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Mobilisation des routiers : le gouvernement va réunir patronat et syndicats jeudi

Publié le 25 septembre 2017
Ce lundi matin, dès l'aube, les routiers CGT et FO ont entamé un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail.
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Ce lundi matin, dès l'aube, les routiers CGT et FO ont entamé un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail.

Mise à jour à 18h00 : 

 
Dans un communiqué, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a dénoncé "la répression anti-syndicale" de l'Etat contre le mouvement des routiers, opposés à la réforme du Code du travail. "Le Président Macron et le premier ministre ont choisi l'épreuve de force, la répression anti-syndicale: envoi massif de forces de l'ordre pour évacuer les piquets de grève, menaces et intimidations, tout l'arsenal répressif est déployé pour tenter de réduire le mouvement et présenter la situation comme 'normale'", fustige Pierre Laurent. Il "condamne solennellement ces pratiques d'un autre âge, apporte tout (son) soutien aux salariés des transports en lutte et appelle à l'élargissement et à toutes les convergences pour mettre en échec l'exécutif et les ordonnances sur la loi travail".
 
Concernant la pénurie d'essence, selon le site mon-essence.fr, 221 stations service seraient en pénurie partielle et 120 en rupture totale. La région Île-de-France est la plus touchée. 
 

Mise à jour à 16h15 : 

Les syndicats des routiers, principalement la CGT-Transports et la FO, reconduisent leur mouvement demain, certainement sous une autre forme, selon Le Figaro. Cette mobilisation des routiers, annoncée d'emblée comme "reconductible", devrait durer "plusieurs jours", ajoute le quotidien. 
 
Selon la CGT-Transport, durant cette première journée de mobilisation, il y a eu des "accrochages" entre les grévistes et les forces de l'ordre, sur "tous les dépôts". Jérôme Vérité (CGT) a dénoncé des "méthodes brutales" et "une volonté de mater" de la part des forces de l'ordre, qui, selon lui, sont confrontées "pour la première fois à un mouvement social de cette ampleur".
 
La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a annoncé sur BFMTV qu'une réunion aura lieu jeudi avec les organisations patronales et syndicales des routiers.
 

Mise à jour à 15h30 : 

La FNTR et l’ Union TLF ont communiqué leur position commune sur le mouvement de colère des routiers. Se définissant comme les "principales organisations patronales du transport routier de marchandises", elles ont rappelé "que le mouvement engagé par les sections transports des organisations syndicales de salariés est avant tout un mouvement de nature politique". "Ces sections manifestent contre les ordonnances de la loi travail qui concernent l’ensemble des secteurs d’activité. Le secteur du transport ne sera pas plus impacté que les autres secteurs économiques français et les revendications portées par ces syndicats de salariés ne sont pas sectorielles", affirment-elles. "La CGT et FO tentent d’instrumentaliser leurs sections transport pour faire une démonstration de leur capacité de nuisance aux pouvoirs publics. L’objectif est clairement politique et s’appuie sur des contre-vérités concernant le secteur du transport routier de marchandises", déclarent conjointement Jean-Christophe PIC, président de la Fédération Nationale du Transport Routier (FNTR) et Yves Fargues, président de l’Union des entreprises de Transports et de Logistique de France (TLF).
 

Mise à jour à 14h : 

A la mi-journée, l’approvisionnement des stations-service a été "assuré normalement" et "la quasi-totalité des dépôts de carburants" était "libre d’accès", selon le ministère des Transports contacté par l’AFP.  Le ministère a apporté quelques précisions sur la situation aux abords des dépôts de carburants : celui de La Mède (Bouches-du-Rhône) "est libre d’accès" après avoir été bloqué dans la matinée, comme ceux de Coignières (Yvelines), Vatry (Marne) et Bassens (Gironde). Selon le site mon-essence.fr, 68 stations sont en rupture totale de carburant et 113 en rupture partielle. Ce qui concerne un large quart nord-ouest, de la région lilloise à la pointe bretonne en passant par la région parisienne et Nantes.

Concernant les blocages, vers 13h, la plupart des blocages ont été levés. Comme à Caen, Rouen, Lorient, Bordeaux ou Arras, souvent du fait de l’intervention des CRS, selon 20 Minutes. Le blocage de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, doit être levé entre 14h et 15h.
 

Mise à jour à 10h30 : 

Opérations escargot, blocages des périphériques et des rocades, assèchement des stations-services : les routiers CGT et FO ont entamé ce lundi dès l'aube un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail. Les organisations de chauffeurs condamnent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, le rôle donné aux représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales.

Le mouvement a débuté dans la nuit de dimanche à lundi, une trentaine de routiers CGT et FO ont commencé par bloquer une autoroute dans le Nord, tout près de la Belgique. Sur l’ensemble du pays, les manifestants ont visé des axes de circulation et des dépôts de carburant.

La région parisienne et l’ouest du pays sont particulièrement touchés par la pénurie d’essence. Selon le site interactif mon-essence.fr, qui liste les stations en pénurie avec les contributions des internautes, environ 80 stations-service seraient en pénurie, dont 32 en rupture totale (aucun carburant disponible). Interrogé par BFMTV, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a indiqué ce matin "ne pas pouvoir garantir qu'il n'y aura pas de pénurie d'essence, car il y a un effet panique". 

Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon a apporté son soutien aux manifestants.

Mon soutien aux #routiers qui se battent contre les #ordonnances. L'opposition au coup d'État social de #Macron ne cesse de s’amplifier.

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 25 septembre 2017
 

 

Vu sur : Lu sur Le Figaro
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