En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
© Reuters
François Fillon tout droit Atlantico.fr
Déterminé

Primaire de la droite : François Fillon garde le "cap" et la "tête froide"

Publié le 23 novembre 2016
"J'ai un projet carré, capable de redresser le pays.", assure-t-il.
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
"J'ai un projet carré, capable de redresser le pays.", assure-t-il.

Dans un entretien au Figaro, François Fillon a assuré qu’il garde "le cap" et la "tête froide" à la veille du débat qui l’opposera à Alain Juppé, ce jeudi, et avant le second tour de la primaire de la droite et du centre, dimanche 27 novembre.

Il n'a pas peur de la mobilisation du PS. "Je vois mal les militants de gauche se mobiliser en masse contre ma candidature. Si c'était le cas, ils seraient de toute façon débordés par les Français qui votent selon leurs convictions profondes.", déclare-t-il. 

La gauche ne fait pas peur 

Pour François Fillon, "à travers la primaire, c'est la présidentielle qui se joue". "Nous devons donner le signe que nous sommes plus forts et plus entraînants que la gauche.", clame-t-il. D'ailleurs, il n'a pas d'adversaire idéal à gauche et assure que s'il gagne la primaire, il combattrait "le candidat que la gauche se donnera". Toutefois, il a lancé une petite pique à un des candidats à la présidentielle : Emmanuel Macron. "Pour l'instant, je n'ai pas vu le début du commencement d'un programme chez Emmanuel Macron. Je vous dirai ce que j'en pense le jour où il en aura un." Quant à son propre programme, il affirme qu'il ne le changera pas. "J'ai un projet carré, capable de redresser le pays.", annonce-t-il. 

>>> À lire aussi : Pendant que Fillon et Juppé rejouent les Tontons flingueurs, Emmanuel Macron tourne un remake de Forrest Gump. Quel pays ! Quelle semaine !

Arrivé largement en tête à l’issue du premier tour, le député de Paris affirme qu’il n’a pas l’intention, à ce stade, d’amender son projet et annonce une marge de négociation avec les centristes pour les investitures aux élections législatives. 

Riposte aux attaques d'Alain Juppé

"Ce qui est brutal aujourd'hui, c'est le chômage, c'est l'exclusion du marché du travail. C'est l'insécurité, c'est la pauvreté en hausse, ce sont les fins de mois difficiles, ce sont les attentats terroristes contre notre pays. Il ne faut pas se tromper de sujet, ni de vocabulaire.", répond François Fillon à Alain Juppé. Ce dernier juge en effet que le projet de son rival est "brutal". Par ailleurs, il le qualifie de "droite-droite". Un terme que François Fillon ne comprend pas. "Je ne sais pas ce que cela signifie.", avoue-t-il. "C'est typiquement une formule qu'utiliserait la gauche. Je suis gaulliste, de droite, voilà tout. Il n'y a aucune raison de marcher à l'ombre.", lance-t-il. 

En ce qui concerne la proposition du maire de Bordeaux de supprimer 500 000 postes de fonctionnaires comme la preuve que le projet de François Fillon est "irréaliste", le candidat à la présidentielle riposte : "C'est une caricature qui en dit long sur l'état d'esprit d'une partie des élites françaises, des experts qui veulent maintenir à tout prix un système qui génère chômage et dette. On ne peut pas continuer à supporter une dépense publique aussi élevée. Chaque année, il y a 240 000 agents qui quittent la fonction publique, soit 1,2 million de personnes sur la durée du quinquennat. En ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux dans les trois fonctions publiques, mon objectif est atteint. On doit aussi revoir le périmètre de l'action de l'État."

>>> À lire aussi : Entre la droite version Juppé et celle version Fillon, combien de divisions ?

Contrairement aux autres politiques, François Fillon n'attaque pas aussi sévèrement le concept de "l'identité heureuse" de son adversaire. Toutefois, il estime que les Français sont loin de la ressentir. "Au contraire, ils sont angoissés à l'idée de voir leur âme disparaître dans la mondialisation. Nous devons affirmer nos racines, assumer pleinement notre histoire pour ce qu'elle est, moderniser un modèle français qui nous redonne de la fierté. Et ce modèle passe par le plein-emploi et la possibilité de réussir sa vie, par une souveraineté nationale affirmée et par l'indépendance de notre politique étrangère.", conclut François Fillon. 

 

Vu sur : Lu sur Le Figaro
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

02.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

03.

L'arrivée du Pape François et la fin d'une Eglise dogmatique

04.

Après l’annonce de la mort d’Hamza Ben Laden, de hauts responsables d’Al-Qaida réapparaissent

05.

La guerre des changes aura lieu

06.

Classement Bloomberg des familles les plus fortunées : pourquoi les dynasties règnent plus que jamais sur le capitalisme mondial

07.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

01.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

02.

Pour comprendre l’après Carlos Ghosn, l’affaire qui a terrassé l’année 2019 dans le monde des entreprises

03.

La saga du Club Med : comment le Club Med résiste à la crise chinoise

04.

Peugeot-Citroën : le lion résiste aux mutations mondiales

05.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

06.

Comment se fait-il qu'un pays aussi beau que la Pologne ait un gouvernement de m... ?

01.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

02.

M. Blanquer, pourquoi cachez-vous à nos enfants que les philosophes des Lumières étaient de sombres racistes ?

03.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

04.

Réorganisation de la droite : cette impasse idéologique et politique qui consiste à s'appuyer uniquement sur les élus locaux

05.

Quand le moisi (Jean-Michel Ribes) s'en prend à la pourriture (Matteo Salvini)

06.

Italie : quelles leçons pour la droite française ?

Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Lafayette 68
- 24/11/2016 - 11:47
@toupoilu
on aimerait en effet un débat sur ce thème
Beredan
- 24/11/2016 - 08:10
Juppé ratatiné
Snoopy va lever la patte sur le vieil iguane baveux...
Jardinier
- 24/11/2016 - 06:40
La souveraineté nationale passe par la monnaie,
Le reste c'est du pipeau.