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© wikipédia
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Le changement c’est pour quand ?

"30 ans de renoncements", nouveau leitmotiv de la droite. Mais les politiques sont-ils seuls responsables ? Et la fin du "renoncement" est-elle vraiment possible ?

Publié le 09 mai 2016
Quelles que soient les proclamations de "ça va mieux" et de "redressement" de l’actuel président, la messe économique de son quinquennat est dite. Ce qui ne veut nullement dire que la messe politique le soit.
Christophe de Voogd
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Christophe de Voogd est normalien et docteur en histoire, spécialiste des idées et de la rhétorique politiques qu’il enseigne à Sciences Po et à Bruxelles. Dernier ouvrage paru : « Réformer : quel discours pour convaincre ? » (Fondapol, 2017)...
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Quelles que soient les proclamations de "ça va mieux" et de "redressement" de l’actuel président, la messe économique de son quinquennat est dite. Ce qui ne veut nullement dire que la messe politique le soit.

La condamnation de l’inaction publique depuis des décennies revient en boucle dans le discours de (presque) tous les candidats à la primaire de la droite, avec une crédibilité évidemment variable selon le propre passé politique de chacun. C’est pour Alain Juppé et surtout Nicolas Sarkozy que le thème est plus délicat à manier, l’un et l’autre ayant été responsables de la gestion du pays pendant une bonne part de ces « 30 ans ». 

Or, en matière rhétorique, la crédibilité de l’orateur est, leçon première d’Aristote, le facteur décisif : sans elle point d’adhésion et encore moins de victoire, même si bien des hommes politiques et des communicants semblent l’avoir oublié. 

C’est pourquoi une chose reste sûre en ce qui concerne les deux favoris (actuels) de la primaire : ils ne pourront pas se dérober à une évaluation convaincante du passé car ils y seront sommés par leurs concurrents. Autrement dit, Alain Juppé devra se confronter au bilan du chiraquisme qui n’aura pas été la période la plus réformatrice de l’histoire contemporaine française…. Quant à Nicolas Sarkozy, il aura beaucoup tardé à faire le bilan de son propre quinquennat. L’exercice amorcé dans sa France pour la vie est loin d’être achevé. Pour le pire mais aussi pour le meilleur : l’on s’étonne ainsi que l’ancien président n’ait pas, dès son retour en politique, comparé ses résultats avec ceux de son successeur. Nicolas Goetzmann vient de le faire pour Atlantico dans un article définitif. 

Quelles que soient les proclamations de « ça va mieux » et de « redressement » de l’actuel président, la messe économique de son quinquennat est dite. 

Ce qui ne veut nullement dire que la messe politique le soit.

On passera vite sur les nombreux cadeaux faits à divers électorats, que le Pouvoir espère rattraper par le col de l’intérêt bien compris. La ficelle est un peu grosse et les sondages montrent que les Français n’y croient pas (problème de crédibilité encore). Mais est-on si sûr qu’il en soit de même dans un an ? Que dira la droite lorsqu’elle sera harcelée de questions – et elle le sera très vite, n’en doutons pas –   sur le maintien ou non de tous ces petits avantages ? Et, plus généralement, sur les économies précises, secteur par secteur, poste par poste, qu’elle compte faire ? Le Président n’a-t-il pas ainsi préparé sa riposte future, en armant l’un de ces nouveaux pièges rhétorico-politiques dont il a le secret ? 

Mais la question posée par la tactique de François Hollande est bien plus profonde et elle est fondamentale : la France est-elle enfin prête aux réformes, aux vraies, c’est-à-dire aux douloureuses ? Certes, les Français les plébiscitent à chaque enquête, mais pour les rejeter à chaque projet : cf. la loi El Khomri. Certes les Français râlent comme jamais : mais n’est-ce pas d’abord pour préserver leurs « avantages acquis », doux nom social de la bonne vieille rente ? Certes, ils ne jurent que par le « changement » : mais celui des seules têtes ou celui des projets ? L’on objectera que bien des choses ont justement « changé » dans le pays : l’entreprise n’est plus vilipendée, la dépense publique n’est plus plébiscitée, le traitement social du chômage suscite des doutes. Mais le mot de « libéral » n’est-il pas toujours la pire insulte du débat politique ? La méfiance à l’égard de tous les « patrons » prompte à se réveiller à chaque excès de gourmandise au sein du CAC 40 ? L’attachement aux 35 heures toujours majoritaire ? Le « modèle social » toujours sacralisé ? Et le non-sens économique, du partage du travail à la taxation des CDD, toujours triomphant ?

Et c’est là que s’impose une considération historique majeure. Si tant de gouvernants ont renoncé pendant ces « trente ans d’inaction », ce n’est pas nécessairement par manque de caractère ni excès d’ambition personnelle ; c’est tout simplement parce qu’une majorité des Français l’a voulu. Ils l’ont d’abord voulu par leur vote, si rarement favorable aux réformateurs courageux de 1981 jusqu’à 2012 inclus : voir Rocard et Barre. Et voir l’évolution d’un Jacques Chirac, échaudé par la défaite de 1988 et les grèves de 1995, c’est-à-dire, au terme de deux sérieuses tentatives de réforme. Il aura compris après F. Mitterrand et avant F. Hollande, qu’en France, le conservatisme paie toujours à condition qu’il s’accompagne d’un discours flamboyant (et réciproquement) : « changer la vie », « fracture sociale » ou « rêve français ». 

Cruelle hypothèse (on espère se tromper !) qu’aucun candidat, évidemment, ne peut avancer publiquement. Mais qu’il doit garder en tête s’il veut garder ses chances. Voilà qui va demander des trésors de conviction, donc de génie rhétorique, à ceux d’entre eux qui sont bel et bien résolus à changer les choses…

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Alain Proviste
- 11/05/2016 - 18:59
Article perspicace
Il existe assez de bonnes raisons de charger nos politiques sans qu'il faille tout leur imputer : on a effectivement les dirigeants qu'on mérite. Je me souviens du discours dynamique de Chirac en 88, qui lui a valu un pauvre 46% face à Tonton et son discours conservateur (La France Unie si je ne m'abuse et le ni-ni). Il faut reconnaître que dès que la droite, ou ce qui nous en tient lieu, essaye de faire quelque chose ça bloque, ça manifeste etc. Le fond ayant été atteint en décembre 95. Sarko était plus pro-business mais il n'a pas fait grand-chose comparé à ce qui était nécessaire. Par charité on ne parlera pas du petit gros.
Liberte5
- 10/05/2016 - 21:53
Une France jacobine avec un "modèle social"....
Comment réformer un pays qui baigne dans"le tout état",qui vante un modèle social qui le ruine. Peu importe, il y a une forte majorité qui refuse les réformes structurelles à même de redresser l'économie. Aucun des candidats de "droite" n'est libéral, sauf H.Mariton, qui a peu de chance de gagner les primaires. Dans ces conditions,si le candidat des "républicains" est élu, il y aura un réaménagement du système à la marge, pour éviter qu'il ne coule trop rapidement. C'est tout. Inutile de croire à un redressement du pays. Un peu moins d'impôts, un tout petit peu moins de fonctionnaires, un peu plus de liberté, mais pas trop, pour les entreprises. Et puis voilà!! Si le chômage baisse un petit peu ce sera un super bilan pour la nomenklatura d'un pays communiste. Seul pépin grave:si jamais des islamistes trop bêtes pour comprendre qu'ils peuvent accéder tranquillement au pouvoir dans 20 ans, commettent des attentats.
zouk
- 10/05/2016 - 10:43
Réforme
La vraie réforme serait celle de libérer les énergies, par abandon de trop de règlements et normes stupides et retour au bon sens: laisser les gens travailler sans les enfermer dans un carcan étouffant, dans l'entreprise appliquer librement les décisions prises par les employés en accord avec leur direction. Je sais que cela veut dire remiser le Code du Travail au fond d'une oubliette et ignorer les syndicats représentatifs ou pas. L'expérience fera vite oublier l'heureux (?)temps des réglementations tous azimuths.
Je sais aussi que les politiciens de métier s'y opposeront de toutes leurs forces: quand donc le peuple (tout le peuple) balaiera-t-il cette engeance? FN y compris au cas où je vous aurais semblé laisser un oubli, je les mets peut être même en tête.