En direct
Best of
Best of du 13 au 19 juillet
En direct
© REUTERS/Ralph Orlowski
Atlantico bourse

Les banques centrales : un facteur de risque pour les marchés ?

Publié le 16 novembre 2015
Après des années de politique monétaire convergente à travers la planète, le fait d’avoir 2 des 3 ou 4 principales banques centrales qui entament des politiques divergentes peut avoir des conséquences néfastes.
Alain Pitous, Directeur Général Adjoint Associé de Talence Gestion (@alainpitous).Talence Gestion est une société de gestion de portefeuille indépendante spécialisée dans la gestion sous mandat pour les particuliers et la gestion de fonds commun de...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alain Pitous
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alain Pitous, Directeur Général Adjoint Associé de Talence Gestion (@alainpitous).Talence Gestion est une société de gestion de portefeuille indépendante spécialisée dans la gestion sous mandat pour les particuliers et la gestion de fonds commun de...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Après des années de politique monétaire convergente à travers la planète, le fait d’avoir 2 des 3 ou 4 principales banques centrales qui entament des politiques divergentes peut avoir des conséquences néfastes.

Après un mois d’octobre très positif pour les marchés financiers grâce aux banques centrales, poser la question de savoir si les banques centrales sont devenues un facteur de risque peut paraître incongru.

Pourtant, il n’est pas illégitime de se demander si après des années de politique monétaire convergente à travers la planète, le fait d’avoir 2 des 3 ou 4 principales banques centrales qui entament des politiques divergentes ne va pas avoir des conséquences néfastes.

En résumé : la FED devrait augmenter ses taux prochainement… Peut-être dès décembre. La BCE, quant à elle, a indiqué qu’elle allait poursuivre sa politique accommodante.

Chacun poursuit sa politique dans une logique qui lui est propre.

La BCE indique clairement que l’inflation reste trop basse et que l’activité économique est encore fragile même si les signaux sont meilleurs. Elle va donc continuer longtemps à injecter des liquidités. La FED de son coté, s’appuyant sur des chiffres de création d’emplois très élevé, envisage désormais de débuter un cycle de "normalisation de sa politique monétaire". En clair, elle va augmenter ses taux.

Dans le monde financier particulièrement interconnecté dans lequel nous évoluons, ces décisions ne peuvent être sans conséquence.

D’abord peu visible, les évolutions peuvent devenir plus marquées : à l’image des plaques tectoniques entre les continents. Rien ne bouge en apparence jusqu’aux premiers craquements…

Sur les marchés, les situations évoluent beaucoup plus vite. D’une semaine sur l’autre les paysages changent. Ainsi ces derniers temps après l’euphorie d’octobre, les taux se sont un peu tendus, la hausse du dollar a été forte enfin les matières premières et les actions ont baissé.

Il est en effet illusoire de penser que des décisions importantes aux Etats-Unis soient sans effet pour l’économie des pays émergents ou le niveau des taux dans le monde par exemple.

Dans le discours des banques centrales récemment le plus étonnant a été de ne lire aucune mention sur la parité euro/dollar. La réaction du marché a été claire : hausse du dollar contre euro, tensions sur les taux et baisse des actions !

Le message envoyé par les marchés est sans équivoque, nous pourrions le résumer ainsi : sans un minimum de concertation sur leurs grands messages des banques centrales, la volatilité sur les changes, les taux et les actions va rester élevée voire monter encore.

Les risques liés à la volatilité des changes sont bien connus : cela perturbe les échanges mondiaux et in fine pénalise le commerce et l’investissement des entreprises.

Tout le problème, dans l’analyse de ce que vont entreprendre la FED et la BCE, réside dans le fait de savoir ce qui va primer entre les considérations "domestiques" et les considérations "internationales".

Les grandes multinationales américaines ont déjà indiqué souffrir d’un dollar trop fort, les pays émergents sont, pour leur part coincés entre dollar fort et prix bas des matières premières. L’Europe est un peu plus à l’abri des aléas conjonctures internationales du fait d’une exposition moindre et bénéficie de ce fait d’une activité "intra-européenne" qui la protège un peu.

Après les perturbations actuelles, nous pensons qu’une forme d’équilibre et de concertation devront être trouvée pour envisager un retour au calme sur les changes en particulier. La FED devrait certes remonter ses taux mais en accompagnant cette action d’un discours apaisant sur la suite de sa politique. La BCE devrait annoncer, comme elle l’a fait maintes fois, indiquer qu’elle se tient prête à agir "au cas où" !

L’équilibre est donc très fragile et le suspense va durer au moins jusqu’aux réunions des banques centrales prévues d’ici mi-décembre.

Si les choses se passent correctement à cette date, un retour à une activité plus normale sera possible : les informations sur les entreprises et les secteurs reprendront un rôle clé dans la construction des portefeuilles. En attendant, nous considérons qu’il ne faut pas augmenter le risque des portefeuilles ; rester centrer sur les valeurs européennes les plus sensibles à l’activité intra-européenne ;  garder quelques positions en dollar et enfin éviter les investissements sur les pays émergents pour le moment, il sera toujours temps d’y revenir en 2016.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Descente aux enfers : alors que la canicule s’abat sur la France, la culture démocratique s’évapore

02.

Ces caractéristiques pas très progressistes qui expliquent paradoxalement que Greta Thunberg soit devenue l’idole de ceux qui croient l’être

03.

Un million de personnes veulent envahir la zone 51 aux Etats-Unis

04.

Pourquoi le Roi Lion pourrait être le dernier classique que Disney parvient à recycler

05.

Jordan Bardella sur Sibeth Ndiaye : "Elle est habillée comme un Télétubbies"

06.

Quand les documents officiels sur le SNU montrent que l’occasion de restaurer l’autorité a été manquée

07.

Pourquoi l’Europe ne s’est jamais complètement remise de l’échec de l’attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler

01.

Ces raisons pour lesquelles le marché de l’immobilier n’est pas vraiment favorable à ceux qui veulent se loger malgré des taux d’intérêt historiquement bas

02.

Camille Combal et Heidi Klum mariés en secret ; Karine Ferri &Nabilla, Kate &Meghan : tout était faux !; Libertinage et infidélités lesbiennes : Stéphane Plaza & Miley Cyrus assument; Brad Pitt & Angelina Jolie se réconcilient par surprise

03.

Les accusations de racisme et de sexisme portées contre Zohra Bitan pour avoir critiqué les tenues et la “coupe de cheveux sans coupe” de Sibeth NDiaye sont-elles justifiées ? Petits éléments de réflexion

04.

Lignes de fractures : ce que les drapeaux algériens nous révèlent de l’état des Français (et des nouveaux clivages politiques)

05.

Critiquée pour son poids, Miss France réplique : "Moi au moins, j’ai un cerveau"

06.

Matteo Salvini / Carola Rackete : mais qui représente le plus grand risque pour la démocratie et la paix civile ?

01.

Matteo Salvini / Carola Rackete : mais qui représente le plus grand risque pour la démocratie et la paix civile ?

02.

Face au "séparatisme islamiste" qui menace l’unité de la France, la tentation de "l’autonomie relative"...

03.

Descente aux enfers : alors que la canicule s’abat sur la France, la culture démocratique s’évapore

04.

Ces caractéristiques pas très progressistes qui expliquent paradoxalement que Greta Thunberg soit devenue l’idole de ceux qui croient l’être

05.

Lignes de fractures : ce que les drapeaux algériens nous révèlent de l’état des Français (et des nouveaux clivages politiques)

06.

Les accusations de racisme et de sexisme portées contre Zohra Bitan pour avoir critiqué les tenues et la “coupe de cheveux sans coupe” de Sibeth NDiaye sont-elles justifiées ? Petits éléments de réflexion

Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
bjorn borg
- 16/11/2015 - 11:06
La B.C.E. fera du Q.E.
Et cela se règlera par une bataille de monnaie. L'Euro va se dévaluer, et les Français vont s'appauvrir de plus en plus. Nous ne sommes plus bien loin du cas de la Grèce !