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Agression de Créteil & montée de la violence aveugle : pourquoi la proportion de Français incultes et/ou cons va en s’aggravant

Trois personnes soupçonnées d'avoir agressé un couple à Créteil lors d'un cambriolage ont été mises en examen mercredi 3 décembre pour "association de malfaiteurs" et violence en "raison de l'appartenance religieuse". "Ils pensaient que les Juifs, ça a de l'argent", a déclaré le jeune homme agressé. Une "pensée" qui en dit long sur la déshérence culturelle et intellectuelle de toute une frange de la société.

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Agression de Créteil & montée de la violence aveugle : pourquoi la proportion de Français incultes et/ou cons va en s’aggravant

La société française est en déshérence culturelle et intellectuelle. Crédit Reuters

Atlantico : Alors qu'ils avaient l'intention de cambrioler un appartement, les trois suspects auraient été encouragés dans leurs intentions en constatant que ses occupants étaient de confession juive. Un enquêteur explique d'ailleurs qu'ils auraient fait un raccourci tendancieux - "tu es juif, donc tu as de l'argent" - qu'il interprète comme un "antisémitisme basique, primaire, idiot". Dans quelle mesure peut-on dire que cet acte criminel relève plus de la bêtise que d'un antisémitisme profond ?

Jean-Paul Brighelli : J’ai raconté dans un ancien livre (Une école sous influence, 2007) qu’un élève maghrébin et qui se disait (en 1995) "proche du GIA" m’avait lancé : "Moi, M’sieur, j’suis antisémite !" — et comment, après l’avoir traîné sans ménagements au CDI du lycée, je lui avais prouvé que s’il était effectivement d’origine arabe, comme il l’affirmait, il était sémite — et qu’en fait, il ignorait ce que signifiait le terme — a fortiori le terme d’antisémite.

Je crois fermement que tous ces pauvres gosses et jeunes abrutis fonctionnent sur des poncifs, des idées reçues, des horreurs qu’ils prennent pour des vérités, une méconnaissance générale de ce qu’ils sont et de ce qu’est un Juif (à imaginer que "juif" renvoie à une réalité unique, ce qui est loin d’être le cas). Ils sont peut-être antisémites — dans les faits, et la justice qualifiera ainsi leur acte invraisemblable et impardonnable. Mais en réalité, ils ne se contentent pas d’être analphabètes, comme trop de jeunes : ils sont analphacons. Les voici à l’ombre pour quelques années : on devrait pouvoir les obliger à reprendre leurs études, qui ont manifestement été très négligées. Ce serait mieux que de les laisser s’entraîner à la récidive. Ou au djihad.

Quelle est la tonalité des commentaires à ce sujet sur internet ? Quelle est la part de personnes ayant un avis suffisamment dégagé du registre émotionnel pour avoir un regard objectif sur ce fait-divers touchant un thème sensible ?

Jérémi Mani : De par notre activité, nous pouvons observer deux types de commentaires. Ceux que l'on retrouve sous les articles des médias clients -les plus emblématiques de notre pays-, et les réactions sur leurs supports sociaux comme Facebook ou Twitter. Pour l'agression qui s'est déroulée à Créteil ce lundi, nous avons pu observer qu'une majorité de commentaires appartenaient au registre de l'émotion. Par exemple, certains d'entre-eux exprimaient que rien ne pouvait justifier de tels actes de barbaries. Les autres commentaires pouvaient essayer de tirer des généralités de ce fait divers, et notamment les commentaires critiques sur la réputation de ville multiculturelle et multiconfessionnelle que Créteil s'est forgée, avec des communautés juives et maghrébines importantes. Egalement, avant même l'annonce des trois suspects appréhendés par la police, certains avaient déjà imaginés qui étaient les agresseurs -d'origine maghrébine, alors qu'en réalité il s'agissait de personnes originaires d'Afrique noire -. Ce dernier point peut révéler que le jugement sur internet peut être relativement rapide, beaucoup de commentateurs croient en leurs intuitions, les posent en arguments d'autorités sans preuve. D'autres encore essayent d'établir des échelles de gravité de l'acte, si le viol dépasse le meurtre, etc.

De la même manière, sur la reconnaissance de l'Etat palestinien qui a essaimé l'actualité cette semaine, nous avons pu observer un très grand nombre de prises de positions parfois contradictoires, peu étayées, et souvent ancré dans l'émotionnel. Ceux qui essayent de recadrer le débat parviennent parfois à se faire entendre, et rappellent que ce conflit israélo-palestinien à plus de 70 ans d'histoire, et ne peut donc se résumer à quelques lignes. Dans les proportions, les premier qui consistent à être dans l'émotionnel sont majoritaires ; environ 10% tentent de soutenir le débat avec une vision plus argumentée (en avançant des problématiques d'ordre géopolitiques par exemple) ou encore en s'interrogeant sur le poids éthique qu'implique la reconnaissance d'un parti comme le Hamas. Mais cette dernière proportion se retrouve régulièrement noyée par une flot de commentaires qui ne connaissent pas le sujet, et qui sont désarmants de simplicité et de naïveté. Or c'est compliqué de débattre contre des positions superficielles, et qui ne cherchent pas à reconnaître la complexité d'un problème.

Comment évolue le niveau de culture de ceux qui ont suivi le système éducatif ? Quels facteurs permettent d'attester de cette évolution ?

Jean-Paul Brighelli : La bêtise, c’est aussi l’absence de culture — parce que la culture, c’est la mise en perspective de nos certitudes (et souvent leur effondrement, qu’il faut accepter) sous le poids des certitudes de gens bien plus qualifiés que nous. L’imbécile ose tout, parce qu’il croit tout savoir. Mais c’est aussi toute cette pédagogie qui encourage les jeunes à "s’exprimer" — alors qu’ils n’expriment, en général, qu’une caricature des clichés de leur entourage. Baisser la garde sur la culture (et la décision de Sciences-Po entérine ce qui se fait globalement dans l’Education), c’est encourager la permanence d’idées qui se croient personnelles et qui ne sont que l’écho déformé des abominations entendues çà et là. La liberté d’expression s’arrête aux frontières de la bêtise — parce que dans des esprits faibles, il n’y a rien de plus contagieux que la bêtise. Il y a un prosélytisme de la bêtise contre laquelle il faut légiférer — en commençant par réformer en profondeur nos habitudes scolaires.

Quelle radiologie peut-on faire des populations qui en sont dénuées, et quelles sont les caractéristiques sociales qui jouent ? Et quelle est la part de responsabilité du délitement du lien social ?

Jean-Paul Brighelli : Les anciennes structures, porteuses de culture ont éclaté. La famille fonctionne mal, que les couples aient explosé, avec des mères prisonnières du culte de l'enfant-roi, ou que l'autorité de pères au chômage soit bafouée ; l'école ne joue plus véritablement son rôle de transmetteur de valeurs et de culture ; la société se renferme sur le narcissisme des selfies (ego-portrait, disent très bien les Québécois) et de la consommation de biens très périssables. Reste la religion, dont on sait où elle peut mener — la France est le premier fournisseur européen de candidats au Djihad. Sinon, il y a la bande, qui n'a pour culture, dans ce contexte, que la rafle rapide d'argent — auprès de ceux que l'on croit riches. Les petits voyous de Créteil ont juste assez de "culture", fabriquée par des humoristes pas drôles ou des pseudo-philosophes, pour croire que tous les Juifs sont Rothschild.

Quels événements concrets ont amené à cette situation ?

Jean-Paul Brighelli : Il y a un délitement général de l'Ecole depuis trente ans, parallèlement à la montée du chômage, et en même temps une exaltation, via les médias et la publicité, de la consommation instantanée. Cela suffit pour rendre une société malade. Considérons que la violence — et le viol, alimenté par les déferlantes pornographiques qui enseignent à tous ces imbéciles que toutes les femmes n'attendent que l'irruption de beaux mâles débraillés — est le symptôme de cette maladie. Il faut la réprimer, bien sûr. Mais il faudrait s'attaquer aux causes profondes, redonner le goût et l'humilité d'apprendre, et mettre au travail.

La France baisse régulièrement dans le baromêtre du classement PISA (voir ici), de l'OCDE. A quels facteurs la dévalorisation de la culture historique et, plus largement, humaniste, est-elle due ? Comment en est on arrivé à ce que de nombreuses personnes n'aient plus aucun outil à leur portée pour aborder avec un minimum de discernement les problématiques, même les plus quotidiennes, de ce monde ?

Laurent Avezou : Que l’enseignement de l’histoire aille mal en France, nul ne le contestera, et il n’est pas difficile d’en comprendre les ressorts purement mécaniques, toute considération idéologique mise à part. Pour quiconque s’est trouvé en situation devant une classe d’adolescents du secondaire ou de travaux dirigés d’étudiants de première année, l’ignorance de tout repère temporel saute aux oreilles. Elle résulte d’une "ringardisation" de la chronologie qui a été amorcée sous la France gaullienne et n’a été récusée depuis lors, malgré les promesses du début des années 1980, par aucun gouvernement, qu’il fût de gauche comme de droite. Il résulte d’une entreprise pensée de déboulonnage de l’histoire événementielle, qui a pu être salutaire dans l’élaboration de l’histoire professionnelle, mais s’est révélée calamiteuse dans la transmission pédagogique. Or, on n’apprend pas plus à lire et écrire en ignorant les lettres qu’on n’apprend l’histoire en ignorant les dates. C’est idiot, mais c’est ainsi ! Et il faut encore le rappeler, quitte à passer pour un dinosaure. On ne progresse pas plus en mathématiques sans axiomes, par essence indémontrables, qu’on ne s’initie à l’histoire sans assimiler un socle de faits dont l’interprétation ne viendra qu’après une certaine sédimentation de la mémorisation (qui n’est pas, quoi qu’on en pense, l’édredon de la mémoire mais le vecteur de la connaissance). Et c’est seulement à ce stade que l’élève ou l’étudiant comprendra que des propositions comme "La Gaule a été conquise par les Romains" ou "La guerre de Cent Ans fut une guerre franco-anglaise" sont en réalité des postulats, susceptibles d’interprétations contradictoires, et dont chaque terme doit être disséqué pour parvenir à ce constat tout simple que l’histoire n’est pas le compte rendu des choses mortes et enterrées, mais celui des interactions entre passé et présent. Or, le tout-documentaire en usage dans l’enseignement secondaire est en contradiction avec cette règle évolutive simple. Exiger d’élèves de 12 à 14 ans dépourvus, en règle générale, du moindre recul historique une interprétation critique qui soit autre chose que de la paraphrase, c’est mettre la charrue avant les bœufs et attendre d’esprits non encore formés qu’ils appliquent les normes de la critique documentaire familière aux historiens professionnels. Pour accomplir ce travail de déminage des documents, une vaste culture historique est souvent même insuffisante. Qu’espérer alors quand elle est quasiment absente ? (Extrait adapté de Laurent Avezou, Raconter la France : histoire d’une histoire, Paris, Armand Colin, 2013, 2e éd. augmentée, p. 486-487).

 
Commentaires

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  • Par winnie - 05/12/2014 - 07:51 - Signaler un abus Au lieu de faire ...

    de longs articles qui ne servent a rien , donner nous simplement l'identité des agresseurs et tout sera dit !

  • Par Bernardodilongo - 05/12/2014 - 08:16 - Signaler un abus Eh oui Winnie ...faites court

    Il a fallu quelques jours pour apprendre que les agresseurs étaient noirs, pas d'info sur leur âge !! Soyez francs et direct ...la population carcérale est à 60/70 % magrébine, vous ajoutez un peu de black et vous avez un bilan morbide.Et pourtant on se régale avec le couscous, un bon maffé , yassa, tcheb, atieke.C'est la vie des cités....

  • Par myc11 - 05/12/2014 - 10:09 - Signaler un abus La fatalité, avec un peu d'espoir sans fatalisme.

    Nous sommes quelque part programmés, comme des logiciels sociologiques et culturels. Sociologiques parce que nous naissons dans tel milieu, et culturels, parce que la transmission des valeurs humaines ne se fait pas par le canal habituel : le cadre familial. La socialisation très jeune, sans garde-fou, se résume dans un engrenage de codification décomplexée des comportements, et ça peut engendrer des spirales de crimes, d'actes de délinquance parce que le cerveau est débarrassé de scrupules. On adopte la "vérité" véhiculée par le groupe, sans vérification aucune parce que les " valeurs" du groupe remplacent le code civil de la société. C'est un problème qui touche même les jeunes d'origine européenne. Les jeunes sont inconséquents et l'expression de leur virilité à ce stade de l'existence se résume dans l'agressivité, l'impulsivité, la défiance voire mépris de leur cible. J'entends des réflexions du genre "votre fils est majeur!". Je surveille mon fils à distance, et étant de milieu atistico-intellectuel, je dose la liberté et le cadrage moral, intellectuel pour ne pas étouffer sa créativité. Mère," père", éducatrice, flic, confidente, toutes les cases du scénario éducatif.

  • Par assougoudrel - 05/12/2014 - 10:18 - Signaler un abus J'ai erré dans les rues de

    Fort de France de 14 à 18 ans, avec un copain qui avait 4 ans de + que moi. La nuit, nous faisions de sottises de gamin de l'époque. Nous faisions des km à pied, sans le sou. Ma mère s'était convertie dans une religion protestante et préchait l'Evangile, oubliant son rôle. Je me suis, avec des copains retrouvé chez les gendarmes, car notre grand crime, a été de se baigner à la mer, au large tout nu, ce qui génait un hôtelier, alors qu'il y avait un camp de nudistes à coté. J'ai même pris des baffes pour avouer que je faisais de l'exhibitionisme. On a jamais volé, ni violer, ni agresser qui que ce soit. Fatigué de cette vie, à 18 ans, je me suis engagé dans l'Armée qui a été ma deuxième mère après la France. En centre d'instruction, les instructeurs ont dit:"il est tout sauf con" et ils m'ont envoyé à l'Ecole Nationale des Sous-officiers d'Actives et au bout d'un ans, j'étais Sergent. J'ai été le seul Sergent de carrière, alors qu'à ce grade on est sous contrat, obligeant le commandement à me faire passer au grade supérieur. A 45 ans, j'étais à la retraîte. Au jourd'hui, je n'aurais jamais eu cette chance, car même pour passer la serpillère il faut des diplomes. Fini les compétences

  • Par Gilly - 05/12/2014 - 10:24 - Signaler un abus Beaucoup de bruit sur ce fait divers

    J'aurais aimé que les médias s'indignent autant lorsqu'une jeune fille a subi des actes de barbarie parce qu'elle était Française. On attaque des juifs à cause de leur religion, scandale ! (effectivement), on torture une jeune fille par racisme anti-blanc, silence...

  • Par assougoudrel - 05/12/2014 - 10:38 - Signaler un abus Suite

    naturelles. Le général Bigeart a commencé comme soldat sur le terrain. Ca peut être dans une entreprise qui est aussi le terrain. J'ai oublié de dire que quand j'étais soldat, j'ai reçu une lettre du juge disant que comme j'étais militaire, mon "crime" était effacé. En France, sans diplôme, on est foutu, contrairement aux USA, Australie et autres pays. J'ai eu ma chance, marié à 22 ans, 3 enfants, bientôt 6 petits enfants. Aujourd'hui, le monde a changé et les jeunes sont perdus et frustrés. Ce n'est pas une raison pour faire le mal. Heureusement que dans ma jeunesse, il n'y avait pas d'internet, téléphone portable, tablette et autres chose du genre, car, sans le sou, frustré, on peut lorgner et convoiter les affaires du voisin. Je me souviens de l'agressivité que j'avais, m'en voulant d'avoir raté mes études, alors que j'étais doué, pensant au suicide. Nos gouvernants sont à des années lumière de tout ça et, on n'en a pas fini, car j'ai connu cette agressivité qu'ont ces jeunes paumés et ce sont eux qui se déchaînent lors de manisfestations. A ne pas confondre avec les manifs d'extrème gauche. A présent, ils sont nombreux et les autorités ont du pain sur la planche. Je l'ai vécu.

  • Par ISABLEUE - 05/12/2014 - 10:44 - Signaler un abus Bla bla de prof

    C'est l'éducation à LA MAISON. QUand les gens auront compris cela, ils auront tout compris. Dans les pays du Magreb "Juif" est une insulte..

  • Par jmpbea - 05/12/2014 - 10:56 - Signaler un abus Rétablir le service militaire

    semble une mesure très urgente à prendre sans délai...cela serait une façon de rendre leur dignité aux enfants perdus pour lesquels la famille n'a jamais joué son rôle, Issougoudrei merci de votre témoignage...

  • Par MONTCLAR - 05/12/2014 - 11:45 - Signaler un abus Lucidité (involontaire ?) des auteurs

    Il suffit de lire les commentaires pour se rendre compte que le titre de l'article décrit parfaitement la réalité. Ce n'est pas la lecture des oeuvres complètes de Zemmour qui va améliorer la situation.

  • Par vangog - 05/12/2014 - 12:14 - Signaler un abus Les raisons premières: immigration débridée et communautarisme!

    Il est étonnant de réunir quatre auteurs qui apportent de très faibles solutions à un problème qui ira en s'amplifiant, par comparaison avec le déni qu'il génère. Lorsque des communautés sont importées, quasiment de force, par un système politiquement électoraliste et socialement laxiste, il ne peut aboutir qu'à une concurrence larvée entre communautés, afin d'obtenir le meilleur du système social. Car tel était la motivation de la venue de ces peuples qui, dans d'autres circonstances, auraient choisi un exil plus proche de leur pays d'origine, afin d'y retourner reconquérir la Liberté. Plus leur déracinement de ces populations est encouragé par le système laxiste français, plus leur volonté de se regrouper en communauté revendicatrice est forte. Le communautarisme procède de la même façon le nationalisme, mais engendre des dérives beaucoup plus rapides...

  • Par Texas - 05/12/2014 - 12:36 - Signaler un abus Cocktail

    GTA V , rap violent , anges de la téléréalité , Etat Islamique , bien secouer avant de servir la con... ! Non ce n' est pas naissance à la fin !

  • Par Eolian - 05/12/2014 - 13:08 - Signaler un abus @jmpbea:

    enfin un commentaire intelligent, merci! Bien évidemment le service militaire obligatoire, qu'un imbécile a supprimé en 1995, était un service d'intégration et d'enseignement du "vivre-ensemble" si cher à nos socialauds.

  • Par pguillermo - 05/12/2014 - 13:37 - Signaler un abus @Eolian

    Les commentaires de Winnie et de Gilly (et d'autres) sont justement très intelligents, bien trop pour vous on présume.

  • Par superliberal - 05/12/2014 - 14:24 - Signaler un abus Le collectivisme a tué l'espoir...

    A force de faire du social on a tué l'emploi...il n'y a pas d'espoir pour ces jeunes donc il faut tout leur passer dès le plus jeune âge. Laissons les meilleurs d'entre nous créer des entreprises et s'enrichir et appliquons une justice digne de ce nom et les choses rentreront petit à petit dans l'ordre. 40 ans de socialisme de droite et de gauche et on voit le résultat. Les Bisounours ça suffit...ils prendraient combien aux US ?

  • Par zouk - 05/12/2014 - 14:53 - Signaler un abus Enseignement toujours

    Sans bases ni recul (ce qui signifie culture), comment les pauvres citoyens issus de ce que l'on ose appeler Education Nationale pourraient-ils raisonner plutôt que de s'émouvoir passagèrement? Et en cas de discussion, s'arquebouter sur les émotions?

  • Par valencia77 - 05/12/2014 - 15:32 - Signaler un abus valencia77

    Pourquoi les gens sont devenu cons? La selection naturelle a l'envers! les plus cons font le plus d'enfants grace a l'aide sociale. Apres quelques generations on commence a voir certains resultats. Je sais c'est pas P.C. mais c'est un fait. Aussi, ce ne sont pas les plus intelligents ou entreprenants qui viennent d'Afrique, s'ils l'etaient ils travailleraient dans les emirats. Meme chose aux USA, 3 generations qui travaillaient sur les chaines automobiles a boulonner le meme boulon n'avaient pas cree des lumieres. C'est dure d'accepter les faits des loies naturelles. Il est meme interdit d'en parler en France?

  • Par MIMINE 95 - 05/12/2014 - 16:05 - Signaler un abus EUH !

    Ces jeunes d'Afrique noire n'auraient -ils point un point de similitude avec les jeunes Maghrébins en général. Oui, je sais tout ça n'a rien à voir avec.... Bon, je retourne me mettre la tête dans le sable, bonne soirée

  • Par tubixray - 05/12/2014 - 17:48 - Signaler un abus mais qu'a fait l'éducation nationale ?

    Avec ses moyens financiers élevés, ses effectifs revus à la hausse même en pleine crise pourquoi tous les élèves éduqués jusqu'à 16 ans ne sont ils pas tous de grands érudits ne pouvant accepter des théories aussi débiles ???? Les dérives de l'enseignement du français et de l'histoire sont dénoncées à juste titre. Pour le politiquement correct Valencia n'y va pas de main morte mais il y a une part de - triste - vérité dans son commentaire.

  • Par JonSnow - 05/12/2014 - 17:48 - Signaler un abus Et la religion dans tout ça?

    Oui, c'est une question sensible. Mais s'attarder sur la couleur de peau de ces voyous, à mon sens, n'a pas autant de signification que de savoir de quel milieu culturel ils sont issus. Chacun sait que le nouvel "antisémitisme" violent se rencontre très majoritairement dans les populations de culture musulmane (lire "les territoires perdus de la République" pour ceux qui n'en seraient pas encore convaincus), ce qui ne veut pas dire que tous les Musulmans soient "contre les Juifs".

  • Par Maredesbobos - 05/12/2014 - 18:25 - Signaler un abus et pourquoi les blancs aussi

    Mettez 3 magrebins dans une classe et il est impossible aux profs de faire cour. Imaginez un peu quand il y en a 50 % ou plus. Et ça c'est une réalité. Sûr que c'est pas bien de le dire.

  • Par D'AMATO - 05/12/2014 - 18:35 - Signaler un abus Une societé....

    Agressive?.... Qui genererait des agresseurs?........ Liberté pour les jeunes,.... pas de punitions....pas de vraie éducation...pas de civisme appris et verifié ....vive l'autoregulation des jeunes (comme pour l'économie libérale...on a vu ce que ça a donné)... Il est indispensable d'être informé et formé sur les du GENRE dès la tendre enfance, mais on ne leur apprend m:anifestement pas à respecter les autres..QUI a dit:"on fait payer les riches§ On prend l'argent LA' OU' IL EST.. Ce sont des slogans dont on se souvient...et pourquoi pas nous????...POUR les simples d'ésprit ça peut être automatique. Les politique, d

  • Par D'AMATO - 05/12/2014 - 18:41 - Signaler un abus Suite

    dans leur démagogie devraient quand même faire attention à ce qu'ils disent...Il y e a qui les croient sur parole... et volia!!! Qui est le vrai responsable???? ANTISEMITISME??? A' CHACUN SES RESPONSABILITES et tôt ou tard le peuple berné depuis 40 ans deviendra conscient....

  • Par Geolion - 05/12/2014 - 19:46 - Signaler un abus Honte à SOS Racisme

    Il a fallu près ou plus de 48 heures pour que SOS Racisme réagisse à cette sordide affaire. Or, si des "noirs" avait été agressés par des" blancs", SOS Racisme serait immédiatement intervenu ! Voilà ce qu'on appelle du racisme à rebours ! Et ce n'est pas la première fois de la part de cette association qui touche régulièrement des subventions de l'Etat, c'est à dire de nous, citoyens !

  • Par Geolion - 05/12/2014 - 19:52 - Signaler un abus Education forcée

    Ces jeunes devraient être incarcérés dans un établissement de Socialisation de Formation de Citoyenneté de Discipline de type militaire et n'en sortir qu'après l'obtention d' un diplôme utile pour une embauche certaine ! Ah ! Mais j'entends déjà les socialistes : la notion de liberté individuelle notamment, d'aller et venir, doit primer sur tout ! Et c'est reparti pour un tour !

  • Par gwirioné - 06/12/2014 - 01:51 - Signaler un abus Et donc, les profs?

    Et donc, l'Ecole ne fait plus son travail, mais il n'y a eu aucune volonté politique derrière toutes les réformes, et les enseignants n'ont aucune responsabilité dans cet effondrement? Bravo, vous avez tout compris, énième article qui escamote toute explication concrète.

  • Par assougoudrel - 06/12/2014 - 12:06 - Signaler un abus J'ai travaillé un an dans le 93

    Comme je prenais le train, le matin, je voyais et entendais les enseignantes. Elles avaient la peur au ventre, inquiètes de savoir ce qu'elles endureraient dans la journée. Et c'était en 1995. J'imagine dans quel état d'esprit sont-elles à l'heure actuelle. Partout où j'ai été muté (une douzaine de déménagements), j'ai mis mes enfants dans le privé et ils ont tous réussi. Dans les écoles publiques, votre gosse a déja compris, alors que les autres qui parlent leur langue maternelle à la maison sont largués. Les collègues qui ont laissé leurs enfant dans le public, les ont vu rater leur vie. N'oublions pas que leur pères leur apprennent que les femmes n'ont pas droit à la parole. J'ai travaillé dans un organisme militaire à Paris où le ministère des Affaires Etrangères envoyait des stagiaires étrangers. Un Adjudant féminin leur faisait un cours. Tous les musulmans lui tournaient le dos et ne l'écoutaient pas. Sans se démonter, elle continuait son cours jusqu'à la fin. Notre patron envoyait toujours des femmes. Voilà la France. Et c'était dans les années 90.

  • Par bjorn borg - 06/12/2014 - 14:02 - Signaler un abus Société de cons.

    Les Français sont de plus en plus cons. Moi, "on" m'a dit que j'étais trop simple, pas loin d'être simplet. C'est vrai que j'aime ceusses qui ne sont pas retors. Je n'aime pas tourner 36 fois autour du pot avant de dire ce que j'ai envie. Mais de là à attaquer Eric Zemmour, il y a tout de même de la marge. J'aime .beaucoup Zemmour et son livre "Le Suicide Français" qui nous met les points sur les i.

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Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli est professeur agrégé de lettres, enseignant et essayiste français.

 Il est l'auteur ou le co-auteur d'un grand nombre d'ouvrages parus chez différents éditeurs, notamment  La Fabrique du crétin (Jean-Claude Gawsewitch, 2005) et La société pornographique (Bourin, 2012)

Il possède également un blog : bonnet d'âne

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Philippe Joutard

Philippe Joutard est ancien recteur et professeur d’histoire  émérite. Son dernier livre paru s'intitule Histoire et mémoires, conflits et alliance (La découverte 2013).

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Laurent Avezou

Laurent Avezou est historien, professeur en classes préparatoires, auteur de Raconter la France : histoire d’une histoire, Paris, Armand Colin, 2e éd. 2013, et de 100 questions sur les mythes de l’histoire de France, Paris, La Boétie, 2013.

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Jérémie Mani

Jérémie Mani est entrepreneur dans le web français depuis 2000, il est un grand spécialiste des réseaux sociaux et des buzz engendrés par eux. Il est aujourd'hui président de Netino, une société spécialisée dans la e-Modération.

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