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Prince ou plouc : ce que le choix d’un prénom a vraiment comme impact sur une vie

Faire un bébé, aussi royal soit-il, est une chose. Choisir le prénom qu'il portera toute sa vie en est une autre. Attention à ne pas se laisser aller à une folie au moment de cette décision cruciale car votre enfant pourrait vous en vouloir pour toujours.

Ad vitam eternam

Publié le
Prince ou plouc : ce que le choix d’un prénom a vraiment comme impact sur une vie

Pour 65% des parents, le critère numéro un du choix du prénom de leur enfant est la sonorité.  Crédit Flickr commons

Atlantico : Comment les parents choisissent-ils le prénom de leurs enfants ? Quels sont les éléments qui jouent un rôle déterminant dans cette décision ?

Stéphanie Rapoport : Suite à un sondage effectué sur meilleurprenoms.com, il apparaît que pour 65% des parents le critère numéro un est la sonorité. Vient ensuite l’accord entre le prénom et le patronyme, puis l’originalité.  Si on regarde le top 20 des prénoms actuels, chez les femmes on en compte 9 qui se finissent par "a", tandis que chez les hommes ils ont tendance à se terminer en "o", "éo" ou "el" (Gabriel, Raphaël, Maël, etc).

On reste dans les prénoms très courts : 5 lettres, 2 syllabes. Les plus attribués correspondent à ce modèle, avec beaucoup de sonorités rondes, de juxtapositions de voyelles, et surtout des "a" pour les filles.

La génération des années 1980-90 a été très marquée par les prénoms américains inspirés des séries américaines comme Kevin, Jason ou Jennifer. Dans quelle mesure les références culturelles des parents influencent-elles leur choix ?

Il a été sociologiquement démontré que ces prénoms issus des séries américaines ont été des marqueurs d'un milieu social plutôt ouvrier. Il est vrai que les porteurs de ces prénoms qui recherchent aujourd’hui un emploi ou évoluent socialement n’en sont pas spécialement ravis, car ils sont très conscients de la connotation sociale qui y est associée. J’ai reçu des commentaires de la part de personnes s’appelant Kevin ou Jennifer, et qui disent bien qu’elles ne sont pas heureuses de porter ces prénoms, très stigmatisés par la presse, entre autres. On ne peut pas faire de généralités, néanmoins la tendance est réelle. Par exemple, sur le CV le prénom donne une indication immédiate de l’origine sociale.

Faut-il encourager les futurs parents à peser toutes les implications de leur choix de prénom pour l’avenir de leur enfant ?

Prenons l’exemple de la chanteuse Adèle. C’est un prénom élégant, souvent choisi par les classes supérieures, et qui passe très bien dans tous les milieux. Le problème des Kevin et Jennifer vient du fait qu’avant l’arrivée de ces séries américaines en France, ils étaient pratiquement inconnus chez nous. Ils ne pouvaient pas ne pas être associés aux séries. Si aujourd’hui on appelle son enfant Rihanna ou Shakira, les oreilles vont immédiatement se dresser, puisque ces noms n’existaient pas avant elles. Si on veut être sûr de donner un prénom passe-partout en France, mieux vaut miser sur le classique ou le rétro. On peut être sûr qu’ainsi l’enfant n’aura jamais aucun souci - ce qui n'interdit pas la recherche d'originalité, bien entendu.

Les parents se rendent-ils compte de la responsabilité qui est la leur au moment de prénommer leur enfant ?

Avant, on appelait les gens par leur nom de famille. Aujourd’hui, le prénom est tellement  fondateur de l’identité que les parents se rendent tout à fait compte de leur responsabilité. La question du prénom est d’ailleurs beaucoup plus médiatisée que dans le passé.

Beaucoup de parents sont-ils amenés à regretter leur choix de prénom ? Quelles sont les causes de ces regrets ?

Un sondage nous a permis de savoir que 97 % des parents ne regrettent pas leur choix. Il est très difficile pour un parent de procéder à une telle critique : on s’habitue naturellement au prénom que porte son enfant, au point qu’on dit souvent qu’il le porte bien. Parmi les 3 % qui disent regretter leur choix, les raisons avancées sont, à proportions à peu près équivalentes : trop répandu, trop rare, trop original, trop connoté socialement. 6% de ceux qui regrettent estiment avoir inventé le prénom de leur enfant.

 
Commentaires

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  • Par gliocyte - 23/07/2013 - 11:23 - Signaler un abus Y en a vraiment marre

    De vos titres, Atlantico! Plouc, et puis encore! Ca veut se la jouer humoriste, mais c'est tellement bas de plafond qu'on se demande si vous ne recrutez qu'en dessous de 70 de QI!

  • Par Glop Glop - 23/07/2013 - 12:39 - Signaler un abus Au quotidien...

    ... constat de la progression dans la perte de qualité. Phrases incomplètes, mots manquants, orthographe digne des "geeks" ne connaissant plus que l'écriture approximative née de la pseudo sous-culture SMS, et désormais l'indécence. Hier le titre à propos des "vieux" et "pauvres" etc... aujourd'hui les "ploucs". Ajoutons à cel les articles inaccesibbles aux réactions, sans auteurs, et tous les ex-intervenants qui ne signent plus rien (fuite assurément). Même si l'article explique une réalité connue de tous depuis l'apparition du phénomène il y a plus de vingts ans, parler de "plouc" donne un ton bien péjoratif à accepter en sus pour les malchanceux qui doivent supporter leurs prénoms. Quant à écrire que c'est un phénomène surtout chez les ouvriers, abusridté, le péhnomène se voit dans toutes les couches sociales. D'ailleurs, "ouvriers", à l'heure d'une société où le chomâge de masse envoie toutes les CSP prendre des fonctions là où il y en a, ne veut plus dire grand chose.

  • Par Lrt64 - 23/07/2013 - 16:17 - Signaler un abus c'est vrai que c'est important le prenom

    Toute mes sympathies a tous les francois de France ... la vie ne doit pas etre facile actuellement

  • Par chmolls - 23/07/2013 - 19:51 - Signaler un abus ben ouié

    des exemples parmis tant d'autres si tu t'appelle akim mhenkulbien ou nadine bebeque anna lise durine anne husse c'est lourd à porter quand même

  • Par Jean-Francois Morf - 23/07/2013 - 20:15 - Signaler un abus Leurs prénoms de rois ont un peu aidé leur carrière:

    Darius Rochebin obtient sans problème des interview avec tous les grands de ce monde, malgré que la TV suisse romande ne soit qu'une toute petite TV...

  • Par Inconnu - 23/07/2013 - 20:24 - Signaler un abus "Plouc"

    Le titre correspond bien à l'article.

  • Par Soleil - 24/07/2013 - 10:43 - Signaler un abus Important

    C'est important de bien réfléchir au prénom que portera toute sa vie notre enfant.

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Stéphanie Rapoport

Stéphanie Rapoport est l’auteur de l'Officiel des prénoms ainsi que d’autres publications sur les prénoms. Elle anime le site meilleursprenoms.com.

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