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Christophe Guilluy : "Le paradoxe, c'est qu'aujourd'hui ce sont les pauvres qui vont demander la fin de l'État-Providence"

Classes moyennes, multiculturalisme, élites politiques, Etat-Providence... Le géographe Christophe Guilluy évoque pour Atlantico son portrait de la société française actuelle. Sans concession.

Analyse

Publié le - Mis à jour le 23 Septembre 2016
Christophe Guilluy : "Le paradoxe, c'est qu'aujourd'hui ce sont les pauvres qui vont demander la fin de l'État-Providence"

Atlantico : Dans votre dernier livre Le crépuscule de la France d'en haut, vous dressez un premier constat insistant sur la fracture entre un discours politique évoquant les classes moyennes alors que celles-ci seraient en voie de transformation vers une classe populaire. Quelle différence faites-vous entre une représentation politique et la réalité du terrain ?

Christophe Guilluy : Oui, c’est paradoxal alors même que nous sommes au temps de "la sortie de la classe" moyenne des petites catégories salariées. La classe politique dans son ensemble, droite et gauche confondues, est l'héritière des Trente Glorieuses. Leur représentation du pays, c'est la France de Giscard. Avec deux Français sur trois qui sont des classes moyennes qui ne s'en sortent pas trop mal, et qui sont encore dans une phase où l'on peut imaginer que leurs enfants vont s'en sortir. C'est l'idée d'une classe moyenne majoritaire.

Et d'ailleurs, ces partis ont été conçus pour cela, ils s'adressent toujours aux classes moyennes.

Mais le paradoxe est que les sociologues nous expliquent depuis 20 ans que la classe moyenne a implosé, qu'elle s'est émiettée, divisée. Il y a une classe moyenne inférieure, supérieure, il y a même une classe moyenne "inférieure-inférieure". Ce que les politiques ne comprennent pas, c'est qu'un concept peut être pertinent à un instant T et être totalement inopérant quelques années plus tard, ce qui est le cas avec le concept de classe moyenne. Il ne dit plus rien. Je me suis donc posé la question de savoir pourquoi la classe politique continuait d'utiliser un concept qui n'existe plus.

Il y a d'abord un intérêt politique, qui est de laisser entendre qu'il existe encore une classe moyenne majoritaire. Cela signifie que le système économique qui a été choisi profite à la majorité. C'est une façon de réaffirmer une France qui serait intégrée socialement, économiquement, même si, par ailleurs, il peut y avoir des problèmes. Et ce "par ailleurs" correspond aux banlieues, où vivent des populations qui ont des "problèmes", où il y a des émeutes, des exclus, etc. Mais ce "eux" n'est pas "nous". Parce qu'il y a ici une impossibilité de penser la classe moyenne autrement que comme une classe moyenne blanche.

Le second intérêt ici, pour les classes supérieures, c'est de s'identifier aux classes moyennes. Ce qui est génial, c'est de se laisser croire que finalement on fait partie de "la moyenne",  comme l'ouvrier ou l'employé, c’est-à-dire comme ceux qui ont véritablement subi une baisse de niveau de vie, une vraie précarisation, un vrai descenseur social. Ce brouillage social est accentué par le fait que ces classes supérieures tiennent en même temps un discours critiquent sur "les riches". Elles portent pourtant et cautionnent le modèle mondialisé de ces élites en tenant le discours de la société ouverte. Le problème est que "la société ouverte" est l’autre nom de la "loi du marché". Une loi du marché qui bénéficie effectivement prioritairement aux riches et aux détenteurs du capital mais aussi à ces classes supérieures qui, actuellement, se constituent notamment des patrimoines dignes des hôtels particuliers du XIXe. Mais aujourd'hui, cette bourgeoisie n'est plus identifiée comme telle. D’où mon utilisation du mot "bobo", qui m'a été reprochée. Si cette catégorie ne constitue qu’une fraction des couches supérieures (dont le point commun est de soutenir le modèle mondialisé, elles peuvent donc être de gauche ou de droite), elle permet de sortir du brouillage de classe en utilisant le mot "bourgeois". Ces gens sont arrivés dans des quartiers populaires, là où vivaient des catégories modestes (anciens ouvriers, actifs immigrés…), dont les revenus, le capital culturel, n’ont rien à voir avec ces classes supérieures. Cette nouvelle bourgeosie n’est pas "riche", elle ne détient souvent pas le "capital", mais il faut les désigner pour ce qu'ils sont : des bourgeois. Ces gens sont très sympas, cools etc., mais ils représentent une catégorie sociale qui n'a strictement rien à voir avec ce qu'étaient hier les classes populaires qui occupaient ces territoires. Il ne faut pas non plus oublier la violence sociale de cet accaparement de biens qui étaient anciennement ceux de ces catégories populaires.

L'idée a été de connecter cela avec une vision globale des effets de mondialisation sur le territoire. Et attention, il n'y a pas de complot : il s'agit simplement du résultat du "laissez-faire" du marché. Le marché de l'emploi dans les grandes métropoles est totalement polarisé. Les emplois des anciennes classes moyennes ont alors progressivement disparu. Le marché des métropoles n'a pas besoin de ces gens. Le résultat est qu'aujourd'hui, 66% des classes populaires ne vivent plus dans les 15 premières métropoles.

 
Commentaires

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  • Par artesan - 19/09/2016 - 07:03 - Signaler un abus méchante mondialisation

    ... mais rien dans l'article sur le poids grandissant de l'État et de la sphère publique en France qui prélevé 47% des richesses produites et en depense 56%. Rien non plus sur le monstre réglementaire français... Toutes ces choses qui étouffent la liberté et la création de richesse et pourraient fluidifier les rapports sociaux et inter communautaires

  • Par Ganesha - 19/09/2016 - 07:53 - Signaler un abus Réflexe de clairvoyance

    La phrase du titre : ''la situation paradoxale est qu’aujourd’hui ce sont les pauvres qui vont demander la fin de l'État-Providence.'' se trouve effectivement bien à la fin de cet article, mais elle tombe comme un ''cheveu dans la soupe'' ! Aucun contexte qui la prépare ou la justifie ! Les pauvres de nos banlieues vont-ils voter Sarko ? Tout indique, au contraire, que dans un réflexe de clairvoyance, ils vont voter FN !   

  • Par Lafayette 68 - 19/09/2016 - 08:20 - Signaler un abus Intéressante et pertinente analyse mais...

    il y a des réponses ....Mais qui aura le COURAGE de les mettre en oeuvre ? EX: Autorité , bon sens, engagement : stupide organisation de l'éducation nationale, vacancière et sinistrée ...à 75 milliards d'euros . Sécurité :frontières passoires , laxisme. Médias qui ont le vrai pouvoir face à l'éducation... pour décerveler. Qui pour faire le boulot ? Une Marine ou un Sarko sincère.

  • Par zouk - 19/09/2016 - 09:21 - Signaler un abus Chr. GUILLY

    Analyse intéressante et probablement tout à fait pertinente, mais comment réagir, comment s'orienter? Renouvellement de la classe politique? rejet de nos dirigeants actuels aux prochaines élections, OUI sûrement, mais ensuite? Il faut certainement mettre fin à l'écrasement fiscal de toutes les catégories de la population, et restaurer l'école primaire, mais encore....? Il y faudra du courage, en particulier pour faire taire toute une gauche risible: Bossuet l'a déjà écrit: "le Ciel se gausse de ceux qui déplorent les effets de ce dont ils chérissent les causes".

  • Par joke ka - 19/09/2016 - 10:33 - Signaler un abus tout est dit

    "les gens ne veulent pas payer pour les pauvres d'une autre communauté. " oui, je veux bien payer des impôts pour nos écoles, nos routes, nos hôpitaux, aider "NOS" pauvres ..mais arrêtons de payer toujours plus et de se serrer la ceinture pour accorder des allocations tout azimut (ATA,CMU,Chômage,RSA,RMI, AMS...etc sans compter les subventions pour ces associations qui en ont fait leur tiroir caisse) pour les parasites du monde entier qui au lieu d'être reconnaissants nous haïssent et ne veulent pas s'assimiler à nos valeurs,volent cassent,violent ou tuent .. sans compter les fonctionnaires à la cour européenne des droits de l'homme qui vivent de privilèges et nous imposent des quota tout en assénant des leçons de morale ..

  • Par Anouman - 19/09/2016 - 10:39 - Signaler un abus classes

    Parler de classes moyenne, supérieure, dominante peut être pertinent. Mais pas si on ne les définit pas précisément. En restant dans le flou il ne s'agit que de bla-bla.

  • Par foxlynn - 19/09/2016 - 10:49 - Signaler un abus À transmettre

    Cette analyse juste , pertinente et conforme au ressenti d'une majorité méprisée

  • Par legeorgenri - 19/09/2016 - 12:09 - Signaler un abus Déroute progammée et entretenue .

    Issus ,pour ,l'essentiel de "l'élite", dirigeants, leaders politiques , médias , intellectuels auto proclamés , etc ,sont totalement déconnectés des réalités et des effets causés par le monstre étatique qu'ils ont édifié. Seul , un gigantesque "coup de pied au cul" inversera le cours des choses . Mais ce sera très difficile , "la soupe est bonne" est beaucoup ont faim dans les hautes sphères dirigeantes.

  • Par JG - 19/09/2016 - 12:35 - Signaler un abus @ joke ka

    Et encore, vous avez oublié le meilleur : l'AME : comment soigner le monde entier aux frais de ceux qui payent des impôts en France....1 milliard d'euros cette année....combien dans 10 ans ??

  • Par Borgowrio - 19/09/2016 - 12:52 - Signaler un abus Le radeau de la Méduse

    Par le principe des vases communicants , les classes moyennes moyennes , inférieures , supérieures se trouvent délestées au profit de la sphère publique et des grandes entreprises ( souvent partenaires de l'état ) . Ils s'accrocheront " à mort " à leurs avantages , ayant à leur disposition le blocage de la France . Dans une France qui coule , ils sont dans un canot de sauvetage , mais celui ci est de plus en plus chargé

  • Par 2bout - 19/09/2016 - 13:47 - Signaler un abus « Plus un pays est fragmenté "racialement",

    moins les dépenses sociales sont élevées. ». C'est vrai, mais c'est aussi exactement le contraire : moins les dépenses sociales sont élevées, plus un pays est fragmenté "racialement", car une redistribution jugée insuffisante est compensée par le renforcement de l'esprit communautaire, comme aux USA ou au Canada. A noter quand même que dans certains Etats américains, les politiques d'aides familiales sont dégressives. Chez nous, elles sont progressives, ce qui est un facteur de communautarisation. Quant aux bénéficiaires de l'Etat-providence, ce ne sont certainement pas ceux qui s'inscrivent comme chauffeur chez Uber.

  • Par ombelline - 19/09/2016 - 14:52 - Signaler un abus quelle solution?

    Que faire face a la mondialisation et au matraquage fiscal? C'est le marche ou creve des classes moyennes pressurisees jusqu'a la pauperisation et a la mort. Il n'y a plus d'espoir.

  • Par ISABLEUE - 19/09/2016 - 14:53 - Signaler un abus stop à l'assistanat

    aux allocs.. etc. Oui aux aides pour NOS SDF. Nos jeunes orphelins qui se retrouvant dans la rue à 18 ans, et tous ceux qui ne pourront Jamais travailler.. Stop à la mendicité sur nos trottoirs aux gens de l'Est qui viennent profiter des aides, même petites, en mettant leurs enfants et les animaux sur les trottoirs pour mendier et voler. Stop à tout ce laisser aller..

  • Par lafronde - 19/09/2016 - 16:18 - Signaler un abus Mondialisation : ne garder que le meilleur

    Il y a deux mondialisations : celle des échanges économiques librement consentis : la concurrence industrielle et commerciale. L'autre c'est celle des migrations non-consenties, mise en commun non consentie des richesses, nouveau communisme mondial avec son idéologie totalitaire l'anti-racisme. Contrairement à ce qu'avance la super-classe mondiale qui y voir son intérêt (trouver une main d'oeuvre moins cher) et les idéologues "no borders" (qu'il soient libéraux-libertaires ou révolutionnaires) adopter les bienfaits d'une concurrence commeciale et industrielle n'implique pas d'acter la libre-immigration. A preuve les économies les plus dynamiques celles de l'Asie de l'Est ne sont pas ouvertes à l'immigration tout venant. Pour y entrer il vous faudra soit des capitaux, soit un haute qualification. Ces pays font aussi l'économie de l'assistanat aux allogènes mal intégrés. En France les mesures sociales et l'aide à l'emploi font plus de la moitié du budget de l'Etat. C'est un véritable tribut que les français et les européens payent aux familles nombreuses de l'immigration. Pour quel profit et quel avenir ? Celui du grand remplacement ?

  • Par lafronde - 19/09/2016 - 17:42 - Signaler un abus République et communautés

    L'auteur rend compte d'une identification spontanée à sa communauté. J'y vois pour ma part un sentiment d'appartenance qui est rassurant : s'il y a communauté, alors il est possible de transmettre ses valeurs, sa civilisation à ses enfants. S'il est évident pour les allogènes, il est bien moins évident que les franco-français vivent leur communauté. Nombre d'entre-eux récusent cet héritage, se voient républicain avant tout, voire citoyen du monde. C'est notable à Gauche, les intellectuels et les diplômés. Nous avons donc une ethnie franco-française dont la moitié gauche ou intellectuelle récuse son hérédité identitaire. A la communauté elle préfère la société, la République. Cette moitié résolument anti-raciste veut imposer ses vues universalistes à l'autre moitié, communautaire franco-française, fusse par la coercition. C'est notre guerre civile française sur l'immigration, qui remonte aux années 1970. Les allogènes ne se sont jamais départis de leur préférence communautaire, comportement que la République a toujours toléré, à la différence des natifs. La République universelle "française" était donc une phase de notre Histoire, comme le fut l'Empire colonial "français".

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 19/09/2016 - 17:56 - Signaler un abus Trois pages de bannalités....

    Pas étonnant de la part d'un géographe qui se pique de faire de la sociologie politico-urbaine. Beaucoup de lieux communs : les plus pauvres sont exclus des centres urbains....ces gens qui se sentent déclassés du fait de la mondialisation .......vont voter le Pen....... car ils pensent à tort que l'état providence est responsable de leur problème. Alors c'est là que notre sociologue se prend les pieds dans la carte de géographie car tout bon géographe était il fut un temps aussi historien, et savaient donc que de tout temps, bien avant la mondialisation, les plus riches repoussaient systématiquement les plus pauvres à la périphérie des agglomérations...Le seul point sur lequel il a bien appris sa leçon, est que la mondialisation engendre de fait le communautarisme et que la laïcité n'est plus d'actualité...ce qu'il oublie aussi aveuglé par ses choix politiques c'est que la mondialisation a débutée il y a bien longtemps, depuis la fin des années 50 et qu'elle a bénéficiée très largement à l'ensemble de la société, jusqu'aux plus pauvres.....le contre exemple étant l'économie non mondialisée des pays de l'est qui n'a engendré que des pauvres très pauvres..

  • Par lafronde - 19/09/2016 - 17:59 - Signaler un abus Les raisons du paupérisme français

    Si l'ouverture des frontières au commerce international enrichit les pays qui y participent, ce n'est pas à n'importe quelles conditions. La compétitivité industrielle (et agricole) exige que les biens et services mis en concurrence sur le marché mondial bénéficient de fiscalité comparable. Or les produits made in France doivent supporter une surtaxation (dont la Sécurité sociale) relativement aux produits made in Europe, qui sont eux même surtaxé par rapport à la production mondiale. Il est clair qu'un européen n'acceptera jamais d'être payé et traité comme un ouvrier chinois, bengali ou turc. Mais notre déficit commercial se fait surtout avec l'Europe. Le producteur français (patron, ou salarié)mais aussi le candidat-producteur (demandeur d'emploi) devrait s'interroger sur la nécessité de cette surtaxation française qui lui porte préjudice, et à qui elle profite ? S'il s'intéresse aux études de l'IREF ou de l'Ifrap il constatera que les rentes distribuées par les politiciens sont innombrables, et qu'elles assurent leur réélection. La dernière fois que les français ont coupé les rentes publiques, c'était en 1789.

  • Par cloette - 19/09/2016 - 22:16 - Signaler un abus les SDF n'ont rien

    ils ne votent pas, on les laisse donc crever, c'est une honte

  • Par vangog - 19/09/2016 - 23:53 - Signaler un abus Je pressens un fatalisme chez Guilly...

    du type "l'assimilation est impossible, le seul modèle viable est le modèle anglo-saxon du multi-culturalisme..." Et pourquoi le monde devrait-il aller uniformément et d'une même voix vers le même modèle? Guilly fait la même erreur que ses détracteurs, qui croient aussi que le monde se résumera bientôt à un modèle unique... Et si la diversité était le modèle? La diversité des identités et des choix de société, soir quelque chose de beaucoup moins Orwellien que ce que ces penseurs nous promettent! Un monde avec des anglo-saxons plus portés sur le modèle multi-culturel, des europeens plus portés sur le modèle assimilationniste, et des pays musulmans qui se cantonneraient au modèle exclusif...un monde divers et créatif, quoi!

  • Par Alain Proviste - 20/09/2016 - 18:04 - Signaler un abus MONDIALISATION PIEGE A C...

    L'auteur met tout dans le même sac, on ne pouvait peut-être pas grand chose contre l'augmentation de la circulation des biens et des capitaux, et encore l'UE pourrait peut-être mieux protéger son marché, mais on aurait sûrement pu réguler un peu mieux la circulation des personnes. Mais là on touche à des ressorts (droitsdelhommisme, culpabilité colonial, antiracisme ...) hors du champs de la démographie. Par contre C. Guilly a raison je le crains de reconnaître qu'on est passé à une société multiculturelle. Trop nombreux, trop différents, trop croissants en nombre, etc. Par contre ce qui me fait effectivement enrager c'est la solidarité forcée, allocs-machin, allocs-truc pour des gens avec qui on n'a pas forcément beaucoup d'affinité alors que nous on n'a juste le droit de raquer.

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Christophe Guilluy

Christophe Guilluy est géographe. Il est l'auteur, avec Christophe Noyé, de "L'Atlas des nouvelles fractures sociales en France" (Autrement, 2004) et d'un essai remarqué, "Fractures françaises" (Champs-Flammarion, 2013). Il a publié en 2014 "La France périphérique" aux éditions Flammarion.

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