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La France empêtrée dans la culture de l’excuse : ces autres responsables des violences au quotidien venus tout droit des beaux quartiers

Enseignants, forces de l'ordre, simples habitants... La situation de certaines catégories de population dans les quartiers dits sensibles est inquiétante aujourd'hui. Mais alors que l'insécurité prospère en France, cette situation trouve ses racines idéologiques bien avant les années 2000.

Victimaires

Publié le - Mis à jour le 21 Octobre 2016
La France empêtrée dans la culture de l’excuse : ces autres responsables des violences au quotidien venus tout droit des beaux quartiers

Atlantico : Les attaques récentes qui ont frappé certains enseignants ou représentants des forces de l'ordre en France ont mis en avant l'incapacité des valeurs modernes promues par les élites françaises à pallier les frustrations d'une partie de sa population, notamment celle issue de l'immigration. A l'origine de cet affaiblissement, on retrouve que l'on appelle la culture de l'excuse. A quoi correspond-elle ? Qui sont ses penseurs et pourquoi leurs disciples nous ont-ils idéologiquement et socialement désarmés aujourd'hui ?

Paul-François Paoli : Notre vision de la société et des événements a été depuis longtemps brouillée par une perte du sens commun. Il faut savoir que nous avons à faire à des malades qui n'agressent pas n'importe qui, et dont l'acte pathologique porte malgré tout un sens idéologique.

La question aujourd'hui est : sommes-nous préparés à un affrontement ? Et la réponse est non, car nous nous pensons d'avance comme coupablesLa culture de l'excuse a été préparée par une sorte de syndrome de Stockholm généralisé qui date de la décolonisation, mais surtout de la Seconde Guerre mondiale. Nous considérons que nous n'avons plus de leçon de morale à donner après ce qui s'est passé en Europe.

Nous ne pouvons plus accuser les autres d'être des barbares, nous n'avons plus de légitimité de dire aux autres ce qu'est la barbarie et ce qu'est la normalité ou la moralité. C'est un argumentaire que manie très bien Tarik Ramadan.

Il y a donc une situation générale de culpabilité de l'Occident dont il faut sortir. La culture de l'excuse est un sous-produit de cette culpabilité historique qui a été diffusée dans les années 1970 par de grands penseurs et intellectuels, dont deux particulièrement qui sont Pierre Bourdieu et Michel Foucault. Ces penseurs n'ont pas directement théorisé une culture de l'excuse - ils étaient bien plus intelligents que cela - mais ont brouillé ce qui pouvait relever du sens commun. Une victime n'est pas forcément une victime, ce qui fait qu'il n'y a plus de frontière réelle entre un voyou et ce qu'on appelait autrefois des honnêtes gens. Parler d'honnête homme est ridicule, parler de braves gens est risible. A travers la pensée de Bourdieu, on en a conclu que la société a un fonctionnement clair : il y a d'un côté les dominants et de l'autre les dominés. Les exclus sociaux sont déviants du fait du terreau social et de la domination sociale, culturelle, psychologique. C'est cette vulgate bourdieusienne - de même qu'il y a une vulgate foucaldienne (qui serait pour résumer la pensée de Libération) - qui a déconstruit notre société.

En 1972, au moment où Michel Foucault et Gilles Deleuze s'étaient associés pour défendre les prisonniers à travers les CAP (Comités d'action des prisonniers), les deux philosophes avaient dialogué dans L'Arc (une revue de l'époque) et avaient comparé la conception des prisons à celle des écoles élémentaires. C'est dire à quel point ces penseurs considéraient que toute sorte d'organisation sociale est imprégnée de répression. Des penseurs aussi puissants ont fait des disciples, et ce sont leurs vulgates sociologiques souvent, ou journalistiques des années 1980-1990, qui se sont diffusées dans la bourgeoisie intellectuelle et ont brouillé ce qu'on prenait pour l'évidence et qui était le sens commun.

Tout ce rejet est lié à une sous-culture anti-étatique, anti-colonialiste dans le domaine de l'Histoire, anti-normatiste dans le domaine du droit et antisociale dans le domaine de la sociologie qui fait du délinquant, du fou, du criminel dont l'acte a un sens politique.

Au moment des agressions de Cologne, on a eu un philosophe intelligent comme Eric Fassin qui a justifié les actes de ces agresseurs en affirmant que les femmes occidentales auraient intériorisé les catégories du colonialisme. Elles sont à ses yeux coupables de mépris vis-à-vis de ces migrants qui se sont vengés. La force de ces arguments, c'est qu'ils ne sont pas totalement faux. Et de cette zone de doute sur la vérité sort une sorte de laxisme qui est, par exemple, celui de la juge qui a relâché l'assassin du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray. C'est par ce tour de force que la justice a jugé que cet homme, qui était pourtant fiché S et qui fanfaronnait sur sa volonté de commettre un acte terroriste, n'était pas dangereux. Parce que lui-même est un malheureux.

Cette tendance à nous apitoyer sur le malheur du criminel vient de notre culture chrétienne. Cette  perversion compassionnelle est une idée chrétienne devenue folle. On a entendu un prêtre dire : "pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font" ; mais c'est déformer l'utilisation qui en avait été faite par le Christ : dans son cas, c'est lui-même qui se sacrifie, pas un autre. C'est à partir du moment où l'on pardonne ce que l'on n'a pas subi que le système devient pervers. Le discours de l'Eglise est aujourd'hui ambigu, car il semble parfois participer de cette culture de l'excuse et du compassionnel. Certains disaient "eux aussi ont leur part d'humanité" : mais que peut-on faire de cette affirmation quand on a perdu un enfant écrasé par un fou ? C'est ce que j'appelle la tyrannie de la faiblesse dans un de mes livres, qui fait que le pathos ambiant devrait exorciser le mal, et en même temps nous guérir de nos souffrances. C'est cela que je rejette. Si on regarde un pays constamment agressé comme Israël - qui est loin d'être parfait, mais qui sur ce point nous domine - on voit ce qui est le bon sens en la matière. Personne ne dirait "pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font là-bas". C'est peut être la différence entre judaïsme et christianisme, me direz-vous. Il ne faut pas oublier qu'à une époque, l’Église catholique considérait qu'on devait se défendre si on était attaqué. La légitime défense est reconnue par Saint-Thomas d'Aquin et Saint-Augustin. Si on ne doit pas avoir peur comme le dit le pape François, pourquoi est-il escorté et protégé par des gardes du corps ? A mon sens, il faut refuser la compassion quand elle est faible, et mettre en valeur celle du fort, par exemple celle du Christ qui tend la joue gauche. Mais c'est lui qui la tend et qui est fort. Pas ceux qui s'en attristent et qui sont incapables de voir que dans la haine, certains trouvent une jouissance, et que donc parfois le mal n'a pas de causes suffisantes. On peut toujours justifier le mal, mais ce n'est pas comprendre qu'il y a quelque chose de mauvais qui s'exprime radicalement au delà des circonstances.

Jean-Paul Brighelli : À la source de cet affaiblissement moral, il y a d’abord une volonté d’égalisation de tous les avis : le vôtre vaut le mien, et celui de n’importe qui a le même poids. À l’école, par exemple, dans la grande furia d’oralité qui a saisi les programmes depuis trente ans, la réflexion la plus fréquemment entendue est : "C’est votre avis, pas le mien" — comme si l’avis de l’élève avait le même poids que celui émis par le maître appuyé d’exemples circonstanciés et de raisonnements construits. C’est ainsi que l’on en vient à réfuter Darwin, à contester la Shoah ou à expliquer que le 11 septembre est une grande victoire palestinienne (quand ce n’est pas — en même temps, ce qui peut sembler curieux — un complot du Mossad). Ce que l’on a voulu effacer, c’est la hiérarchie des savoirs, en faisant de toute opinion, pour indéfendable qu’elle soit, un avis autorisé. Le brouhaha permanent que prônent les inspecteurs — le "papotis" dont ils font l’éloge dans les réunions organisées pour "vendre" à des enseignants sceptiques la réforme du collège de Mme Vallaud-Belkacem — est un exemple frappant de cette abdication face aux superstitions les plus ancrées.

Historiquement, il faut remonter à la réforme Jospin, en 1989. Son article 4 promulguait "l’adaptation à la diversité des élèves" — une façon de reconnaître qu’il n’y avait pas de discours dominant, pas de "doxa", comme on dit en philo. Le communautarisme dont nous sommes en train de crever sort de là. Lesquels élèves appartennaient désormais, comme les enseignants ou les "géniteurs d’apprenants", à la "communauté éducative" — une façon de dire que l’avis informé de l’enseignant ne valait pas mieux que celui du fanatique et de sa progéniture. Quant à l’article 10, il reconnaissait à l’élève la "liberté d’expression" : au lieu de "tourner sept fois sa langue dans sa bouche" et de choisir sagement de se taire, l’élève était encouragé à démontrer sa spontanéité, érigée en valeur suprême.

Et je ne citerai que pour mémoire la grand révisionnisme qui a frappé, par exemple, une matière comme l’Histoire, où désormais le Blanc descendant d’esclavagistes / colonialistes / exploiteurs du "pov’peuple" a intérêt à se couvrir la tête de cendres.

 
Commentaires

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  • Par cloette - 19/10/2016 - 08:45 - Signaler un abus La culture de l'excuse

    Le pape même .... ! Il faudrait changer de logiciel , c'est urgent !

  • Par Deneziere - 19/10/2016 - 09:10 - Signaler un abus Les politiciens de droite ont un pb avec les intellectuels

    On doit clairement ça aux intellectuels de gauche des années 60 et 70, ce que dit bien l'article. Mais en plus, Il me semble que les polticiens de gauche s'inspiraient facilement de leurs intellectuels. Ces derniers n'avaient pas peur d'être "récuperés". Aujourd'hui, les intellectuels de droite semblent se battre seul. On n'entends pas les politiques de droite quand Zemmour et Finkielkraut se font lapider, par exemple.

  • Par Lafayette 68 - 19/10/2016 - 09:59 - Signaler un abus Droite situationnelle

    la droite en France , gaullisme compris , ce sont des idées et des partis situés à la droite de la gauche , parfois au centre de la gauche . mais la culture de droite , niet , depuis 45 : vieille technique stalinienne et coco , on accuse de fascisme , ça ramène aux horribles camps ( justifiés) et le tour est joué pour la culpabilité . L'éducation nationale a été et reste un relais de cette forme de pensée ( manuels , concours et examens , jurys ) et la droite est complice de la gauche. La vraie droite est donc taxée d'extrême droite qui ramène à la culpabilisation fasciste .CQFD.

  • Par Maxoplus - 19/10/2016 - 10:01 - Signaler un abus Il reste à se mettre d'accord

    sur un corpus idéologique de droite. Ce que les gauchistes ont fait dans les années 60, il faut le faire aujourd'hui à droite pour pouvoir afficher clairement les valeurs de défense de l'Occident. Qui pourrait s'en charger ? Qui sera le Raymond Aron des temps présents ???

  • Par Lafayette 68 - 19/10/2016 - 10:02 - Signaler un abus précision

    "horribles camps ( justifiés)" : comprendre que les camps étaient horribles et que c'est justifié de le dire . J'en suis une victime indirecte par mon père.

  • Par Lafayette 68 - 19/10/2016 - 10:53 - Signaler un abus @Maxoplus

    Je suis d'accord avec vous et personnellement je vois, entre autres, une Marion Maréchal dans les prochaines années même si elle n'est pas un penseur de type Aron

  • Par Lafayette 68 - 19/10/2016 - 10:59 - Signaler un abus A propos du sentiment de culpabilité

    Un bel exemple ce matin lors de l'alerte enlèvement : http://www.20minutes.fr/societe/1945199-20161019-alerte-enlevement-individu-race-noire-gros-rate-ministere-justicent Dans la constitution ( article on parle pourtant encore de race " : sans distinction de race "etc) Alors ?

  • Par 2bout - 19/10/2016 - 11:17 - Signaler un abus Test : combien d'entre vous ont la maladie d'Alzheimer ?

    http://www.atlantico.fr/decryptage/et-etait-temps-regarder-aussi-ces-autres-complices-terrorisme-artisans-tres-francais-culture-excuse-paul-francois-paoli-jean-2779759.html

  • Par vangog - 19/10/2016 - 11:19 - Signaler un abus Fort heureusement, arrive le Front National!

    Pour libérer les français des bulgares gauchistes....cinquante ans que cela dure...cinquante ans de soumission aux Bourdieuseries et Foucalderies dans l'Education (ou re-education...), dans la Justice (sic), dans les corps de l'état contaminés par cette idéologie rétrograde...le Front National est le Medecin tant attendu par ceux qui n'avaient fait appel qu'aux charlatans gauchistes et homéopathes de droite, redoutant le coup de scalpel libérateur....Aïe! Ça fait du bien...

  • Par Ganesha - 19/10/2016 - 11:20 - Signaler un abus Article répugnant !

    Article répugnant ! Un véritable ''appel d'offre'' aux très nombreux lecteurs d'Atlantico qui viennent ici écrire : ''Il faut envoyer l'armée dans nos banlieues, et lui ordonner de tirer à balles réelles''. Des gentils sarkozystes pour qui tout changement économique et social réel serait du ''socialisme mélenchonien''. De bons bourgeois très chrétiens du 16ème arrondissement parisien, qui vont assister à la messe le dimanche. Mais le lundi, ils vont courageusement mettre le feu à un foyer pour sans-abri...

  • Par cloette - 19/10/2016 - 11:52 - Signaler un abus Les zones de non droit

    Oui il faut y envoyer l'armée , ce n'est pas moi qui le dit c'est Samia Ghali peu suspecte d'être une infâme extrème droite , d'autre part ce foyer sans abri était devenu un lieu pour migrants , les sans abris couchent dehors Ganesha et ce sont des Jeunes gens et jeunes filles d'obèdience chrétienne qui leur viennent en aide en faisant des rondes . Vous mélangez tout Ganesha dans votre haine de Sarkozy . Vous êtes un propagandiste qui roule pour Mélenchon le bourge .

  • Par Anguerrand - 19/10/2016 - 12:03 - Signaler un abus C'est bien Ganesha

    JE suis certain que vous accueillez ces pauvres immigrés ou laches qui au lieu de se battre contre leurs ennemis viennent profiter d'une Europe qui leur offre de quoi vivre et faire un braquage si ces aides ne leur suffisent pas ou violer s'ils ont des besoins sexuels, quoi DE plus normal. Puis POUR nous nous remercier nous offre un attentat. Ganesha vous racontez n'importe quoi vos détestations sont toujours les mêmes. Vous avez raté votre vie alors vous en voulez AU monde entier, un vrai communiste passé AU FN nouveau Parti de gauche LE FN. Nous sommes en guerre oui ou non ? Alors les manifestants qui visent les forces de l'ordre en cherchant à tuer, il y a légitime défense. Pensez AU CRS brûlé a 90% dont la vie est foutue

  • Par assougoudrel - 19/10/2016 - 12:24 - Signaler un abus @ Maxoplus Merci d'avoir

    parlé sans haine et avec discernement. je suis entièrement d'accord avec vous. Cordialement.

  • Par Camtom - 19/10/2016 - 12:56 - Signaler un abus D'humeur légère (dans ce

    D'humeur légère (dans ce monde de dingues, ça arrive qd même) les propos de notre nerveux quotidien me font rigoler tant ils sont "trop"! En qq lignes il arrive à niquer les efforts des Marine, Florian, Louis, David et autres avec leur France apaisée...

  • Par jurgio - 19/10/2016 - 14:06 - Signaler un abus Je dirai la culture de la contrition et de la résipiscence !

    Les seules vertus que la Gauche ait retenues du christianisme ! Mais elles pèsent lourd au moment où il faudrait séparer l'ivraie du bon grain. Nous sommes tous des colonisés, mais nous avons vu s'ajouter des colonisés qui ont le culte tactique de la mémoire sélective, apparemment afin de vivre aux dépens. Nous sommes une génération qui n'a pas, d'un côté, à être l'héritière morale de colonisateurs (un nombre infime a été bénéficiaire), et qui, de l'autre, n'a pas à souffrir perpétuellement des conditions de leurs ancêtres alors que la leur est bien meilleure que celle que ces derniers leur auraient laissée. Ou, aperçu sous un autre angle, retour aux « sources » sans plus attendre... Par ailleurs, nous avons la chance de voir aujourd'hui les résultats détestables d'une situation trop longtemps ignorée par bêtise et nous serions criminels de ne pas la rétablir dans le droit (et le droit chemin ?)

  • Par zouk - 19/10/2016 - 15:16 - Signaler un abus Culture de l'excuse?

    Nous nous sommes laissés enfermer dans un faux complexe, les Français ne furent pas le soutien de la barbarie nazie, nous avons laissé à l'Algérie des routes, écoles, universités, hôpitaux, le pétrole, le complexe sidérurgique d'Annaba et quelques autres broutilles du m^eme genre dans toutes nos ex-colonies. Quoiqu'en dise Tarik Ramadan, que l'islam a-t-il produit dans tous les pays où il règne?Et ce n'est pas le pétrole d'Arabie Saoudite découvert par les Britanniques et Américains qui va nous enfoncer dans la honte. Quelle imbécillité de nous laisser accuser de tout ce qui est blamable dans le monde! Tous les pays et civilisations y participent, et profitent du fait que nous sommes les seuls à battre notre coulpe. En vérité, nous sommes bien coupables de ne pas sanctionner les multiples agressions , délits et crimes commis chaque jour dans notre pays, et encore j'oublie les "incivilités" comme les bobos aux idées betement de "goche" les appellent.

  • Par zouk - 19/10/2016 - 15:18 - Signaler un abus Culture de l'excuse?

    Nous nous sommes laissés enfermer dans un faux complexe, les Français ne furent pas le soutien de la barbarie nazie, nous avons laissé à l'Algérie des routes, écoles, universités, hôpitaux, le pétrole, le complexe sidérurgique d'Annaba et quelques autres broutilles du m^eme genre dans toutes nos ex-colonies. Quoiqu'en dise Tarik Ramadan, que l'islam a-t-il produit dans tous les pays où il règne?Et ce n'est pas le pétrole d'Arabie Saoudite découvert par les Britanniques et Américains qui va nous enfoncer dans la honte. Quelle imbécillité de nous laisser accuser de tout ce qui est blamable dans le monde! Tous les délinquants de tous pays et civilisations y participent, et profitent du fait que nous sommes les seuls à battre notre coulpe. En vérité, nous sommes bel er bien coupables de ne pas sanctionner les multiples agressions , délits et crimes commis chaque jour dans notre pays, et encore j'oublie les "incivilités" comme les bobos aux idées betement de "goche" les appellent.

  • Par zouk - 19/10/2016 - 15:27 - Signaler un abus Culture de l'excuse?

    J'ajouterai l'abandon du débat politique à la gauche depuis les années 50. Où est la droite, nationale, consciente de nos 2000 ans d'histoire et de débats vers plus de démocrate, les "intellectuels", obligatoirement de gauche ont confisqué le débat vers une permissivité toujours croissante, multipliée depuis 5 ans par une rare indigence culturelle, historique, et d'une lacheté indigne devant les décisions indispensables.

  • Par Anouman - 19/10/2016 - 16:02 - Signaler un abus Excuse

    Clairement, seuls les imbéciles peuvent se sentir coupables de ce qui a été fait dans leur passé, même (et ce n'est pas forcément le cas) par leurs ancêtres. Le problème n'est donc pas qu'il y ait des penseurs qui diffusent cette idéologie mais de savoir pourquoi il y a des gens qui l'adoptent.

  • Par toupoilu - 19/10/2016 - 22:29 - Signaler un abus La droite c'est débord la liberté,

    Donc par principe, on devrait récuser tout "corpus idéologique de droite". Et questionner la réalité en permanence. Le monde change.

  • Par Citoyen Ordinaire - 19/10/2016 - 23:43 - Signaler un abus A sens Unique

    C'est toujours étrange pour moi, cette culpabilité à sens unique comme si nous n'avions pas nous aussi été attaqués en envahis par le passé ? En voulons pour cela aux Italiens pour nous avoir envahi au temps des romains ? Violons nous les femmes des pays du Nord pour nous venger de l'ancien envahisseur Vikings ? Etc...

  • Par Winter - 20/10/2016 - 17:57 - Signaler un abus ...

    Oui il y a une conception moraliste de l'histoire. Il y a une approche compassionnelle de la société. Un sens de culpabilité paralyse la création de richesse. Si la France pouvait aborder la modernité en laissant une place au spirituel, on pourrait alors d'autre part aborder de façon plus rationnelle les défis qui se présentent.

  • Par Benvoyons - 20/10/2016 - 18:46 - Signaler un abus Ganesha - 19/10/2016 - 11:20 Je ne savais pas que les

    répugnants délinquants utilisaient des balles à Blanc et des faux cocktail Molotov:)::))

  • Par Deudeuche - 22/10/2016 - 09:42 - Signaler un abus @Ganesha

    toujours libertaire n'est ce pas? même si pas libéral du tout ? La flamme du FN sur fond de drapeau arc en ciel,...en gros!

  • Par Deudeuche - 22/10/2016 - 09:45 - Signaler un abus Ceci dit excellent article

    oui une révolution conservatrice est en marche, et Juppé ni Sarkozy n'en sont les emblèmes. 45 ans de merde sociétale qui devraient se terminer dans leur apothéose.

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Paul-François Paoli

Paul-François Paoli est l'auteur de nombreux essais, dont Malaise de l'Occident : vers une révolution conservatrice ? publié chez Pierre-Guillaume de Roux en 2014, et de Pour en finir avec l'idéologie antiraciste en janvier 2012. Il a aussi écrit Quand la gauche agonise à paraître le 25 janvier 2016.

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Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli, délégué Education de Debout la France. Professeur agrégé de lettres, enseignant et essayiste français, il est également l'auteur ou le co-auteur d'un grand nombre d'ouvrages parus chez différents éditeurs, notamment La Fabrique du crétin (Jean-Claude Gawsewitch, 2005) et La société pornographique (Bourin, 2012). 

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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