En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
© France 2
Proche du but

Dette de l'UMP : accusé de ne pas avoir donné assez, Sarkozy écrit aux donateurs

Publié le 30 juillet 2013
L'UMP doit rembourser les 11 millions d'euros empruntés aux banques suite au rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel.
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
L'UMP doit rembourser les 11 millions d'euros empruntés aux banques suite au rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel.

Si à l'origine, l'UMP avait jusqu'au 31 juillet pour rembourser les 11 millions d'euros empruntés aux banques, la somme déjà récoltée a permis d'obtenir un délai supplémentaire. En effet, en date de lundi, le parti avait récolté plus de 8,3 millions d'euros. Ainsi, un accord était en bonne voie d'être trouvé avec les banques pour repousser l'échéance au 30 septembre, selon Catherine Vautrin, trésorière de l'UMP. Mais cette bonne nouvelle n'empêche pas quelques remous au sein du parti. En cause : la somme à laquelle Nicolas Sarkozy a contribué dans le total de ces dons. Un montant qui s'élève à 7 500 euros. Une participation financière considérée comme un peu faible par certains membres du parti. Comme c'est le cas de Bernard Debré. Ce mardi, sur iTélé, il s'est ainsi interrogé : "Nicolas Sarkozy a donné 7 500 euros, oserais-je dire qu'il aurait pu donner un peu plus parce qu'il était caution solidaire ?".

Pour rappel, toute donation à un parti politique est limitée à 7 500 euros pour les particuliers. Mais l'ancien chef de l'Etat en sa qualité de caution aurait pu verser bien davantage directement aux banques. "Il faut faire un effort supplémentaire, j'aurais aimé qu'il le fasse et qu'il puisse montrer l'exemple", a poursuivi Bernard Debré qui a affirmé avoir pour sa part donné 2 500 euros. "Il y a un paradoxe, quand Nicolas Sarkozy est venu, et a tenu un discours formidable en disant : il faut que vous m'aidiez, payez, parce que ma campagne a été dispendieuse, payez parce que j'ai été sanctionné, payez parce que je dois 11 millions... oui, on est là pour payer." Un début de polémique qui ne devrait pas manquer de resurgir en cas de retour de Nicolas Sarkozy dans la vie politique.

Mais cela, l'ancien chef de l'Etat, pour le moment, n'en a cure. Selon Le Parisien, il a préféré s'adresser directement aux donateurs. "Votre geste me touche beaucoup, je vous en suit infiniment reconnaissant" écrit-il selon le quotidien. "Par votre précieux soutien, vous manifestez votre attachement à votre famille politique et bien au-delà au pluralisme. Cette épreuve renforcera nos convictions". Un message en forme de dernier appel, de dernière demande d'effort. Une requête soumise aussi ce mardi par Nadine Morano. Invitée de RTL ce mardi la déléguée générale de l'UMP s'est adressée directement aux sympathisants.

"Il nous manque un peu plus de deux millions à trouver en deux jours", a-t-elle rappelé, profitant de son passage à l'antenne pour "solliciter" les auditeurs, "et surtout ceux qui ont voté pour Nicolas Sarkozy". "J'appelle tous ceux qui nous écoutent à faire un dernier effort et à nous aider à rembourser ces comptes de campagne", a-t-elle lancé. Précisant avoir versé à titre personnel 2 000 euros, soit la somme réclamée aux parlementaires UMP dont elle ne fait plus partie, elle a estimé que "certains devraient faire des efforts supplémentaires" pour leur famille politique. Ambiance à l'UMP.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

02.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

03.

L'arrivée du Pape François et la fin d'une Eglise dogmatique

04.

Après l’annonce de la mort d’Hamza Ben Laden, de hauts responsables d’Al-Qaida réapparaissent

05.

Classement Bloomberg des familles les plus fortunées : pourquoi les dynasties règnent plus que jamais sur le capitalisme mondial

06.

Donald Trump réfléchirait à acheter le Groenland : l'île répond qu'elle n'est pas à vendre

07.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

01.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

02.

Pour comprendre l’après Carlos Ghosn, l’affaire qui a terrassé l’année 2019 dans le monde des entreprises

03.

La saga du Club Med : comment le Club Med résiste à la crise chinoise

04.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

05.

Peugeot-Citroën : le lion résiste aux mutations mondiales

06.

Comment se fait-il qu'un pays aussi beau que la Pologne ait un gouvernement de m... ?

01.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

02.

M. Blanquer, pourquoi cachez-vous à nos enfants que les philosophes des Lumières étaient de sombres racistes ?

03.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

04.

Réorganisation de la droite : cette impasse idéologique et politique qui consiste à s'appuyer uniquement sur les élus locaux

05.

Quand le moisi (Jean-Michel Ribes) s'en prend à la pourriture (Matteo Salvini)

06.

Italie : quelles leçons pour la droite française ?

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Pas d'autres commentaires