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Hausse de la CSG contre baisse des cotisations salariales : quand les promesses d'Emmanuel Macron se font vampiriser par l'administration fiscale

Selon des sources convergentes, l'Etat aurait finalement retenu un schéma en deux étapes pour l'allègement des cotisations patronales mais maintiendrait 100% de la hausse de la CSG dès début janvier 2018.

Marché de dupes

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Hausse de la CSG contre baisse des cotisations salariales : quand les promesses d'Emmanuel Macron se font vampiriser par l'administration fiscale

Décidément ce quinquennat est bien singulier. D'un côté, un président de la République très sourcilleux de ses pouvoirs de chef de l'Etat….et de chef des Armées, et de l'autre un homme seul à l'Elysée qui subit les décisions techniques de Bercy sans prendre le soin de les replacer dans un juste contexte politique.

Autrement dit, un aigle intellectuel aux serres limées par la technostructure.

Car enfin, qui peut nier que 850 millions d'euros ne représentait pas le coup de massue dans l'opinion et chez les militaires qu'a été le clash public avec le Général de Villiers ?

Qui peut nier que cette histoire de cinq euros sur les APL engendre bel et bien le risque de voir se coaguler des mécontentements du type UNEF – CGT – France insoumise ?

Tout cela pour 150 millions d'euros.

La somme de ces deux décisions représente un milliard. Or, depuis près de dix ans, le budget voté porte trace d'un déficit initial de plus de 55 milliards : 68 mds pour 2017 corrigés à la hausse des fameux 8 mds débusqués par la Cour des comptes du fait des insincérités du dernier exercice comptable de François Hollande qui désormais semble vouloir écrire à haute voix un pamphlet nommé " un ancien président ne devrait pas dire cela "…

Donc, si nous supportons 76 milliards de déficit par an soit 18% des rentrées fiscales ( on encaisse 100, on dépense 118 ), cela signifie que notre déficit hebdomadaire est de 1,46 milliards d'euros.

Clairement en début de mandat, était-il opportun de se précipiter sur les deux décisions précitées pour " gratter " un milliard alors que les 100 jours du quinquennat Macron ont coûté : 76 / 365 x 100 = 20,82 milliards car la trajectoire de nos finances publiques n'a encore nullement fait l'objet de mesures structurelles sérieusement correctrices.

Il est de bon ton de stigmatiser les coups de rabot : or depuis le début de ce quinquennat, c'est l'unique méthode utilisée à l'exception de mesures pour la Fonction publique (gel du point d'indice, jour de carence ).

On attendait " Jupiter " et on l'attend toujours alors que sa formation théorique et son expérience financière sont de haut niveau et incontestable.

Madame Claude Pompidou avait surnommé l'Elysée comme " la maison du malheur ". En matière de chiffres, depuis le 7 mai, cette métaphore trouve son application.

D'ailleurs, nous sommes frontalement confrontés à un marché de dupes. Le candidat Macron avait posé soigneusement une égalité entre la baisse des cotisations patronales ( d'où une amélioration du net à payer ) et la hausse de la CSG ( pour près de 20 milliards ).

Patratas ! Les services de Bruno Le Maire laissent fuiter que la hausse de la CSG se fera à 100% dès début 2018 tandis que la baisse des cotisations patronales sera effectuée en deux temps voire plus.

C'est le renoncement à un engagement du président de la République.

C'est décidément un aigle dont le foie prométhéen se fait vampiriser par Bercy sous nos yeux déçus et incrédules de contribuables bernés.

 
Commentaires

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  • Par totor101 - 24/08/2017 - 11:28 - Signaler un abus Fautifs ?

    L'administration ou celui qui, après avoir été ministre des finances a fait des promesses en l'air ?

  • Par vangog - 24/08/2017 - 15:29 - Signaler un abus 76 milliards de déficit socialiste!!!!!

    ce n'est plus une réforme qu'il faut, mais une révolution des esprits de la technostructure...

  • Par lexxis - 25/08/2017 - 05:11 - Signaler un abus DES INCAPABLES MAJEURS

    Toujours à tripatouiller la fiscalité, ces gens-là sont des incapables majeurs pour réduire la dépense publique. A preuve qu'is ne mesurent même pas l'inanité de leurs efforts aux dépenses de l'année précédente, mais à celles de l'année en cours si aucune réforme n'avait été conduite. Un exemple de plus, avec le brutal affairement du Gouvernement à trouver d'urgence une compensation pour les fonctionnaires qui vont devoir acquitter la majoration de CSG. Parce que les retraités, on peut les traiter comme des chiens, les considérer comme des moins que rien, bloquer leurs pensions pendant plusieurs années et leur ôter une semaine de pension sur chaque année, mais les fonctionnaires c'est sacré, il en faut toujours plus et toujours plus cher... Car le blocage du point d'indice, c'est de la rigolade, allez voir les primes comment elles ont explosé, il y en même qui touchent en primes près de deux fois leur traitement de base et ça bien sûr, Macron le sait bien puisque ce sont les gens de Bercy qui s'attribuent les plus grosses primes, mais chut, il ne faut pas y toucher. Beaucoup plus facile de taper sur les vieux nantis dont la pensions exorbitante dépasse 1240 euros par mois!

  • Par Pharamond - 25/08/2017 - 08:59 - Signaler un abus Primus inter pares?

    Quel est le fondement constitutionnel,juridique qui permet à Bercy d'avoir la préséance sur le politique?

  • Par Djib - 25/08/2017 - 09:28 - Signaler un abus 1 M€, la somme des deux mesures ...

    ... qui ont explosé la cote de popularité de ce gouvernement, est à rapprocher des 3M€ que coûtent, bon an mal an, l'AME et l'hébergement des réfugiés. Il arrive parfois, dans ce monde pusillanime, que même la lâcheté soit sanctionnée

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Jean-Yves Archer

Jean-Yves Archer est économiste, spécialisé en Finances publiques. Il dirige le cabinet Archer, et a fondé le think tank économique Archer 58 Research.
 
Né en 1958, il est diplômé de Sciences-Po, de l'ENA (promotion de 1985), et est titulaire d'un doctorat en Economie de l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne.

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