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François Hollande, ou plutôt ce qu’il en reste

Publié le 30 septembre 2015
Que reste-t-il de François Hollande ? Varoufakis nous a donné la réponse. "Les Français doivent savoir que leur Président, lors de la crise grecque, était inexistant, fuyant, sur la touche", a martelé l’ancien ministre des Finances grec.
Serge Federbusch
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Serge Federbusch est président d'Aimer Paris et candidat à l'élection municipale de 2020. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, et de Nous-Fossoyeurs : le vrai bilan d'un fatal quinquennat, chez Plon.
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Que reste-t-il de François Hollande ? Varoufakis nous a donné la réponse. "Les Français doivent savoir que leur Président, lors de la crise grecque, était inexistant, fuyant, sur la touche", a martelé l’ancien ministre des Finances grec.

1 - La vérité sort de la bouche de Varoufakis

"Les Français doivent savoir que leur Président, lors de la crise grecque, était inexistant, fuyant, sur la touche", a martelé l’ancien ministre des Finances grec. On mesure à quel point ont été méritoires les efforts des médias socialistes et subventionnés pour en faire l’homme d’Etat qui a sauvé l’Europe ! Certains du reste remettent le couvert et s’extasient devant son discours à l’Onu au sujet de la crise syrienne. Hélas...

2 - Irrealpolitik

De Gaulle volait vers l’Orient avec des idées simples. Hollande suit une trajectoire beaucoup plus dangereuse : il s’y écrase avec des idées fausses.

Bachar el-Assad est certainement un affreux tyran, responsable de la mort de milliers de ses compatriotes, notamment d’enfants, certains gazés et torturés. Mais il ne commet ses crimes que pour s’accrocher au pouvoir et préserver sa petite minorité d’alaouites (10% de la population au mieux) qui se feraient exterminer s’ils perdaient le contrôle de la situation, tant la haine est désormais farouche à leur encontre. Bref, une crapule assez ordinaire.

De deux maux il faut pourtant choisir le moindre et la diplomatie française, ou plutôt ce qu’il en reste, ne parvient pas à tirer les conséquences de ce vieux principe. Daech n’est pas encore la puissance tentaculaire qu’on imagine, mais c’est une lèpre insidieuse qui se répand et donne un exemple sinistre à tous les exaltés nourris à la haine de l’Occident et de la liberté individuelle. Nous en abritons en France un certain nombre et cette menace est considérablement plus inquiétante que celle d’Assad.

Comme souvent, Hollande s’est fait piéger. Obama n’a qu’une idée en tête : éviter que les Etats-Unis s’enfoncent dans un guêpier ruineux. Il sait que la reprise économique américaine est factice, fondée sur la dette et l’émission de monnaie de singe. Un nouveau bourbier oriental finirait par montrer que le roi est nu et semer la panique sur les marchés. Poutine est un autocrate cynique lui aussi à la tête d’un Etat fragile, un système qui survit essentiellement grâce à la prédation de matières premières. Ils s’engagent donc l’un et l’autre précautionneusement en Syrie, évitant de trop s’exposer plus et n‘intervenant qu’au bénéfice de leurs intérêts immédiats.

Pendant ce temps notre Président, ou plutôt ce qu’il en reste, a posé inconsidérément le préalable du départ d’Assad, condamnant la France à l’irréalisme et donc à la marginalité. Pourtant, cet isolement ne l’empêche pas de montrer les derniers muscles qui lui restent et de procéder à de vains et sporadiques bombardements. Après avoir croisé une parade à Broadway, on l’a vu gesticulant à la tribune du Grand Machin.

Comme pour la crise migratoire à laquelle l’Europe est confrontée, comme pour le mal qui tue l’Union monétaire à petit feu, la déstabilisation orientale ne peut hélas se satisfaire de plans com’ et de demi-mesures, alpha et oméga des petits politiciens qui nous gouvernent. Une coalition internationale n’aurait de sens que pour procéder à une intervention terrestre, éradiquer Daech et y installer un pouvoir qu’il faudrait porter à bout de bras des années, laissant parallèlement à Assad et ses fidèles un réduit pour s’y sentir peu ou prou en sécurité.

Si, comme c’est hélas probable, l’Occident et ses alliés de circonstance ne sont pas prêts aux sacrifices que cette solution impose, ne leur reste qu’à se retirer pour de bon et contempler le spectacle de l’expansion du cancer islamiste qui finira par les gagner. Dans l’immédiat faudrait-il au moins empêcher que les populations qui fuient la Syrie et se réfugient au Liban, en Turquie ou en Jordanie ne cherchent ensuite à venir en Europe. Il conviendrait de les armer sur place mais en aucun cas de leur donner le signal du renoncement à combattre.

Bref, fausse dans ses prémisses, bêtement suiviste des Américains et des Allemands, la position de la France et de son évanescent dirigeant est logiquement erronée dans ses conclusions.

Que reste-t-il de François Hollande ? Varoufakis nous a donné la réponse.

3 - Rembrandt de situation

Et nous qui pensions enfin pouvoir féliciter notre Président !

La France, tordant le bras à la banque du même nom qui ferait le chèque, allait trouver 80 millions d’euros pour acheter un des deux tableaux de Rembrandt de la collection Rothschild sur le point de quitter notre sol. Nous avions dit il y a quelque mois que cette vente risquait de priver notre pays des plus belles oeuvres d’art qui s’y trouvent encore en mains privées.

Cette demi-mesure devait être complétée par les Hollandais, qui rachèteraient l’autre tableau, le couple d’élégants bourgeois étant exposé alternativement au Louvre et au Rijksmuseum d’Amsterdam. Ce n’est certes qu’un pis-aller et, tant qu’à faire, il faudrait trouver les moyens de conserver les tourtereaux près de la Seine. Mais enfin...

Sauf que l’on apprend que les Hollandais, plus déterminés qu’Hollande, veulent récupérer l’ensemble et n’ont absolument pas consenti à l’accord que mentionne Fleur Pellerin. Encore un embrouillaminis ou un enfumage ? Le ministère de la Culture s’est mis lui-même dans une seringue en n’exerçant pas en temps utile son pouvoir de classement des œuvres au titre des trésors nationaux. On peut donc pencher pour la énième illustration de la pagaille que le moindre dossier sensible crée désormais au "sommet" de l’Etat.

Allons François, un dernier effort pour mériter, au moins une fois, les félicitations du Pot aux Roses ! Casse la tirelire, achète les deux tableaux et tu auras au moins un sujet de satisfaction et de fierté lorsque sonnera l’heure de la retraite. Ce n’est pas grave, c’est l’Etat qui paie mais, pour une fois, il lui restera quelque chose de valable !

4 - La guerre civile qui vient

Incroyables scènes d’éructation au conseil municipal de Béziers où des nervis voulaient intimider les élus lors des délibérations au prétexte de soutenir les "migrants". Robert Ménard a décidément un talent fou pour amener gauchistes et islamistes à montrer leurs vrais visages.

A lire, du même auteur : "La marche des lemmings… ou la 2e mort de Charlie - Le pouvoir de la manipulation et la manipulation au pouvoir", publié chez Ixelles Editions, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

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Commentaires (13)
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D'AMATO
- 02/10/2015 - 11:45
" ITE.......
.......MISSA EST " ou si vous préférez: "les carottes sont qui-qui...qui-qui...CUITES".
Donner de tels pouvoirs à un tel homme.....ils ont été bons ...les français....!
Quelle clairviyance, quelle capacité à reconnaitre les hommes d'état et les grands stratèges...et tout ça pour satisfaire one animosié, certes gustifiée, mais immediate .....et apres il nous reste le long et douleureux réveil.....et ce n'est pas fini.....il peut encore......
Vincennes
- 02/10/2015 - 00:06
"Hollande......ce qu'il en reste"et ce n'est pas fini
sondage d'Huffington post, d'hier........dont l'AFP, bizarrement ne mais pas que !!!!! Pépère 17%.........Valls 23%
zouk
- 01/10/2015 - 09:35
Fr. Hollande et Varoufakis
Varoufakis a la dent dure, mais il a vu notre Président à l'épreuve d'un vrai problème qu'il ne pouvait éviter d'affronter. Fr.H. s'est dérobé. Ce n'est même plus une révélation, c'est notre quotidien. Quant à sa "présence" dans les conseils européens ou autres..., lisez Anguerrand: une apparence. Le Général de Gaulle non plus ne parlait pas l'anglais mais le comprenait fort bien et savait exprimer sa pensée, il en avait une, lui. Et je n'ai jamais été gaulliste.