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L'Euro, tueur d'industries en série ? Ce que révèle vraiment le graphique brandi par Marine Le Pen pendant #LeGrandDébat

La monnaie unique européenne a joué incontestablement un rôle dans la divergence des économies européennes, mais d'autres facteurs, comme les stratégies de "cavaliers solitaires" de l'Allemagne et de la Chine, ont aggravé la situation.

GraphiqueGate

Publié le - Mis à jour le 24 Mars 2017
L'Euro, tueur d'industries en série ? Ce que révèle vraiment le graphique brandi par Marine Le Pen pendant #LeGrandDébat

Atlantico : Au cours du débat ayant opposé les cinq principaux candidats à la présidentielle, Marine Le Pen a montré un graphique représentant les divergences d’évolution de la production industrielle au sein de la zone euro. Quelle part de responsabilité est-il possible d'attribuer à l'euro dans ce graphique ? 

Xavier Timbeau : Le graphique présenté par Marine Le Pen est partiel et inexact. Il ne comprend, par exemple, que des pays membres de la zone euro. Il raconte donc que l'Allemagne a eu une croissance de son industrie plus importante que l'Espagne, l'Italie ou la France, ce qui est approximativement vrai, mais il ne fait pas la comparaison avec des pays hors de la zone euro.

Le graphique joint reprend l'analyse sectorielle (à partir des données de comptes nationaux, ce qui change quelque chose mais n'est pas central). On pourrait en conclure que ni les Etats-Unis, ni le Royaume-Uni n'auraient dû entrer dans l'euro !  L'industrie au Royaume-Uni connaît un sort comparable à celle en Italie. La logique de désindustrialisation a en fait poursuivi son oeuvre dans la plupart des pays developpés à l'exception de l'Allemagne. C'est cela le fait principal qu'il faut retenir. Et cela au-delà des frontières que l'euro permet d'imaginer. Ce n'est donc pas une question euro Vs. monnaies nationales. C'est une question de la part de l'industrie dans l'économie et de la localisation de l'industrie entre les pays développés et les pays émergents.

Nicolas Goetzmann : Le graphique de Marine Le Pen reflète la situation de la production industrielle au sein de la zone euro. Si l'on peut voir une forme de responsabilité de la monnaie unique dans cette divergence des économies, celle-ci n'est pas totale, ce qui peut être démontré par le fait que le Royaume-Uni, qui n'est pas dans l'euro, a suivi la même pente que la France au cours de ces années. Il est possible de faire une suggestion sur ce qui a pu se produire. L'euro est une monnaie sous-évaluée du point de vue de l'Allemagne ; or, le pays s'est également lancé dans une course à la modération salariale, ce qui l'a conduit à favoriser son avantage de départ. Dès lors, la production industrielle allemande gagnait en compétitivité, et ce, tout en étant sur un niveau de gamme différent (supérieur) de celui proposé par la Chine, qui est entrée dans l'OMC en 2001, c’est-à-dire au même moment. En se préservant de la concurrence chinoise, en menant une guerre industrielle au sein de la zone euro, facilitée par la naissance de l'euro, l'Allemagne est parvenue à tirer son épingle du jeu.

Cette étape de la mondialisation a donc fragilisé le reste de l''industrie des économies de la zone euro, qui pouvait se trouver en concurrence directe avec le niveau de gamme proposé par la concurrence chinoise. Il y a donc bien un facteur euro dans cette divergence des économies, mais d'autres facteurs comme les stratégies de cavaliers solitaires menées par la Chine et l'Allemagne ont enfoncé le clou. Le résultat, c'est une divergence de plus en plus forte des économies européennes, avec des effets de spécialisation. Cependant, il convient de rappeler que la France affiche une croissance totale, entre 1999 et 2016, comparable à celle de l'Allemagne, c’est-à-dire que ce que la France a perdu en industrie a été compensé par d'autres secteurs d'activités. Comme toujours, dans la critique de Marine Le Pen vis-à-vis de l'euro, il faut faire la distinction entre l'euro, et la façon dont cette monnaie est gérée depuis le départ. Parce que les mauvaises performances de la France sont plus le résultat d'une mauvaise gestion de l'euro que de l'euro lui-même. 

Jean-Paul Betbèze : Le graphique présenté par Marine Le Pen à la télévision le 20 mars est tout sauf une nouveauté. Etabli à partir des données de l’Ocde, il montre que la production industrielle allemande a augmenté de 25% depuis la création de l’euro (le 1er janvier 1999, entre onze pays) mais baissé de 15% pour la France et de 20% pour l’Espagne et l’Italie. Une analyse superficielle (et fausse) est que l’euro serait en cause, faisant gagner l’Allemagne et perdre la France et l’Italie.

En réalité, ce que l’on peut dire, c’est que l’Allemagne a bien lu les règles du jeu d’une économie monétaire où, d’une part des dévaluations internes sont impossibles et où, d’autre part, une monnaie unique polarise les richesses entre les lieux et les entreprises les plus compétitifs, au détriment des autres. Il ne faut pas oublier que l’Allemagne avait mal commencé, avec un déficit commercial autour de 2% du PIB de 1970 à 1992, avant d’atteindre l’équilibre à partir de 1993, jusqu’à un excédent qui va graduellement jusqu’à 6% du PIB en 2016. Pour comprendre, il faut donc se demander ce qui s’est passé d’abord en Allemagne, avant de comprendre comment un cercle vertueux s’y est mis en place avant l’euro, bénéficiant ensuite de son apport.

L’explication allemande est claire : c’est la modération salariale, en liaison avec la politique du Chancelier Schröder. Ce dernier déclarait en 1997 : "J’espère que la France décidera de passer à la semaine de 35 heures à salaire constant. Ce sera très bon pour l’industrie allemande". Inquiet de la montée du chômage, il présente au Bundestag le 14 mars 2003, lors de son second mandat de Chancelier, un programme de réformes dit "Agenda 2010" pour restaurer la compétitivité de l’économie allemande grâce à une libéralisation du marché du travail, une baisse des prestations sociales et une réforme des retraites. Ce sont les fameuses lois Hartz, combattues et finalement acceptées en Allemagne, très critiquées en France, qui expliquent le résultat actuel de l’Allemagne (mais qui ont coûté à Schröder sa réélection). En face, la France perd en compétitivité, avec des salaires qui montent et une rentabilité de ses entreprises qui baisse.

Mais, quand on est en monnaie unique, il n’est plus possible de baisser l’euro-franc, tandis que la hausse de la balance commerciale allemande ne fait pas monter l’euro-mark, du fait des déficits extérieurs des autres pays ! L’Allemagne a "tout bon" : salaires stables et plein emploi, montée des profits et de la Bourse, croissance, avec une monnaie unique qui l’aide. Mais elle avait mal commencé et s’est reprise… elle, bénéficiant de l’euro. Ce n’est pas sa faute si elle a bien joué et nous mal. L’euro aide ceux qui le comprennent.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 22/03/2017 - 08:13 - Signaler un abus Les règles europeistes sont écrites en allemand!

    Voilà pourquoi la France et les pays sudistes ayant subi le socialisme n'auraientt pas su lire les règles?????!!!...après l'expérience socialiste, tous les pays sudistes ont dû augmenter impôts et charges, pour payer les cadeaux aux jeunes, aux minorités, à l'inculture, et les millions de fonctionnaires employés pour résoudre le chômage (sic)...lorsque les pays nordistes stoppaient net leurs expériences socialistes, les sudistes persévéraient dans l'erreur avec de fausses alternances à la Sarko-le-tricheur, à la Macron-Rothschild... Voilà comment s'est opéré le décalage entre nord et sud de l'UE. Et ce n'est pas un problème de lecture, mais de vulnérabilité à la social-démagogie. Les nordistes sont plus pragmatiques, alors que les sudistes subissent une influence...sudiste! faire des lois Hartz en France? Avec des charges ne cessant d'augmenter et des salaires subissant la concurrence déloyale des travailleurs détachés? Ce serait un suicide! C'est, à quelques variantes près, ce que proposent Macron et Fillon, Savonaroles de la religion europeiste et persécuteurs de nos identités nationales...Marine Le Pen propose l'inverse: augmenter les salaires et retraites des plus faibles...

  • Par vangog - 22/03/2017 - 08:42 - Signaler un abus Marine Le Pen propose l'inverse pour ce qui concerne

    les salaires et retraites: les augmenter afin de restaurer le pouvoir d'achat des plus faibles. Et elle propose la même chose que les lois Hartz en proposant une baisse des charges...mais pas dans le cadre de l'Euro et des lois europeistes anti-concurrentielles et plus favorables aux étrangers! C'est toute la différence de Marine Le Pen avec Macron et Fillon, qui veulent baisser charges et salaires dans le cadre d'un Euro non-concurrentiel, et de lois europeistes délirantes, soit une expérience mortelle...

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 22/03/2017 - 08:54 - Signaler un abus On ne va qu

    On ne va qu

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 22/03/2017 - 09:00 - Signaler un abus On ne va quand même pas

    On ne va quand même pas passer son temps à critiquer le premier de la classe parce-qu'on préfère rester au fond, près du radiateur....!

  • Par jipebe29 - 22/03/2017 - 10:01 - Signaler un abus causalité mono-factorielle ?

    Les pays qui ont vu leur économie s'améliorer sont surtout ceux qui ont su faire des réformes profondes, nécessaires, que nos gouvernants n'ont pas eu le courage de faire. Par ailleurs, notre pays a été pénalisé par une techno-bureaucratie de plus en plus pesante et intrusive, et par les charges élevées sur les entreprises. La relation de causalité avec l'euro n'est donc absolument pas prouvée. A mon avis, les autres facteurs ont été prépondérants.

  • Par ajm - 22/03/2017 - 10:04 - Signaler un abus Mirages

    Le programme de MLP c'est d'ouvrir les vannes budgétaires partout , de charger la SC en réduisant par exemple l'âge de départ à la retraite , d'augmenter massivement le SMIC tout ceci gagé par une hypothétique baisse de charges sur les "étrangers" (qui ne vont pas disparaître évidemment par enchantement) et par un surcroît de compétitivité résultant de la sortie de l'euro avec une monnaie dévaluée. Le problème c'est que avec un tel programme d'ouverture des vannes budgétaires et d'augmentation des charges et des coûts, la dévaluation sera massive, le contrôle des changes pour éviter une fuite massive des capitaux devra être instauré, le refinancement auprès des marchés financiers de l'état Français ne pourra plus se faire et devra être remplacé par des avances de la Banque de France d'où création monétaire massive et nouvelles baisses de la monnaie nationale en cascade, tout ceci dans un climat des marchés en Europe et ailleurs qui sera très hostile voire hysterique vis à vis de la France et de son gouvernement. Cela durera peut-être quelques mois avant que MLP réoriente en urgence sa politique en faisant machine arrière.

  • Par Ganesha - 22/03/2017 - 10:08 - Signaler un abus Négationnisme

    Mr. Goetzmann semble avoir conclu un accord avec la direction d'Atlantico : dans la plupart de ses articles au sujet de l'Allemagne, il omet soigneusement de mentionner une donnée essentielle : chez nos voisins germaniques, le taux de pauvreté est nettement plus élevé qu'en France. Marine Le Pen a cité le chiffre de 17 %. Il y a treize millions de pauvres qui vivent en Allemagne : mères célibataires, retraités… et étrangers. L’Allemagne est retombée dans ses vieux démons : il y a 70 ans, les ''untermenschen'' mourraient au nom du slogan ''Arbeit macht Frei''. Aujourd'hui, les abattoirs bretons font faillite à cause de la concurrence des esclaves roumains outre-Rhin. Et madame Merkel a importé un million et demi d’êtres humains, qu'elle va payer un euro de l'heure. Dites-moi que j'exagère ! Ii faudrait un reportage télévisé...,En 1945, les américains forçaient les habitants des villages environnants à aller voir ce qui se passait réellement à coté de chez eux. Mr. Goetzmann, vous collaborez avec la presse libérale, vous écrivez des articles ''négationnistes'' et vous permettez à quelques vieux salopards de lecteurs d'Atlantico de continuer encore quelques temps à nier la réalité !

  • Par edac44 - 22/03/2017 - 11:03 - Signaler un abus Ce qui différencie vraiment l'Allemagne de la France ???

    Source =====> Le point; Patrick Artus, du 25 Juin 2013

  • Par edac44 - 22/03/2017 - 11:04 - Signaler un abus Ce qui différencie vraiment l'Allemagne de la France ???

    Source =====> Le point; Patrick Artus, du 25 Juin 2013

  • Par edac44 - 22/03/2017 - 11:05 - Signaler un abus Ce qui différencie vraiment l'Allemagne de la France ???

    Source =====> Le point; Patrick Artus, du 25 Juin 2013 L'Allemagne préfère avoir des travailleurs pauvres, la France des chômeurs de longue durée. De ce choix découle toute une politique sociale et industrielle. En France, on considère souvent que le modèle social allemand est devenu très différent du modèle social français, avec la flexibilité accrue du marché du travail ; la modération salariale ; les efforts faits pour faire disparaître les déficits publics, qui passent aussi par une réduction des dépenses de transferts publics. Les lois Hartz, de 2003 à 2005, ont surtout constitué en la mise en place de conditions très dures forçant les chômeurs à retourner à l'emploi, y compris dans les emplois peu qualifiés, à temps partiel, mal payés. Parallèlement, les salaires réels, de 2000 à 2006, ont baissé de 5 % en Allemagne, pendant qu'ils augmentaient de 12 % en France, et les prestations sociales sont passées de 19 à 16 % du PIB en Allemagne (18 % en France). L'Allemagne a choisi la montée en gamme, l'effort d'innovation... La suite pour celles et ceux qui veulent sortir de l'obscurantisme médiatique =====> http://bit.ly/2nmm5Mt

  • Par janckroirien - 22/03/2017 - 11:13 - Signaler un abus Ganesha

    Pourquoi traitez-vous de vieux salopards certains lecteurs d'Atlantico ? Connaissez-vous Planet par exemple , les articles qui y sont publiés et les réactions qui les suivent ? Je ne sais pas s'il y a des salopards de lecteurs vieux ou moins vieux ici ou là mais vos propos pourraient le laisser à penser .

  • Par totor101 - 22/03/2017 - 11:42 - Signaler un abus LA VRAIE RAISON

    de la chute des industries françaises ? C'est la paperasse ! ! ! ! - 1965 : une entreprise de 5 usines et environ 2500 salariés, cout de la structure 16% - Entre 2000 et 2005 dans une douzaine d'entreprises, le cout de structure coutait entre 45% et 55% ... La différence venait du poids(?) du bureau d'étude ...... MORALITÉ ! La paperasse coute aussi cher que la matière première et la main d’œuvre de production réunies ! ! ! ! ! et l'on dit que l'ouvrier Français coute trop cher ........

  • Par Ganesha - 22/03/2017 - 11:46 - Signaler un abus Miroir

    En 1802, sous l'influence de Joséphine, Napoléon rétablit l'esclavage. Il existe dans les archives, des tonnes de journaux du 19ème siècle, qui expliquaient aux ''braves bourgeois'' de l'époque que la réalité qui était décrite dans les romans de Victor Hugo et d'Émile Zola était fausse, exagérée et immorale, et que ces livres devaient être interdits. Des articles comme celui-ci sont destinés à rassurer quelques retraités ''bien-pensants'', qui cherchent des justifications à leur égoïsme abyssal, à leur absence totale de charité ou de compassion pour leurs frères humains. Nous sommes quelques commentateurs sur ce site à leur apporter la contradiction, à leur présenter un miroir où ils font face à leur infamie !

  • Par joseph jean - 22/03/2017 - 12:15 - Signaler un abus Resultat

    Donc , si je comprend bien en réduisant l'équation . vous avez raison dans votre analyse approfondie, mais la blonde n'a pas tort

  • Par PATRICK 62 - 22/03/2017 - 13:56 - Signaler un abus un peu d'histoire

    en 2000 le marc était à 1.5 franc.Revenir à 1 franc pour 1 euro entraîne une dévaluation de 33 pour cent, et encore c'est optimiste car après 15 ans de divergence structurelle et économique c'est plutôt 1 marc pour 2 francs. alors on prend le risque de la perte en capital de 50 pour cent ? sans parler d'un risque de blocage de l'économie.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 22/03/2017 - 14:09 - Signaler un abus @Ganeshânebâté

    On se demande ce qui l'emporte chez vous de la jalousie ou de la connerie.... Personnelement je pencherais pour une incroyable synergie des deux... Tout ça pour finir en apothéose.... Une synthèse comme disait Audiard

  • Par Deneziere - 22/03/2017 - 14:20 - Signaler un abus Et si on était resté hors zone euro....

    ... notre bureaucratie socialo-étatiste n'aurait pas éreinté nos entreprises ? Notre argent serait ré-investi dans l'innovation, au lieu de croupir dans l'assurance vie ? Notre code du travail serait deux fois moins épais ? Nos syndicats crypto-staliniens auraient disparu ? Nous aurions arrété d'embaucher des fontionnaires ? Nous aurions cassé ce fichu paritarisme ? Allez Marine, c'est l'heure de ta piqûre.

  • Par jerome69 - 22/03/2017 - 16:15 - Signaler un abus pas convaincu

    je trouve que cette analyse se contredit par moment. que l' on ai tout fait à l'envers à partir Jospin, je suis bien d'accord , que l'on ait continuer à ne rien faire après aussi. que cela nous ait mis dans le pétrin ou on est actuellement aussi. mais un € à 1.4$ pendant plusieurs années post 2008 a tué toutes les economies faibles du sud. Une money doit être à l'image de léconomie du Pays , et même si on est revenu à environ 1.1 $ le mal est fait . vue la différence de force de l'économie allemande, Pays bas et celle de la france/espagne/ italie , avoir la même monaie c 'est quand même curieux. c'est comme faire courrir un marathon a d'un coté des spécialistes de la distance et de l'autre les coureurs du dimanche , chacun avec un sac de 20 kg sur le dos , faut pas s'étonner s'il y en a qui crèvent en cours de route, et on sait d'avance les quels.

  • Par letarga - 22/03/2017 - 16:24 - Signaler un abus letarga21

    on entend toujours dire que quitter l'euro couterait tres cher mais rester dans l'euro ne serait-il pas encore plus néfaste .... la France est en chute dans tous les domaines, meme s'il y a quelque résultats dans quelque domaines ( auto aviation armement ) Nous avons décroché de 25 % + 15 % soit 40 % par raport a l'allemagne et la BCE qui émet de la faussa monnaie - Dormez en paix citoyens

  • Par toupoilu - 22/03/2017 - 16:43 - Signaler un abus Le seul argument valable des pro-euro,

    C'est que sortir de ce enfer provoquerait peut être une crise. Même eux, en tout cas les plus sensés, reconnaissent que cette monnaie nous nuit, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir, mais on continue, continue. Le propre de la politique, c'est de changer les choses, ceux qui se contentent de ce statu quo qui nous enfonce cinq ans après cinq ans se parent des vertus de la responsabilité et du sérieux, alors que ce qui serait responsable et sérieux, ce serait de ne pas persévérer dans l’échec. Les politiques pro euro et pro multilatéralisme libre échangistes, ne raisonnent en fait plus au niveau national, ils considèrent que ces politiques sont bonnes en générales, même si elles sont mauvaises pour nous en particulier, et donc que c'est à nous de nous adapter à ce qui est bon pour tous. Au lieu de défendre simplement l’intérêt français.

  • Par horus35 - 22/03/2017 - 17:04 - Signaler un abus @ganesha !

    Decidement votre connerie n'a plus de bornes ! Je fais parti de ces retraites"bien pensants" que vous semblez si fortement haïr et que vous insultez en les pensants egoistes envers les personnes qui n'ont pas la chance de vivre une retraite sereine! Quand a la compassion pour les "freres humains" rien ne vous autorise a dire qu'elle n'est pas effective ! Mais ce qui est sur, c'est qu'elle ne peut en aucun cas jouer en votre faveur ! La betise a ses limites tout de meme !

  • Par theodorum - 22/03/2017 - 17:28 - Signaler un abus Le niveau des cotisations en France n'y est pour rien ?

    J'ai gardé une page du Point du 20 Septembre 2007 où le Pr Jacques Marseille, qui défendait la TVA-Emploi, dit ceci : 'La France est le pays où les cotisations employeurs pesant sur le salaire,sont, de très loin, les plus élevées. Selon Taxing Wages, le dernier rapport de l' OCDE pour 2006, en proportion du salaire brut moyen elles se montent à 42,3 %, devant l' Italie ( 33,2%) et la Suède ( 32,4%). Pour information, elles s'élèvent à 21 % en Allemgne, à 10,5 % au Royaume Uni, à 7,8 % aux États-Unis et à 0,7 % au Danemark. "

  • Par theodorum - 22/03/2017 - 17:38 - Signaler un abus Solution - 1

    En conséquence les rectificatifs que je propose au système capitaliste ou libéral me semblent là encore la bonne solution. elle passe par les 3 mesures principales que je propose et dont la 1ère est le remplacement des cotisations salariales et patronales par la TVA, car il faut raisonner collectif et les raisonnements individuels – type avantages acquis, protégeant ceux qui ont un emploi et excluant les autres, ou système du chacun pour soi - nous mènent dans le mur de la dette. A partir du moment où on ouvre les frontières aux pays pauvres par la concurrence le seul moyen d'être compétitifs est de détacher les charges sociales des cotisations et de les attacher à la valeur ajoutée. D'une part les étrangers n'ont pas droit à nos prestations sociales, pourquoi les leur faire payer, ce qui nous handicape dans la concurrence. D'autre part, avec le système actuel, nous sommes acculés à la dette, dont les intérêts ne seront pas toujours aussi bas, car nous sommes structurellement déficitaires par rapport aux pays aux normes sociales et environnementales moyennageuses.

  • Par theodorum - 22/03/2017 - 17:39 - Signaler un abus Solution - 2

    Ce qui ne serait plus le cas avec un financement par la TVA que paieraient aussi les importations et la robotisation-numérisation. Le chômage diminuerait chez nous et le cercle vicieux structurel serait rompu. L'ÉTAT retrouverait l'équilibre de ses finances et nous mettrions notre savoir faire à la disposition des pays pauvres car leur vendant hors TVA et hors charges sociales. Afin que la TVA devienne un impôt moderne et juste une redistribution partielle et forfaitaire de son produit s'impose : une sous-mesure, mais pas une demie-mesure ! Toutes les taxes et en particulier la TIPP mériteraient ce traitement, indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique, les gros revenus avec leurs grosses voitures, se moquant d'une taxe insuffisante pour eux et trop lourde pour les petits revenus. Cette redistribution générale de la TVA comme de la TIPP aurait pour résultat, par incidence, que l'impôt varierait euro par euro, donc sans effet de seuil injuste et stupide, et que le petit ne ferait plus le jeu du gros, comme l'avait si bien résumé Claude Cheysson, polytechnicien et ministre des affaires étrangères en 1981

  • Par theodorum - 22/03/2017 - 17:41 - Signaler un abus solution - 3

    à l'époque où le parti socialiste m'avait répondu, par la voix de Jean-Paul Bachy, que le Président Mitterrand pensait aussi à remplacer les cotisations par la TVA. Malheureusement le parti communiste avait baptisé la TVA : Tout Va Augmenter. Mon idée de la partager n'était pas née ! « Longueur de temps et persévérance font plus que force ni que rage » Ou, proverbe chinois « le temps est un grand guerrier ». Pour que le petit ne fasse plus le jeu du gros, ce que la premières mesure et la sous-mesure réalisent déjà en grande partie, une 2ème mesure me semble souhaitable, une taxe de 20 % d'où l'on pourrait déduire les salaires dans la limite d'un SMIC, taxe assortie d'un crédit d'impôt, mais seule la participation de l'entreprise serait déductible d'une 3ème mesure ou taxe sur la valeur ajoutée de 50 % d'où l'on pourrait déduire la masse salariale , soit les salaires réels dans la limite de 2 SMIC. La taxe de 20 % serait à calculer en 1er et ne se cumulerait pas avec la Taxe de 50 % . La taxe de 20 % permettrait d'améliorer encore l'homogénéité du marché en reprenant aux entreprises dominantes les concessions obtenues des fournisseurs, le fait d'un meilleur emplacement ou ....

  • Par theodorum - 22/03/2017 - 17:44 - Signaler un abus solution - 4

    de l'exploitation de la misère du Monde. Cette taxe empêcherait les abus constatés chez les intermittents du spectacle.ur résultat que toutes les entreprises auraient intérêt à faire ce qu'elles espèrent toutes des autres – leurs salariés étant des clients potentiels - et que l'inter-dépendance actuelle des économies empêche, libérer la demande. Ce serait vraiment le cas dans la mesure où augmenter les salaires ou embaucher coûterait 2 fois moins, à vu qu'actuellement les charges sont égales aux salaires nets à valeur ajoutée égale et avec l'aide du crédit d'impôt d'1 demi-SMIC. Les concurrences déloyales seraient impossibles, la TVA n'étant appliquée qu'à la production manufacturée. Économiser les matières 1ères serait favorisé, bricoler et gaspiller ne serait plus intéressant, les bénéfices ne pourraient augmenter qu'en augmentant aussi la masse salariale. Le consommateur ne pourrait plus vouloir le beurre- des prix – et l'argent du beurre – de bons salaires et la sécurité de l'emploi. Le travail au noir ne serait plus non plus intéressant, sous-payer plus intéressant. Robotiser ou numériser rapporterait 2 fois moins et ne serait plus intéressant non plus...

  • Par theodorum - 22/03/2017 - 17:45 - Signaler un abus solution - 5

    car les bénéfices dépendraient d'abord de la masse salariale, non de la publicité. Les salaires des footballeurs descendraient de leur piedestal ! L'ÉTAT ne manquerait plus de ressources et le crédit d'impôt ne lui coûterait pas cher. Ses ressources augmenteraient. Exporter vers les pays pauvres notre technologie sans charges sociales serait les aider comme on aurait du le faire depuis longtemps. Nous n'aurions pas 2 000 milliards de dette. Les riches seraient beaucoup moins riches car la concurrence serait homogénéisée et le petit ne ferait plus le jeu du gros, qui serait aussi à découvert concernant la TVA et la TIPP sans compter les autres taxes. Exploiter la misère du Monde ne serait plus possible par le contrôle de la masse salariale de 50 % et les charges sociales financées par la valeur ajoutée, les bénéfices se faisant hors TVA, ce qui n 'est pas le cas acuellemen. Fini de jouer ! On n'aurait pas besoin d'exporter pour équilibrer la balance commerciale : cela tombe bien puisque pour 1 emploi gagné en exportant du luxe ou de la technologie on en perd 50 ou 100 par les importations obligatoires ! Etc...Etc... OUI, ON PEUT TOUT CHANGER QUAND ON A TOUT COMPRIS !

  • Par toupoilu - 22/03/2017 - 17:46 - Signaler un abus ajm: MLP n'augmente pas le smic,

    Elle crée une allocation payée par une taxe de 3% sur les importations. Ce qui permettra de faire reposer sur celles ci l’éventuelle baisse de pouvoir d’achat liée à la baisse de la monnaie provoquée par le retour à la souveraineté. Plutôt malin. D'autant que cette même baisse de la monnaie laissera un très gros avantage de compétitivité, même en cas toujours éventuel de rétorsion. Vraiment malin. Je dirais même plus, pensé.

  • Par theodorum - 22/03/2017 - 17:56 - Signaler un abus Rectificatif solution 4

    ...chez les intermittents du spectacle. "La taxe de 50 % aurait pour résultat que toutes les entreprises auraient intérêt à faire ce qu'elles espèrent toutes des autres – leurs salariés étant des clients potentiels - et que l'inter-dépendance actuelle des économies empêche, libérer la demande. "

  • Par theodorum - 22/03/2017 - 18:03 - Signaler un abus A toutpoilu

    Un pays qui dévalue s'appauvrit car tout ce qu'il importe augmente et il y a des produits comme les matières premières qu'on est obligé d'importer. Ce sont les produits manufacturés qu'il faut taxer. Une taxe de 3% sur les produits nécessaires serait une double peine !

  • Par Ganesha - 22/03/2017 - 19:33 - Signaler un abus Prozac

    Spectacle permanent, mais vraiment pathétique, ridicule et lassant sur Atlantico : les ''gens de droite'' tournent comme des poissons rouges dans un bocal, en se demandant : ''comment échapper à Marine Le Pen'' ? On vous le répète pourtant sur tous les tons : effectivement, votre patrimoine est sérieusement menacé, mais par une explosion du système monétaire européen, s'il n'est pas réformé de façon urgente ! François Fillon, qui veut appliquer la ''recette miracle allemande'', qui a échoué depuis 2008, en ''doublant la dose'', est un véritable malade mental. Encore un.''naufragé du Prozac'' !

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 22/03/2017 - 20:45 - Signaler un abus @ganeshânebâté

    Si effectivement le Prozac peut avoir des vertus sur les neurones, encore faut-il disposer d'un cerveau............Dans votre cas, je vous conseillerais plutôt d'essayer de muscler votre péritoine, il paraît que c'est excellent pour les sphincters...

  • Par vangog - 22/03/2017 - 21:51 - Signaler un abus Pourquoi lisez vous ganesha qui a, manifestement,

    un gros problème? Moi, cela fait bien longtemps que je ne lis plus ses posts, et ça me fait un bien fou...

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 22/03/2017 - 23:32 - Signaler un abus @vangog

    Vous avez probablement raison mais ..............c'est fou ce qu'on se sent plus intelligent après avoir lu ses commentaires. D'un autre côté ça permet aussi de garder le contact avec la misère intellectuelle si répandue dans ce pays. Il est vrai que on est en présence d'un cas d'école. Probablement un enfant mal aimé de ses parents, brimé à l'école, moqué par les filles de son àge...et qui évidement en veut à la terre entière..... Alors, je vous concède que n'étant pas psychiatre je ne pourrai pas grand chose pour lui, et que souvent je m'en veut de découvrir chez moi cette part d'ombre qui me fait prendre un plaisir malsain à lire ses ganeshaloperies.......Tant pis, j'assume...

  • Par valencia77 - 22/03/2017 - 23:59 - Signaler un abus trop d'inutiles en France?

    J'ai eu l'occasion de voir une feuille de paie francaise. Il y avait au moins 30 prelevements. Un cauchemar illisible. L'ami m'expliqua que c'etait pour un tas d'aides sociales. J'ai pense que trop de cretins se reproduisent en France. Solution 5: un Pinochet pendant 10 ans pour eliminer les pires socialistes et faire fuir les cretins inutiles. Une bonne partie se remettra au travail sans aides sociales qui paraissent encourager la reproduction des plus inutiles. Un cercle vicieux. I know, life is tough. Pensez, Ganesha aurait a s'expatrier.

  • Par jerome69 - 23/03/2017 - 08:48 - Signaler un abus @] theodorum

    Je suis 100% favorable à la TVA sociale qui est pour moi l'impot l eplus juste qui soit. plus on consomme, plus on paye. et la consommationdes biens de TVA haute et proportionnel à ses moyens, officiel ou non officiels. par contre je ne comprends pas cette phrase "D'une part les étrangers n'ont pas droit à nos prestations sociales, pourquoi les leur faire payer," je vois des tas d'étrangers qui utilisent toutes les prestations sociales possibles et qui n'on tjamais débourser 1cents en cotisation. j'envois aussi qui cotisent comme tout le monde et qui profitent , heureusement , comme tout le monde des protections sociales.

  • Par jerome69 - 23/03/2017 - 08:52 - Signaler un abus @thedorum

    A moins que vous ne parliez des étrangers "de l'étranger" a qui on serait susceptible de vendre des biens fabriqués en France. si tenté que l'on fabrique encore quelque chose dans ce pays ou nos politiques ont massacré l'industrie.

  • Par theodorum - 23/03/2017 - 09:29 - Signaler un abus A jerome69

    Effectivement je parle des étrangers de l'étranger. Quant au fait que nous ne vendons plus grand chose cela changerait vite si les produits importés subissaient les mêmes taxes que nos produits. Il serait même nécessaire de planifier cette transformation sur plusieurs années. Je vous cite un 2ème extrait de l'article de Jacques Marseille dans le Point du 20 09 2007 : "En baissant ces cotisations et en faisant porter sur la consommation, qui concerne toute la population et pas que les salariés- une partie de ce financement, la « TVA emploi » réduirait le coût de la main d'oeuvre sans que les salaires nets soient diminués – ils pourraient même être augmentés. Au Danemark, où elle a été appliquée entre 1987 et 1989, pour être portée à 25 %, la « TVA sociale » n'a pas eu d'effet sur l'inflation, mais elle s'est accompagnée d'une baisse considérable du taux de chômage, d'une croissance élevée et d'une balance commerciale positive."

  • Par theodorum - 23/03/2017 - 10:09 - Signaler un abus A jerome69

    Bien entendu le remplacement des cotisations par la TVA devrait s'accompagner d'une redistribution partielle et forfaitaire de son produit de façon à corriger son caractère injuste et aveugle, tout en effaçant les effets de seuil habituels, eux aussi injustes et stupides comme le plafond de revenu pour bénéficier de la CMU comme de beaucoup d'autres prestations. Ainsi chaque euro contribuerait au financement et on pourrait supprimer l' IRPP qui rapporte si peu comparé à la TVA, une TVA rendue donc progressive par "incidence", comme en douce ! mais extrêmement efficace. Ainsi serait levée l'hypocrisie générale, sorte de tabou plein d'ambiguité comme beaucoup d'amalgames, tel celui des charges ou on confond impôts et cotisations.

  • Par jerome69 - 23/03/2017 - 10:52 - Signaler un abus @Theodorum

    Comme je le disais je suis à 100% pour la TVA sociale. qui aurait en plus du reste, le mérite de faire payer ceux dont les revenus ne sont pas "officiels" par le travail dit au noir ou autres. Pour ce qui est changé vite les choses, j'ai bien peur que non,.Après la destruction massive de notre industrie , elle ne va pas réscussiter du jour au lendemain. Mais au moins on n'arrêtera de se tirer une balle dans le pied. Pour ce qui est des prestations sociales il y aurait beaucoup a dire, surtout de qui doit ou pas en bénéficier. j'ai connu une personne d'orgine algérienne qui travaiilait avec moi qui vendait sa carte sécu à ses compatriotes pour qu'ils viennent se faire soigner gratos en France, et nous trouvait bien C-- de pas faire la même chose. bref autre débat

  • Par jipebe29 - 23/03/2017 - 11:38 - Signaler un abus causalité mono-factorielle ?

    Les pays qui ont vu leur économie s'améliorer sont surtout ceux qui ont su faire des réformes profondes, nécessaires, que nos gouvernants n'ont pas eu le courage de faire. Par ailleurs, notre pays a été pénalisé par une techno-bureaucratie de plus en plus pesante et intrusive, et par les charges élevées sur les entreprises. La relation de causalité avec l'euro n'est donc absolument pas prouvée. A mon avis, les autres facteurs ont été prépondérants.

  • Par theodorum - 23/03/2017 - 11:40 - Signaler un abus @jerome69

    Le parti socialiste est généreux avec l'argent des autres, mais pas avec son propre argent, comme le montrent les sacandales de ses ministres "Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es". Ainsi les socialistes sont favorables à l'immigration sous prétexte du regroupement familial, mais faire venir des immigrés à qui on ne peut donner de travail est irresponsable: c'est faire d'eux des frustrés en puissance et des terroristes. Je lis, au sujet de Jacques Marseille sur wikipédia : " Interrogé en 2006 sur son évolution du PCF vers la droite libérale, Jacques Marseille répond avoir « gardé de mon passage au PC une méfiance absolue et finalement justifiée envers la social-démocratie française. Le Parti socialiste a toujours eu cette posture anti-argent et anticapitaliste tout en faisant des promesses d’égalité qu’il a toujours trahies. [...] Seule une droite assumée et fière de ses valeurs peut faire ce que le PS est incapable de faire : établir une société plus équitable." Je suis à 100% d'accord avec lui !

  • Par lafronde - 23/03/2017 - 11:54 - Signaler un abus Compétitivité française

    Le consommateur arbitre entre la production intérieure et les importations. L'entrepreneur arbitre entre les pays pour ses coûts de productions, y compris les impôts et taxes. Un bien, un service peut être attractif par son prix mais aussi par sa qualité, sa nouveauté. La compétitivité demande outre une gestion rigoureuse, un investissement renouvelé, des compétences affutées. L'investissement, c'est le capital. Surtaxé, il se réduit au minimum. Des compétences affutées se paient par des revenus gratifiants. Surtaxés, les compétences s'expatrient ou travaillent moins. Le Gouvernement est l'arbitre entre la demande de fiscalité compétitive, venant du monde de l'Entreprise, et les demandes de protection sectorielle, ou celles de dépenses sociales, venant des citoyens. L'économie de marché est la concurrence mondiales des producteurs, donc celles des salariés au plan mondial. Le Gouvernement est l'instance la plus apte a fausser cette concurrence, par les avantages qu'il donnera aux uns, les aides qu'il distribuera aux autres.

  • Par theodorum - 23/03/2017 - 11:57 - Signaler un abus Ode à la TVA !

    Un emploi de fonctionnaires, soit 200 % de son salaire net, c'est 40 % de charges en moins pour 5 emplois productifs, notez cela Mr Montebourg ! La solution ne consiste pas à diminuer les charges sociales sur salaires mais à les asseoir , quelque soit leur niveau sur les volumes de production, donc par la TVA . Correction du caractère injuste de la TVA Il suffirait d'en redistribuer une quote-part correspondant à ce qui serait payé par un Smicard et un complément par personne à charge. Cette quote-part serait versée à tous les contribuables et pourrait même servir de véhicule de redistribution d'allocations diverses familiales ou indemnités chômage et pourquoi pas retraites, dans la mesure où justement toute la production contribuerait à cette taxe, robots compris,une nouveauté. Un des avantages d'un tel système étant qu'il n'y aurait plus d'effet de seuil où pour 1 ou quelques euros de revenu en plus on peut perdre des centaines d'euros de droits. Un deuxième avantage étant qu'il n'y aurait plus besoin d'impôt sur le revenu reposant sur des déclarations plus ou moins sincères, avec la facilité de tricher pour les prestations payées en espèces.

  • Par theodorum - 23/03/2017 - 11:59 - Signaler un abus D'autres avantages

    Un emploi de fonctionnaires, soit 200 % de son salaire net, c'est 40 % de charges en moins pour 5 emplois productifs, notez cela Mr Montebourg ! La solution ne consiste pas à diminuer les charges sociales sur salaires mais à les asseoir , quelque soit leur niveau sur les volumes de production, donc par la TVA . Correction du caractère injuste de la TVA Il suffirait d'en redistribuer une quote-part correspondant à ce qui serait payé par un Smicard et un complément par personne à charge. Cette quote-part serait versée à tous les contribuables et pourrait même servir de véhicule de redistribution d'allocations diverses familiales ou indemnités chômage et pourquoi pas retraites, dans la mesure où justement toute la production contribuerait à cette taxe, robots compris,une nouveauté. Un des avantages d'un tel système étant qu'il n'y aurait plus d'effet de seuil où pour 1 ou quelques euros de revenu en plus on peut perdre des centaines d'euros de droits. Un deuxième avantage étant qu'il n'y aurait plus besoin d'impôt sur le revenu reposant sur des déclarations plus ou moins sincères, avec la facilité de tricher pour les prestations payées en espèces.

  • Par theodorum - 23/03/2017 - 12:01 - Signaler un abus Rectification : d'autres avantages !

    Un troisième argument étant la faiblesse du coût de la perception assurée gratuitement par les entreprises, d'où un nombre beaucoup moins grand de fonctionnaires payés par l'impôt, donc grevant la compétitivité du secteur productif ! Un quatrième avantage serait une augmentation considérable de notre compétitivité à l'export car vendant déjà hors TVA ce serait donc aussi hors charges. Cinquième avantage, ces charges seraient aussi payées par les produits issus de délocalisation, les rendant sans intérêt. Sixième avantage, Employer coûterait deux fois moins cher  qu'avant ! Septième avantage, Travail au noir, bricolage et robotisation ne concurrenceraient plus le travail déclaré ! PS – Je ne suis pas anti fonctionnaire et ai de bons rapports avec les 4 professeurs de ma famille proche . C'est vrai qu'il n'y a pas de prof d' Économie parmi eux !

  • Par theodorum - 23/03/2017 - 12:03 - Signaler un abus A propos du CICE de Macron

    Un des fondements de ma critique de l' Économie est la situation de solidarité malheureuse entre petites et grosses entreprises, que j'ai expérimentée, du fait de l'incidence très variable des charges sociales et des investissements, par rapport au chiffre d'affaires et de la possibilité ou non de pratiquer des prix d'appel suivant la quantité de produits vendus - exemple type : les stations-services ! -et selon la plus ou moins grande implantation sur le territoire permettant de lier la fixation de ses prix en fonction du degré de concurrence local. De là ma taxe de 20 % rétablissant une vraie solidarité entre les concurrents sur un même marché du fait d'une incidence proportionnelle au chiffre d'affaires. Cette taxe, non seulement serait efficace et juste, mais elle ne coûterait rien à l' ÉTAT ! Et favoriserait énormément l'emploi !. Et n'est en rien incompatible avec la constitution Européenne ! De même pour le calcul des charges sociales qui deviennent proportionnelles au chiffre d'affaires ! Or le CICE ne tient aucun compte de cette situation ambiguë ! Les grandes surfaces, comme la Poste- qui augmente facilement sa tarification- , comme les professions réglementées vont....

  • Par theodorum - 23/03/2017 - 12:06 - Signaler un abus A propos du CICE - fin

    ....vont recevoir des aides importantes dont elles n'ont pas besoin ! Il y a pire ! Les grandes surfaces, comme les grandes entreprises – sous-traitance = maltraitance – vont avoir la tentation de demander à leurs fournisseurs de partager cette augmentation de leurs marges ! Ce n'est même pas nécessaire souvent, ce sont les fournisseurs eux-mêmes,dans une situation désespérée qui leur feront des propositions, tellement la Concurrence fait la loi !

  • Par lafronde - 23/03/2017 - 12:39 - Signaler un abus Compétitivité du Gouvernement français

    La concurrence est efficace pour chasser la rente. Comment faire si c'est le Gouvernement qui la distribue ? Sachant que les politiciens professionnels sont habiles à faire passer ces demandes comme conforme à l'intérêt général, à la solidarité, etc. Bref a cacher leur clientélisme sous la justice sociale (ce qui leur permet d'être élu et réélu). Ceux qui croient encore à l'intérêt général pourraient explorer avec profit la Théorie des Choix publics, puis se demander pourquoi le déficit budgétaire chronique date de Mitterrand ? Le marché politique français doit améliorer son offre (les programmes et les hommes (compétences et convictions). L'alternance, concurrence séquentielle, n'est pas suffisante (celui qui réduit les dépenses perd l'élection), et le débat politique n'est pas que rationnel. (à suivre)

  • Par lafronde - 23/03/2017 - 13:03 - Signaler un abus Compétitivité de la République française (fin)

    La centralisation française fait des collectivités locales de simples échelons de la République, leur interdisant de se différencier fiscalement. Il n'y a pas de solution compétitive en l'état de l'organisation des pouvoirs publics. Les solutions apparaîtront lorsque le citoyen pourra faire jouer la concurrence à l'intérieur du secteur public. Ceci implique une dévolution de toutes les compétences utiles selon le principe de subsidiarité. Bien au delà d'une décentralisation, c'est une fédération de Républiques départementales et de villes-Républiques qu'il nous faut, avec des compétences législatives, fiscales et budgétaires précises. Tout ce qui concerne la vie quotidienne doit être dévolu au plus près du citoyen. Ecole, Solidarité, Hôpitaux, Prévoyance, Sûreté, Justice, Université, Travail. Avec cette concurrence vous verrez que les dépenses sociales obligatoires (la moitié du budget) ne sont plus obligatoires ! Comment faisait-on avant l'Etat-Providence ? Quant aux dépenses superflues, les sabrer permettra une baisse locale de l'Impôt, impossible avec la centralisation actuelle.

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Xavier Timbeau est directeur du département "Analyse et prévision" à l'Ofce.

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Jean-Paul Betbeze

Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.

Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ; 2012 : 100 jours pour défaire ou refaire la France, et en mars 2013 Si ça nous arrivait demain... (Plon). En 2016, il publie La Guerre des Mondialisations, aux éditions Economica et en 2017 "La France, ce malade imaginaire" chez le même éditeur.

Son site internet est le suivant : www.betbezeconseil.com

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