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Exclure la Grèce de la zone euro ?
Impossible et dangereux !

Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a indiqué lundi ne pas exclure la possibilité que la Grèce sorte prochainement de la zone euro. Projetons nous dans ce scénario pour voir s'il est viable...

(Dés)union monétaire

Publié le

Atlantico : Peut-on imaginer que la Grèce soit exclue de la zone Euro ?

Pierre-Cyrille Hautcoeur : Cela me parait quasiment impossible. Sortir de l'Euro impliquerait de convertir toutes les dettes et actifs financiers « grecs » dans une nouvelle monnaie. On peut supposer que le gouvernement grec puisse convertir les créances et les dettes entre résidents grecs dans une nouvelle Drachme sans qu'il y ait trop de protestations. En revanche, pour ce qui est des créances et des dettes envers les non-résidents, il y aura des conflits infinis pour savoir si elles doivent être transformées en Drachmes ou maintenues en Euros. Puisque cela représente à peu près 200% du PIB de la Grèce, les enjeux sont énormes et les conflits potentiels considérables. Cela devrait suffire à rendre impossible l'opération : la sortie de l’euro conduirait sans doute à une dépréciation considérable de la nouvelle Drachme, ce qui ruinerait les gens ayant des créances dans cette monnaie et enrichirait ceux qui ont des créances en Euros (et inversement pour les débiteurs).

S'il souhaite une sortie de l'Euro efficace, le gouvernement grec devrait ainsi convertir en Drachmes les dettes envers l’étranger (de manière à les voir se réduire). Les agents étrangers s’y opposeraient car ils préfèreraient que leurs créances restent en Euros, et souhaiteraient plutôt (comme les Grecs) que leurs dettes soient converties en Drachmes. Au lieu d’avoir comme aujourd’hui un conflit entre débiteurs et créanciers réduit à la seule dette publique grecque (déjà énorme) ce serait donc la totalité de la dette privée grecque vis-à-vis du reste du monde qui poserait des problèmes.

Or un nombre incalculable d’agents privés issus de tous les pays européens prêtent à des agents économiques grecs à travers le commerce, le tourisme ou les banques. Tous ces montants-là deviendraient donc effroyablement incertains. Il y aurait des paniques en termes de liquidité : les banques verraient fuir leurs déposants ainsi que leurs correspondants et pourraient être fortement affectées. Bref, ce que l’on connait actuellement serait multiplié par trois en termes de complexité, voire de montants, et provoquerait un tel tourbillon que toutes les incertitudes actuelles apparaîtraient en comparaison comme une aimable plaisanterie.


Qui pourrait avoir intérêt à voir la Grèce sortir de la zone euro ?

Ce ne serait l’intérêt ni du gouvernement grec, ni des créanciers de la Grèce, ni de qui que ce soit. Dans le cas d’un scenario catastrophe où tout s’effondre, il y aurait à coup sûr des conséquences économiques graves en Grèce. Mais aussi ailleurs, avec sans doute des conséquences sociales et politiques dramatiques.

Je pense qu’un certain nombre de personnes n’ont pas cru à son origine dans la création d’une union monétaire et pensent que c’est le moment de montrer qu’ils avaient raison. Ils s’appuient sur une macroéconomie purement non-financière pour expliquer que la sortie de la Grèce de la zone euro serait une solution. En effet, depuis Keynes, on sait qu’il est moins coûteux pour procéder à un ajustement de la compétitivité d’un pays ( baisser ses prix réels par rapport à ceux du reste du monde) de dévaluer que de faire baisser les prix et les salaires nominaux. En négligeant les effets financiers, les apôtres d’un tel ajustement négligent le problème essentiel de la transition.

La seule cassure possible dans l’union monétaire européenne correspondrait à la sortie d’un pays excédentaire. Mais si un pays excédentaire sort (surtout si c’est un gros pays) cela se déroulera de manière plus douce. Dans ces cas-là, il y a peu de chances pour que tout le monde anticipe un effondrement du taux de change entre ce gros pays et l’ensemble de l’Union. Reste que je vois mal comment l’Allemagne, qui est le seul pays à pouvoir faire cela, puisse souhaiter le faire, tant son économie dépend de celle de la zone euro, et tant son rôle politique dans l’Union en souffrirait. Il est préférable pour elle de prêter davantage, de relancer sa propre économie pour tirer les autres vers le haut, et d’exiger des contreparties politiques des pays européens périphériques.


Existe-t-il des précédents historiques d’une sortie remarquée d’une union monétaire quelconque ?

Il y a des précédents mais avec des circonstances différentes. L’origine se trouve en général, non dans une crise économique et financière, mais dans une rupture politique. La destruction de l’URSS a conduit à l’émergence d’un certain nombre de pays indépendants qui ont chacun adopté leur monnaie. Il faut dire que dans des économies dirigées, les interdépendances financières sont limitées.

L’empire Austro-Hongrois qui, à la fin de la première guerre mondiale, a éclaté en morceaux constitue un meilleur exemple, dans la mesure où il s’agissait d’une économie libérale et financiarisée. L’ensemble des dettes qui existaient entre les membres de cet empire se sont maintenues mais il est probable que cette rupture n’ait pas été sans influence sur les épisodes d’hyperinflation qui ont eu lieu vers 1923-1924 dans toute cette région (même si la cause principale a été la guerre et son cortège de dettes). Il est donc difficile de souhaiter imiter cet exemple.

 
Commentaires

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  • Par New - 13/09/2011 - 07:00 - Signaler un abus Affaire réglée.....

    .....la Grèce va rester dans l'euro mais sa dette être "restructurée" a hauteur de 50% de sa valeur. D'ici la fin de la semaine.

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 10:25 - Signaler un abus QUOI D'AUTRE?

    Mais aucune personne sensée ne dit que la sortie de la Gréce de l'Euro sera facile , ni ne plaira à tout le monde , ni ne se fera sans oppositions .... Toutefois : continuer comme avant n'est plus possible - pendant que l'on tergiverse à Bruxelles, la marée de la dette grecque monte.... L'union de transfert pourrait être techniquement une solution durable . Les pays excédentaires en veulent-ils?

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 10:30 - Signaler un abus Quoi d'autre (suite)?

    A ce jour , la réponse est non et rien ne semble indiquer que le temps conduise à une évolution dans ce sens , mais plutôt en sens contraire ( cf élections récentes en finlande, etc...) Les eurobonds ? même objection , plus celle de la notation de ces eurobonds - pas du tout sur qu'elle soit triple A (cf ; standanrds and poors) Reste le défaut de paiment avec maintien dans l'euro

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 10:33 - Signaler un abus quoi d'autre (suite2)?

    défaut évoqué par un commentateur ici même , qui parle de 50 p cent de décote d'ici la fin de la semaine . Je laisse le lecteur calculer combien de temps il faudra à la Gréce pour se retrouver exactement au même point que maintenant , compte tenu de son déficit budgétaire primaire ( sur lequelm les plans de rigueur successif n'ont eu que peu d'effets) . Quelques années tout au plus

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 10:36 - Signaler un abus quoi d'autre (suite3)?

    cela conduirait donc à assumer maintenant 160 milliards d'euros de perte seche , pour se retrouver dans quelques ( assez peu d'années) devant le même probléme . Il n' y a pas de solution durable dans le systéme actuel sans modifier au moins un des paramétres majeurs dudit systéme , c'est à dire sans fonctionner dans une europe que les bruxellocrates n'accepteraient jamais

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 10:41 - Signaler un abus quoi d'autre (suite4)?

    c'est pourquoi , en l'absence de possibilité de forcer la main à Barroso et consorts , la Gréce , si , monsieur l'auteur , à 80 p cent de chances , sortira bientot de l'euro . Et ceci n'a rien à voir avec les opinions pro ou anti euro de l'un ou de l'autre : 2 et 2 font 4 , et pas 5 , que cela plaise ou non. Le procés d'intention de dogmatisme que l'auteur fait à ceux qui prévoient la

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 10:46 - Signaler un abus quoi d'autre ( suite5 )?

    sortie de la gréce de l'euro ne devrait-il pas plutôt lui être fait , à lui ? Oser ranger Barroso , Stark , Trichet ( quoique depuis quelques mois , ce dernier ...) du coté des pragmatiques opposés aux idéologues , est-ce sérieux? De qui se moque t'on? On reprend comme dans la campagne du référendum de 2005 : l'insulte et la bave aux levres contre tout ce qui n'est pas béni oui-oui d'office?

  • Par Carcajou - 13/09/2011 - 10:52 - Signaler un abus Retour de bâton

    Mon discours ne varie pas: pourquoi ce Monsieur qui a été incapable avec les autres néconomistes d'empêcher cette situation, ni même de la prévoir vient-il nous raconter ce qui est possible et ce qui ne l'est pas? A la niche (fiscale) les économistes de tous crins, revenons au simple bon sens, les banquiers se sont sucrés cyniquement, qu'ils assument! Aux oubliettes, la dette.

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 10:55 - Signaler un abus Quoi d'autre? (suite 6 )

    A ce jour , cet euro ayant été mal conçu , sans prise en compte des diférentiels de compétitivité , sans mécanisme stabilisateur des balances de paiement , les traités ayant été mal rédigés, la bétise étant faite - et faite à fond , il n' y a plus de "bonnes " solutions pour nettoyer cette écurie d''Augias . Il n'en reste plus que des mauvaises et de trés mauvaises . Ainsi que des non-solutions .

  • Par rue102361 - 13/09/2011 - 10:59 - Signaler un abus Un certain bon sens

    Et oui si il y avait une façon optimiste de sortir d'une banqueroute sa fait longtemps que tous les pays aurais fait se choix.

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 11:00 - Signaler un abus quoi d'autre ? (suite7)

    même sur le volet politique ( fin des conflits en europe ) , c'est un échec . Depuis quand entend-on des échanges aussi peu aménes ( "cigales grecques " et méditerranéens paresseux " contre " montée du 4éme reich " : je cite , et je déplore - depuis la crise de l'euro !) . Il falllait être bien naïf pour croire que l'amour peut naître du maraige forcé .

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 11:03 - Signaler un abus quoi d'autre ( fin)

    Quand on jettera - bientôt- des pierres en gréce (et ailleurs) , sur les voitures immatriculées en allemagne , france , etc.... Vous pourrez dire merci l'euro , merci bruxelles .

  • Par FIGAROCB - 13/09/2011 - 11:04 - Signaler un abus CE QUE PERSONNE NE DIT !

    Un aspect de l'évolution de l'euro est complètement occulté par tous les économiste et politiques : la parité ! Au départ, des parités entre les anciennes monnaies ont été établies, une fois pour toute, gravées dans le marbre. Aujourd'hui, ces parités ne veulent plus rien dire, les pays du sud, dont la Grèce et la France devraient dévalués, l'Allemagne réévaluées. L'euro est erreur à l'origine!

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 11:20 - Signaler un abus @ FIGAROCB

    Vous avez tout à fait raison . c'est LE point nodal du problême. la cours euro/dollar qui conviendrait à l'allemagne 1,40 (tiens? comme par hasard ) a la france : 1,15 à l'italie et l'espagne : 1 ou 1,05 à la gréce : peut-être 0,80 qui le sait encore? D'où , quelle que soit cette parité , cela tiraille

  • Par marc auréle - 13/09/2011 - 11:23 - Signaler un abus @ figaroccb (suite)

    D'où , quelle que soit la parité , cela tiraille ;Le problême des dettes publiques n'est que second : il résulte de la perte de compétitivité des économies nationales , qui anémie la base productive imposable . Par ailleurs , la spéculation n'est pas le problême , elle n'en est que le révélateur. Sans union de transfert , l'euro , à moyen terme , est mort .

  • Par New - 13/09/2011 - 11:36 - Signaler un abus Affaire réglée - suite

    PRECISION : A COURT TERME la Grèce va rester dans l'euro mais sa dette être "restructurée" a hauteur de 50% de sa valeur. D'ici la fin de la semaine. CELA REGLANT LE PB DU STOCK DE DETTE EXISTANT. A MOYEN TERME, LA GRECE SERA SORTIE DE L'EURO SI ELLE NE FAIT PAS D'EFFORTS DRASTIQUES DE RIGUEUR. L'EUROPE ET LES MARCHES NE PAIERONT PAS DEUX FOIS

  • Par Tuffgong - 13/09/2011 - 13:24 - Signaler un abus Pipeau

    "Exclure la Grèce de la zone euro ? Impossible et dangereux !" Impossible? Comme la chute de l'URSS? Comme le 11 septembre? Comme Fukushima? Impossible dons..

  • Par bobocleaner - 13/09/2011 - 13:50 - Signaler un abus probable et souhaitable

    que les Grecs retrouvent la drachme et réglnt entr grecs leurs problémes. J'ai bien lu le CV de l'auteur qui ne m'impressionne pas plus que ca : quand quelqu'un nie comme ca les faits c'est soit par ideologie soit par intéret . Alors quelle explication : européiste ou payé pour écrire ca ?

  • Par sheldon - 13/09/2011 - 15:07 - Signaler un abus Quand on fait une c ... ie on s'y tient ! c'est alors un dogme

    Impéritie de tous les gouvernements lors de l'ouverture de la zone euro à tous (ou presque) avant d'avoir mis une ébauche de gouvernement économique européen. Mais l'euro n'est pas Mitterrand croyant "juguler" l'Allemagne après la réunification ?? Comme la gauche française, il avait simplement oublié que les allemands sont travailleurs et ne s'amusent pas à la retraite à 60 ni aux 35H, plus, plus

  • Par Lepongiste - 13/09/2011 - 16:18 - Signaler un abus Restructuration = allongement de la durée de remboursement...

    Au besoin les créanciers prêteront le montant des remboursements pour maintenir la créance comme saine dans leur bilan !! C'est vieux comme le monde ... Les Américains ont toujours fait ça avec les pays d'Amérique du Sud..

  • Par konebien - 13/09/2011 - 16:20 - Signaler un abus raisonnement incomplet

    laisser la Grèce dans l'Euro avec une dette réduite à 50% l'empêcherait de pouvoir dévaluer sa monnaie ce qui conduit nécessairement à faire changer les mentalités grecques sur l'impôt et lEtat providence qui dépense à tour de bras pour la réélection de ses serviteurs sacré programme... vaut mieux les virer tout de suite quelque soient les difficultés

  • Par bobocleaner - 13/09/2011 - 18:32 - Signaler un abus c est par charité pour les défenseurs de l'euro

    et le sauver qu'il faut virer la Gréce courant Octobre. Si ce n'est pas fait c'est la fin de l'euro. Les Allemands vont le scinder et si nous ne tombons pas du bon coté ( euro nord ) nos politiciens vont achever de nous ruiner ...

  • Par benj117 - 13/09/2011 - 20:27 - Signaler un abus Qu'est-ce qu'on est sympa, nous les français!!!

    s'endetter pour donner!!! PourQuoi ne pas donner au somaliens, au moins la, cela servira a quelque chose!!! Ah non, c'est vrai, l'argent est réexpédier dans des valises!

  • Par bobocleaner - 13/09/2011 - 21:20 - Signaler un abus @benj1117

    voius avez raison nos députés auraient voté 5 Milliards d'aide alimentiare pour la Somalie je les respecterais et enverrais mon chêque de bon coeur. Mais leurs mensonges et leur gaspillage sur la Gréce sont de véritables insultes à la démocratie. Ils ont osé mentir constamment depuis 2 ans et ils continuent et pour rien ... financer la corrpution en Grece

  • Par LeditGaga - 13/09/2011 - 21:59 - Signaler un abus Coquille dans le titre...

    Il fallait lire : "exclure la graisse de la zone éro..." pour mieux en jouir plus tard !

  • Par skostiss - 14/09/2011 - 00:18 - Signaler un abus Raisonnement biaisé

    Aucun pays sombrant dans une crise ne se relève sans passer par une période d'inflation et de dévaluation. Ca laisse des gens sur le carreau mais à terme ça relance la compétitivité et donc l'emploi et donc la croissance. Même la Suisse a compris récemment que son économie serait étranglée par une monnaie trop forte.Les intérêts que vous évoquez sont des visions très court termistes selon moi...

  • Par skostiss - 14/09/2011 - 00:21 - Signaler un abus Mais vous préférez sans doute

    Mais vous préférez sans doute évitez une hyperinflation de 2 ans pour sauver un chômage endémique pour des dizaines d'années. la sortie de la Grèce de l'Euro créerait sûrement un coup de Tonnerre, mais sur le long terme je n'arrive pas à me convaincre qu'il s'agit d'une ânerie...

  • Par le celte - 14/09/2011 - 08:43 - Signaler un abus qui aurait interet?

    MOI..... dehors la grece, falsificateurs de bilan, mauvais contribuables, vive une europe des pays du nord.

  • Par bobocleaner - 14/09/2011 - 10:56 - Signaler un abus les couillons de contribuables Francais

    ont intérêt à un défaut rapide de la Gréce et à sa sortie de l'euro. Le plus drôle est que personne n'a intérêt à son maintien sinon ceux qui ne pensent pas survivre au prochain semestre. La faillite de la Gréce est inéluctable, ensuite si politiquement certains veulent les maintenir dans l'euro ce sera la bas l'explosion de violence et la contagion de leurs dettes aux GIPSI. qui veut jouer à ca ?

  • Par ombrelle - 14/09/2011 - 22:54 - Signaler un abus lefta, la honte

    avez-vous vu les infos de 20H sur la 2 ? EDIFIANTS les propos tenus par les grecs interviewés! exactement ce que j'ai entendu cet été: "la crise : on s'en fout!!!" quelle classe! et nous, pauvres imbéciles! peureux, sans soleil!!

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Pierre-Cyrille Hautcoeur

Pierre-Cyrille Hautcoeur est directeur d’études à l’EHESS et professeur associé à l’Ecole d’économie de Paris.

Spécialiste de l'histoire des crises économiques, il est l'auteur de La crise de 1929 (La Découverte, 2009).

(Photo @ Maraval)

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