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Mariage homosexuel : vague de réactions négatives à droite suite à la validation du Conseil constitutionnel

Publié le 17 mai 2013
Alors que Frigide Barjot parle de "provocation", le député UMP Hervé Mariton donne rendez-vous en 2017 pour "un autre projet".
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Alors que Frigide Barjot parle de "provocation", le député UMP Hervé Mariton donne rendez-vous en 2017 pour "un autre projet".

La validation de la loi sur le mariage pour tous par le Conseil constitutionnel a entraîné sans surprise une vague de réactions, pour la plupart négatives.

La chef de file des opposants au mariage homosexuel Frigide Barjot a ainsi assuré à l'AFP qu'il s'agissait d'une "provocation" ajoutant que "c'est une révolution institutionnelle. Nous sommes en train de changer de civilisation, de régime". Elle a également indiqué qu'elle "doutait sérieusement de l’indépendance des juges du Conseil constitutionnel".

Frigide Barjot a estimé que c'était "une provocation de faire tomber la décision le jour de la journée mondiale contre l’homophobie" précisant qu'"aujourd’hui, l’altérité dans le mariage et la filiation ont été gommées et nos institutions telles qu’elles existent depuis la Révolution française en sont modifiées". Et la fer de lance de la Manif pour tous d’expliquer que "le combat continue et je suis certaine que nous serons encore plus nombreux le 26 mai dans la rue après cette nouvelle. On va changer de civilisation sauf si les Français en décident autrement".

Jean-François Copé a également réagi à l'annonce des Sages. Le président de l'UMP a ainsi affirmé sur TF1 que "c'est une décision que je regrette mais que je respecte".

Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, a été bien plus virulent déclarant notamment dans un communiqué : "Je prends acte de la décision du Conseil constitutionnel et bien sûr je la regrette. Notre engagement pour la famille demeure intact tant, hélas, les projets malheureux du gouvernement abondent : projet de loi mettant en cause le modèle familial, mise en cause du quotient familial, mise en cause des allocations familiales" ajoutant que "puisque le Conseil constitutionnel nous dit que la loi Taubira n’exige pas de réforme de la Constitution, cela veut donc dire qu’il est normal demain de vouloir la changer - la Californie est à cet égard un exemple". Pour Hervé Mariton, "ce sera notre responsabilité en 2017 de proposer aux Français un autre projet pour la famille, plus généreux et plus respectueux des droits des enfants. Je m’y engage".

Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a au contraire salué "avec joie et fierté" la décision du Conseil constitutionnel assurant qu'"avec cette loi, l'égalité vient de franchir une nouvelle étape dans notre pays".

La ministre de la Justice Christiane Taubira s'est quant à elle "réjouie" de la "décision d'apaisement et de sagesse du Conseil constitutionnel", ajoutant que "toutes les conditions sont maintenant réunies pour que, dès sa promulgation, cette loi d'égalité citoyenne, engagement tenu du président de la République, puisse être appliquée sur l'ensemble du territoire national".

Vu sur : Lu sur Les Echos
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