Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mardi 12 Décembre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Establishment contre anti-establishment : après l'onde de choc de la scène de ménage du Brexit, comment renouer le fil entre le peuple et ses élites en Europe ?

Après la victoire du camp du Brexit, ses principaux partisans semblent douter de leur volonté de quitter l'Union européenne. Un doute également révélé par les sondages et qui montre qu'au-delà de l'Europe, les électeurs souhaitent surtout rejeter leurs élites.

Question de cible

Publié le - Mis à jour le 1 Juillet 2016
Establishment contre anti-establishment : après l'onde de choc de la scène de ménage du Brexit, comment renouer le fil entre le peuple et ses élites en Europe ?

Atlantico : Les récits médiatiques de ce week-end (25-26 juin) ont exprimé un trouble lié à l'onde de choc du Brexit : les Britanniques, nous disait-on, pourraient bien être déjà en train de regretter le verdict du référendum, à en croire la modération soudaine des partisans de la sortie de l'Union notamment... N'est-ce pas le signe que personne ne profite de ce type de choc : pas plus Mélenchon que Marine Le Pen chez nous, par exemple ?

Eric Verhaeghe : Il me semble surtout que les deux parties font l'expérience de l'extraordinaire complexité de la situation. Sans remettre en cause le souhait me semble-t-il clairement exprimé de sortir de l'Union, les partisans du Brexit savent que la partie ne sera pas simple, en grande partie parce qu'elle suppose de remplacer 40 ans de réglementations intégrées par de nouveaux textes.

La tâche est énorme. C'est la particularité de la construction communautaire. Elle s'est infiltrée partout dans la vie quotidienne. Pas un restaurant, pas un chauffe-eau, pas une cheminée, pas un produit industriel n'échappe aux réglementations de l'Union. Il faut donc tout réinventer et repenser autrement la construction du droit. Dans le même temps, il faut reprendre des habitudes ou des réflexes abandonnés depuis longtemps au profit de Bruxelles. C'est notamment le cas sur tous les mécanismes de négociation avec l'OMC, à titre d'exemple. Plutôt que de parler de trouble, je préfère parler de sidération: les Anglais n'imaginaient peut-être pas que le Brexit arriverait vraiment. Et brutalement, c'est l'odeur de la liberté qui vous prend les narines. Les Anglais sont bien dans la posture d'un naufragé qui découvre qu'il est encore vivant, ou dans celle du condamné à perpétuité qui finit par sortir de prison. 

De fait, pour les autres pays, cette expérience de l'inconnu, ou cette redécouverte d'instincts oubliés, constitue un spectacle étonnant. Les Européens prennent la mesure de la complexité du choix. Ceci me semble invalider les discours simplistes sur le "y a qu'à faire la même chose". 

Sachant qu'on ne peut pas annoncer tout à coup l'organisation en France d'un référendum sur l'Europe, mais qu'on ne peut pas non plus s'en tenir à des discours d'ordre émotionnel, que peut-on encore faire pour renouer les liens après la scène de ménage Britannico-européenne où chacun est sans doute allé trop loin, faisant part de trop de mauvaise foi (les européistes comme les souverainistes, les électeurs comme les élites...) ?

Eric Verhaeghe : Personne ne peut aujourd'hui prétendre avoir le dernier temps sur la compréhension des raisons qui ont poussé les Britanniques à préférer le Brexit. De mon point de vue, la crise des migrants a joué un rôle de basculement évident. Mais on se doute qu'une multitude de déterminants a influencé le vote. Dans tous les cas de figure, il me paraît injuste de penser que les Britanniques ont rejeté l'idée européenne en elle-même. Ils ont plutôt voulu marquer une rupture avec une forme de construction communautaire fondée sur l'édiction de normes juridiques envahissantes, et fondée sur une ordre géopolitique très germano-centré. Sur ce point, personne n'a manqué l'occasion, pendant plusieurs années, d'avertir l'Allemagne sur sa vision égocentrée. La responsabilité d'Angela Merkel dans cette affaire est écrasante. Souvenez-vous des positions de Schaüble dans l'affaire grecque. Souvenez-vous des positions allemandes dans la crise des réfugiés. Souvenez-vous de l'insistance allemande dans l'affaire russe. Toute cette politique d'influence massive avec une défense immédiate de ses intérêts a un prix: celui d'une désunion au sein de l'Union. 

Si l'on admet l'hypothèse que les Anglais n'ont pas voté contre l'Europe, mais contre une certaine forme de construction communautaire, alors la solution à votre question apparaît plus clairement : ce n'est pas l'Union qu'il faut supprimer, mais son germanocentrisme qu'il faut inverser. La France a ici un rôle éminent à jouer. C'est elle qui doit prendre le leadership en Europe et modifier la philosophie qui inspire la construction communautaire. La France doit enfin assumer son rôle essentiel sur le continent, et reprendre contact avec son Histoire. Elle est la clé du renouveau européen.

Que faire désormais de ces électeurs qui réfléchissent a posteriori aux conséquences de ce qu'ils ont tant appelé de leurs voeux ? Comment prendre acte de la complexité du monde actuel et leur en faire prendre conscience ? 

Eric Verhaeghe : Je ne suis pas sûr que ces électeurs existent vraiment au sens où nous l'entendons. Ils ne sont en effet pas différents de ceux qui votent pour un candidat aux présidentielles et qui comprennent peu de temps après qu'ils ont été bernés. Prenons au hasard l'exemple de François Hollande. Ceux qui l'ont élu l'avaient entendu dire clairement que son principal ennemi était la finance. Lorsqu'ils ont découvert que, bien loin de traiter la finance en ennemi, il avait plutôt la manie de la caresser dans le sens du poil, on ne peut pas dire que ces électeurs avaient trop peu pris conscience de la complexité du monde actuel. Ils ont été bernés. Dans le cas du Brexit, rien ne prouve que ses partisans auraient changé d'avis en ayant pleine conscience de la complexité de la situation. Cette idée laisse en effet à penser que les choix individuels ne sont pas dictés par la volonté, mais par la paresse face à l'obstacle. Sur ce point, rien ne sert de faire de la politique fiction, dans la mesure où, même bien informés des difficultés du "Leave", les difficultés à venir du "Remain" reposeraient probablement la question dans des termes différents. 

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Ganesha - 28/06/2016 - 10:14 - Signaler un abus Petit caniche

    Comme souvent, mr. Verhaeghe fait preuve de bon sens. La quasi totalité des européens (et presque tous les lecteurs d'Atlantico) en ont vraiment marre de Fräulein Merkel : elle est non seulement moche, elle a un air abruti, mais elle mène depuis des années une politique extrêmement nuisible qui a conduit notre continent au fond du gouffre. Quant à François Hollande, on nous dit qu'il n'est pas d'accord avec elle sur la rapidité d'action, mais on le voit malgré tout japper à ses pieds comme un petit caniche.

  • Par Ganesha - 28/06/2016 - 10:16 - Signaler un abus La question principale

    La question principale, c'est effectivement comment limiter l'Immigration. Mais un autre article hier essayait de promouvoir une discussion approfondie et intelligente sur les moyens d'agir dans ce but. Et nous nous sommes retrouvés pour la centième fois à répondre à l'argument d'un illuminé qui s'intéressait à la fermeture de nos 5.000 km de frontières. La vraie question, c'est comment organise-t-on notre marché du travail pour que les étrangers ne trouvent pas de boulot chez nous. J'ai une amie haïtienne qui cherche à travailler comme femme de chambre en République Dominicaine : elle me dit que la-bas, ils appliquent la ''Préférence Nationale'' !

  • Par Hilario - 28/06/2016 - 10:47 - Signaler un abus Offshore islanders

    Une fois que je fis le tour de Londres avec une dame française qui devint plus tard ma femme. Il était embarrassant. Pour chaque statue, nous avons vu, il y avait au moins 10 à Britanniques qui ont combattu les Français pour chacun qui a combattu les Allemands. Notre longue expérience historique nous apprend à se méfier des Français. Mais nos batailles avec les Allemands étaient plus récentes, toujours dans la mémoire vivante des gens de mon âge, et ce qui compte. Ma mère ne pouvait tout simplement pas comprendre comment un gouvernement britannique pourrait même penser à se joindre à une organisation telle que la Communauté européenne, dans laquelle l'Allemagne était le membre dominant. Dans nos cœurs, nous sommes éternellement insulaires – the offshore islanders - profondément suspectes du continent, comme le vote pour Brexit a, malheureusement, a confirmé de façon spectaculaire.

  • Par superliberal - 28/06/2016 - 10:58 - Signaler un abus Ganesha et l'effet Dunning-Kruger

    Merkel est moche et a un air abruti !!! ça c'est un putain d'argument ! Vous êtes peut-être un playboy avec un air intelligent mais pour le reste il faut vraiment être c.. pour sortir ce genre d'argument. Je pense que vous souffrez de l'effet Dunning-Kruger, c'est ce qui ressort de vos post en tout cas....faîtes le test !

  • Par Deudeuche - 28/06/2016 - 11:08 - Signaler un abus @Hilario

    Je sais j'ai vécu 7 ans dans deux comtés différents de la province de votre pays, pas à Londres ce parc d'attraction pour bourgeois de gauche et financier multiculturel-monopognon. et Parisiens attardés.

  • Par D'AMATO - 28/06/2016 - 11:14 - Signaler un abus L'Europe c'est le père fouettard....

    ...les élites en portent la responsabilité. Oui les mouvements anti-européens sont ees mouvements anti élites pour l'essentiel... Mais ces élites sont dures d'oreille...de plus, ne veulent pas entendre, ni comprendre..... Avec ceux-là on est bien avancés.... Ils n'ont plus mal à la France...ils ont mal à la poche....

  • Par DANIEL74000 - 28/06/2016 - 11:41 - Signaler un abus responsable non coupable

    Les politiques vont-ils prendre conscience qu'ils sont le problème et non la solution. Ce sont les états et leur boureaucratie qui ont tué et la France et l'Europe. Merci M. Delors et votre sur étatisation. Ce que veulent les citoyens c'est une meilleure subsidiarité de proximité. Les états et l'Europe doivent protéger les citoyens et leurs biens et non les oligarques et les capitalistes de connivence. Les anglais l'ont compris les premiers, qui va suivre ? Plus personne n'est surpris lorsque l'on voit le nombre de fonctionnaires à la mairie de Paris encore bien supérieur aux protégés et privilégiés de Bruxelles

  • Par Anguerrand - 28/06/2016 - 11:42 - Signaler un abus A Ganesha

    Superliberal a raison, Ganesha n'a jamais d'argument, il en est à avoir comme ultime argument le physique d'Angela. Niveau zéro de l'intellect. Si c'était possible j'aimerais voir sa photo ! Il préfère la grosse MLP. MLP serait à la tête du FN elle serait très belle. Ganesha n'a aucun intellect, il répète bêtement ce que dit le FN. Le pauvre.

  • Par Anguerrand - 28/06/2016 - 11:45 - Signaler un abus Je voulais écrire

    Angela serait à la tête du FN elle serait très belle.

  • Par J'accuse - 28/06/2016 - 11:45 - Signaler un abus Le soufflé va retomber, malheureusement

    Tous les politiciens essayent de récupérer le choc du Brexit, en se disant prêts à proposer des tas de choses, en particulier des référendums, et "vous allez voir ce que vous allez voir". Attendons juste un peu et on verra que l'on ne verra pas grand chose, juste pour faire croire. Toutes les fausses bonnes intentions vont se heurter au principe de réalité et aux conservatismes. A la rentrée, ils reprendront leurs anciens discours lénifiants, et feront en sorte que le moins de choses possibles changent, rien étant le mieux pour eux. Il va falloir d'autres chocs pour renverser la table.

  • Par Wortstein - 28/06/2016 - 11:53 - Signaler un abus A superliberal

    Vous êtes dur mais c'est assez drôle et souvent juste pour la plupart d'entre nous. Nous parlons et critiquons les articles d'Atlantico en étant bien souvent les moins qualifiés pour le faire. La petite intuition magique qui étaie nos propos est surtout là pour amuser plus que pour dire une vérité vérifiée par l'expertise. Il y a d'ailleurs un article à mourrir de rire sur la fin programmée du PQ dont les commentaires valent largement une photo de Merkel.

  • Par adroitetoutemaintenant - 28/06/2016 - 12:06 - Signaler un abus L’Europe serait intelligente

    elle proposerait un referendum dans tous les pays d’Europe avec la question suivante : Voulez-vous que l’Europe soit complètement réformée ? Car c’est cela qui a fait voter le Brexit aux Britanniques. Cela permettrait un statut quo. La condition devrait être la démission, en cas de Oui, des équipes dirigeantes de Bruxelles et des équipes dirigeantes des états votant Oui. Il faut absolument se tourner vers une société basée sur le referendum comme en Suisse où le peuple est nettement plus serein, heureux et participe pleinement à la politique locale et nationale.

  • Par emem - 28/06/2016 - 13:37 - Signaler un abus Drôle de titre

    Les élites ! Quelles élites ?

  • Par cloette - 28/06/2016 - 14:20 - Signaler un abus @Anguerrand

    Oui Marine Le Pen est sans comparaison bien plus belle qu'Angela , en plus je l'ai vu sur un écran hier elle a minci et elle est superbe . Qui préfère la tronche de Hollande à la télé pour encore cinq ans de plus ?

  • Par toupoilu - 28/06/2016 - 17:23 - Signaler un abus Le trouble chez les partisans du brexit est normal,

    Il y a eu une majorité d’électeurs pour sortir de l'UE, mais il n'y a pas de majorité politique pour enclencher le processus, en tout cas actuellement. Il n'y a peut être même pas de majorité à la chambre pour valider l'article 50 dont on nous parle. Les britanniques ne reviendront pas sur le vote, mais il leur faudra du temps pour trouver un exécutif et une majorité en accord avec le vote populaire. Après, tout ira bien mieux que nous le prédisent les Cassandres européens.

  • Par toupoilu - 28/06/2016 - 17:37 - Signaler un abus Et je m'éleve un peu contre l'idée que ce serait plus

    un rejet des élites plus qu'un rejet du projet européen actuel. C'est au contraire le rejet d'un projet qui semble poursuivre une marche inéluctable, complétement insensible aux aspirations populaires, et imperméable à toute contestation démocratique. Face à une telle construction, il ne faut pas l'amender, avec les "politiques modérés qui réviseraient leur diagnostic sur la crise, quitte à se rapprocher des populistes", ça ne conduirait qu'a de l'entubage type traité de Lisbonne (et ils sont malins, ils savent faire). Il faut en sortir et reconstruire différemment.

  • Par joke ka - 28/06/2016 - 17:46 - Signaler un abus sans dent conte les élites

    Si les urnes ne sont pas respectées c'est les armes qui risquent de parler : les sans dents(ceux qui paient) contre les zélites (ceux qui jouissent des privilèges,politiciens et leurs porte parole ,les journaleux,payés pour faire la propagande) l'Europe est une belle idée à l'origine mais ceux qui la dirigent en ont fait une machine à broyer les peuples,à dissoudre notre civilisation judéo chrétienne pour la remplacer par une autre non compatible avec nos démocraties !!!

  • Par joke ka - 28/06/2016 - 18:02 - Signaler un abus arrêtez de prendre les

    arrêtez de prendre les électeurs pour des c..s!!!les britanniques ne sont ni des salauds ni des racistes ,ils ont envie de vivre paisiblement chez eux quitte a sacrifier un peu de leur niveau de vie ... de se sentir chez eux ,en Angleterre, de ne pas se voir imposer des "quota de migrants "par la Merkel et de subir les effets de ses bourdes !!!! bien sûr ,il n'est pas de mots assez durs pour juger le vote des britanniques :ils ont mal voté...ils n'ont pas suivi les conseils des "décideurs" intelligents ...ni obéi aux pressions que la presse s'est fait une joie de relayer : après la stupéfaction, les insultes : "manque d’intelligence des Britanniques, ces gros buveurs de bière inconscients et incultes, grossiers, des ploucs racistes qui auraient voté sans même savoir pourquoi !"

  • Par rodmcban - 29/06/2016 - 00:03 - Signaler un abus 1992

    L'année où nous avons basculé dans l'UERSS. Ré-écoutez donc cet incroyable discours de Philippe Seguin en cherchant "Seguin Maastricht" dans votre moteur de recherche favori. Il avait bien vu venir la dictature technocratique et la confiscation de notre souveraineté.

  • Par arcole 34 - 29/06/2016 - 09:04 - Signaler un abus EUROPE QUE DE CRIMES DE LA PENSEE COMMET-ON EN TON NOM

    En fait l'antiélitisme est une forme de doctrine politique qui cache son nom honteusement?. N'est-elle pas le cache misère d'un populisme d'extrême droite et d'extrême gauche ?. Winston Churchill disait : ¨.. que la démocratie était le pire des systèmes de gouvernement, mais qu'à contrario il n'en connaissait pas d'autres de plus fiable ¨. Mais je me demande si l'Europe ne sert pas de caution aux uns et aux autres pour faire passer leurs messages et idées mortifères sous couvert que pour faire un bien , il faudrait passer par le remède du mal . Depuis la chute de l'URSS et la globalisation de notre monde je vous invite à faire comme moi c'est à dire que dans mon bureau, j'ai une carte de France, puis une carte de France dans l'union Européenne; encore une carte du monde avec la place de notre pays sans compter une carte mondiale prise depuis un satellite. Après il vous suffira un peu de réfléchir afin peut-être de retrouver des commentaires qui soient un plus empreint d'humilité et de modestie face à ce nouveau monde et aux pays émergents ( BRIC) et peut-être comprendrez-vous qu'il vaut mieux avoir une UE plutôt que de nous retrouver seul et sans alliés face à un monde hostile.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Laurent Bouvet

Laurent Bouvet est professeur de science politique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Il a publié Le sens du peuple : La gauche, la démocratie, le populisme (2012, Gallimard) et L'insécurité culturelle (2015, Fayard).

Voir la bio en entier

Marc Crapez

Marc Crapez est politologue et chroniqueur (voir son site).

Il est politologue associé à Sophiapol  (Paris - X). Il est l'auteur de La gauche réactionnaire (Berg International  Editeurs), Défense du bon sens (Editions du Rocher) et Un  besoin de certitudes (Michalon).

 

Voir la bio en entier

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€