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La culture politique française championne du monde de la production de terroristes : une surprenante théorie américaine revue et corrigée par Gilles Kepel

Quelques jours après les attentats de Bruxelles, les résultats d'une étude préliminaire réalisée par le politologue William McCants révèlent que, par rapport au nombre de leur population musulmane sunnite, les pays francophones comptent le plus de cas de radicalisation. Cet "effet francophone" s'expliquerait par l'approche française de la sécularisation, plus agressive qu'ailleurs. Une analyse à laquelle répond le politologue Gilles Kepel.

Made in France

Publié le - Mis à jour le 1 Avril 2016
La culture politique française championne du monde de la production de terroristes : une surprenante théorie américaine revue et corrigée par Gilles Kepel

Atlantico : Récemment, pour prévoir le taux de radicalisation de la population musulmane sunnite d'un pays donné, le politologue William McCants a réalisé une étude préliminaire selon laquelle le fait d'être francophone pour un pays serait le 1er indicateur de radicalisation. L'explication avancée par l'auteur : l'approche française de la sécularisation, plus agressive que dans d'autres pays, notamment anglo-saxons. Que penser de cette corrélation et de cette analyse ? La culture politique française est-elle vraiment à pointer du doigt dans le processus de radicalisation de la population musulmane sunnite ?

Gilles Kepel : J'ai beaucoup de respect pour le travail de McCants. Il a mis là son doigt sur une question importante : qu'est-ce qui fait que la France est le premier pays exportateur de djihadistes européens en nombre absolu, et la Belgique le premier en nombre relatif ? Cette question est pertinente, mais je pense que les explications apportées méritent d'être approfondies. Tout d'abord, il faut se débarrasser de cette prénotion de "radicalisation". La "radicalisation" n'est pas un concept mais un mot-écran qui nous empêche de penser le phénomène du djihadisme dans sa relation avec le salafisme. La radicalisation, c'est comme un antibiotique qui ne soigne plus rien. On pense notamment au slogan d'Olivier Roy; tout ceci correspond à l'islamisation de la radicalité, comme si, des Brigades Rouges à Daesh, en passant par la bande à Bader et la bande à Abaaoud, tout cela n'était qu'une seule et même chose. Or, ce n'est pas le cas, nous ne sommes pas dans une situation de nihilisme général comme le dit Olivier Roy. C'est un phénomène très différent, avec des éléments de ressemblance, mais qu'il faut inscrire dans la relation de l'Europe avec son environnement proche et moyen-oriental. Il faut aussi comprendre que le phénomène actuel est directement le produit de la troisième génération de djihadistes, celle qui, avec Abou Moussab al-Souri - que McCants connait bien - a publié en 2005 le livre Appel à la résistance islamique mondiale. Ce dernier identifie l'Europe comme la cible principale du djihad et le ventre mou de l'Occident. Il vise de jeunes musulmans européens marginalisés pour être les porteurs de ce djihad principal. Cette notion de "radicalisation" est une fausse piste qui nous empêche de penser ce phénomène. 

Essayons de comprendre maintenant pourquoi c'est en France, en nombre absolu, et en Belgique, en nombre relatif, que le djihadisme est le plus important en Europe. Il convient, pour commencer, de préciser une chose : en Belgique, les djihadistes néerlandophones l'emportent en réalité sur les francophones en nombre absolu. Le phénomène Molenbeek  a tout cristallisé dans les relations avec la France, mais c'est dans la partie flamande de la Belgique qu'il y a le plus grand nombre de Belges partis en Syrie.

McCants a raison de pointer cette dimension française : en effet, la langue française est perçue par les islamistes d'Afrique du Nord comme porteuse d'une perversité anti-islamique particulière, alors que l'anglais est perçu comme neutre. Au fond, le djihad peut passer en anglais, mais l'anglais n'a pas de connotation anti-islamique, alors que la langue française, perçue en Afrique du Nord comme la langue des Lumières, de Voltaire, et de la laïcité, est porteuse d'une dimension anti-islamique. Ali Benhadj, l'idéologue en chef de la tendance la plus extrémiste du Front islamique du salut algérien, avait expliqué en son temps que son objectif, et celui de ses frères, était de se débarrasser de ceux qui avaient  "tétaient le lait vénéneux de la France". Ce qu'il voulait dire par-là, c'est que le français, en tant que tel, est une langue anti-islamique. C'est pourquoi les islamistes maghrébins insistent absolument pour fonctionner en arable alors que les islamistes pakistanais fonctionnent aussi bien en anglais qu'en ourdou. Pour les jeunes Maghrébins nés et éduqués en France qui connaissent mal l'arabe, ce prérequis est très important, et ils ont honte, en quelque sorte, de penser et parler français. Du reste, on voit bien dans les communiqués des djihadistes français qu'ils utilisent une langue curieuse, un français traduit de l'arabe comportant un certain nombre d'expressions comme "se désavouer d'avec". Celle-ci est la traduction du second terme de l'expression arabe considérée comme la clé du salafisme : "al wala wa al bara'a", ce qui veut dire mot à mot "l'allégeance et le désaveu". "Se désavouer d'avec" n'a aucun sens dans notre langue mais dans la novlangue des salafistes français, cela veut dire rompre tous les liens avec la culture et l'identité françaises portées par les valeurs des Lumières, de la laïcité, de la démocratie, etc. Tous ceux qui ne suivent pas la doctrine salafiste sont considérés comme des apostats lorsqu'ils sont nés musulmans, et comme des mécréants pour les autres. Cette haine particulière du français porté par l'islamisme maghrébin a eu une conséquence dans la haine de soi qu'un certain nombre de djihadistes, issus de familles maghrébine,  nés et éduqués en France et ne parlant pas d'autres langues, ont construit ; c'est d'ailleurs l'un des éléments qui a nourri leur engagement auprès de Daesh.

Pour ce qui est de la laïcité française, il y a eu, à la suite de la loi de mars 2004 prohibant les signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques, mais aussi après la loi de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public qui a directement impacté les salafistes, une détestation particulière de la France dans les milieux islamistes. Cette détestation est à corréler avec le fait que la grande majorité des musulmans français sont dans une logique d'intégration, et en particulier d'acceptation des valeurs de la laïcité et de la République. Mais la minorité salafiste, aujourd'hui soutenue par les pétromonarchies, a vu ces deux actions comme l'expression de l'islamophobie de la laïcité française. Il faut bien comprendre que l'enjeu aujourd'hui pour Daesh, c'est d'arriver à mobiliser les musulmans de France, de Belgique et d'ailleurs derrière leur bannière pour les dresser contre la société française laïque qui, pour eux, est porteuse de l'impiété et de l'inimitié envers l'islam. C'est une opération qui est complexe car les opérations de Daesh contre la France en janvier et novembre 2015, et celles contre la Belgique qui viennent de se produire, sont passées par deux phases. La première a été de cibler un certain nombre d'adversaires : en janvier 2015, par exemple, les dessinateurs "islamophobes" de Charlie Hebdo ; les policiers "apostats" comme Ahmed Merabet dont l'assassinat rappelle celui des militaires "apostats" tués par Mohamed Merah en mars 2012 ; et finalement les Juifs accusés d'être de toute façon des suppôts de l'Etat d'Israël, aussi bien lors de la prise d'otages de l'Hyper Casher le 9 janvier 2015 que lorsque Merah a tué les enfants juifs et leur professeur à l'école Ozar Hatorah le 19 mars 2012, un jour très symbolique. En effet, pour ce Franco-Algérien élevé dans une famille qui détestait la France, il s'agissait bien-sûr du cinquantenaire de la mise en place des accords d'Evian, c'est-à-dire du cessez-le-feu entre la France et l'Algérie à la fin de la guerre d'Algérie que Merah, d'une certaine manière, a voulu rompre en recommençant la guerre sur le sol de l'Hexagone.

Il faut bien comprendre que dans tout cela, il y a des facteurs qui sont bien plus importants que celui de la laïcité. Je ne suis pas sûr, pour ce qui est de Ben Gardane notamment, que ce soit une relation directe. Bien-sûr, la détestation envers les élites francophones qui gouvernent les trois pays du Maghreb est un élément important dans la mobilisation des Tunisiens, des Marocains et des Algériens pour le djihad, mais aujourd'hui la francophonie, par exemple dans la région de Ben Gardane, n'est pas un enjeu majeur. Le Sud de la Tunisie n'est plus du tout francophone ; il n'y a que l'administration et la bonne société qui parle la langue. Néanmoins, plus que la sécularisation en elle-même, c'est le sentiment que la culture française, parce que porteuse des valeurs de la laïcité et des Lumières, constitue une cible particulièrement forte pour les mouvances islamistes. 

 
Commentaires

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  • Par Anguerrand - 27/03/2016 - 11:09 - Signaler un abus Un ministre inconnu Kanner ( sport) et la gaffe révélatrice sur

    l'islam. Sur I Télé dans son élan donne le nombre de musulmans en France. Pas 5%, pas 10%, mais 17 millions de musulmans. En principe cette divulgation est interdite en France, mais quant c'est un ministre en exercice qui le dit on peut le croire ; 17 MILLIONS DE MUSULMANS en France, quand nos politiques parlent de 5% de la population totale. 17 millions est bien un chiffre ressenti par les " de souche" tout simplement un changement de population. France, colonie du Maghreb sous peu.

  • Par cloette - 27/03/2016 - 11:17 - Signaler un abus oui

    la vérité sort de la bouche des ministres qui font des gaffes révélatrices ! Bien sûr, il y en a 17 millions et c'est en effet excessif !

  • Par Gordion - 27/03/2016 - 11:36 - Signaler un abus Merci M. Kepel...

    ... Pour cette excellente analyse. Et pour remettre les pendules à l'heure concernant l'herméneutique erronée de ces islamophiles tels que Roy. Ses jugements à l'emporte pièces sur la radicalisation me font penser à Sartre et ses déclarations idéologiques fausses. Continuez à nous décrypter les faits comme vous le faites

  • Par zouk - 27/03/2016 - 11:45 - Signaler un abus Sécularisation de la France et ses voisins

    Nous avons une longue habitude de l'anticléricalisme. Au XVIII° siècle: Voltaire: L'INFÂME= l'Eglise Catholique, puis la Révolution avec les massacres de prêtres, religieuses et la tentative de créer une "religion républicaine", tout le XIX° luttant contre l'Eglise, La Loi de 1905= la laîcité érigée en principe absolu, multipliée par les aberrations socialistes (beaucoup de francs maçons parmi leurs dirigeants). Nous récoltons le fruit des efforts de trop de nos politiciens. Pour les Musulmans, nous sommes en effet le pays du refus de la transcendance, à commencer par notre propre tradition. Alors... pour l'Islam, ils ont l'impression d'un refus absolu, pire d'une négation totale. Nous ferions bien de nous rappeler notre tradition de "fille ainée de l'Eglise", vouée à la Vierge Marie par Louis XIII et Louis XIV. Les Musulmans auraient pour nous beaucoup moins de mépris.

  • Par zouk - 27/03/2016 - 11:47 - Signaler un abus Secularisation française?

    Une théorie surprenante? Non, une évidence, merci à G. Kepel

  • Par toupoilu - 27/03/2016 - 12:44 - Signaler un abus Une autre explication plus simple:

    l’antériorité de l'immigration, et donc la présence plus nombreuse de la deuxieme génération. Ce ne sont (n’étaient, parce que ça va changer)) généralement pas les immigrants de la première, qui ont à l’époque baigné dans leur milieu traditionnel plutôt paisible, et qui sont venu pour travailler qui ont posé des problèmes, mais leurs enfants. Ça viendra dans les autres pays, probablement. PS: il n'y a pas 17 millions de musulmans, ne fantasmons pas, autour de 10%, et c'est déjà pas mal, lire Michele Tribalat, une source sure.

  • Par vangog - 27/03/2016 - 13:16 - Signaler un abus Marine Le Pen a expliqué que le Québec ressemblait à la

    France d'il y a vingt ans...et c'est vrai que le Québec a favorisé une immigration de type francophone, avant de s'intéresser, pour les mêmes raisons électoralistes que les gauchistes français et belges, à une immigration de type musulman. Le Québec ne possède donc pas encore ces deuxième et troisième générations de musulmans, qui auront plus ou moins bien vécu l'assimilation familiale précédente. Cette intégration est mieux conduite dans les pays anglo-saxons, car les musulmans y sont moins nombreux, et l'intégration est économique, avant d'être culturelle. Les francophones, fidèles aux révolutionnaires de 1789, croient que l'esprit des lumières doit être imposé au reste du monde, par la persuasion, et de force, si nécessaire...les trotskystes, répandus habilement par la gauche dans les Medias, l'enseignement et la justice appliquent alors aux musulmans, les mêmes méthodes de manipulation mentale et de lavage de cerveau qu'ils avaient enseigné aux khmers rouges...or, ces méthodes ne fonctionnent plus sur des cerveaux qui reçoivent d'Internet une information et des valeurs qui entrent en contradiction avec celles des profs gauchistes.

  • Par vangog - 27/03/2016 - 13:30 - Signaler un abus Les professeurs gauchistes, appuyés par une justice laxiste

    et des Medias aux ordres de l'idéologie gauchiste dominante, tentent d'inculquer aux petits musulmans la haine du capitalisme et du matérialisme, et l'amour de la générosité avec l'argent des autres, de la solidarité étatique et du vivrensemble terranoviste...Or, génétiquement, les petits musulmans méprisent ces valeurs: la générosité, chez eux, est directe, individuelle et anti-étatique, et le matérialisme est une des valeurs de base de leur culture, une des raisons majeures qui entraînaient leurs grands-parents à fuir leur terre d'origine. Voila pourquoi ils sont imperméables au discours gauchiste anti-capitaliste, car la symbolique de la possession est plus forte chez des peuples qui ont connu la misère et la faim, que chez des bobos de St Germain, dont le berceau était déjà doré sur tranches, avant même qu'ils aient eu à se battre...le discours des lumières, dispensé par des hypocrites qui cherchent à embrigader au sein d'une idéologie, passe très mal auprès des petits musulmans. Les anglo-saxons, au contraire des gauchistes francophones, ont pratiqué, au sein de leurs colonies, l'intégration économique dans le respect des cultures, et il faut bien avouer leur réussite...

  • Par cloette - 27/03/2016 - 14:32 - Signaler un abus Les profs

    gauchistes ou droitistes achètent la paix sociale, question de survie !

  • Par cloette - 27/03/2016 - 14:33 - Signaler un abus Les profs

    gauchistes ou droitistes achètent la paix sociale, question de survie !

  • Par Deudeuche - 27/03/2016 - 15:40 - Signaler un abus @cloette

    non leur modèle social, plus de fonctionnaires pour que leurs enfants rejoignent la caste via concours administratif. Tant que les musulmans français voient un avantage financier à soutenir ces gens qu'ils détestent sur le plan sociétal en votant pour eux, cet électorat acquis à la cause sera toujours choyé. Les ABCD de l'égalité sont morts nés car la gauche sociétale qui a le pouvoir a bien compris qu'elle allait perdre ces électeurs qui jusqu'ici par leur mode de vie étaient imperméables à la déconstruction de la société de souche française.

  • Par cloette - 27/03/2016 - 15:53 - Signaler un abus @Deudeuche

    ça c'est très vrai !

  • Par Deudeuche - 27/03/2016 - 16:49 - Signaler un abus La laïcité, loi de 1905

    est une loi de protection de tous les cultes par l'Etat et non un athéisme de bon aloi où l'on est prié de ne manifester aucune croyance dans la transcendance et au nom de la Raison d'ânonner un mépris approuvé par l'Ecole et les médias de toute Foi ou pratique religieuse. LaÏque oui, laîcard non, pour cette dernière croyance de gauche comme de droite voir les massacres de 1914 jusqu'à nos jours commis au nom du darwinisme social et de la raison illuminée rouge ou brune.

  • Par Djib - 27/03/2016 - 18:09 - Signaler un abus Le meilleur est à venir.

    Quand les régimes de merde corrompus du Maroc et de l'Algérie, les dirigeants de cette dernière n'arrivant même plus, avec un baril à 35$, à jeter quelques miettes à une multitude engendrée par les "ventres féconds" des voilées, un raz de marée de "chances pour la France" pleins de haine et de frustration déferlera.

  • Par Djib - 27/03/2016 - 18:16 - Signaler un abus Rectificatif

    Quand les régimes de merde corrompus du Maroc et de l'Algérie voleront en éclats, ...

  • Par Mario - 27/03/2016 - 22:41 - Signaler un abus Eh encore de l

    Eh encore de l'autoflagellation. C'est vrai qu'il n'y a jamais eu d'attentat aux usa . Que ce pays n'a pas Deux océans pour le protéger . Que leur rapport avec leur minorité noire est des plus apaisé et qu'ils se sentent si en sécurité que Trump veut fermer leurs frontières pour empêcher les arabes d'entrer. Et puis leur haine nous concernant, meurtrière, est la preuve d'un conflit de civilisation. Je préfère et de loin ma culture , occidentale, judéo-chrétienne , grecque et romaine par laquelle mes ancêtres m'ont permis cette émancipation qui est le parfait contraire de cette soumission qui plaît tant à tous ces prédateurs.

  • Par Monteynard - 28/03/2016 - 10:32 - Signaler un abus Une théorie revue et complétée par M Gauchet.

    Merci une fois de plus à G Kepel pour sa compétence. Son propos n'est pas de l'autoflagellation ,mais une compréhension croissante de l' "autisme" des "élites" dirigeantes (sachant qu'aujourd'hui ce terme est galvaudé car il faut se soucier vraiment de son peuple pour être une élite). Mais ,il faut compléter et modifier les propos de G Kepel par ceux de Marcel Gauchet dans son remarquable livre d'entretien ,où le masochisme méprisant des pseudo "élites" est analysé et décrit comme jamais auparavant: http://www.editions-stock.fr/comprendre-le-malheur-francais-9782234075412 " Pourquoi le divorce entre les élites et le peuple prend-il chez nous ce tour dramatique ? Quelle responsabilité incombe aux dirigeants dans la montée de ce qu’on appelle, sans y réfléchir, « populisme » ? Quel rôle joue, dans le marasme français, le néo-libéralisme auquel Mitterrand a converti la France sans le dire ."

  • Par Fioretto - 01/04/2016 - 14:47 - Signaler un abus @ vangog

    Vous trouvez que Boko Haram au Nigéria anglophone et les attentats recrurent (le dernier contre les chrétiens) au Pakistan sont une réussite de la colonisation anglaise ?

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Gilles Kepel

Gilles Kepel est politologue, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain. Il est professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et membre de l'Institut universitaire de France.

Il est l'auteur de Passion arabe : Journal 2011-2013, qui a reçu le Prix Pétrarque du meilleur essai de l'année, décerné par France Culture et le journal Le Monde. Plus récemment, Gilles Kepel a publié Terreur dans l'hexagone : Genèse du djihad français aux éditions Gallimard. Celui-ci vient d'être récompensé du prix de la Revue des Deux Mondes.

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