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Les non-experts au chevet du système de santé : où trouver l’argent pour le sauver ?

L'Institut Montaigne a réuni 25 Français de tous bords pour établir des pistes de réflexions pour la réforme de notre système de financement de la santé. Le troisième volet de notre série est consacré au financement du système de santé (3/5).

Participatif

Publié le - Mis à jour le 3 Février 2013

 

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Nous sommes arrivés à la conclusion que les ressources sont suffisantes : il y a assez d’argent à disposition mais il faut avoir une meilleure gestion.

Cependant, si le financement de la santé est suffisant aujourd’hui, il n’est plus adapté aux conditions socioéconomiques actuelles : il convient donc de repenser l’assiette sur laquelle il est calculé et surtout de mieux gérer les dépenses.

Mieux dépenser

Il s’agit d’abord de faire des économies en utilisant mieux l’argent dont on dispose (celui issu des cotisations comme des taxes).

Il faut faire des efforts de gestion.

Par ailleurs, pour éviter la fraude, certains d’entre nous pensent qu’il faut renforcer les contrôles de ce que font les professionnels de santé et les patients.

En outre, nous pensons qu’il faut éviter le gaspillage, notamment en ce qui concerne les médicaments qui ne sont pas consommés mais aussi les prescriptions abusives ou inutiles.

Nous pensons aussi qu'il serait utile de regrouper les différents régimes de Sécurité Sociale pour simplifier et optimiser les dépenses : il y a trop d'acteurs a trop de niveaux administratifs dans un système trop lourd et trop de lois a trop court terme.

Nous jugeons utile, en outre de :

  • Mettre en place le DMP pour un meilleur contrôle vertical des soins.
  • Sensibiliser les praticiens et les patients a la modération des prescriptions des médicaments et des actes.
  • Simplifier le mode de financement.
  • Mieux savoir comment l¡¦argent est collecte.

Enfin, l'un d'entre nous a proposé la suppression du tiers payant pour que les patients prennent conscience des coûts et pour limiter les petites dépenses inutiles. Cependant, le reste du groupe n¡¦y est pas favorable.

Revoir les sources de financement

Aujourd'hui, les sources du financement de la santé sont :

  • le travail, a travers les cotisations sociales patronales et salariales ;
  • la CSG, la CRDS qui touchent aussi d¡¦autres revenus ;
  • diverses taxes.

Cependant, étant donné la conjoncture actuelle, alléger les charges du travail nous semble indispensable. L’idée de moins taxer le travail est très largement partagée au sein du groupe. Il conviendrait d'élargir l'assiette du recouvrement à condition qu’il soit plus juste. Cependant nous ne privilégions pas tous les mêmes pistes : certains favorisent la TVA, d’autres la CSG. D’autres pistes à inventer sont évoquées dans le groupe. Pour certains, la CSG semble plus adaptée qu’une augmentation de la TVA car elle semble pouvoir rapporter plus et être plus juste. D’autres au contraire accepteraient une augmentation de la TVA, considérant la CSG comme un impôt injuste.

Deux d’entre nous, les autres n’étant pas d’accord, souhaitent que l’on puisse taxer toute forme de capital spéculatif, les biens appartenant aux syndicats, aux comités d’entreprises, aux multinationales et aux fondations.

Par ailleurs, afin de faire évoluer les consciences du monde agroalimentaire sur les conséquences sanitaires de leurs produits, nous pensons qu’il serait intéressant de les taxer en fonction de leur nocivité reconnue (liée aux excès de sel, de sucre, de matières grasses, etc.).

 
Commentaires

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  • Par SLANDER - 31/01/2013 - 13:21 - Signaler un abus "Faire évoluer les

    "Faire évoluer les consciences du monde alimentaire" à cause des produits "nocifs" ???? On rêve. C'est aux personnes de gérer elles-mêmes leur nourriture. Arrêtez de "materner" et d'assister". C'est de cela que crève notre système. Et aussi, d'un point que vous n'abordez pas du tout : l'immigration et les aides données tous azimuts à des gens qui ne cotisent pas, qui ne travaillent pas et qui ne le méritent pas. Entre 17 et 40 milliards par an de ressources en plus ! ce n'est pas négligeable même si c'est politiquement incorrect. Je m'en fous ! les immigrés nous coûtent la peau des fesses ; nous ne voulons plus payer pour eux. Vous n'êtes peut-être pas une commission d'état mais vous suivez leurs directives alors, vous n'êtes pas plus crédibles qu'eux.

  • Par Glabre et Ingambe - 31/01/2013 - 16:19 - Signaler un abus Encore l'Institut Montaigne cité sur Atlantico ?!?

    Je trouve que les produits de cet "institut" (suffit de regarder les membres et fondateurs pour se rendre compte que ce n'est qu'une petite coterie-entre-soi de plus) sont délirants au sens de déconnectés. On a encore une fois les responsables du désastre qui ont oublié leur contribution et qui continuent droit dans le mur. Autant assister à une conférence du général Nivelle en 1919.

  • Par vangog - 31/01/2013 - 20:48 - Signaler un abus La plupart des mesures semblent assez débiles!

    ...comme taxer les biens spéculatifs syndicaux, qui n'ont rien a voir avec la santé, ou réclamer les sommes dues par les autres états qui, de toute façon, ne paient jamais, tellement ils sont sûrs que leurs "alliances politiques" sont monnayables... Encore une fois, la réflexion se fait par le petit bout de la lorgnette, et non par le côté des dépenses qu'on ne voit pas abordé dans ces réflexions très franchouillardes, comme ces CMU et AME accordées généreusement aux afflux massifs d'étrangers en échange de leur vote pour Flamby, ou la réforme indispensable des urgences hospitalières qui servent a soigner la pauvreté et non l'urgence... Mais la encore, chut! S'abstenir d'une d'une pensée non unique qui pourrait faire perdre des électeurs a Flamby...

  • Par Decebal - 01/02/2013 - 00:26 - Signaler un abus Slander et Webmaster

    Slander on a comprit mais pas la peine de le répéter 20 fois, par hasard le WM pourrai il supprimer les 19 messages inutiles et gênants pour les autres merci

  • Par THEGAP - 01/02/2013 - 18:24 - Signaler un abus La réponse est trop simple

    L'argent pour sauver le système est à l'intérieur : économiser en supprimant les 30% de dépenses inutiles et/ou dangereuses. Transports, IJ, Médicaments inutiles, rembousés pour être jetés (et oui délivré remboursés 8cp, prescris 2cp utilisés 2cp...) Cures thermales, Imageries redondantes itératives Iatrogénie Opérations inutiles 80% des passages aux urgences ...

  • Par THEGAP - 01/02/2013 - 18:29 - Signaler un abus 210,9 (2011) x 0,3 = 63,27 Milliards d'euro

    Bigre on pourrait même diminuer les cotis et relancer le pouvoir d'achat... 30% gaspillés mais pas pour tout le monde... Les seuls spoliés sont les payeurs de taxe français.

  • Par THEGAP - 01/02/2013 - 19:41 - Signaler un abus Quelques pistes intérieures supplémentaires pour économiser 63 M

    Par exemple, les pharmaciens français délivrent chaque année 14 millions d'ordonnances ayant au moins dix médicaments, qui sont à l'origine de plus de 3,6 millions d'interactions possibles entre eux ; beaucoup d'admissions en urgence sont dues à cette surconsommation. Il a été montré qu'il n'y avait aucun lien entre la fréquence des maladies cardiaques, d'une part et le nombre ou le revenu des cardiologues, de l'autre, que les dépenses en cardiologie par département variaient par habitant de 1 à 9 (900 %), que selon l'hôpital où se présentait un infarctus du myocarde, le malade était opéré ou non. Dans le domaine des actes de dépistage, l'assurance-maladie rembourse toujours des coloscopies à plus de 600 euros (600 à 1 200 euros) alors qu'en première intention, il est possible de réaliser une coloscopie virtuelle à moins de 100 euros. Enfin, un médicament anticancéreux est toujours prescrit, alors qu'il vient d'être démontré aux Etats-Unis qu'il était inefficace. Ce ne sont que quelques exemples, faute de pouvoir analyser systématiquement les données de l'assurance-maladie.

  • Par THEGAP - 01/02/2013 - 19:41 - Signaler un abus Quelques pistes intérieures supplémentaires pour économiser 63 M

    Par exemple, les pharmaciens français délivrent chaque année 14 millions d'ordonnances ayant au moins dix médicaments, qui sont à l'origine de plus de 3,6 millions d'interactions possibles entre eux ; beaucoup d'admissions en urgence sont dues à cette surconsommation. Il a été montré qu'il n'y avait aucun lien entre la fréquence des maladies cardiaques, d'une part et le nombre ou le revenu des cardiologues, de l'autre, que les dépenses en cardiologie par département variaient par habitant de 1 à 9 (900 %), que selon l'hôpital où se présentait un infarctus du myocarde, le malade était opéré ou non. Dans le domaine des actes de dépistage, l'assurance-maladie rembourse toujours des coloscopies à plus de 600 euros (600 à 1 200 euros) alors qu'en première intention, il est possible de réaliser une coloscopie virtuelle à moins de 100 euros. Enfin, un médicament anticancéreux est toujours prescrit, alors qu'il vient d'être démontré aux Etats-Unis qu'il était inefficace. Ce ne sont que quelques exemples, faute de pouvoir analyser systématiquement les données de l'assurance-maladie.

  • Par THEGAP - 01/02/2013 - 19:41 - Signaler un abus Quelques pistes intérieures supplémentaires pour économiser 63 M

    Par exemple, les pharmaciens français délivrent chaque année 14 millions d'ordonnances ayant au moins dix médicaments, qui sont à l'origine de plus de 3,6 millions d'interactions possibles entre eux ; beaucoup d'admissions en urgence sont dues à cette surconsommation. Il a été montré qu'il n'y avait aucun lien entre la fréquence des maladies cardiaques, d'une part et le nombre ou le revenu des cardiologues, de l'autre, que les dépenses en cardiologie par département variaient par habitant de 1 à 9 (900 %), que selon l'hôpital où se présentait un infarctus du myocarde, le malade était opéré ou non. Dans le domaine des actes de dépistage, l'assurance-maladie rembourse toujours des coloscopies à plus de 600 euros (600 à 1 200 euros) alors qu'en première intention, il est possible de réaliser une coloscopie virtuelle à moins de 100 euros. Enfin, un médicament anticancéreux est toujours prescrit, alors qu'il vient d'être démontré aux Etats-Unis qu'il était inefficace. Ce ne sont que quelques exemples, faute de pouvoir analyser systématiquement les données de l'assurance-maladie.

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