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PS
Olivier Faure dénonce une instrumentalisation politique de ses propos sur l'immigration après avoir parlé d'une "colonisation à l'envers"
Publié le 25 octobre 2018
Le Premier secrétaire du Parti socialiste était invité ce jeudi sur France Inter. Confronté à une question sur le "racisme anti-blanc", il a indiqué qu'"il existe des endroits où le fait de ne pas être issu de l'immigration peut poser problème à des gens qui sont issus de ces quartiers et qui peuvent se sentir exclus". Le Rassemblement national a notamment salué les déclarations d'Olivier Faure.
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Le Premier secrétaire du Parti socialiste était invité ce jeudi sur France Inter. Confronté à une question sur le "racisme anti-blanc", il a indiqué qu'"il existe des endroits où le fait de ne pas être issu de l'immigration peut poser problème à des gens qui sont issus de ces quartiers et qui peuvent se sentir exclus". Le Rassemblement national a notamment salué les déclarations d'Olivier Faure.

Le premier secréaire du PS, Olivier Faure, s'est exprimé jeudi sur France Inter sur l'immigration.  Il répondait à une question sur le "racisme anti-blanc". Olivier Faure était interrogé sur la "discrimination antiblanche" dont un auditeur disait avoir souffert à Villiers-le-Bel dans le Val d'Oise.

"Il existe des endroits où le fait de ne pas être issu de l'immigration peut poser problème à des gens qui sont issus de ces quartiers et qui peuvent se sentir exclus. Il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits, génération après génération, et qui donnent le sentiment que l'on est dans une forme de "colonisation à l'envers". C'est ce que m'a dit un jour une de nos concitoyennes, qui ne votait plus à gauche car elle avait l'impression d'être "colonisée". Ce message-là, je l'entends".

Selon Olivier Faure, la gauche a "souvent évité la question pour ne pas avoir à y répondre". 

Il a constaté "une crise identitaire profonde chez un certain nombre de concitoyens". Selon Olivier Faure, les causes de cette "crise identitaires" sont sociales : 

"La difficulté ne tient pas aux étrangers mais à la politique du logement, à la façon dont on a conçu les politiques. On a créé des ghettos où la mixité ethnique n'existe plus".

Les propos d'Olivier Faure ont été salués par des membres du Rassemblement national. Sur Twitter, le vice président du mouvement, Louis Aliot, approuve ces déclarations. 

"Une étincelle de lucidité ? Tardive... mais qui fera grand bruit!". 

Marine Le Pen sur son compte privé a approuvé ces déclarations avec le symbole d'une bouteille de champagne. 

Olivier Faure s'est confié à la rédaction du Figaro au sujet des réactions suite à ses propos:  

"À chaque fois, on cherche à instrumentaliser les propos, c'est le jeu politique".

Le premier secrétaire du PS a tenu à se défendre : 

"Je n'ai fait que répéter ce que j'entends parfois. La “colonisation”, ce n'est pas une expression de ma part, elle ne correspond ni à ma pensée, ni à ce que je suis".

Selon une étude publiée lundi par la Fondation Jean Jaurès, un sympathisant socialiste sur quatre pense qu'il y a "trop d'immigrés en France".

Olivier Faure , Premier secrétaire du Parti socialiste : «Il y a une crise identitaire. Il existe des endroits où le fait de ne pas être issu de l'immigration donne l'impression d'être dans une sorte de colonisation à envers.» pic.twitter.com/4OIX6aIQ8y

— Pierre Sautarel (@FrDesouche) 25 octobre 2018

 

Une étincelle de lucidité ? Tardive....mais qui fera grand bruit ! Olivier Faure (Patron du PS) : « Il existe des endroits où le fait de ne pas être issu de l’immigration donne l’impression d’être dans une sorte de colonisation à envers.»

— Louis Aliot (@louis_aliot) 25 octobre 2018

 

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