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© Reuters
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Revue d'analyse financière

Draghi et ses messages cryptés ; une politique pour plaire à Valls Street surtout faite de mots ; les retraites des cadres menacées

Publié le 09 septembre 2014
Dans l'œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice-président de l'Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.
Jean-Jacques Netter
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Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.
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Dans l'œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice-président de l'Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.

Les propos tenus par Mario Draghi, président de la BCE, méritent d’être décryptés comme un texte biblique. Il y avait dans tout ce qu’il a dit :

1/ Un sens secret : les résultats des "stress tests" sur les banques européennes doivent être très mauvais, car à aucun moment le sujet n’a été abordé. Ils nécessiteront donc un nouveau sauvetage de certaines banques européennes… ;

2/ un sens interprétatif : ceux qui en subiront les conséquences, ce seront en priorité les contribuables allemands. Comme plusieurs banques allemandes sont très mal en point, cela devrait aider… ;

3/ un sens allusif : les populations, qui pensent que tout ce que va faire la BCE va relancer la croissance en Europe, se trompent complètement… ;

4/ un sens littéral : tout le dispositif de la BCE est conçu en fait pour permettre aux banques d’acheter un peu plus d’obligations gouvernementales… C’est exactement le chemin de déflation qui a été emprunté, sans aucun succès à ce jour, par le Japon au cours des vingt dernières années.

Ce qui valide cette interprétation, c’est que les banques italiennes (Unicredit et San Paolo) ont progressé pendant la semaine de plus de 8%, les banques espagnoles CaixaBank de 7% et BBVA de 5,9%. De son côté, Société Générale a regagné 7,4%.

Les rendements des marchés obligataires périphériques sont désormais en dessous de leur niveau d’avant la crise. Cela traduit le fait que pour les investisseurs, les manipulations monétaires sont pour le moment plus importantes que les perspectives économiques de la zone euro, qui elles ne sont pas particulièrement réjouissantes.

Certes, Mario Draghi a fait son "coming out" en parlant de risques de déflation. Il a même pris le risque d’affronter les Allemands, qui sont particulièrement sceptiques sur l’action de la BCE. Il a enfin recommandé une stratégie globale des instruments de la politique économique. Au-delà de la politique monétaire, chaque pays devrait selon lui faire son devoir en matière de politique budgétaire, fiscale et surtout de réformes structurelles. Ce commentaire feutré s’adresse bien évidemment à François Hollande.

En France, à partir des statistiques dont nous disposons, la politique économique conduite depuis 2012 est probablement une des plus catastrophiques qui pouvait être menée. Certes, François Hollande a annoncé des changements de politique économique au bout de deux ans de présidence. Mais au-delà des mots, la réalité est bien différente.

Michel Sapin revoit à la baisse le montant d’économies budgétaires pour 2015. Les engagements pris par la France ne seront donc pas tenus, alors qu’il ne s'agit à aucun moment d’économies, mais de moindre croissance des dépenses. Selon le ministre des Finances, c’est l’inflation qui est responsable. Désigner l’inflation comme une cause de l’alourdissement du déficit est une véritable manipulation, car à aucun moment les dépenses publiques en valeur n’ont baissé. François Rebsamen s’attaque au contrôle des chômeurs dans un environnement où tout le monde est d’accord pour dire que le système n’est pas efficient. On ne peut pas dire qu’il ait par ses propos suscité l’enthousiasme du Parti Socialiste. Emmanuel Macron veut toujours renégocier la durée du travail mais ne veut pas s’attaquer aux 35 heures ! Manuel Valls, le Premier ministre, se voit reproché par "les frondeurs de son parti de faire une politique économique" pour plaire à "Valls Street". Ambiance…

En attendant, la compétitivité de la France se retrouve au 23ème rang mondial et le manque d’innovation menace la croissance. Le dernier rapport du Conseil d’Analyse Economique pointe les ravages sur l’économie d’un progrès technique en berne. Tout cela se traduisant par une perspective de croissance potentielle de 0,9% par an dont la raison principale est la baisse générale des investissements.

Si la ligne économique a l’air d’aller dans le bon sens, la ligne sociétale ne va pas du tout dans la bonne direction.

Bernard Cazeneuve vient timidement de découvrir que "la France ne pouvait accueillir tout le monde". Là encore, on ne peut pas dire qu’il ait convaincu tout ceux qui votent aux extrêmes de l’échiquier politique.

Najat Vallaud- Belkacem a confirmé l’abandon des bourses accordées sur la base du mérite. Elle préfère les critères sociaux, c’est-à-dire pour l’essentiel des préférences ethniques. Elle veut "continuer à transmettre une culture d’égalité de mixité et du respect entre les filles et les garçons".

Christiane Taubira poursuit sa politique laxiste. Les juges relâchent toujours de nombreux multirécidivistes et des immigrés clandestins. L’Etat de droit n’assure plus aujourd’hui la protection du citoyen et il n’est plus possible de lutter efficacement contre la violence délinquante.

Enfin, les mots manquent pour qualifier le comportement de Thomas Thévenoud, éphémère secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur. Il faisait des envolées lyriques à l’Assemblée Nationale contre les entreprises qui ne payaient pas d’impôts alors que lui ne faisait même pas de déclaration de revenus pendant des années. On rêve.

On est vraiment aujourd’hui entré dans un tournant politique à haut risque, car la légitimité du "président Normal" est en lambeaux. Pourtant les Français sont majoritairement favorables aux réformes. Seuls les parlementaires y font obstacle. L’Histoire de France nous a appris que ce type de situation pouvait conduire à des dérives particulièrement difficiles à gérer.

Les retraites des cadres pourraient baisser jusqu’à 14%

Dans les actions concrètes que chacun peut entreprendre, il faut une fois de plus tirer le signal d’alarme à propos des retraites des cadres. C’est ce que fait très bien Marie-Laure Dufrêche, déléguée générale de Sauvegarde des Retraites. Il faut absolument prendre connaissance de son tableau comparant les régimes de retraite des fonctionnaires et des salariés du secteur privé. C’est très important au moment où le gouvernement va commencer "les négociations" sur les caisses complémentaires du privé Agirc et Arrco. Bien évidemment, il n’est toujours pas question de toucher aux privilèges injustifiés des régimes spéciaux.

En Grande-Bretagne, le marché est à son plus haut niveau depuis quinze ans. La Livre a cédé un peu de terrain en raison de l’incertitude sur le référendum écossais.

La Grèce veut absolument obtenir de ses créanciers un assouplissement des "mesures d’austérité". L’Italie et la France le souhaitent aussi.

Aux Etats-Unis, les derniers chiffres de l’emploi ont été décevants mais le dollar flambe car l’économie est en plein rebond comme le montre la hausse récente des crédits à la consommation.

Le secteur de la logistique profite du développement des échanges et de l’e-commerce

La plupart des sociétés arrivent à surmonter la crise et profitent de la croissance du commerce en ligne. Norbert Dentresangle, spécialisé dans le trafic transmanche vient de réaliser une acquisition aux Etats-Unis avec Jacobson. ID Logistics est un groupe de logistique contractuelle qui permet à ses clients d’optimiser leurs solutions de stockage et de transport, STEF est le spécialiste du transport et de la logistique du froid. Clasquin est une PME qui organise les flux de marchandises de ses clients surtout vers l’Asie Pacifique et les Etats-Unis.

Bolloré est la société la plus performante du secteur, car elle est exposée à la croissance de l’Afrique. Elle transporte entre 30 et 50% de toutes les productions africaines de cacao et de coton. Cela représente 25% de son chiffre d’affaires  et 80% de ses profits. Vincent Bolloré a le contrôle de la logistique du continent avec 15 ports à conteneurs en Afrique. Bolloré a également une association avec Casino pour développerCdiscounten Afrique. La société utilisera toute les ressources de Bolloré Africa Logistics (LM 06/06/2014)

Les acteurs européens sont : Kuehne & Nagel (n°1 Suisse du transport maritime), Panalpina (Suisse), DSV AS (Danemark), Wincanton (UK) , APMT (Maersk /Danemark), Progosa (Espagne). Aux Etats-Unis, le secteur est aussi attractif avec : UPS, Global Logistic Properties,Sino-Global Shipping America, CH Robinson Worldwide. Il y a également des sociétés en Asie qui connaissent un fort développement : DP World (UAE), ICTSI (Philippines).

L’exposition à la Russie

Il n’y a pas si longtemps, il était souvent recommandé de détenir des valeurs exposées à la Russie. Avec les événements en Ukraine, la situation a totalement changé. L’Occident semble engagé dans une politique de sanctions qui risque d’être peu efficace tant les intérêts entre l’Europe et la Russie sont interdépendants.

Si l’on imagine que la situation ne va pas se dégrader encore plus, on peut regarder l’univers de sociétés qui pourraient profiter d’un retour à la normale.

Dans le secteur de l’énergie, il y aTotal qui ,avec Novatek, est intéressé au développement du gaz de Yamal dans le nord de la Russie ; ENI qui avec Rosneft est intéressé au développement de la mer de Barentz et de la mer Noire ;  BP qui possède 19,75% de Rosneft.

Parmi les sociétés françaises, on peut citer pour l’agroalimentaire : Danone, Bonduelle Lactalis, Sucden ; pour l’automobile : Renault, PSA Peugeot ; dans les transports: Safran, Snecma, Alstom; dans la finance: Société Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis ; dans la distribution: Auchan, Décathlon, Castorama, Leroy Merlin ; dans la pharmacie : Sanofi, Servier, Boiron, Ipsen, Pierre Fabre

Le bâtiment devrait profiter de nouvelles mesures favorables

La construction de logement en France est en chute libre grâce à la politique mise en place par Cécile Duflot, ex ministre du Logement. Il devient donc inévitable de prendre rapidement des mesures de relance.

Nexity devrait être le plus suivi par Maisons France Confort, Kaufman & Broad, Nouveaux Constructeurs.

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