En direct
Best of
Best of du 14 au 20 novembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Rachida Dati : "Nous sommes à deux doigts d'une explosion de notre pays"

02.

La Chine s'est éveillée, le monde peut trembler

03.

Voilà les meilleurs gadgets à acheter pour se créer un home cinéma de compétition pour le confinement

04.

Doubler le PIB chinois d’ici 2035 ? Voilà pourquoi l’objectif de Xi Jinping est un pur fantasme

05.

Russie-Turquie-Iran : la triplette géopolitique qui a réussi à profondément changer notre monde sans que nous réagissions

06.

Qui a peur de Jean-Michel Blanquer ?

07.

Vers des coupures d’électricité cet hiver ? Ces avertissements que le gouvernement s’est ingénié à ne pas comprendre

01.

Julie Gayet tente de sauver son couple, Ingrid Chauvin liquide le sien, celui de Nabilla tangue; Sophie Marceau fait des câlins aux arbres, Aya Nakamura se la pète; Meghan Markle & Katy Perry, voisines et ennemies, Kylie & Kendall Jenner soeurs et idem

02.

Boycott de CNews : quand Decathlon veut faire du profit sur le dos de la liberté d’expression

03.

Carnage en vue sur les banques européennes ?

04.

Qui a peur de Jean-Michel Blanquer ?

05.

Quand Barack Obama démontre que Nicolas Sarkozy est juif

06.

Covid-19 : radioscopie des racines de la faillite morale de l’Etat français

01.

Quand Barack Obama démontre que Nicolas Sarkozy est juif

02.

Covid-19 : radioscopie des racines de la faillite morale de l’Etat français

03.

Barbara Pompili et Eric Dupond-Moretti annoncent la création d'un "délit d'écocide"

04.

Aucun lien entre le terrorisme et l'immigration !

05.

Martin Gurri : "Les vents de révolte ne sont pas prêts d’arrêter de souffler en Occident car nos élites et institutions ne sont plus adaptées au monde actuel"

06.

Projet de loi séparatisme : un arsenal qui alterne entre le trop et le trop peu

ça vient d'être publié
pépite vidéo > France
Déconfinement en trois étapes
Covid-19 : retrouvez l’intégralité de l’allocution d’Emmanuel Macron sur le déconfinement
il y a 9 heures 13 min
pépites > Politique
Feu vert en première lecture
Loi sur la "sécurité globale" : l'Assemblée nationale adopte le texte controversé, à 388 voix pour et 104 voix contre
il y a 12 heures 14 min
pépites > Santé
Crise de défiance
Coronavirus : un quart des Italiens croient aux théories complotistes sur la pandémie
il y a 13 heures 5 min
pépites > Politique
Premier ministre
Loi "sécurité globale" : Jean Castex va saisir le Conseil constitutionnel sur l'article 24
il y a 14 heures 37 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Putzi - Le pianiste d’Hitler" de Thomas Snégaroff : un petit bonhomme au service de l’ascension d’Hitler, un portrait éclairant largement documenté

il y a 16 heures 22 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

La Chine s'est éveillée, le monde peut trembler

il y a 17 heures 16 min
décryptage > Culture
Repenser nos modèles

L’expérience immersive : pour sauver la culture et le savoir

il y a 18 heures 32 min
décryptage > Santé
Lieux de contaminations ?

Réouverture des petits commerces, restaurants, lieux de cultes et culturels… : voilà pourquoi (et comment ) le risque sanitaire peut être maîtrisé

il y a 19 heures 12 min
pépite vidéo > Politique
"La France se disloque"
Rachida Dati : "Nous sommes à deux doigts d'une explosion de notre pays"
il y a 19 heures 43 min
light > High-tech
Bug
Des clients britanniques d'Amazon acheteurs de la nouvelle PlayStation 5 se sont vus livrer à la place des objets qui n'ont aucun rapport avec elle
il y a 20 heures 17 min
pépites > Politique
Calendrier du déconfinement
Covid-19 : Emmanuel Macron confirme que "le confinement pourra être levé" le 15 décembre "si les objectifs sanitaires sont atteints"
il y a 9 heures 37 min
pépites > France
Chantier de la reconstruction
Notre-Dame de Paris : le démontage de l'ancien échafaudage est enfin terminé
il y a 12 heures 40 min
light > Sport
Monde du rugby en deuil
Mort de Christophe Dominici à l’âge de 48 ans
il y a 14 heures 25 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Aurélien" de Louis Aragon : un amour improbable dans le Paris des années 20... un roman à relire toutes affaires cessantes

il y a 16 heures 8 min
pépites > Santé
Covid-19
L'exemple de l'aéroport de Shanghai montre la rapidité de réaction de la Chine face au coronavirus
il y a 16 heures 41 min
décryptage > Politique
Mesures gouvernementales

Un jeune, une solution : un ministère (du travail), mille problèmes…

il y a 18 heures 6 min
pépites > Justice
Police
L'IGPN saisie après l'action de la police pour enlever les tentes installées par des associations et des militants place de la République hier soir
il y a 18 heures 43 min
pépites > Politique
Justice
Alain Griset, ministre des PME, mis en cause par la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique pour non déclaration de participations financières
il y a 19 heures 40 min
décryptage > International
Diplomatie

La nouvelle alliance entre Israël et les pays sunnites du Golfe est-elle de taille à résister à l’Iran ?

il y a 20 heures 13 min
décryptage > Europe
L’union fait l’insouciance

L’Europe, puissance naïve dans un monde de brutes ?

il y a 20 heures 35 min
© Reuters
© Reuters
Le Nettoyeur

Bienfaits méconnus : un peu d'inflation, ça fait du bien par où ça passe

Publié le 10 mai 2013
De plus en plus de voix s'élèvent pour dire qu'il faut plus d'inflation, non seulement pendant les crises mais aussi en temps normal.
Pascal-Emmanuel Gobry
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
De plus en plus de voix s'élèvent pour dire qu'il faut plus d'inflation, non seulement pendant les crises mais aussi en temps normal.

Il y a une idée très pernicieuse, répandue non seulement dans la population en général, mais aussi dans les milieux économiques : l'idée que l'inflation est toujours et partout mauvaise.

L'inflation est vue, au mieux, comme un mal nécessaire : la plupart des banquiers centraux ont un objectif d'inflation à 2%, l'idée n'étant pas qu'un peu d'inflation fait du bien, mais plutôt que la déflation est encore pire et qu'il faut une marge de sécurité. D'ailleurs cet objectif d'inflation (sauf le Japon depuis un mois) n'en est pas un : si l'inflation est un peu en-dessous de 2% un banquier central se félicitera, alors que si elle est un peu au-dessus il paniquera ; pourtant dans les deux cas il rate son objectif.

Pourtant de plus en plus de voix s'élèvent pour dire qu'il faut plus d'inflation, et non seulement pendant les crises mais aussi en temps normal.

Prenons déjà le contexte d'une crise comme celle que nous traversons à l'heure actuelle. Pourquoi est-ce que de l'inflation est désirable ?

D'abord parce que pendant une crise, l'inflation est un outil anti-chômage. Le mécanisme est le suivant : pendant une crise, les employeurs n'ont plus assez d'argent pour payer tous leurs ouvriers. Ils ont deux choix : ils peuvent payer leurs ouvriers moins, ou les licencier. A choisir, il serait mieux pour tout le monde de les payer moins, mais un mécanisme psychologique fait que les gens refusent le plus souvent les baisses de salaires. Donc on a des licenciements. Comment faire en sorte que les gens licenciés retrouvent des emplois ? En théorie, si le marché du travail fonctionne bien, il ne devrait pas y avoir de chômage : sur un marché, si on laisse le mécanisme des prix fonctionner, l'offre et la demande s'ajustent. Mais voilà, les salariés ne veulent pas ajuster leurs prix à la baisse. Un peu d'inflation permet de contourner ce mécanisme psychologique en faisant baisser les salaires en termes réels et en permettant aux ouvriers d'être réemployés.

Mais pour que les employeurs recrutent, il ne faut pas seulement que le travail soit moins cher. Il faut aussi que les employeurs aient assez de demande pour leurs produits pour justifier des recrutements. L'inflation est un mécanisme de relance de l'économie parce qu'il donne envie de dépenser son argent vite. Si un bien ou un service coûtera plus cher demain, autant l'acheter maintenant. Et donc l'inflation pousse à dépenser plus maintenant, ce qui relance l'économie (le PIB n'étant après tout que la somme des dépenses effectuées en une année).

S'il y a un point en commun entre les zones économiques en marasme aujourd'hui -Etats-Unis, Europe et Japon- c'est une relance faible et une inflation faible. Avec son inflation légèrement supérieure, les Etats-Unis se relancent plus vite que l'Europe, et le Japon mise sur l'inflation pour se relancer. L'exemple des années 30 est très clair : les pays qui ont quitté l'étalon-or et laissé filer leur monnaie sont ceux qui se sont relancés, et ceux qui l'ont gardé sont restés dans le marasme.

Une récession est un problème au final très simple : les gens n'ont pas assez d'argent. C'est tout simplement ça, une récession. Une entreprise a des usines, mais pas assez d'argent pour y employer des ouvriers. Des ouvriers ont envie de consommer, mais pas assez d'argent pour acheter des produits. Si les gens n'ont pas assez d'argent, il faut leur en distribuer. On peut le faire par la politique fiscale, mais c'est problématique, alors que la banque centrale peut créer de l'argent à l'infini. Si on augmente suffisamment la quantité d'argent en circulation, on crée de l'inflation ; a contrario, si on n'a pas d'inflation, c'est qu'il n'y a probablement pas assez d'argent en circulation.

Dans le cadre d'une récession où l'insuffisance de monnaie crée une énorme souffrance humaine, l'argument inflationniste est évident. Mais il devient de plus en plus apparent que même dans des circonstances de plein emploi il faudrait un peu plus d'inflation. Pourquoi ?

Pour une raison simple : une politique d'inflation faible rémunère les rentiers aux dépens des travailleurs et des entrepreneurs ambitieux. En effet, si j'ai beaucoup d'actifs et qu'il y a peu d'inflation, il me suffit de rendements faibles pour bien vivre. Par contre, s'il y a un peu plus d'inflation, il faut que je sois plus ambitieux avec mes investissements, que je cherche à leur donner un rendement supérieur pour continuer à gagner de l'argent après inflation. Les bénéficiaires d'une inflation faible sont les prêteurs, les rentiers et les salariés avec une importante sécurité du travail mais peu de perspectives de croissance de leurs revenus. Les perdants sont les emprunteurs et les travailleurs marginaux qui voient leur capacité à trouver un travail réduite.

A contrario, une politique d'inflation plus élevée récompense les emprunteurs, les travailleurs et les investisseurs qui prennent plus de risque, aux dépens des diverses classes de rentiers.

Une politique d'inflation modérée est, au final, une forme d'assurance sociale. C'est une assurance sociale fournie aux membres les plus sécures de la société, et ce au détriment des moins sécures, et de manière invisible car cachée par le voile de l'argent. La politique monétaire de baisse constante de l'inflation pratiquée depuis 20 ans a eu les effets suivants : après chaque récession, la croissance économique est repartie, mais la croissance de l'emploi a été plus faible chaque fois. La banque centrale préfère risquer le chômage de masse que risquer l'inflation.

Et une politique d'inflation un peu élevée n'est pas mauvaise pour l'économie, au contraire : dans les années 1980, dont on se souvient comme un âge d'or économique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, l'inflation tournait autour de 5%, taux qui serait considéré comme inacceptable aujourd'hui. La seule raison pour laquelle un taux d'inflation de 2% serait préférable à un taux de 5% est idéologique : on considère qu'il ne faut pas “punir les épargnants”, sans considérer que si on ne punit pas les épargnants il faut bien punir quelqu'un d'autre, et que protéger les forts pour mieux punir les faibles n'est pas conforme à la justice.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (20)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Ilmryn
- 12/05/2013 - 07:42
Shinzo - quelle misère intellectuelle !
Shinzo - "Et oui je persiste à dire qu'il faut de la dévaluation n'en déplaise à ceux qui ont 100 000 euros qui dorment bétement sur un compte courant...Car justement ceux là seront obligé de les investir et de les réinjecter dans l'économie... "
.
Ah oui, "Tout dans l'état rien en dehors", Staline t'approuverait ! L'économie, ce n'est PAS l'état. L'état fourni des services, qui ont un juste prix, au delà, c'est du racket, un cancer qui fini par tuer son hôte.
.
D'une part, l'argent ne dort pas "bêtement" abruti ! Assurances, épargne il est forcément investi, utilisé, d'autre part qu'a fait ton état de merde avec les 30% de trop qu'il vole au peuple et les 20% de dette qu'il contracte par année depuis 40 ans ? Flinguer l'économie, augmenter le chômage, flinguer les caisses sociales et endetter même les enfants à venir.
.
Pour 30% d'impôts et d'état en moins t'as des pays qui ne sont absolument pas en faillite contrairement à la France qui explose de tous les cotés.
.
Faut dire que là bas on trouve que voler la moitié des biens des pauvres c'est immoral, un truc qui te dépasse visiblement.
Jean-Francois Morf
- 11/05/2013 - 18:31
Pour créer l'inflation, il faut inflater les frais financier!
En inflatant les frais financiers à 21%, VGE et Adolph Volcker ont créé l'hyper-inflation, mais aussi dé-industrialisé la France et les USA dans les années 80: aucune industrie ne résiste à un tel traitement!
La crise 2008-2013 est aussi due à la multiplication par 5 des frais financiers de 2004 à 2007, due au mensonge d'Alan Greenspan, qui prétend sans rougir qu'inflater +400% les frais financiers des supermarchés fait nécessairement baisser les prix à la consommation, ce qui est évidemment un énorme mensonge!
La banque du japon baisse son taux directeur depuis 20 ans, descendant même à 0%, et ça n'a jamais créé d'hyper-inflation!
Alors que la banque de Russie avait inflaté les frais financiers à 200%, ce qui avait créé une hyper-inflation en Russie, dans les années 90...
Les banksters israélo-américains de l'école de Chicago (Adolph Volcker, Alan Greenspan, etc) sont donc de fieffés menteurs!
jimili
- 11/05/2013 - 14:40
inflation? NON!
cela ne correspond qu'à répartir d'une autre manière le coût de la dette! ... pour le maintien des incompétents AVEC leurs incompétences.
L'inflation entraîne la dévaluation de la monnaie, l'importation d'une inflation complémentaire, et l'augmentation des taux d'intérêts§
CELA CORRESPOND à faire encore subir, tout, sur les plus faibles! ... et le but, l'emploi, ne serait à terme encore pas atteint puisque les conséquences seraient inverses, mauvaises.