l’indépendantisme des kurdes d’Irak qui est déjà assez avancé.

Toujours est-il que la Turquie demeure un pays très nationaliste, de surcroit fort marquée par le syndrome du "traité de Sèvres" (1920), lorsque l’on avait promis un Etat kurde et un Etat arménien libres dans le territoire turc actuel dans le cadre du démantèlement de l’empire ottoman. Pays récent et écorché vif depuis la perte de ses possessions ottomanes, la Turquie moderne balance entre son complexe d’encerclement et son irrédentisme revanchard. Ankara a en effet toujours rêvé d’élargir son territoire, et a toujours été frustrée d’être privé d’une partie de son ancien empire, ce qui explique ce genre de velléités et aussi sa recherche de leadership panislamique incarnée par Erdogan.

Est-ce que l'annonce de l'Arabie Saoudite pourrait pousser le rival iranien à envoyer lui aussi officiellement des troupes au sol ?

Alain Rodier : Les Iraniens sont déjà présents au sol via le Hezbollah libanais, les milices chiites irakiennes et les mercenaires afghans, le tout encadrés par des pasdarans qui viennent encore de perdre un officier général tué au combat dans la région d’Alep. Et comme je l’écrivais précédemment, il y a très peu de chances que les Saoudiens s’engagent au sol en Syrie déjà que leur participation aux frappes aériennes est déjà limitée.

Alexandre del Valle : Dans l’hypothèse d’une présence militaire saoudienne conséquente, ce qui n’est pas certain, mais admettons que les paroles soient suivies d’actes, il est certain que les Iraniens eux-mêmes voudront rééquilibrer, du moins officiellement, les forces à leur avantage.

En effet, ils ont déjà plus de 15 000 hommes présents sur le terrain sans parler des conseillers aux différentes milices irakiennes liés aux différentes brigades, notamment à celle du général Soleimani, commandant de la Force AL-Qods. Même si les Iraniens ne l’annoncent pas, ils ont déjà de nombreuses forces présentes sur place et ont subi des lourdes pertes, y compris d’officiers supérieurs. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’intervient l’annonce de l’Arabie Saoudite. Les Russes et les Syriens ont profité de la perspective d’une trêve partielle dans certaines zones pour reconquérir une partie de la région autour d’Alep et reprendre des positions au cours des derniers jours. C’est dans ce cadre-là que l’Arabie Saoudite durcit le ton, mais elle est relativement dépassée en Syrie. Je ne vois pas comment elle peut y renverser la situation. D’ailleurs, elle se montre prudente en annonçant qu’elle n’enverra des troupes qu’avec l’accord de la Coalition. On est loin d’une volonté ferme et unilatérale.

Sur le plan opérationnel, qu’est-ce que ces éventuelles évolutions pourraient changer au niveau de la coordination des opérations entre la coalition internationale dont fait partie la France et les autres acteurs ?

Alain Rodier : Rien car ce sont les Américains qui sont aux commandes de la coalition en Syrie.

Alexandre del Valle : La coordination entre tous les acteurs est presque impossible aujourd’hui. C’est bien l’origine de l’échec des négociations en cours. Les accords sont le fruit de rapports de force. Aujourd’hui, chaque élément essaie de renforcer son camp avant de céder. Aucun des deux camps à ce jour ne s’est senti suffisamment affaibli pour céder.

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie a fait un véritable effort, il a vraiment essayé de réunir toutes les parties, mais cela n’a pas porté ses fruits : les Saoudiens ont accusé Bachar-el-Assad et les Russes de profiter de la situation pour renforcer leur camp sur le terrain et les ont rendus responsables de l’impossibilité de former des couloirs d’aide humanitaire, le camp irano-syrien-Hezbollah, quant à lui, accuse le camp sunnite de l’inverse, c’est-à-dire d’avoir fait saboter toutes les négociations en exigeant au préalable la fin de Bachar el-Assad, condition absolument inacceptable à leurs yeux. Les deux côtés s’accusent  d’être à l’origine de l’échec des pourparlers en vue d’un sauvetage humanitaire. La situation n’est donc pas encore assez intenable pour contraindre à une coopération, ce qui est triste, car le peuple, les innocents et les civils qui meurent de faim et sont bombardés sont les premières victimes de cette mésentente entre des puissances rivales qui veulent défendre leurs positions respectives.

 
Commentaires

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  • Par brennec - 06/02/2016 - 10:05 - Signaler un abus WTF

    Les saoudiens veulent renforcer le camp pro saoudien et pro turc en faisant la guerre a daech? Vous êtes sur?

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 11:22 - Signaler un abus @brennec - 06/02/2016 - 10;50

    Pour une simple raison , l'Arabie Saoudite gardienne des Lieux Saints de l'Islam sunnite , n'acceptera jamais la reconstitution d'un khalifa Chiite sous la direction de l'IRAN qui est Perse . Ce qui équivaudrait dans un cas, comme dans l'autre de remplacer la peste par le choléra . En effet le royaume Séoudite est en proie à des guérillas de tribus chiites qui mènent un combat contre le pouvoir central de la dynastie Al Saoud , qui combat les communautés les chiites partout où elles se trouvent . L'Iran veut reconstituer dans la région, le croissant de fertilité chiite que formerait l'Irak( 12 millions de chiites ) , le Liban , la Syrie , le Pakistan , l'Afghanistan ,le Bahreïn , et d'autres micros communautés dans les autres états du golfe . Les Saoudiens n'hésitent plus à intervenir militairement dans les pays limitrophes comme l'archipel du Bahreïn et au Yémen pour aider les gouvernants à écraser les révoltes des tribus chiites locales . Si demain l'Iran dans ce grand jeu qui est soutenue par la Russie qui compte sur elle pour combattre un islamisme radical sunnite dans ses provinces de l'extrême orient Russe. Mais aussi soutenue par la Chine pour des raisons

  • Par Mike Desmots - 06/02/2016 - 11:25 - Signaler un abus @brennec , je me permet de vous répondre..

    C'est exactement ce qui se passe sur le terrain ...et les russes ont très bien compris ce phénomène local , compte tenu surtout de la qualité du renseignement de terrain de l'armée syrienne...

  • Par Mike Desmots - 06/02/2016 - 11:29 - Signaler un abus @arcole34 , svp notez qu'un califat ne peut être que sunnite

    Il n'y a pas de calife dans la hiérarchie religieuse chiite...

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 11:37 - Signaler un abus @brennec -06/02/206 - 10:50

    commerciales , l'Iran qui du temps du Shah se voulait le gendarme du Golfe persique va étendre son hégémonie sur toute la région pétrolifère pour son plus grand profit et celui de ses puissants alliés .Je ne sais pas que d'un point de vue géo - stratéqique , la reconstitution de cet empire soit une bonne nouvelle pour nous les occidentaux se serait une sacrée arme entre les mains des Russes et des Chinois qui sont liés par des accords économiques n'auraient que de cesse de se mettre d'accord sur le dos des occidentaux . Et puis l'Iran a une vision impériale de la situation et veut revenir à un ordre ancien qui lui donnerait la primauté sur toue la région pouvant ainsi à rebours faire subir aux musulmans sunnites ce que ces derniers firent subirent aux musulmans chiites . Ne pas avoir seulement le leader- ship religieux mais aussi politique , militaire et surtout économique .J'entends et comprends que la lutte contre Deac'h est prioritaire mais pas à n'importe prix., celui prioritairement de notre indépendance énergétique et politique . Les Saoudiens ne sont pas des enfants de cœur mais cependant les Iraniens ne valent guère mieux et de plus ils se haïssent en raison que le

  • Par Mike Desmots - 06/02/2016 - 11:38 - Signaler un abus @arcole 34 , faux le croissant fertle est une création baassite>

    > moderne , d'ailleurscle concept fut inventé par un libanais chrétien A. Saadé...et repris par les courants progressistes arabe ,en Irak et Syrie ,d'ailleurs les 2 étoiles sur le drapeau syrien représente les 2 baas alliés dans le croissant fertile ...plus tard lors du coup d'état de Nasser l'Egypte s'est ralliée a ce courant...et pas le Liban ,ni la Jordanie ...

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 11:49 - Signaler un abus Brennec - 06/02/2016 - 10:50

    Sunnisme en tant que branche majoritaire de l'islam considère que le chiisme est une hérésie du point de vue de la religion et se doit de combattre les hérétiques . D'où les fréquents micros conflits qui sécrètent des générations de terroristes, je vous rappelle que la grande peur du Pakistan , pays dans lequel , il ne se passe pas une semaine sans qu'une bombe ne fasse sauter une mosquée chiite , sans que des attentats soient perpétrés contre des fidèles chiites .Et qui craint qu'un jour l'Iran ne lui expédie un missile à tête nucléaire pour vous situer l'ambiance .L'analyse de la situation dans cette région est un véritable casse tête pour les experts qui doivent compter sur les opinions publiques de ces pays extrêmement instables et en proie aux appétits des grandes puissances qui se livrent à ce que Rudyard Kipling appelait : ¨le Grand Jeu ¨. Nous pouvons remercier Lénine qui en son temps ne voulait pas voir se constituer une grande république turcophone comprenant l'Azerbaïdjan actuelle avec l'Iran , je ne vous dis sur le théâtre international le cirque que cela aurait été .Comme quoi les bolchéviques avaient une bonne vision dans les années 30 des minorités et religions .

  • Par Anguerrand - 06/02/2016 - 11:52 - Signaler un abus Un monde incompréhensible pour nous

    Les sunnites détestent les chiites, et cette haine risque même de se déplacer en France. De plus, les ex empires veulent se reconstituer, Iran, Turquie, Chine , Russie pour ne parler que des plus puissants, c'est autant de conflits qui sont à attendre dans un délais court. La France devra gérer sur son territoire l'ensemble des consequences de ces conflits en plus des consequences du conflit israélo-palestinien. Heureusement nous pouvons compter sur nôtre presigland qui se vante de régler tous les conflits.

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 12:02 - Signaler un abus @Mike Desmots - 04/02/2016 -

    Pour le parti BAAS vous oubliez aussi Michel Aflak qui créa aussi le parti mais jamais Nasser n'adhéra au parti Baas . Vous devriez savoir qu'il basait son nationalisme progressiste sur la théorie des 3 cercles , le premier comprenant le Caire en tant que capitale du mouvement et grande école de la pensée , ensuite le second comprenait l'Egypte en tant patrie de la pensée , puis le troisième englobait l'islam pour ne pas dire l'oumma .C'était les fameux printemps arabes qui refleurissent actuellement . Le parti Baas syrien n'avaient rien à voir avec l'Irakien , ils se sont affrontés durant la 1ére guerre du golf, Assad ayant rejoint la coalition , lui permettant ainsi d'acheter sur un plateau le Liban et d'y faire ce qu'il voulait . Les jordaniens sont de la dynastie des Hachémites qui à l'origine furent les gardiens des lieux Saints avant d'en être chassés par les Séoudites , ils se replièrent grâce aux Britannique en Transjordanie de l'époque .Quand aux Syriens ils ont toujours considérés que le Liban faisait partie intégrante de la Grande Syrie et ont toujours œuvrés pour son annexion ou son rattachement si vous préférez .Au fait en Egypte , c'est le Gal Néguib qui renversa

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 12:13 - Signaler un abus @Mike Desmots - 06/02/2016 -

    le Roi Farouk et chassa les britannique de l'Egypte puis vous savez la suite , le colonel Nasser à son tour renversa le général Néguib . Pour ma part et concernant l'Iran , j'entends la reconstitution d'un empire arabo iranien chiite en majorité , une sorte de khalifa avec une sorte de grand khanat comme du temps des grands moghols . alors je répète si dans un tel scénario : que pèserons nous , les occidentaux si les robinets de pétrole venaient à se fermer et quels seraient les impacts sur nos économies déjà mises à mal par notre président pour la France en particulier . C'est pour cela avant de réintroduire l'Iran dans le guerre contre Daec'h , il ne faudrait pas qu'au nom de la morale internationale et l'établissement d'un nouvel ordre mondial nous mettions en place des monstres qui n'auraient de cesse ne nous soumettre par le biais de l'arme du pétrole. il faut que nos dirigeants réfléchissent bien avant de prendre une initiative en cette matière pour la simple raison qu'il en va de notre survie à toutes et à tous . alors il faut ou non utiliser l'Iran et ses alliés qui nous sont hostiles dans la lutte contre Daec'h?. C'est la question essentielle pour l'avenir de nos pays .

  • Par Ganesha - 06/02/2016 - 12:14 - Signaler un abus Interventions Saoudienne et Turque

    Bravo à ceux qui ont lu cet article jusqu'au bout et ont amélioré leur compréhension des problèmes ! Il me semble évident que, tout comme la France essaie parfois d'intervenir dans ses anciennes colonies, quand la barbarie y devient vraiment trop insupportable, la place de l'Arabie Saoudite serait d’être sur place pour aider les sunnites de Syrie et d'Irak à organiser un état viable. Nous les laisserions bien entendu décider de leurs propres règles de vie : c'est eux, et eux seuls, que cela regarde ! Par contre, laisser la Turquie organiser un nouveau génocide, après les Arméniens, les Kurdes, serait un nouveau ''Crime contre l'Humanité''

  • Par von straffenberg - 06/02/2016 - 14:40 - Signaler un abus le bon choix à mon humble avis

    C'est d'encourager de bons rapports avec l'Iran (je devrais dire les Perses) car pour qui connait un tant soit peu peu la culture islamique ;La Perse à en effet été le foyer culturel majeur musulman.Les monarchies du golfe ne tiennent leurs pouvoir de l'or noir ,culturellement il n'y a rien en amont . Il faut favoriser l'épanouissement d'un islam ouvert en Perse le chemin sera long mais ce sont les chiites qui détiennent les clefs (même si la Kaaba est chez les saoudiens) Les Etats unis ont fait une grave erreur.Pour cela il faut une vraie stratégie d'indépendance de la France et un renforcement indestructible de l'axe Franco russo iranien nous y avons tout à gagner

  • Par Deudeuche - 06/02/2016 - 15:12 - Signaler un abus @Ganesha

    Sympa pour les Kurdes et Arméniens; Les Russes veillent au grain.

  • Par Mike Desmots - 06/02/2016 - 15:35 - Signaler un abus @arcole 34, votre version est pas vraiment précise ..

    car c'est bien , avec l'appui politique des bass syrien/irakien et des courant progressistes au Yémen ( FLOSI /FNL ) que Nasser a proclamé la république arabe uni (RAU) ...quand au printemps arabe actuellement c'est plutôt l'hiver...! à l'Iran chiite ..il joue sont rôle d'ennemi intemporel, car si la géopolitique post décolonisation se remodèle ...le schisme reste permanent depuis 1435 ans ...donc la guerre religieuse contre Daech et ses métastases ,reste une guerre permanente ...que les occidentaux minorent ...pour couvrir les avantages économiques du moment...mais il semble que c'est un faut calcul...d'ailleurs l'occident et particulièrement les USA d'Obama ...sont entrain de payer la note....qu'ils tentent de mutualiser avec l'UE ,a part Normal 1er ...vous remarquerez , qu'il n'y a pas vraiment de clients pour adhérer à cette tendance du moment............

  • Par Jean-Benoist - 06/02/2016 - 15:51 - Signaler un abus Ces sunnites veulent

    Intervenir en Syrie pour tuer Bachar? Honteux et l'Iran chiite va sinviter a cette guerre? Ca suffit! Laissez bachar aux manettes car cest le seul qui protège les chrétiens et qui peut se montrer "modéré " par rapport aux rebelles, un Ramassis de gens venus d'horizons divers

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 15:57 - Signaler un abus @Mike Desmots - 06/20/02/2016 - 15:35

    La RAU fait de l'histoire du proche orient , je suis d'accord pour dire avec vous que la guerre contre Daech est une guerre de trente ans mais que nous sommes dans une zone qui approvisionne nos économies du pétrole nécessaire à leurs bons fonctionnements . Cependant étant pragmatique et tenant compte de l'histoire de cette région sensible en tout point , je ne suis pas un chaud partisan sous couvert de morale d'ostraciser l'Arabie Saoudite avec pour prétexte qu'elle n'est pas un état démocratique et elle ne le sera jamais, s'étant fondée sur la religion musulmane whabite. En 1991 lors de la 1ére guerre du golf nous avons en participant à la guerre contre l'Irak flingué un pays qui nous fournissait 47% de notre approvisionnement pétrolier , et cela pour permettre l'installation durable des USA sur cette partie et d'y mettre en place une base militaire en Arabie Saoudite, sans compter que nous avons été les grands cocus de la reconstruction du Koweït , nos entreprises ayant été snobées au profit des anglo saxons qui décrochèrent les plus gros marchés .Nous ne sommes plus au temps des accords Sykes/Picot se partageant le moyen orient , les lignes ont bougées depuis cette époque .

  • Par Gordion - 06/02/2016 - 16:05 - Signaler un abus Excellent article des 2 auteurs

    Ces velléités turques et saoudiennes, au delà des déclarations de circonstances, ne sont-elles pas dictées aussi par 2 faits nouveaux: 1. La livraison par Moscou d'armes anti-chars au YPG kurde, qui les a remis aux kurdes du PKK n'est-elle pas une raison pour Ankara de briser l'alliance kurde YPG-PKK par une zone tampon qui de facto empêcherait la continuité territoriale d'un Rojava continu? 2. Le fait que les Syriens veulent se défaire de l'influence iranienne en Syrie pour revenir à une alliance unique avec Moscou ne justifie-t-elle pas une menace d'intervention des saoudiens pour combler le vide que le retrait des forces chiites va créer?

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 16:09 - Signaler un abus @Mike Desmots - SUITE

    Bien sur que la politique étrangère qui est menée actuellement est incohérente , l'on ne peut pas combattre les islamistes au Mali et les soutenir en Syrie ? Après rappelez vous l'entrevue à bord du cuirassé Quincy entre le président américain Roosevelt et le roi d'Arabie Abdelaziz Ibn Séoud qui décida du sort de cette région et a mise sous tutelle des américains et de leurs alliés anglais , de la création en 1948 de l'état d'Israël , de l'intervention de Suez par les Franco-Anglais qui se termina en peau de boudin sous la pression des USA/URSS au plus grand profit du colonel Nasser. vous croyez vraiment que nous ayons une quelconque influence sur ces dirigeants ? Et dans le cas contraire croyez-vous qu'il faille que nous mettions en selle l'Iran soutenu militairement par la Russie et économiquement par la Chine sans aucune contreparties et cela au nom du droit des peuples à bénéficier de la démocratie ?.Pour sauver une Bacha-Al-Assad le fils d'Hafez le Bismarck du moyen orient , le plus grand ennemi de la France ? dois-je vous rappelez les actes amicaux des syriens à l'encontre des intérêts et personnalités de notre cher et vieux pays ?. L'assassinat de l'ambassadeur de France à

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 16:21 - Signaler un abus @Mike Desmots - suite

    Beyrouth son excellence Louis Delamare qui avait initié un dialogue inter confessionnel entre les différentes factions libanaises pour sortir de l'horreur de la guerre civile qui déchirait le pays depuis 1975 ? L'attenta en 1983 contre la position Française à Beyrouth , l'immeuble le Drakkar tuant 53 paras français la nuit , puis la position Check point Charlie tuant 250 marines américains . L'assassinat sous Bachar de Rafik Hariri leader musulman chiite prônant le retrait des troupes d'occupation étrangères du sol libanais , principalement les Syriens , les Iraniens et au sud Liban , les Israéliens . Je vous rappelle aussi l'assassinat du président Bachar Gemayel dans un attentat toujours commis par les services secrets Syriens du père .C'est ces gens que vous voulez sauvés au nom d'une lutte contre les islamistes ?.En y mêlant les russes , les iraniens , les chinois ,incroyable salmigondis dans lequel une chienne n'y retrouverait pas ses petits dans cet orient secret et compliqué . vous ne pensez que d'abord ce sont aux peuples de reprendre leurs destins en mains et de libérer leurs pays , nous pouvons les y aider mais pas le faire à leurs places . En Syrie , les Assad sont

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 16:37 - Signaler un abus Mike Desmots - Suite

    nuisibles et il est plus que temps de s'en débarrasser quitte à les éliminer physiquement sans états d'âme , et je pense que les russes , eux quand ils le décideront n'hésiteront pas à le faire . Le problème n'est pas de tenter de faire à l'instar des américains dans cette région de faire un découpage d'états aux diverses religions ou forme de gouvernements afin de fractionner et de les rendre dépendants de l'aide hégémonique exclusivement des anglo-saxons et des russe et Chinois de l'autre . il n'y aura pas un partage comme cela se fit après la dernière guerre mondiale en créant des états artificiels peuplés de populations qui se détestent depuis la nit des temps . Le droit des peuples à l'auto détermination est un vieux concept que la France depuis le second empire a appliqué en n'ayant même payé le prix fort en favorisant durant la guerre de 1870 l'unification de l'empire des états allemands sous le férule de la Prusse de Bismarck. Ma vision personnelle s'inscrit dans l'histoire de notre diplomatie voire d'une ébauche d'une politique arabe de la France qui n'a plus de nom et cela depuis le départ du général de Gaulle de la présidence de la république en 1969 depuis plus rien.

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 16:48 - Signaler un abus @Mike Desmots - Suite

    Pour un pouvoir politique , engager des troupes au sol dans une guerre lointaine implique d'en avoir les moyens matériels, financiers et humains .Mais il y a aussi une autre dimension dont il faut connaître les impliquations , celle du ressenti de l'opinion publique du pays concerné ? En ce cas si guerre cela veut dire des pertes humaines qu'il faudra justifier aux yeux des citoyens dans un monde hyper connecté ? y aura-t-il un accord durable voire une acceptation des citoyens devant l'impact des dégâts ? Quand on sait que c'est l'émotionnel qui souvent prend le pas sur la raison dans notre pays quelle sera la majorité politique qui acceptera de rentrer dans l'histoire comme étant celle qui s'est lancée dans une guerre avec toutes ses conséquences sur la vie du pays ?. Existe t'il encore du courage en politique pour assumer et dire à son peuple que cette guerre durera longtemps et que pas seulement les soldats sur le terrain mais aussi les citoyens sur le sol de la patrie seront touchés collatéralement par des actes terroristes .Pour cela il faut être comme les Russes , les Israéliens , les américains qui en quelques endroits où ils se trouvent se considèrent comme de soldats .

  • Par Mike Desmots - 06/02/2016 - 16:55 - Signaler un abus @arcole 34;, merci de m'informer de ce que je sais ...!

    Je suis désolé de ne pas être d'accord avec vous ..j'estime ...que l'axe Vladimir Poutine ,Téhéran ,Syrie ..voir Beyrouth (bien vu par Pékin) , est plus prometteur pour la stabilité de cette région ...,que les tribulations de Normal 1er , Obama en fin de mandat , et Merkel hallah dérive ..., pour revenir à l'époque de l'ambassadeur Delamare , encore désolé ...mais la France n'était déjà pas très crédible dans la région ...de plus ,les services de l'ambassade , s'occupaient plus de courtiser le terroriste Arafat ...que de soutenir les chrétiens libanais en guerre , qui défendaient leur terre...contre l'hégémonie palestinienne...

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 16:58 - Signaler un abus @Mike Desmots - fin

    en première ligne et ne sont pas touchés par le fait qu'ils sont aussi en première ligne . De cette mentalité nous en sommes loin en France et dans les autres pays de l'Europe . Après je ne vois pas de solution miracle , les réponses étant limitées compte tenu que nous nous sommes inféodés aux USA . Pour ma part pas de déstabilisation de l'Arabie et des émirats au profit de la mise sous tutelle de la région par les Iraniens et ses alliés locaux , il faut agir avec prudence parce que à mon avis je pense que nous ayons un khalifa arabo/musulman sunnite ou un empire arabo/perse chiite pour nous cela se traduira par une ruine de nos économies et pas d'aide à attendre de nos amis américains et des pays non musulmans de l'OPEP voire une guerre généralisée et a la perte de tous nos alliés internationaux . Nous verrons nos amis qui seront attaqués et malgré les traités de défenses et d'assistances mutuels, nous devrons nous contenter d'assister en totale impuissance à la liquidation de notre rang et grandeur dans le concert des grandes nations . voilà ce que je pense de la situation et je souhaite ardemment me tromper pour notre bien commun et celui de notre cher et vieux pays que j'aime .

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 17:09 - Signaler un abus @Mike Desmots - 06/02/2016 - 1655

    C'est tout à votre honneur de ne pas partager mes idées , c'est pour cela que nous dialoguons et je m'excuse d'être long . Fort de mon expérience vous n'avez pas vu les pasdarans iraniens en action à Baalbeck au Liban et vous auriez peut-être une autre idée . vous n'avez peut-être pas vu le travail de sape des personnes qui sont les héritiers des poutines , Khomeiny, Assad . je ne pense pas que le rôle de la France ait pû être néfaste , moi je me souviens de mes camarades qu'il a fallu dégager des décombres d'un certain immeuble et du silence total des autorités de l'époque sur le fait d'avoir engagé sur un terrain d'opération extérieur sensible comme le Liban un régiment d'appelés du contingent , je ne partage pas votre avis sur l'ambassadeur monsieur Delamare , toutes ces personnes ont données leurs vies pour la France et sa grandeur . Arafat comme les autre dirigeants des factions ne pouvait être ignoré , c'était les ordres des politiques , donc du pouvoir socialiste. Je ne les aime pas et je ne veux salir la mémoire de mes camardes, certains de mes amis ne sont pas rentrés vivants de ce pays .Je ne suis pas aussi un partisan de pouvoir actuel , ne me faites pas l'injure de le

  • Par vangog - 06/02/2016 - 17:15 - Signaler un abus Que font l'ONU et cette chiffe molle de Ban-Ki-Moon?

    Un état Kurde et un état Arménien...depuis 1920? on croit rêver quand on lit un tel déni de la souveraineté de ces peuples, qui ont amplement mérité chaun un état! Le danger, pour les Kurdes, est de ne pas arriver à s'entendre, entre kurdes syriens, irakiens. Turcs...Et évidemment, la turquie bloque. mais la Turquie s'et disqualifiée par le déclenchement de l'invasion musulmane vers l'Occident. et l'ONU devrait profiter ce dette traitrise pour lui imposer un état kurde, d'abord à ses porte, ensuite à l'intérieur de ses frontières. Cela stabiliserait tout le moyen-orient, pour peu qu'on aide Bachar-al-assad à reconquérir le reste de son territoire et que l'UE/USA cessent de soutenir les faux-nez de daesch, rebaptisés improprement Résistance syrienne; FLS, Al Nosrah et autres groupuscules qui créent le chaos, grâce à l'appui Turc, Qatari et Saoudien...

  • Par arcole 34 - 06/02/2016 - 17:20 - Signaler un abus @Mike desmots - fin

    croire , vous seriez dans l'erreur la plus profonde . Simplement je juge de la situation à l'aune de mes expériences personnelles de mes sentiments , et aussi de mes conceptions de la grandeur internationale de notre pays , qui avec le gouvernement actuel est plus qu'affaibli mais plutôt en état végétatif. je ne pense pas avoir la science infuse et je me contente de donner mon avis qui n'est que le reflet de ma pensée . Maintenant le propre des idées voire des concepts , est d'être discutés , opposés , bref d'échanger dans un esprit participatif , aussi je vous remercie de m'avoir lu et aussi de m'apporter la contradiction . Mais je ne pense pas que nous arrivions à nos mettre d'accord sur les solutions , nos idées divergeant pour ne pas dire étant aux antipodes les unes des autres . je vous rappelle que les factions libanaises étaient divisées entre elles , les unes prosyrienne avec Rachid Karamé , le PNL de Camille Chamoun , les Kataïb ou phalanges libanaises de la famille libanaise Gemayel Pierre ,Bachir , Amine , vous voyez l'ont retrouve cet orient secret et compliqué cher au général de Gaulle qui y fût en poste des les années 1920/1930 , je ne me souviens plus la date . CDLT.

  • Par Mike Desmots - 06/02/2016 - 19:55 - Signaler un abus @arcole, calmez vous... et ne mélangez pas tout svp...fin

    L'orient est forcément complexe ...pour l'époque des ex-colonisateurs et leurs suivistes ...mais, en 2016 les données géopolitiques et géoéconomiques sont entrain de changer rapidement , la preuve cette semaine ,2 résistants chrétiens , combattants anti hégémonie palestinienne (année 1975/2003) se rallient pour s'opposer à Daech et ses métastases ...Fin

  • Par Deudeuche - 06/02/2016 - 20:05 - Signaler un abus Jolie photo

    de Leopards 1 A4.

  • Par valencia77 - 06/02/2016 - 23:45 - Signaler un abus putain que d'histoire et de beaux arguments!

    Merci a tous, je viens d'apprendre untas de choses qui me serviront a rien. Que veux la France? Petrole. La russie en a et c'est plus sure que tout le petrole qui vient du moyen orient. En fait la Russie a asse de petrole pour toute l'europe pour au moins 2 siecles. Le gaz? Temps d'ouvrir les puits de gaz de schiste en France. Continuer avec l'energie nucleaire et envoyer chiez les arabes. Et pour toute la moitie sud de la France, l'energie solaire. Pourquoi perdre sontemps avec les musulmans? Au fait ceux qui sont en Europe leur donner le meme choix qu'au pieds noirs en algerie: la valise ou le cerceuil. Meme chose avec les noirs. 10% de la population US et 80% de la population incarcere. Think!

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Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur, en 2015, de Grand angle sur les mafias et de Grand angle sur le terrorisme aux éditions Uppr (uniquement en version électronique); en 2013 du livre Le crime organisé du Canada à la Terre de feuen 2012 de l'ouvrage Les triades, la menace occultée (éditions du Rocher); en 2007 de Iran : la prochaine guerre ?; et en 2006 de Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme (éditions Ellipse). Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier, La face cachée des révolutions arabesest paru chez Ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS.

 

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Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France SoirIl Liberal, etc.), il intervient pour le groupe Sup de Co La Rochelle et des institutions patronales et européennes, et est chercheur associé au Cpfa (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

 

Il est notamment l'auteur des livres Comprendre le chaos syrien (avec Randa Kassis, L'Artilleur, 2016), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (éditions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (éditions du Toucan). Son dernier ouvrage paraîtra le 26 octobre 2016 : Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation de nos sociétés ouvertes (Editions du Toucan). 

 

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