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Une génération de jeunes pugnaces malgré une société française qui ne les voit que victimes ou dangereux

Le taux de chômage des jeunes atteint 22,1% en Europe. Le Parlement européen vient donc d'adopter une résolution qui demande à l'Union européenne de faire davantage d'efforts pour lutter contre ce phénomène. Dans le même temps, la moitié des Français de 18-24 ans ont envie de créer leur entreprise, selon un sondage annuel de l'Ifop. Souvent représentés comme des "Tanguy", ils veulent au contraire se montrer entreprenants. Reste à leur en donner les moyens.

Tanguy, c'est fini

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Une génération de jeunes pugnaces malgré une société française qui ne les voit que victimes ou dangereux

Non, les jeunes ne sont pas tous des voyous, des victimes ou des assistés. Crédit Reuters

Atlantico : Malgré la crise et des conditions socio-économiques difficiles, les jeunes Français semblent rester optimistes et désireux de commencer une vie adulte plus tôt, selon plusieurs sondages. Cela semble en contradiction avec l'idée communément admise...

Cécile Van de Velde : Il faut nuancer ce premier constat : la plupart des enquêtes menées sur le sujet montrent que le pessimisme des jeunes Français n’est pas un fantasme et qu’un sentiment de déclassement socio-professionnel se diffuse au sein des jeunes générations françaises.

C’est d’autant plus prégnant en perspective comparative : une enquête récente de l’OCDE montre que les jeunes Français sont par exemple les plus stressés au monde à l’école avec les jeunes Japonais, et en queue de peloton sur la confiance envers la société pour leur faire une place.

Actuellement, les jeunesses du nord de l’Europe, d’Amérique du Nord ou du Royaume-Uni se révèlent, en moyenne, bien plus optimistes. Ceci dit, il ne faut pas céder à une conception exclusivement misérabiliste de la jeunesse française. Si les jeunes commencent à douter de la méritocratie et de la seule garantie du diplôme pour s’en sortir, ils croient de plus en plus en leurs efforts personnels pour réussir et développent un rapport particulièrement affectif au métier.

Leur aspiration à l’autonomie se révèle également forte et précoce : si elle est bridée actuellement par les difficultés économiques, leur capacité à construire une autonomie personnelle, même en restant sous dépendance parentale, est frappante. En fin de compte, on a une jeunesse bien plus pugnace que les images à la « Tanguy » qui sont parfois véhiculées.

Les jeunes Français estiment qu’il est de plus en plus difficile de s’en sortir dans cette société, car une certaine idée les accompagne : ils doivent vivre quelques années de galère, être soutenus par leurs parents plus longtemps, alors qu’ils ont envie de se démarquer. Cette vision est-elle justifiée ?

En France, on a historiquement construit la « jeunesse » comme un temps à part, en l’associant à la phase d’études et d’insertion sur le marché du travail, avant l’accès à l’emploi stable, et en la maintenant symboliquement sous tutelle familiale. De ce fait s’est créée une coupure politique et sociale entre les « jeunes », même majeurs, et les dits «adultes ».

En termes de politiques sociales, l’Etat n’intervient que de façon ponctuelle avant 25 ans et consacre plutôt la solidarité familiale pour prendre en charge les jeunes majeurs. Les aides elles-mêmes sont peu directes et s’adressent en partie à leurs parents. Sur le marché du travail, l’insertion pour les « primo-entrants » ou pour les étudiants n’est pas aisée. Les banques elles-mêmes font peu confiance aux jeunes et demandent souvent des cautions parentales ; l’accès au logement n’en est pas facilité.

Bref, on observe un manque de confiance généralisé envers les jeunes, et l’intériorisation de l’idée qu’il est nécessaire d’attendre et de cumuler les attributs (diplôme, stages, expérience) avant de pouvoir faire sa place. On se rapproche en certains points des pays du sud de l’Europe, qui misent principalement sur la famille pour réguler la longue période d’attente ou de précarité sur le marché du travail, au moment même où, avec la crise, ces solidarités familiales trouvent leurs limites.

Les modèles sociaux-démocrates (au nord de l’Europe), ou libéraux (comme au Royaume-Uni ou en Amérique du Nord), développent un tout autre rapport à la jeunesse, en la considérant plus rapidement comme « adulte » : le regard social est sur ce point moins tranché. Ce qui a des avantages : les jeunes sont (en général) insérés plus tôt sur le marché du travail et se sentent d’ailleurs davantage reconnus comme des adultes.

Mais ça a aussi des revers : la pression financière est très lourde, notamment pour accéder aux études (plus chères) et au logement. La question du surendettement étudiant et juvénile émerge dans le débat public, comme nous avons pu le voir dans les mouvements étudiants récents.

 
Commentaires

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  • Par le_doux_reveur - 31/05/2012 - 08:17 - Signaler un abus Ils le veulent mais ne passent pas le cap

    Ils sont tous plein de bonne volonté et le jour où il faut passer à l'acte il n'y a plus personne ou si peu. Comme de pauvre petites victimes ils se plaignent que c'est trop dur et que patati patata quand il faut mettre les mains dans le cambouis. Au moment de la tentative de mise en place du CPE par Villepin, qui était mieux que rien hormis la possibilité de révocation ad nutum du contrat sans motif pendant 2 ans, 75 % des jeunes rêvaient d'une carrière dans la fonction publique!!!

  • Par Cap2006 - 31/05/2012 - 08:40 - Signaler un abus Mais oui, nous avons une jeunesse formidable...

    Notre pays de vieux à oublier leurs propres comportements... de l'époque.... et pour beaucoup, n'avait pas de pb pour trouver un emploi, un logement... C'est vrai, notre société de consommation les gates et les rend malheureux à la fois... - Faisons leur confiance... - libérons les énergies en finançant leurs projets économique, culturel et humanitaire - aidons les entreprises à en accueillir davantage. - mettons en place un chèque formation valable toute la vie, pour que les budgets ne soient pas accaparés par une élite : medecin, grandes ecoles, ena etc...

  • Par zaz - 31/05/2012 - 08:51 - Signaler un abus @le_doux_reveur

    Vous semblez ne pas comprendre qu'il n'y a pas d'alternative aux "jeunes". Quoique l'on fasse, on a tous besoin d'eux a moyen terme pour faire tourner l'économie. Le CPE, comme l'initiative de l'ordre des médecins (restriction d'installation pour les "jeunes") sont assez emblématiques d'une société qui refuse de se reformer, tout en imposant aux jeunes de se laisser faire. J'ai la chance par mon travail de fréquenter des "jeunes". Ils me semblent comme tout le monde : ils sont motivés si on leur propose ce qui les intéresse. Mais ce qui les intéresse n'est pas ce qui intéressait leurs aînés.

  • Par JO94 - 31/05/2012 - 09:00 - Signaler un abus Réforme de l'éducation et ouverture des marchés asiatiques

    il faut revaloriser le BEPC et le baccàlauréat au niveau des savoirs fondamentaux en Français, langues, mathématiques, histoire géographie, physique en remontant le niveau de cycle secondaire au collège. On parle d'enfant précoce, car il faut enseigner aux collégiens la trigonométrie, les séries de fourier , la mécanique du point, tout ce qu'on peut enseigner en mathématiques supérieures. Pour l'apprentissage de la lecture, il faut remettre la méthde syllabique et laisser tomber la semi globale. Il faut faire faire aux enfants à partir de 6 ans des rédactions et des résumés discussions pour leur donner un esprit de synthèse. Pour l'anglais, il faut remettre les méthodes de répétition avec l'acquisition d'un gros vocabulaire, il faudrait aussi remettre le latin. Le grecque vaut 300 mds on ne peut pas se permettre. Il faut remettre l'apprentissage à 15 ans pour le secteur secondaire uniquement et laisser tomber l'apprentissage pour les métiers du tertiaire. La Banque publique de l'investissement permettra de financer les projets et il faut ouvrir les marchés asiatiques!!!

  • Par laurentso - 31/05/2012 - 09:02 - Signaler un abus @JO94

    "Il faut faire faire aux enfants à partir de 6 ans des rédactions et des résumés discussions pour leur donner un esprit de synthèse." Vous exagérez un tantinet, là ! :)

  • Par ZOEDUBATO - 31/05/2012 - 09:13 - Signaler un abus Il faut les soutenir et les aider par :

    La liberté d'entreprendre facilement et rapidement : toutes démarches faites en moins de 1h au même guichet (physique ou informatique) Réduire les coûts du travail et limiter les impôts et prélèvements sociaux à 50% du revenu brut total Prioriser les budgets de l'Etat vers le secteur marchand, les investissements et les emplois économiquement retables

  • Par carredas - 31/05/2012 - 09:57 - Signaler un abus Echec scolaire...

    "... certains jeunes étiquetés en « échec scolaire » (cette appellation est tout à fait révélatrice du regard social qui pèse sur eux), parmi lesquels l'espoir de s’en sortir sont faible..." Tant que l'Etat français dépensera la plus grosse partie de son budget dans une institution qui échoue à donner une instruction à minima à une part de sa jeunesse, il n'y aura guère d'amélioration. L'instruction va de pair avec l'éducation et pour que l'enseignement scolaire, qui est un cadeau contraignant, soit accepté par les enfants, il est nécessaire que les parents y adhèrent. Il faudrait donc aborder le sujet tabou des familles immigrées qui arrivent en France sans connaître ses codes, parfois sans comprendre sa langue, et qui sont dans l'incapacité d'accompagner leurs enfants sur le chemin de la scolarité et de leur transmettre la foi dans l'enseignement public, laïc et obligatoire dans la mesure où ils ne l'ont pas reçue... Mais chut... parler de l'échec scolaire dans cette population c'est de la discrimination, voire du racisme ! laissons croître en silence une France de mal-instruits qui ont "de faibles chances de s'en sortir" Dramatique constat...

  • Par ntzsch - 31/05/2012 - 10:30 - Signaler un abus Tout le monde a le droit de rêver.

    Entre avoir envie de créer son entreprise et se donner les moyens de pouvoir un jour l'envisager il y a un pas qu'une grande majorité ne franchira jamais. Cela ne date pas d'aujourd'hui.

  • Par laurentso - 31/05/2012 - 10:56 - Signaler un abus @carredas

    "Il faudrait donc aborder le sujet tabou des familles immigrées qui arrivent en France sans connaître ses codes, parfois sans comprendre sa langue, et qui sont dans l'incapacité d'accompagner leurs enfants sur le chemin de la scolarité et de leur transmettre la foi dans l'enseignement public, laïc et obligatoire dans la mesure où ils ne l'ont pas reçue..." Ce n'est ni un tabou, ni rien ni qu'est-ce, mais simplement une contre-vérité. A niveau social égal, les résultats scolaires des enfants d'immigrés sont équivalents à ceux des enfants de familles installées depuis longtemps. Pourquoi diantre voulez-vous que les parents immigrés ne soient pas comme tous les parents du monde, et ne veuillent pas que leurs enfants réussissent à l'école ? Un pauvre paysan du Sud-Ouest, un ouvrier de Moselle, dans les années 1950, n'avaient pas reçu forcément une grande instruction, et alors, ils voulaient le meilleur pour leurs enfants. Il en est de même pour les populations immigrés.

  • Par laurentso - 31/05/2012 - 10:57 - Signaler un abus Oups, je me suis trompé

    Selon une étude récente, les résultats d'enfants d'immigrés, à niveau social équivalents, sont légèrement supérieurs à ceux des enfants de familles installées de longue date...

  • Par Atlante13 - 31/05/2012 - 11:12 - Signaler un abus Trop facile

    Comment peut-on oser critiquer les jeunes? Qui est responsable de leur état? - L'éducation nationale : sclérose et corporatisme, irresponsabilité, syndicalisme politisé, enseignement politisé. Le néant. - Le corps politique : pour eux les jeunes n'existent que la veille des élections. - Les syndicats : officines politiques, maintien à tout prix du statut quo, défenseurs des avantages acquis pour ceux en place, même au détriment des jeunes. Détournent les fonds de la formation. - Les petites entreprises : font peu sinon rien pour les jeunes, font ce qu'elles peuvent pour survivre. - Les grandes entreprises : font rien pour les jeunes, préfèrent se compromettre et magouiller avec les syndicats pour avoir la paix sociale. - les régions : clientélisme effréné à la grecque, droit dans le mur. Tous les jeunes ne veulent pas être fonctionnaires, c'est pourtant la seule chose qu'elles leur offrent. Détournement des fonds de formation. Et avec tout ça, vous voulez que les jeunes aient le moral?

  • Par carredas - 31/05/2012 - 12:20 - Signaler un abus Diantre...

    "...Pourquoi diantre voulez-vous que les parents immigrés ne soient pas comme tous les parents du monde, et ne veuillent pas que leurs enfants réussissent à l'école..." Vous qui vous plaignez de ne pas être lu, prenez donc la peine de lire les autres. Où ai-je affirmé qu'ils ne le voulaient pas ? J'ai écrit qu'ils n'ont pas les codes de notre pays pour beaucoup d'entre eux, ni la langue et qu'ils ne sont pas en mesure de transmettre une foi dans l'enseignement tel qu'il existe chez nous. Mais puisque vous avez des statistiques personnelles sur la réussite égale, oups je me suis trompée, légèrement supérieure, des enfants d'immigrés, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ces bandes de jeunes déscolarisés qui vivent en marge sont sans doute issus de familles pauvres du sud-ouest ou de Moselle, en aucune façon elles ne sont composées majoritairement de jeunes issus d'Afrique. C'est une pure contre-vérité ! Pas de tabou ni rien ni qu'est-ce... le pays de Candy... au secours !

  • Par Guti - 31/05/2012 - 12:37 - Signaler un abus Laisser tomber laurentso,

    Laisser tomber laurentso, vous devriez savoir depuis le temps que tous les maux de la france sont le resultat de la presence magrebine en france...

  • Par walküre - 31/05/2012 - 13:08 - Signaler un abus Bémol

    Tous voyous non, assistés oui. Ajoutons analphabètes à 25% et incultes à 40%.

  • Par ntzsch - 31/05/2012 - 13:54 - Signaler un abus Les maghrébins sont comme les autres.

    J'ai exercé mon métier dans un endroit très cosmopolite où les Français de souche (les souchiens) sont depuis longtemps minoritaires. Quand j'ai commencé, tous les maghrébins étaient sidérurgistes. Pendant toute ma carrière, j'ai soigné des centaines de familles et je les ai vu évoluer. A présent, leurs petits-enfants travaillent dans tous les secteurs d'activité et à tous les niveaux, ouvriers, employés, artisans, fonctionnaires, quelques commerçants et professions libérales. J'en connais de tous métiers mis à part exploitants agricoles. Nous avons assez peu de chômage. Ils sont commes les autres, ni meilleurs ni pires. Le problème, ce sont les ghettos. Nous en avons de tout petits. Quand on tombe là dedans, il est difficile d'en sortir, d'où qu'on vienne.

  • Par zaz - 31/05/2012 - 14:08 - Signaler un abus Le pays de Candy...

    "ils ne sont pas en mesure de transmettre une foi dans l'enseignement tel qu'il existe chez nous" Effectivement, on on est bien au pays de Candy, tendance bisounours. Pour ce qui est de savoir ce que l'on fait "pour eux", les jeunes sont comme tous les jeunes : ils ne demandent pas un traitement de faveur, et encore moins qu'on les infantilise. Si déjà on arrêtait de faire des choses contre eux, ce serait un réel progrès !

  • Par Carcajou - 31/05/2012 - 19:00 - Signaler un abus Rien de nouveau

    Je vous propose la chronique 885 du 3 janvier 1971 d'Alexandre Vialatte qui traite de la grammaire, mais peut s’appliquer à de nombreux sujet dont celui qui nous occupe ici: « Tout est grammaire. Mais où l’apprendre ? Pas à l’école ; on ne fera qu’en imprégner l’enfant (s’il est spongieux !). Pour ne pas le « culpabiliser ». « Vous culpabilisez mon fils, disait une mère à un instituteur ; – si je ne le faisais pas, répondit le malheureux, c’est moi, madame, qui me sentirais culpabilisé. Et ce serait beaucoup plus grave. » Est-on certain d’être dans la bonne voie en ne « culpabilisant » jamais ? en traitant tout enfant comme un irresponsable ? est-on certain qu’un garçon de treize ans ne se sente pas un peu déshonoré d’être traité comme une fillette ? A treize ans, les tambours de la Révolution se faisaient tuer sur le front des troupes ; à treize ans, le frère de Hugo avait pris part à quinze escarmouches et à plusieurs batailles rangées ; à moins de quinze ans, Hugo lui même était lauréat de l’Académie et, génie à part, scolairement, ses camarades en savaient autant que lui. Or nul n’avait eu peur de les culpabiliser.

  • Par Carcajou - 31/05/2012 - 19:01 - Signaler un abus Rien de nouveau (suite)

    Je sais bien que le père de Montaigne faisait réveiller son fils aux doux accents de la flûte, mais Montaigne parlait à six ans le latin aussi bien que le français ; et que le patois. Si nos méthodes « non contraignantes » avaient donné le même résultat, on serait en droit de leur faire confiance. Mais elles se soldent par la faillite. Alors ?… J’observe que les rois, les magnats, les milliardaires envoient leurs fils (et à prix d’or) dans des écoles extrêmement dures où on les fait lever à l’aube pour commencer une journée pénible par un petit crawl dans l’eau glacée. Ils n’en gardent pas un mauvais souvenir puisqu’ils y envoient leurs enfants à leur tour. Je remarque que les élites ont toujours eu des éducations dures qui s’attachent aux vertus viriles, en premier lieu : disons les Spartiates, les Samouraï. Je me rappelle qu’Anatole France, indiscutable pacifiste, a écrit : « Supprimez les vertus militaires, toute la société civile s‘écroule. »

  • Par Carcajou - 31/05/2012 - 19:01 - Signaler un abus Rien de nouveau (suite)

    Et Nietzsche allait jusqu’à voir dans l’armée la forme la plus achevée de civilisation, parce qu’on y pénalise la faute et n’y récompense pas celui qui fait son métier, le métier bien fait étant la règle dans une société qui va bien. Militarisme ? Pas du tout : le fait que la guerre est une saleté, n’empêche pas les vertus viriles d’être pour l’homme les plus importantes. Or, en tous les domaines, depuis trente ans, on magnifie l’anti-héros. On blâme la guerre et on exalte, on sacralise même l’assassinat. Comprenne qui pourra ; et il peut : le but est visible, les prétextes cousus de fil blanc. La décadence n’est pas un hasard historique. Ceux qui l’exportent se gardent bien de la tolérer chez eux.) Pourquoi ce qui est bon pour les milliardaires ne serait-il pas bon pour les autres ? Pourquoi traiter le peuple au rabais ? Où est là-dedans la démocratie ? « Ce qu’il y a de meilleur est assez bon pour moi », disait Churchill. C’est également assez bon pour tous, dans un pays démocratique. Pourquoi refuser au peuple une éducation de roi ?

  • Par ciceron - 31/05/2012 - 23:18 - Signaler un abus Carcajou vs Cécile Van de Velde

    Vous gagné haut la main, Carcajou ! Rien de nouveau sous le soleil... Ah si une chose : c'est bizarre sous Sarko les djeunes voulaient être à 70 % fonctionnaires d'après plusieurs sondages... Le Hollandais fantôme apparait et tout à coup nous avons une génération pugnace sur les bras ! Serait-ce le premier miracle de Gros Ballon ? Le trucage systématique de la réalité à coup d'articles thuriféraires. Prédiction gratuite : Depuis le 6 mai 2012 la France est le pays le plus intelligent de la terre grâce à l'effet conjugué du Porteur d'espoir et de la lune tout juste ralenti par un groupement de pays qui ne nous veulent que du mal. Bouh les méchants !

  • Par sam84 - 01/06/2012 - 13:29 - Signaler un abus Comme quoi

    Il suffit d'une élection,pour que la jeunesse abandonne son rêve de fonctionnariat et devienne battante

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Cécile Van de Velde

Cécile Van de Velde est sociologue de la jeunesse, des générations et des âges de vie. Ses recherches portent sur les modes d'entrée dans la vie adulte les politiques publiques, les parcours de vie et relations entre générations en France et en Europe. 

Elle a publié en 2008 Devenir adulte : Sociologie comparée de la jeunesse en Europe aux Editions Presses Universitaires de France.

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