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Penelopegate : les regrets de Patrick Stefanini sur la défaite de François Fillon
Publié le 24 novembre 2017
"Je ne vois pas l'intérêt stratégique pour François Fillon de ne pas nous avoir parlé" de la situation de sa femme, a notamment confié l’ancien directeur de campagne sur RTL.
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"Je ne vois pas l'intérêt stratégique pour François Fillon de ne pas nous avoir parlé" de la situation de sa femme, a notamment confié l’ancien directeur de campagne sur RTL.

C’est un livre qui parle d’une élection imperdable… qui a finalement été perdue. A travers l’ouvrage "Déflagration ; dans le secret d’une élection impossible" (Robert Laffont), l’ancien directeur de campagne de François Fillon se confie. Invité de RTL ce vendredi matin, Patrick Stefanini est forcément revenu sur le tourbillon du PenelopeGate, qui a précipité la chute du candidat Les Républicains. Il regrette notamment le silence de l’ancien candidat sur la question. "Je comprends qu’il garde des secrets. Mais je ne vois pas l'intérêt stratégique pour François Fillon de ne pas nous avoir parlé" de la situation de son épouse.

Selon lui, après la tempête médiatique, l’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy aurait dû "se poser sérieusement la question de savoir s'il était encore le meilleur candidat.  Il a triomphé à la primaire, et peut-être n'a-t-il pas vu que ce n'était que la première manche, que l'électorat de la primaire n'était pas représentatif de celui de la France". Patrick Stefanini ne manque pas de tresser des louanges à l’ancien premier ministre. "Il a un sang-froid admirable, une très belle intelligence tactique, un sens aigu de l'intérêt national". Avant de poursuivre : "Mais il a des défauts. On a connaissait son manque d'empathie et on a appris à connaître une certaine imprudence, une forme de maladresse dans la communication mais aussi une incapacité à sortir par le haut en s'effaçant". 

Au-delà de la personnalité du candidat Fillon, le tacticien des Républicains avance également d’autres explications à la défaite de la droite. Pour lui, le parti a "perdu des pans entiers de l'électorat, notamment l'électorat populaire et une partie des classes moyennes. Ce n'est pas la faute de Nicolas Sarkozy, c'est en grande partie la faute de la terrible crise économique et financière. Deuxièmement, nous avons perdu le centre. Quand la droite qui est sociologiquement minoritaire s'allie avec le centre, elle gagne l'élection présidentielle mais quand elle n'a pas le centre avec elle ou qu'elle l'a contre elle, comme c'était le cas en 2017, elle perd" conclut-il.

Vu sur : Lu sur RTL
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (9)
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edac44
- 27/11/2017 - 15:05
@Yves3531
A rechercher sur Google avec : "Rôle d’Henri de Castries dans l'élection de Macron" mais il semble bien que les soutiens de Fillon avaient eu connaissance de la bronca médiatique qui se préparait contre lui bien avant qu'elle ne se déclenche. Il est probable que votre hypothèse "2 fers au feu" soit la bonne !...
Yves3531
- 26/11/2017 - 14:41
@edac44
l’article auquel vous nous renvoyez reprend des éléments fort peu repris dans nos médias, et pour cause !!! cependant même si tout cela colle fort bien avec ce que nous avons pu constater, un point reste non expliqué ou apparemment incohérent, c’est l’attitude d’Henri de Castries président d’AXA qui a ma connaissance soutenait Fillon tant financièrement qu’en alimentation programmatique, alors que dans cet article il est mentionné comme un acteur important de l’ombre, de la campagne de Macron. Jouait il double jeu ? les « conspirateurs » maintenaient ils 2 fers au feu ? la partie étatique du complot (haute administration+syndicats) a t elle imposé, à la partie capitalistes de connivence, Macron en faisant dézinguer Fillon ? Ces interrogations sont la partie faible de cet article.
Pharamond
- 26/11/2017 - 12:07
"Le mur des cons" Bis
Dans un article intitulé "Merci pour ce moment"paru dans Valeurs Actuelles,Eric Brunet écrit que:"...plusieurs magistrats ont "feuilletoné" des fuites vers les rédactions,présentant à l'opinion des éléments à charge et partiaux...". A notre époque d'exigence obsessionnelle de transparence,Eric Brunet dit un peu, mais pas tout. Qui sont ces magistrats? On pense instinctivement à ceux qui sont à l'origine de "mur des cons",mais encore? Que des groupuscules, dans l'Etat, s'arrogent le droit d'influencer l'opinion publique en utilisant sournoisement des moyens illicites, via des organes de presse qui font profession de délation et d'anarchisme,cela doit conduire à de fortes sanctions. Certains proposent la déchéance de la nationalité d'un Etat qu'ils desservent.Pourquoi pas.