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Baron noir ?
Jérôme Cahuzac maintient que son compte à Singapour est un trésor rocardien
Publié le 13 février 2018
En appel dans son procès pour tenter d'expliquer ses "placements" à l'étranger, l'ancien ministre affirme avoir voulu soutenir une éventuelle campagne de Michel Rocard.
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En appel dans son procès pour tenter d'expliquer ses "placements" à l'étranger, l'ancien ministre affirme avoir voulu soutenir une éventuelle campagne de Michel Rocard.

Il y a cinq ans, le ministre en charge du redressement fiscal de François Hollande tombait pour avoir contourné la fiscalité de son pays. Mais l'histoire n'est toujours pas terminée. Jérôme Cahuzac n'en démordait pas lors de son procès en appel mardi 13 février : l'ouverture de son compte en Suisse en 1992 s'explique par sa volonté de financer le mouvement de Michel Rocard au début des années 90. Afin de constituer un butin de guerre politique pour financer l'ancien Premier ministre, le jeune Cahuzac aurait donc basculé dans l'illégalité. Il monte un compte nommé "Birdie" sur lequel vont s'accumuler tous les fonds reversés par des industries pharmaceutiques. La suite ne fut qu'une "fuite en avant", affirme-t-il : il envoie son argent à Singapour avant  d'être pris la main dans le sac, près de vingt ans après. Après la défaite de Rocard aux européennes en 1994, il dit comprendre que personne ne lui redemanderait cet argent. 

Cette ligne de défense, l'accusé la tient depuis quelques temps. Et la dernière fois, elle lui avait valu lors de son précédent jugement une peine de trois ans de prison. Cette fois-ci, il n'a pas apporté d'éléments bouleversant la donne, car selon lui les témoins qu'il ne veut pas compromettre ne veulent pas plaider sa cause. 

Cette version des faits lui a valu une forte hostilité de la part de son camp qui l'accuse de cracher sur un mort et sur l'histoire du Parti socialiste. 

Et ce même si cette affaire ne devrait pas ternir l'image de Michel Rocard : ce dernier n'en savait rien selon Cahuzac. 

 
Vu sur : Lu sur Le Figaro
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Commentaires (7)
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KOUTOUBIA56
- 14/02/2018 - 17:56
malin le kiki mais la ficelle
malin le kiki mais la ficelle est un peu grosse
BABOUCHENOIRE
- 14/02/2018 - 17:26
"il dit comprendre que personne ne lui redemanderait cet argent.
Faux s'il me l'avait demandé , moi j’étais preneur et je pense que je n'aurais pas été le seul.
JLH
- 14/02/2018 - 10:36
mais c'est vrai, Cahusac dit vrai, pour une fois
Mais c'est pire que çà, c'est bien plus immoral que vous ne le croyez : , les commissions utiles à la future campagne de M. Rocard proviennent de marchés de vente en Afrique (en particulier) de médicaments dont les effets thérapeutiques étaient soient nuls soit négatifs et retirés à ce titre du marché français et européen. M.Rocard n'était probablement pas au courant, mais M. Evin était à la manœuvre, et le magot constitué a été en partie partagé, entre les quelques malfrats de cet clique, dommage pour M. Cahuzac qu'il ait été chargé du solde des comptes et ce n'est pas une circonstance atténuante, juste une marque de bêtise de sa part, ces gens se croient au dessus des lois. Reste à la Cour de faire son métier sans passion et en droit, pas en éthique, ce serait catastrophique. Je ne pense pas qu'une instruction complémentaire soit possible, sauf si la règle des abus de biens sociaux est appliquée, mais je ne vois pas pourquoi, les faits sont probablement prescrits et il sera compliqué de trouver un acte interruptif de prescription.