En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
© Reuters
Cacophonie

Travail dominical : une mission d'étude lancée, mais au fait qui pense quoi chez les politiques

Publié le 30 septembre 2013
Le gouvernement a confié une mission à l'ancien président de La Poste, Jean-Paul Bailly, destinée à "clarifier le cadre juridique" du travail le dimanche. Mais la classe politique reste divisée sur le sujet.
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le gouvernement a confié une mission à l'ancien président de La Poste, Jean-Paul Bailly, destinée à "clarifier le cadre juridique" du travail le dimanche. Mais la classe politique reste divisée sur le sujet.

Dimanche, quatorze magasins Castorama et Leroy Merlin ont ouvert leurs portes en Ile-de-France, malgré l'interdiction de travail dominical imposée par un tribunal de commerce. Conséquence de cette fronde : le gouvernement est prêt à jouer la carte de l'apaisement.Jean-Marc Ayrault a confié une mission à Jean-Paul Bailly, destinée à "clarifier le cadre juridique" du travail le dimanche, a indiqué lundi Matignon dans un communiqué. Il "devra examiner les faiblesses du dispositif actuel, éclairer les enjeux de l?ouverture de certains commerces le dimanche et faire des propositions au gouvernement", précise Matignon. La classe politique est elle, divisée sur le sujet.

Ceux qui sont pour :

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris : "Je ne veux pas généraliser [le travail le dimanche], mais l'étendre, en créant de nouvelles zones d'ouverture : sur les Grand Boulevards, les grands magasins, à Bercy Village et au niveau du Palais des Congrès. Les salariés veulent travailler, les entreprises réalisent au moins 20% de leur chiffre d’affaires hebdomadaire ce jour-là." "Ouvrir le dimanche permettrait de créer au moins 10 000 emplois supplémentaires."

Ségolène Royal, présidente PS de Poitou-Charentes : "Il faut être plus souple et plus clair. Les règles sont devenues très complexes. Il y a de nombreuses familles qui sortent tranquillement le dimanche pour pouvoir bricoler ou jardiner pendant la semaine, je ne vois pas pourquoi il y aurait ces interdits trop stricts". "Cela pourrait être fait sur la base du volontariat."

Bruno Le Roux, patron des députés PS : "J'aimerais qu'il n'y ait qu'une seule règle, aucune obligation à travailler le dimanche mais une possibilité qui soit offerte, avec un contrôle qui puisse être très strict, opéré par l'Etat."

Ceux qui sont contre : 

Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation : "Il y a le respect de la loi. Dire qu'on n'appliquera pas une décision de justice est insupportable, [...] il est inadmissible qu'une marque n'applique pas une décision de justice."

Bernard Cazeneuve, ministre du Budget : Bien que "défavorable" à la généralisation du travail le dimanche, il a estimé qu'il fallait "créer les conditions d'un dialogue".

Michel Sapin, ministre du Travail : "Est-ce que vous pensez que travailler la nuit c'est améliorer la qualité du travail ? Je ne le pense pas. Est-ce que vous pensez que travailler le dimanche, c'est améliorer la vie quotidienne, la vie de famille, la vie sociale ? Je ne le pense pas."

François Bayrou, président du Modem : "Ma sensibilité, c'est plutôt d'avoir un jour dans la semaine qui n'est pas consacré au commerce." "Mais au moins faut-il avoir une loi qui permette à tout le monde de savoir quelle est la règle."

Ceux qui sont ouverts au dialogue :

Marisol Touraine, ministre de la Santé : "Il y a des salariés qui ont envie de travailler le dimanche, des gens qui ont envie de faire leurs courses le dimanche. [...] Le précédent gouvernement a laissé s'empiler des lois, à l'arrivée on n'y comprend plus grand chose." Toutefois, "on ne peut pas accepter que des entreprises ne respectent pas des décisions de justice".

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur : Il a déclaré qu'il suivait la position du gouvernement. "La loi existe, il faut la faire respecter." Il a toutefois estimé que la loi Mallié promulguée en 2009 est "incohérente" et qu'une "concertation est nécessaire" sur le sujet.

Sylvia Pinel, ministre du Commerce : Elle a concédé qu'il y avait une "complexité de la législation" qui débouchait sur "un mille-feuille réglementaire qu'il faut absolument clarifier, mais sans polémique".

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

La guerre de France aura-t-elle lieu ?

02.

Pourquoi vous devriez éviter le régime keto

03.

Services secrets turcs : les hommes des basses œuvres du président Erdogan

04.

Record de distribution des dividendes : ces grossières erreurs d'interprétation qui expliquent la levée de bouclier

05.

Le Titanic est-il en train de disparaître définitivement ?

06.

Fleurs et vacheries au G7 : les avis surprenants des dirigeants étrangers sur Emmanuel Macron ; Notre-Dame, victime collatérale de négligence politique ; Julien Dray, mentor repenti d’Emmanuel Macron ; Panne sèche pour la voiture autonome

07.

Crise de foie, 5 fruits et légumes : petit inventaire de ces fausses idées reçues en nutrition

01.

La guerre de France aura-t-elle lieu ?

02.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

03.

Crise de foie, 5 fruits et légumes : petit inventaire de ces fausses idées reçues en nutrition

04.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

05.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

06.

Jean-Bernard Lévy, celui qui doit faire d’EDF le champion du monde de l’énergie propre et renouvelable après un siècle d’histoire

01.

Ces quatre pièges qui pourraient bien perturber la rentrée d'Emmanuel Macron (et la botte secrète du Président)

02.

Record de distribution des dividendes : ces grossières erreurs d'interprétation qui expliquent la levée de bouclier

03.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

04.

La guerre de France aura-t-elle lieu ?

05.

Un été tranquille ? Pourquoi Emmanuel Macron ne devrait pas se fier à ce (relatif) calme apparent

06.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Pas d'autres commentaires