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L'enfance studieuse d'Emmanuel Macron, pourtant surnommé "le vilain petit canard de la famille"

Elles s’appellent Luisa Valls, Anne Fillon, Pierrette Le Pen, Jeanine Mélenchon, Viviane Le Maire, Andrée Sarkozy ou Emma Bayrou… Qui sont les mères des femmes et des hommes politiques ? Ont-elles forgé leur caractère, et jusqu’à quel point ? Extrait de "Les politiques aussi ont une mère" de Bernard Pascuito et Olivier Biscaye, aux Editions Albin Michel (2/2).

Bonnes feuilles

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L'enfance studieuse d'Emmanuel Macron, pourtant surnommé "le vilain petit canard de la famille"

Quitter ses parents. Un désir qu’on peut imaginer chez un adolescent en pleine révolte. Mais chez un enfant ! Emmanuel l’a tenté pourtant. Pas comme un caprice mais comme une nécessité. C’était une urgence. L’idée le taraude depuis quelque temps. Emmanuel a cinq ans quand il fait son annonce déconcertante. Le blondinet aux yeux bleus, haut comme trois pommes, ne veut plus vivre avec Françoise et Jean-Michel. Il souhaite s’installer chez sa grand-mère maternelle, Germaine. Drôle d’idée tout de même.

Mais le garçonnet n’en démord pas. Il est certain que ce sera mieux ainsi.

On imagine alors les parents, assis dans le canapé du salon, surpris et amusés, peut-être un peu inquiets et blessés par tant d’aplomb, s’interrogeant sur les vraies raisons d’une telle requête. Il avance des arguments à ses yeux crédibles. Comme il passe le plus clair de son temps dans la maison de sa mamie adorée, pourquoi ne pas s’y installer définitivement ? C’est vrai que Germaine élève pour ainsi dire son petit-fils depuis qu’il a fait ses premiers pas. Emmanuel a dormi tant de fois chez sa grand-mère que ça ne changerait pas grand-chose finalement. Et c’est si bien ! Le matin, le garçonnet a l’habitude d’aller rejoindre Germaine dans sa chambre « pour écouter ses anecdotes de guerre et ses récits d’amitiés[1] ». Un vrai roman quotidien qui le fait voyager dans la vie de sa grand-mère. Il n’oubliera d’ailleurs jamais « l’odeur du café qu’elle allait parfois préparer dès le milieu de la nuit. Et la porte de ma chambre entrouverte dès 7 heures lorsque je n’étais pas venu encore la rejoindre, s’exclamant avec une inquiétude feinte : “Tu dors encore ?” »… Déménager n’a donc rien de curieux, pense-t-il. C’est même logique, on vous dit. « Alors, c’est d’accord, je peux aller vivre chez ma mamie ? » Non, trois fois non !

La plaidoirie d’Emmanuel n’aura pas convaincu Françoise et Jean-Michel qui refusent tout net. C’est le père qui a parlé. La maman ne dit rien. Souvent, quand elle s’oppose à Emmanuel, c’est par le silence. Il comprend. Chez les Macron, qui ne dit mot ne consent pas forcément. Jean-Michel peut expliquer une décision, Françoise se fait souvent comprendre avec un regard. L’affaire est close donc, mais elle marque la famille[2]. De son côté, l’enfant n’est pas traumatisé par ce refus et n’en nourrit pas d’aigreur particulière. Il ne comprend pas la décision de ses parents mais ne leur en veut pas. Leur a-t-il vraiment tout dit ? Depuis la naissance de son frère cadet Laurent, Emmanuel a le sentiment qu’il est passé au second plan. Il n’est plus la priorité, estime-t-il. Rien d’inhabituel… Ce qui lui pèse encore davantage, c’est l’absence de ses parents, très accaparés par leurs activités professionnelles. C’est vrai que son père, neurologue, agrégé de médecine, travaille énormément, comme sa mère, pédiatre, médecin-conseil de la Sécurité sociale depuis plusieurs années, qui enchaîne des journées très chargées. À Amiens, ils ont une réputation de « gros bosseurs », de professionnels sérieux, impliqués. Les temps de loisirs en famille sont donc trop rares aux yeux d’Emmanuel.

 
Commentaires

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  • Par Didier Goux - 19/03/2017 - 11:22 - Signaler un abus Un salut

    Je profite de la tribune qui m'est offerte (hé ! hé !) pour adresser un amical salut à Bernard Pascuito…

  • Par Michèle Plahiers - 19/03/2017 - 13:11 - Signaler un abus Tous mes articles ont été

    Tous mes articles ont été effacés je ne vois pls la nécessité d'écrire.

  • Par A M A - 19/03/2017 - 18:49 - Signaler un abus Maintenant ce sont les mères

    Maintenant ce sont les mères qui passent au scanner des médias. "Maman au secours".

  • Par Nap4 - 19/03/2017 - 20:16 - Signaler un abus Sincèrement

    Sincèrement, l'enfance de Macron, ses couches culottes, sa sexualité, son hamster... On s'en moque !

  • Par D'AMATO - 20/03/2017 - 09:39 - Signaler un abus Les parents travaillaient beaucoup......

    ....une enfance malheureuse...EN SOMME. Donc dès l'enfance il demandait beaucoup au autres, avait besoin de quelqu'un à sa constante disposition....A-t-il appris plus sur la famille?...Le besoin d'être materné?...Le sens des responsabilité dans le travail que semblent avoir démontré ses parents?... etc.... Du point de vu de ses capacités d'analyse face aux réalités vraies de la vie cela ne me semble pas très probant.....Il n'est pas certain qu'il ait résolu tous ses problèmes personnels vu sa situation... Les Français devraient réfléchir..... Que le changement soit, mais le bon

  • Par ermonty - 20/03/2017 - 11:10 - Signaler un abus Closer

    Consternant. Je me suis abonné à Atlantico pour la qualité des articles et la remarquable qualité intellectuelle de Jean-Sébastien Ferjou. Que vient faire un tel article ici ?. C'est du sous-"Close"r ou" people magazine" totalement dénué d'intérêt, vide de sens. Nap4 l'a exprimé crument, mais il a raison. Qui choisit les articles ?

  • Par ISABLEUE - 20/03/2017 - 12:31 - Signaler un abus Franchement....

    l'ainé jaloux des autres enfants, quoi de plus normal.. les souvenirs des grands parents, l'odeur du café , le gout des confitures etc... tout le monde garde cela dans ce cœur... je ne comprends pas où l'auteur veut en venir....

  • Par Citoyen Ordinaire - 20/03/2017 - 13:21 - Signaler un abus On s'en branle un peu non ?

    Plutôt s’intéresser à ses non dits d'aujourd'hui et à ses projets de s'attaquer aux pauvres...

  • Par Anguerrand - 20/03/2017 - 17:48 - Signaler un abus Il est totalement évident que l'enfance et l'education

    est totalement determinente dans toute la vie d'un être humain. C'est aussi la raison pour laquelle Macron est très comparable et amis de Hollande. C'était lui le plus proche conseiller de Hollande et son chouchou. Par conséquent, je crains qu'il sera sympathique, mais mou incapable de prendre des décisions fortes indispensables ou de négocier des accords dans l'intérêt de la France necessaire a la fonction de Président. Les deux MLP et Macron sont des novices qui mettront comme Hollande deux ans à comprendre leur rôle et d'être en capacité de gouverner et feront du sur place. Ce soir nous allons écouter leurs promesses pour se faire élire, comme d'habitudes mais ayant les programmes les plus coûteux ne pourront les réaliser. Seul le programme de Fillon est équilibré car mettrait à égalité parfaite public et privé, 20 milliards d'économie par ans, soit 100 millards sur 5 ans. Il est le seul à vouloir revenir à l'équilibre budgétaire quant les autres comptent augmenter de nouveau la dette léguée à nos enfants.

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Bernard Pascuito

Bernard Pascuito est journaliste et éditeur. Il a notamment été reporter, puis rédacteur en chef à France dimanche. En 2004, il a fondé sa propre maison d'édition.

Biographe, il a publié des ouvrages sur des célébrités diverses, parmi lesquels : Gainsbourg, le livre du souvenir (Sand, 1991), Coluche, toujours vivant (Payot, 2006) ou Dalida, une vie brûlée (l'Archipel, 2007).

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Olivier Biscaye

Ancien directeur des rédactions du Groupe Nice-matin et Var-matin de 2009 à 2014, Olivier Biscaye, 38 ans, a occupé des fonctions de rédacteur en chef en presse quotidienne et hebdomadaire de 2003 à 2008. Journaliste politique, il a collaboré, animé et coanimé des émissions d'entretiens à la radio et à la télévision. Il a écrit la première biographie consacrée à Bruno Le Maire (Bruno Le Maire, l'insoumis, Editions du Moment, 2015).

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