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Espionnage : Orange permettrait aux services secrets français d'accéder à ses données
Publié le 20 mars 2014
Selon Le Monde, la DGSE et l'opérateur de télécommunication collaborent pour casser les cryptages de données qui circulent dans les réseaux.
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Selon Le Monde, la DGSE et l'opérateur de télécommunication collaborent pour casser les cryptages de données qui circulent dans les réseaux.

Selon un document interne des services secrets techniques britanniques (GCHQ), les services secrets français, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), entretiennent une coopération étroite avec "un opérateur de télécommunication français". Selon le Monde, il s'agit de France Télécom-Orange. Selon le GCHQ, la DGSE et l'opérateur historique français travaillent ensemble pour améliorer les capacités nationales d'interception sur les réseaux de communication et collaborent pour casser les cryptages de données qui circulent dans les réseaux. Ainsi, France Télécom est un acteur important du système de surveillance en France. Cette note, extraite des archives de la NSA par son ex-consultant Edward Snowden, assure que la relation entre la DGSE et l'opérateur français constitue un atout majeur par rapport à ses homologues occidentaux. Car la DGSE ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose également, à l'insu de tout contrôle, d'un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent.

Cette collecte portant sur des données massives, touche aussi bien des Français que des étrangers. La DGSE la met à la disposition de l'ensemble des agences de renseignement françaises, au nom de la mutualisation du renseignement technique et de sa base de données. Ces données sont également partagées avec des alliés étrangers comme le GCHQ. Enfin, l'opérateur français développe, en partenariat avec la DGSE, des recherches en cryptologie. Le gouvernement s'est refusé à commenter ces informations mais a rappelé au Monde que, si la puissance publique est devenue minoritaire (27 %) au sein du capital de France Télécom, le plus ancien opérateur français reste considéré comme "un délégataire de service public". Le savoir-faire de l'entreprise, qui fut d'abord une administration, contribue, de manière essentielle, "aujourd'hui comme hier", à la sécurité du territoire et à l'autonomie de décision des dirigeants français.

"Le rapport entre France Télécom et la DGSE n'est pas de même nature que celui révélé dans le programme Prism de la NSA, qui a des liens contractuels avec les géants d'Internet, a expliqué un ancien chef de service de renseignement français. En France, c'est consubstantiel." Il n'existe pas de formalisation de cette coopération entre la DGSE et France Télécom-Orange. Elle est menée par des personnes habilitées secret-défense, au sein de l'entreprise, et pérennisée, depuis au moins trente ans, par des ingénieurs, qui font la navette entre les deux institutions. Interrogé, le patron d'Orange, Stéphane Richard, a concédé que "des personnes habilitées secret-défense peuvent avoir à gérer, au sein de l'entreprise, la relation avec les services de l'Etat et notamment leur accès aux réseaux, mais elles n'ont pas à m'en référer. Tout ceci se fait sous la responsabilité des pouvoirs publics dans un cadre légal". La DGSE s'est, quant à elle, refusée à tout commentaire.

Vu sur : Lu sur Le Monde
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