Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Jeudi 28 Juillet 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

Et si l’Otan perdait une guerre prochaine contre la Russie… c’est en tous cas le scénario d’un think tank américain

Il faudrait à peine trois jours pour que l'armée russe envahisse les pays baltes, c'est le scénario catastrophe que prévoit un think tank américain, en dépit des forces de l'OTAN en présence... C'est pourquoi la Suède a décidé de remilitariser une vieille base stratégique de la Guerre Froide, située sur l'île de Gotland, à quelques kilomètres de ses côtes.

Risk

Publié le - Mis à jour le 8 Février 2016
Et si l’Otan perdait une guerre prochaine contre la Russie… c’est en tous cas le scénario d’un think tank américain

Atlantico : Pour contrer la menace russe, la Suède a récemment pris la décision de remilitariser l'ile stratégique de Gotland, une ancienne base frontalière pendant la guerre froide. Quelle est la réalité de la menace militaire russe vis-à-vis des pays baltes ? Peut-on déterminer les intentions de Moscou dans la région ?

Michael Lambert : La Russie est actuellement la principale menace qui pèse sur les pays-Baltes, loin devant le réchauffement climatique ou bien même la fuite démographique.

Historiquement, les pays-Baltes ont du se rattacher à l’URSS en raison de la présence de l’Armée rouge, mais ces derniers sont culturellement Occidentaux et même Nordiques pour l’Estonie, ce qui explique les tentatives de russification pendant la période communiste, afin d’éliminer l’héritage Européen et notamment Luthérien.

Aujourd'hui, la présence russophone est palpable en Estonie ou ils représentent plus de 24% de la population, et ces derniers ne partagent ni la tradition luthérienne et peinent à apprendre la langue nationale. La présence des russophone n’est pas un problème économique ou politique, mais davantage un obstacle à l’affirmation de l’identité Nordique de l’Estonie. 

Une situation similaire s’observe en Lituanie, ou la minorité russophone pose plusieurs problèmes car moins sceptique vis-à-vis du danger que représente la Russie pour la sécurité sur le continent. Il semble pertinent de noter que la minorité russophone dispose cependant de meilleures conditions de vie au sein de l’Union européenne par rapport à en Russie, ce qui explique en grande partie la réticence des russophiles à vouer une allégeance totale à Moscou. 

Malgré cela, les minorités russophone constituent un problème majeur pour la stabilité régionale en raison de leur potentielle instrumentalisation par le Kremlin. En effet, les évènements en Ukraine en 2014 mettent en avant le fait que le Kremlin dispose désormais des techniques dite de “Guerre hybride”, et celles-ci permettent de contourner l’application de l’Article 5 du Traité de Washington et donc une intervention de la part de l’OTAN. 

Les experts à Bruxelles savent que le processus de Guerre hybride naît avec les divergences entre les minorités ethniques, ce qui amène donc à penser que la Russie pourrait envisager d’utiliser le même processus en Estonie ou en Lituanie, ce qui aurait pour conséquence de directement nuire à la stabilité en Union européenne, dans la Zone euro et au sein de l’OTAN, et ce sans que les Occidentaux ne puissent réagir.

Dans l’espace Balte, les intentions de Moscou sont dès lors limpides, il est question de vouloir donner naissance à une potentielle guerre civile afin de pouvoir re-définir la carte établie au moment de la chute de l’URSS. La Russie pourrait ainsi affaiblir la Lituanie pour permettre de relier par la suite l’enclave de Kaliningrad au reste de la Fédération. 

Moscou pourrait également utiliser le motif d’une guerre civile pour militariser Kaliningrad et ce en y disposant des armes nucléaires à moins de 600kms de Berlin en prétextant qu’elle souhaite se prémunir en cas de dégénérescence d’un potentiel conflit qu’elle aurait elle-même engendré.

La menace russe est tangible car la mer Baltique regroupe les pays les plus avancés au sein de l’Union européenne. Dans une perspective statistique, les pays du Nord sont les moins corrompus, les plus avancés sur le plan technologique, et incarnent un exemple à suivre en matière de respect des Droits de l’Homme et de la femme pour les pays du Sud de l’Union. 

L’objectif de Moscou est dès lors de parvenir à affaiblir l’espace Nordique, notamment les Pays-Baltes, tant pour rattacher les minorités russophone à la Fédération que pour tenter de regarder un contrôle militaire en mer Baltique. Cela permettrait également de prendre une forme de revanche sur des pays comme l’Estonie qui, malgré une taille modeste, est devenue leader dans les domaines de la cyber-défense et cyber-sécurité. 

Selon plusieurs scénarios élaborés par un think tank américain, les forces armées russes postées en périphérie des pays baltes seraient en mesure d'en envahir les capitales en moins de trois jours. Quel est l’état des forces de l’OTAN dans la région des pays Baltes ? Sont-elles suffisantes comparé à la capacité militaire russe ?

Sur un plan purement militaire, la Russie est apte à envahir l’ensemble des pays Baltes en moins de 24 heures, mais cette approche militaire classique, qui n’use pas de la Guerre hybride, serait totalement incohérente. 

Dans un premier temps, un simple état des lieux permet de constater que la supériorité totale de la Russie en nombre d’hommes, de chars, d’avions de chasse de 4ème et 5ème générations. Abstraction faite de la cyber-défense Estonienne, tous les paramètres donnent la Russie gagnante sur terre, mer et air, non sans oublier que Moscou est une puissance nucléaire, ce qui n’est pas le cas des pays Baltes. Mais malgré cela, une occupation directe de la part de la Russie aurait pour conséquence de mener à l’application de l’Article 5 du Traité de Washington qui stipule qu’une agression envers un pays membre de l’OTAN, ce qui est le cas de tous les pays Baltes, reviendrait également à rentrer en guerre avec les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la France ou encore l’Allemagne. En cas de conflit avec les Etats-Unis, les Russes seraient probablement en déroute après quelques semaines, sans oublier les conséquences diplomatiques lourdes pour le pays. C’est la raison pour laquelle les pays Baltes ont décidé d’intégrer l’OTAN en même temps que l’Union européenne en 2004, ce qui leur confère l’assurance d’une protection contre le Kremlin. 

Dans un deuxième temps, si l’on se concentre sur les forces en présence dans cet espace, ces dernières restent insuffisantes en cas d’attaque de la part de la Russie. 

Les Etats-Unis ont récemment envoyé des drones MQ1-Predator en Lituanie, ainsi que des F-22 (avion de chasse de 5ème génération) en Allemagne, avant de les disposer en Pologne. Ces forces sont insuffisantes mais peuvent retarder la progression de l’Armée russe. Il semble pertinent d’ajouter qu’une attaque contre l’Estonie amènerait sans doute l’Armée polonaise à intervenir, sachant que celle-ci dispose de systèmes anti-aérien, et de nombreuses troupes au sol. 

Une attaque de la Russie engendrerait donc des cyber-attaques en provenance de l’Estonie, une mobilisation de l’ensemble des pays Baltes, une intervention de la part de la Pologne, et des conséquences sur les plans économiques et diplomatiques assez lourds. En conséquence, la Guerre hybride semble être la seule alternative dont dispose la Russie pour le moment, et ce malgré sa supériorité militaire absolue.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Deudeuche - 07/02/2016 - 11:48 - Signaler un abus Ce réservoir de pensée

    est probablement percé. Victoire tactique immédiate, bien sûr mais un désastre stratégique pour la Russie. Maintenant si demain l'UE explose et l'OTAN se désagrège, alors tout est possible.

  • Par Deneziere - 07/02/2016 - 12:52 - Signaler un abus Les baltes ne sont pas sereins...

    ... Cela étant, les russes sont déjà présent sur la mer baltique. La comparaison avec la Crimée est boiteuse. Si on intègre le coût politique, il est probablement plus rentable de moderniser les infra portuaires de St Petersbourg et de créer des avants ports dans le golfe de Finlande (ce qui était un projet il y a quelques années) plutôt que d'aller mettre la main sur Talinn.

  • Par vangog - 07/02/2016 - 14:11 - Signaler un abus Les Russes sont en train de gagner en Syrie...

    leur pari de remettre Assad en selle et de reconquérir une partie de son territoire... La plus grande menace, aujourd'hui, ne vient pas de la Russie, mais de la coalition turco-arabe soutenue par l'OTAN et qui voit d'un très mauvais œil les Syriens et les Russes, résoudre le chaos qu'ils ont créé dans cette région. Les pays baltes ne sont qu'un des pions à la disposition des joueurs d'échecs russes, au cas où cette coalition envahirait la Syrie...

  • Par fanfoué - 07/02/2016 - 14:23 - Signaler un abus Les vieux démons sont de retour !

    Les USA nous rejouent le spectre de l'invasion russe comme au bon vieux temps de Kroutchev, lamentable... Ce n'est qu'une manœuvre pour dissuader l'Europe de collaborer avec leur concurrent de toujours. La Suède ferait mieux de s'inquiéter de ce que lui réservent ses "migrants" !!!

  • Par Phlt1 - 07/02/2016 - 18:29 - Signaler un abus Belle propagande...

    Les américains ne veulent pas d'une collaboration Europe/Russie pourtant naturelle. Imaginons que nous ne voudrions pas d'une collaboration USA/ Canada.?;! Ou USA/Mexique.?. J'espère que les médias arrêteront de tomber dans le piège de relayer les absurdités du Pentagone. Il est du devoir des médias français de voir ces choses là. Ils n'ont pas vu l'invasion idéologique de l'islam pour ne pas être traités à tord d'islamophobe. Ces médias totalement dépassés par les vrais enjeux peuvent ils encore voir les manipulations venues d'ailleurs.?.

  • Par padam - 07/02/2016 - 19:18 - Signaler un abus délire

    Comment peut-on encore débiter de telles sornettes!... Monsieur Parmentier, l'immense majorité des Français ne saurait citer le nom des 3 Etats baltes et de leur capitale respective; elle ignore leur situation géographique exacte et serait peut-être même surprise d'apprendre qu'ils font partie de l'UE. Bref, l'UE, dont la France, a bien d'autres soucis et de motifs de déstabilisation que les soi-disant angoisses existentielles des Baltes. Quant à la Russie, croyez-vous sérieusement qu'elle prendrait le moindre risque d'une confrontation avec l'OTAN pour réoccuper les pays Baltes et contrôler la Baltique, alors qu'ils ne présentent plus le moindre intérêt stratégique! L'Europe a bien compris que malheureusement la tendance actuelle et affirmée de la Russie est de déplacer sa zone d'influence géostratégique et économique vers l'Asie, aussi bien à l'est qu'au sud du continent asiatique, avec quelque succès semble-t-il ... Ne vous en déplaise, le méchant ours russe ne fait plus peur aux Européens sensés depuis belle lurette; par contre, ce que vous redoutez à l'évidence, avec vos amis américains, c'est une alliance naturelle entre l'UE et la Russie. Un vrai cauchemar, n'est-ce pas..

  • Par padam - 07/02/2016 - 19:39 - Signaler un abus délire russophobe: correction

    Veuillez m'excuser monsieur Lambert de vous avoir appelé par inadvertance du nom de Parmentier dans mon commentaire. Pour le reste, il n'y a rien à modifier.

  • Par valencia77 - 07/02/2016 - 20:42 - Signaler un abus USA

    Now we want to fight Russia? Let's see, compare the size, population and industrie of Vietnam in 1969 with Russia now. After nuking Mecca, Medina and Riyad we need to nuke the pentagon during a work day...

  • Par valencia77 - 07/02/2016 - 20:47 - Signaler un abus what me worry?

    I really do not give a shit if the Russia does not want homosexual propaganda and how much money they spent (and how it was spent) on the Sochi games. Crimea was Russian, won from the turks, and if Kosovo can secede from Serbia east Ukraine can seced from west Ukraine. Now let's talk bidness...

  • Par valencia77 - 07/02/2016 - 20:53 - Signaler un abus Les pays baltes?

    Bien avant la revolution communiste, N'envoyaient ils pas leurs enfants dans les lyces et universites russes? Il y avait un fort melange de familles russes et baltes.

  • Par valencia77 - 07/02/2016 - 20:57 - Signaler un abus Les suedois?

    Une rancune incurable contre la Russie depuis qu'ils se sont fait foutre une tanne par Pierre le Grand. Il y a 300 ans...

  • Par valencia77 - 07/02/2016 - 21:02 - Signaler un abus Think Tank?

    The same ones who predicted the collapse of the soviet union? They never saw it comming in spite of the billions spent on said think tanks. They are a joke, a welfare system for the social scientists.

  • Par valencia77 - 07/02/2016 - 21:05 - Signaler un abus welfare syatem?

    Welfare system for US scientists: Sandia lab in Albuquerque and Nuclear lab In Los Alamos.

  • Par Le gorille - 08/02/2016 - 04:39 - Signaler un abus Le français !

    Quand cessera-t-on d'utiliser des tank pour penser ? Les chenilles, ce n'est ni léger, ni gracieux, ni très maniable. Alors, comme autrefois où l'on tenait des "salons", pourquoi ne pas remettre à la mode cette manière de voir et de parler ? Avec le thé en prime, bien sûr, à moins que ce ne fut du chocolat chaud...

  • Par Deudeuche - 08/02/2016 - 09:40 - Signaler un abus @le gorille

    il s'agit du réservoir de pensée et non du blindé de pensée. Un tank peut cacher un autre tank. I think.

  • Par superliberal - 08/02/2016 - 10:16 - Signaler un abus Science Fiction....

    Avec des si....Vladimir n'est peut-être pas le modèle du dirigeant démocrate mais il n'est certainement pas suicidaire.

  • Par de20 - 08/02/2016 - 13:12 - Signaler un abus Voilà une bien mauvaise

    Voilà une bien mauvaise potion. L Analyste oublie de mentionner la Letonie et pour cause... L Europe qui distribua sans compter à des dirigeants déjà en place qui n ont fait que changer de costume. En effet la Letonie est le seul, des 3 pays Baltes qui n a pas ouvert les ar chives de l ex Union... Un peu comme si a la liberation tous les collabos sans exeption avaient repris le Flambeau. Guerre assymétrique plus besoin, L Europe par ses politiques et positions n a pas pris en compte une opinion conservatrice qui de facto ne suit plus tant economiquement que culturellement . Alors la Russie n a besoin de personne sur place pour convaincre au delà de la minorité Russophonne du message clair qu elle diffuse a savoir le dernier rempart de l occident face à des hordes de barbares. Mais ça Monsieur l Analyste ce n est pas politiquement correct, parce que c est vrai et comme vous n etes sans doute pas bénévole...

  • Par kaprate - 08/02/2016 - 13:27 - Signaler un abus Petit exercice en changeant "russe" par "français"...

    "En conséquence, la légitimité du gouvernement FRANCAIS repose actuellement sur le fait de faire croire aux citoyens que l’ensemble de leurs problèmes viennent de l’extérieur du pays. Une telle situation incite à générer un conflit afin de pouvoir faire passer des réformes extrêmes et de maintenir la population FRANCAISE dans un Etat d’ignorance..." ...Ca marche aussi!

  • Par Gré - 08/02/2016 - 13:33 - Signaler un abus Manipulation ?

    Parvenir à dire, dans le même article que "la supériorité totale de la Russie en nombre d’hommes, de chars, d’avions de chasse de 4ème et 5ème générations." et puis plus loin que "L’Armée russe pourrait alors jouer sur le nombre, mais ses équipements sont désuets et souvent hors-d’âge, remontant souvent à l’époque soviétique." est tout de même assez surprenant. Si la suite est du même tonneau, l'article n'est plus très crédible. ------------ Reste juste que l'OTAN commence à se tracasser des succès russes en Syrie et voudrait bien trouver une manière de faire peur à l'UE pour qu'elle se décide à approuver une attaque en Syrie.

  • Par pdeando - 08/02/2016 - 17:17 - Signaler un abus Le plus grand danger du monde est la bêtise .

    Article d'une stupidité et d'une inculture rare . On ne voit vraiment pas quel bénéfice tirerait la Russie de l'invasion des pays baltes . D'autre part, le mélange entre les populations baltes et russes ne date pas de l'ère soviétique , il est très antérieur . Juste un petit exemple : parmi les 14 personnes qui ont tué et découpé en morceaux la dernière famille impériale russe il y avait 6 lettons .... et ils habitaient Ekaterinenbourg .

  • Par legall - 08/02/2016 - 19:18 - Signaler un abus culture occidentale et culture russe ?

    Les russes sont culturellement plus européens que les américains, à moins de limiter la culture à son expression la plus répandue, à savoir les séries américaines.

  • Par C3H5.NO3.3 - 08/02/2016 - 23:25 - Signaler un abus lol

    C'est marrant, ce déchainement antiaméricain. Les vieux réflexes de l'ambassade ?

  • Par C3H5.NO3.3 - 08/02/2016 - 23:34 - Signaler un abus Mais à part ça

    J'ai eu l'occasion, quelques années après la chute de l'empire soviétique, de diner avec le chef des spetsnaz chargé de s'emparer de la raffinerie de Donges. Un homme charmant. Nul doute cependant que ses adversaires n'eussent point aimé ses méthodes quelques peu expéditives.

  • Par C3H5.NO3.3 - 08/02/2016 - 23:36 - Signaler un abus Heu...

    "L'Europe a bien compris que malheureusement la tendance actuelle et affirmée de la Russie est de déplacer sa zone d'influence géostratégique et économique vers l'Asie" La Crimée et le Donbass, c'est en Asie de l'Ouest ?

  • Par C3H5.NO3.3 - 08/02/2016 - 23:40 - Signaler un abus Délire de padam

    "par contre, ce que vous redoutez à l'évidence, avec vos amis américains, c'est une alliance naturelle entre l'UE et la Russie. Un vrai cauchemar, n'est-ce pas.." Lol. Il y aura alliance "naturelle" entre l'UE et la Russie le jour où la Russie s"alliera à l'OTAN. Et encore, je ne crois pas que la Pologne (qui est dans l'UE) ainsi que quelques autres anciennes colonies soviétiques soient tellement d'accord. C'est un peu naïf de croire que Poutine négociera avec les pays européens. Poutine a le souvenir de la vielle URSS, il ne voudra négocier qu'avec un adversaire à sa taille : les USA.

  • Par C3H5.NO3.3 - 08/02/2016 - 23:45 - Signaler un abus Autre détail

    Je ne sais pas si, comme le dit quelqu'un plus haut, les pays baltes n'ont plus aucun intérêt stratégique, en tout cas, la France monte la garde : la mission Baltic Air Policing est une mission de police de l'air dans l'espace aérien des trois pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) menée par les États membres de l'OTAN depuis 2004, quand les pays Baltes ont rejoint l'OTAN. La France a rempli cette mission à cinq reprises : en 2007, 2010, 2011, 2013 et 2014.

  • Par C3H5.NO3.3 - 08/02/2016 - 23:50 - Signaler un abus Autre détail (suite)

    Accessoirement (quoique), les Français sont très bien reçus dans les pays Baltes. En Pologne également, d'ailleurs : http://www.defense.gouv.fr/operations/autres-operations/otan/malbork-visite-du-general-de-longvilliers

  • Par C3H5.NO3.3 - 08/02/2016 - 23:55 - Signaler un abus Echec et mat ?

    " Les pays baltes ne sont qu'un des pions à la disposition des joueurs d'échecs russes," Ça fait 20 ans que les ordinateurs occidentaux battent les Grands Maîtres à plate couture. Désormais, l'objectif, c'est les maîtres de go.

  • Par C3H5.NO3.3 - 08/02/2016 - 23:56 - Signaler un abus Tout ça me fait penser

    que les commentateurs ci-dessus maîtrisent bien mal les aspects militaires ou géopolitiques de ce qui se joue quotidiennement dans les cieux des ex colonies soviétiques.

  • Par Le gorille - 09/02/2016 - 02:53 - Signaler un abus Tank et tank

    oui Deudeuche, même si je sais que votre réservoir n'est pas rempli de C3H5.NO3.3 (c'est quoi ce truc ? de la dynamite ?) j'accepte volontiers votre réponse, mais "réservoir" est français, pas le tank. Je vous avoue que je préfère "cercle", "salon", "réunion", "association", à un tank. Et puis on ne met pas de pensée (des pensées, oui, elles sont agréables à regarder) dans un réservoir ! Faut être disjoncté pour y avoir seulement pensé !

  • Par de20 - 09/02/2016 - 07:53 - Signaler un abus Comme l affirme plus haut l

    Comme l affirme plus haut l homme en formule : il semble vouloir y ajouter une oxydo reduction à base d OTAN en prétendant que nul ici n y entendassent rien à la chose . Et bien soit, une majeure partie des fonctionnaires servant l alliance sont russophones, sans aucuns doutes à doubles soldes; une forme de pion de Troie...au nez et à la barbe des vieilles barbes

  • Par Le gorille - 09/02/2016 - 08:40 - Signaler un abus Accès à la mer

    M. Dynamite (c'est plus facile), puisque vous vous dîtes plus calé que la moyenne sur les aspects géopolitiques liés à la Russie et satellites, pouvez-vous me dire si le problème des Pays baltes ne serait pas de recouvrer l'accès à la mer comme en Crimée ? Quant à votre affirmation que l'interlocuteur de Poutine n'est pas l'UE ou qui que ce soit de l'UE, mais les Etats-Unis, je ne peux qu'en admettre le bien fondé, déjà bien rabâché : c'est "le" rival, pour qui les Russes ont une sincère admiration... teintée d'envie ? Mais si la France voulait s'en donner la peine, ne garde-t-elle pas des atouts dans l'âme russe ?

  • Par C3H5.NO3.3 - 10/02/2016 - 20:19 - Signaler un abus @la gorille

    Voilà déjà qu'on peut s'entendre. L'été dernier, dans un geste destiné à faire monter la tension avec l’Occident, le procureur général de Russie a remis en question la reconnaissance de l’indépendance des États Baltes par l’URSS en 1991. Une enquête, ouverte sur la demande de députés pro-Kremlin, doit déterminer si la proclamation d’indépendance des trois pays s’est déroulée en conformité avec la loi soviétique. Si certains pensent que la Russie n'a aucune vue sur les pays Baltes, libres à eux... Pour en revenir eu sujet, la perte des pays Baltes s'est traduite par la fermeture de 6 bases navales sur la Baltique pour la Russie. Alors oui, Gorille, je pense comme vous. Quand aux atouts supposés de la France, s'agit-il de les garder dans l'âme russe ou dans le cerveau de Poutine ?

  • Par C3H5.NO3.3 - 10/02/2016 - 20:21 - Signaler un abus @le gorille 2

    "puisque vous vous dîtes plus calé que la moyenne sur les aspects géopolitiques liés à la Russie et satellites". Plus calé que la moyenne, sans doute pas. Plus calé que les hurluberlus du dessus, je l'espère.

  • Par C3H5.NO3.3 - 10/02/2016 - 20:30 - Signaler un abus Pour en finir

    "Il faudrait à peine trois jours pour que l'armée russe envahisse les pays baltes, c'est le scénario catastrophe que prévoit un think tank américain" C'est un net progrès. A l'époque de la guerre froide, les forces de l'Alliance étaient supposées résister à peine trois jours à l'occupation totale de l'Europe de l'Ouest. Quand aux tanks, encore ne fois d'accord avec vous, gorille. Les tanks qui pensent, ou, mieux, les bidons qui pensent, ça évoque plus un groupe de rock alternatif qu'un cercle de réflexion. C3H5.No3.3=nitroglycerine

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Michael Lambert

Michael E. Lambert est doctorant en Relations internationales à Sorbonne Université (France) et à l'Université de Tampere (Finlande). Ses recherches portent sur le soft power de l'Union européenne, les Etats de facto dans la zone d'influence de Moscou et la mise en place du processus de Guerre hybride dans l'espace post-soviétique. Il est actuellement directeur du projet "Caucasus Initiative" qui analyse les mutations géopolitiques, juridiques et migratoires dans le Sud Caucase. 

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€