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Des militantes de la Manif pour tous.
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Comme un lapin aveuglé par des phares

Les raisons d'un silence assourdissant : la droite désemparée face à la Manif pour tous saison 2

Publié le 04 février 2014
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Les cadres de la droite républicaine sont peu nombreux à s'exprimer longuement sur le thème de la Manif pour tous, qui a pourtant suscité une forte mobilisation dimanche dernier. Curieusement, l'UMP ne parvient pas à se positionner par rapport à ces électeurs qu'elle n'assume pas tout à fait, et dont elle a pourtant besoin.
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Guillaume Bernard est maître de conférences (HDR) à l’ICES (Institut Catholique d’Etudes Supérieures). Il a enseigné ou enseigne dans les établissements suivants : Institut Catholique de Paris, Sciences Po Paris, l’IPC, la FACO… Il a rédigé ou codirigé...
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Les cadres de la droite républicaine sont peu nombreux à s'exprimer longuement sur le thème de la Manif pour tous, qui a pourtant suscité une forte mobilisation dimanche dernier. Curieusement, l'UMP ne parvient pas à se positionner par rapport à ces électeurs qu'elle n'assume pas tout à fait, et dont elle a pourtant besoin.
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Atlantico : A l'exception d'Hervé Mariton, l'UMP s'est peu exprimée sur la Manif pour tous de ce weekend. Cette distance est-elle voulue ? Que traduit-elle ?

Guillaume Bernard : Il y avait effectivement peu de ténors de l’UMP ; il y en avait quelques uns : il est également possible de citer, par exemple, Henri Guaino. Cependant, il est vrai que l’UMP n’a pas officiellement appelé à manifester ; elle a comme déserté le terrain. Plusieurs raisons à cela. La première, c’est sans doute que ce parti n’avait pas anticipé la grande réussite de cette manifestation. Il est, tactiquement, resté à l’écart dans la crainte qu’il y ait une faible mobilisation (par essoufflement du mouvement de premier semestre 2013) et que cela ne ternisse son image. La seconde raison, plus importante, c’est que l’UMP est profondément divisée sur les questions « éthiques » et « sociétales » et ne voulait pas prendre le risque d’un déchirement à la veille d’élections.
Cela vient du processus historique par lequel la droite s’est constituée. Depuis la Révolution, la vie politique française a été marquée par le mouvement sinistrogyre (Albert Thibaudet) : les nouveaux courants sont venus par la gauche de l’échiquier politique et ont repoussé sur la droite ceux qui étaient nés antérieurement. Pendant deux siècles, la gauche a donc, petit à petit, intellectuellement colonisé presque toute la droite ; elle lui a imposé ses références et l’essentiel de ses valeurs. Puisque la droite s’est constituée par sédimentation, il existe inévitablement en son sein des incompatibilités entre les idées initialement de droite (disons, pour simplifier, conservatrices du point de vue des enjeux « moraux ») et celles classées à droite mais antérieurement de gauche (pour l’essentiel inspirées par le libéralisme).

Jean Garrigues : Il est certain qu'une partie de la réponse tient dans la désorganisation actuelle de la droite, dans son état de décomposition, que l'indécision du retour de Sarkozy n'arrange pas. D'autre part, le sujet majeur depuis le début du quinquennat de Hollande, c'est avant tout le redressement économique et le chômage. Alors l'image projetée par les participants à la Manif pour tous de dimanche est-elle incompatible avec le projet et l'image que l'UMP veut aujourd'hui renvoyer ? La question est légitime. Je pense, comme Hervé Mariton, que cette Manif pour tous est le reflet d'une partie de l'électorat de la droite : traditionnel, conservateur sans doute, et plus provincial que parisien. C'est une sensibilité de la droite indéniable, mais qui a été quelque peu oubliée, notamment à l'époque de Nicolas Sarkozy. Son hyperprésidence et ses côtés bling bling étaient mal perçus pars cette droite-là. Un effort de reconquête devrait  être fourni. La question est de savoir si cette base de l'électorat correspond de droite correspond à ce qu'on dit aujourd'hui des militants de l'UMP, qui seraient beaucoup plus radicaux sur les questions de sécurité ou d'immigration que les cadres. On ne peut pas en dire qu'il s'agit des mêmes droites.

Alors que les manifestants ont été étiquetés par plusieurs médias comme réactionnaires voire proches de l'extrême droite, la droite a majoritairement laissé dire. Faut-il y voir la marque d'un malaise à l'égard des Français qui se reconnaissent au moins en partie dans les revendications de la Manif pour tous ? Si oui d'où vient ce malaise ? 

Jean Garrigues : Il n'est pas du tout certain que les valeurs de cette manifestation soient le reflet d'un électorat FN, et même de la droite UMP d'aujourd'hui. Ils sont plus ancrés dans la tradition de la droite française, et il est possible que la direction actuelle de l'UMP ne veuille pas donner l'impression d'une inflexion vers l'extrême droite, qui serait associée à tort à la Manif pour tous. Il est possible qu'il s'agisse d'une faute stratégique. Dans des mouvements comme Civitas, l'intégrisme catholique est évident, et on le retrouve dans certains courants du militantisme du FN, et même dans l'histoire de ce dernier. Mais la manifestation de dimanche, qui était familiale et paisible, reflète quelque chose d'autre de la France profonde, différent de ceux qui se dirigent vers le FN. L'antisystémisme et la virulence qui siéent à l'extrême droite n'étaient pas du tout à l'ordre du jour.

Guillaume Bernard : Dans sa globalité, la mouvance de la Manif pour tous rassemble des personnes issues de diverses sensibilités tant partisanes (centre démocrate-chrétien, UMP, FN) que religieuses (tendances « progressiste » et "traditionnaliste"). Qualifier les manifestants de réactionnaires pour, à l’évidence, les disqualifier, c’est le signe d’une croyance (quasi-religieuse) en un sens inéluctable de l’histoire vers le « progrès ».
Il y a donc bien un malaise idéologique qui traverse tous les partis de droite. Le personnel politique n’a sans doute pas encore pris pleinement conscience des mouvements doctrinaux de fond. Qu’on l’approuve ou le déplore, la Manif pour tous, ce n’est pas le village gaulois assiégé qui résiste, c’est une illustration, parmi d’autres (en particulier le populisme), du nouveau mouvement des idées. Elle s’inscrit dans ce que j’ai proposé d’appeler le « mouvement dextrogyre ». Pour résumer, l’expansion des idées de gauche (même si elles restent encore très présentes dans le milieu politico-médiatique) a connu un arrêt brutal avec la chute du régime soviétique. Les idées de droite, qui avaient été comprimées par le sinistrisme, se redéploient, regagnent du terrain. Les concepts venus de la gauche sont en train d’y retourner, dégageant ainsi de l’espace politique pour les idées originairement de droite. Précisons que le mouvement dextrogyre vient par la droite de l’échiquier politique mais qu’il n’est pas le monopole de la droite radicale : il l’englobe et la dépasse. Qu’ils en approuvent ou non les conséquences, le mouvement dextrogyre met les hommes politiques devant une alternative : adapter leurs programmes pour maintenir leur créneau électoral (ligne Buisson) sur l’échiquier politique ou accepter de glisser sur leur gauche s’ils entendent maintenir leur discours (stratégie Fillon).

Des mouvements tels que celui-ci viennent-ils finalement souligner un décalage qui se serait installé entre les élus et l'électorat de droite ?

Guillaume Bernard : À la division doctrinale interne (évoquée plus haut) de l’actuel principal parti de droite, s’ajoute effectivement une distorsion entre une grande partie de ses électeurs et ses cadres. La « base » est, globalement, idéologiquement plus à droite que ceux qu’elle élit (sans vraiment les connaître mais parce qu’ils ont l’étiquette requise, celle dont elle se sent la plus proche). La prohibition du mandat impératif n’arrange, de ce point de vue, pas les choses. Sur les questions « sociétales », et à l’occasion de la question du mariage homosexuel, le peuple de droite a fait l’amère découverte que ceux qui le représentaient ne partageaient pas instinctivement ses valeurs…
De manière plus générale, les mouvements comme la Manif pour tous ou les Bonnets rouges illustrent la rupture de confiance entre le peuple et les politiques. Une défiance s’installe entre les citoyens et les élites. Pour preuve, il suffit de se rappeler, dans les tous derniers mois, le décalage entre le discours sinon « officiel » du moins « autorisé » et les réactions de l’opinion publique : la condamnation médiatique du bijoutier de Nice qui a tué la personne venue l’agresser et le voler n’a nullement empêché l’affirmation d’un immense soutien sur les réseaux sociaux ; la surenchère « sans-frontiériste » à l’occasion de l’affaire Léonarda a connu un échec total.

Jean Garrigues : Le décalage existe, et de toute manière ce type de manifestation qui se pérennise répond à une recherche d'expression hors des partis politiques traditionnels. Cette insatisfaction est en cohérence avec la période de crise morale de la société française que nous traversons, avec un fossé manifeste entre les élites de gauche comme de droite et leur base. De même que certains maires socialistes ont rendu leur carte, on voit un peuple qui ne se reconnaît pas dans l'offre politique, qu'elle soit étiquetée UMP ou FN.

Comment expliquer que la droite traditionnelle ne cherche pas à récupérer le mouvement ? La droite prend-elle plus de risques à s'en démarquer qu'à revendiquer sa proximité ?

Jean Garrigues : Dans l'hypothèse où la Manif pour tous serait le reflet d'une droite dure, se rapprochant du FN, on comprendrait la volonté de la droite républicaine de ne pas s'en rapprocher. Mais c'est une erreur d'analyse, puisqu'il s'agit fondamentalement d'un électorat de droite qui menacerait d'échapper à l'UMP.

Guillaume Bernard : Tant que l’UMP n’aura pas clarifié ses positions doctrinales, il lui sera difficile de prétendre récupérer ce mouvement dans son intégralité. D’ailleurs, il semble bien qu’elle ne le cherche plus, contrairement au printemps dernier. En fait, elle ne le veut sans doute pas vraiment pour les raisons suivantes :
- par peur de créer des dissensions internes renforçant les facteurs d’implosion ;
- pour rester à l’écart d’un mouvement qui, à l’évidence, a fait sauter les barrières partisanes au sein de la droite ;
- et, enfin, parce que le risque de se couper d’une partie non négligeable de son électorat (les catholiques pratiquants, prédominants dans la Manif pour tous, représentent environ un quart des suffrages qu’elle engrange) est, en fait, mesuré.

En effet, le comportement électoral des catholiques est assez bien connu : ils votent très majoritairement à droite et pour les forces politiques modérées (encore qu’ils semblent, ces derniers temps, se radicaliser quelque peu). Il s’agit donc d’un électorat presque captif, auquel les partis politiques de droite n’ont pas vraiment à faire de promesses (ni à les tenir). L’UMP n’a donc, a priori, pas vraiment besoin de s’investir dans la Manif pour tous, autrement qu’en y envoyant quelques uns de ses représentants, pour récupérer ses suffrages. Les catholiques ne peuvent sérieusement envisager de devenir une force politique qui pèse (sinon pour emporter du moins pour faire basculer un scrutin) qu’en devenant un électorat flottant, c’est-à-dire changeant son comportement électoral (participation ou abstention) et son bulletin en fonction des circonstances et de l’offre électorale.
Dans l’état actuel des choses, le risque politique est peut-être moins pour les partis que pour la Manif pour tous qui a une énorme capacité de mobilisation mais une structuration encore faible. Va-t-elle résister au mirage de la politique « politicienne » ? Va-t-elle être un instrument de la libération des catholiques de leur déterminisme électoral ou, à l’inverse, va-t-elle se laisser happer par le système partisan ?

Dans quelle mesure le  décalage qui se crée ainsi entre les politiques de droite et une bonne partie de leur électorat traditionnel peut-il leur porter préjudice ? Vers qui les membres de la Manif pour tous pourraient-ils être tentés de se tourner ?

Jean Garrigues : Christine Boutin, par exemple, s'est positionnée en symbiose avec la Manif pout tous. Elle est beaucoup plus compatible avec cette identité que le FN, surtout que ce dernier revendique aujourd'hui la laïcité, et des valeurs qui ne sont pas tout à fait les mêmes. Y compris sociologiquement, cette France ne correspond pas au FN, elle n'est pas celle du prolétariat ou des campagnes abandonnées. Il faut plutôt regarder du côté de ce que le politologue René Rémond appelait "la droite légitime". Des gens comme Christine Boutin ou Henri Guaino n'ont pas le mérite d'être des références politiques majeures. On peut d'ailleurs penser que ce type d'électeur pourrait se reconnaître dans la figure d'Alain Juppé ou de François Fillon, qui incarnent la tradition de la droite.

Guillaume Bernard : De manière générale, les partis politiques modérés raisonnent en termes électoraux et non sociaux. Ils n’ont donc pas vu venir les mouvements de contestation nés ces derniers mois et n’ont pas pu en être les moteurs. Ils craignent, d’ailleurs, de prendre une position claire sur des sujets qu’ils jugent trop « clivants » et de prendre le risque de perdre des électeurs. En outre, en raison de leur refus – par ce qu’ils pensent être du pragmatisme alors qu’il ne s’agit que de conformisme et de subjectivisme – de toute doctrine permettant d’envisager une analyse globale de la société, ils peinent à innover en termes programmatiques. De même, l’autoreproduction des élites (formation identique, népotisme) handicape le renouvellement des idées. Les discours politiques tournent donc de plus en plus à vide et les programmes deviennent des auberges espagnoles (chaque mesure visant un créneau électoral) sans cohérence. Parmi les différentes fonctions que la science politique reconnaît généralement aux partis politiques (structuration de l’opinion publique, élaboration programmatique), il semble que seule la sélection des candidats soit encore vraiment assurée par eux. Au final, ils apparaissent opportunistes et clientélistes : cela peut écœurer les électeurs tentés de se tourner vers l’abstention ou le vote sanction avec un bulletin FN.
Dans le cas plus particulier de la Manif pour tous, ce qui a fait sa force, c’est qu’elle a su rassembler des personnes aux appartenances partisanes diverses qui ont mis leurs différences de côté pour, ensemble, défendre une cause et agir sur l’ensemble de la classe politique. Sa force politique (autre que sa capacité à réunir des foules) ne se réalisera concrètement que si elle refuse tout compromis avec l’ensemble des partis politiques. Elle ne doit se rallier à aucun d’eux car elle aurait tort de croire qu’elle peut attendre autre chose d’un parti qu’une volonté de canaliser électoralement ses sympathisants (par exemple, en offrant des postes à ses « anciens » cadres). Croire qu’elle pourra faire de l’entrisme, obtenir la reconnaissance de ses revendications en « plaçant » certains de ses membres dans un parti, c’est ne pas connaître le fonctionnement (cynique) de la vie politique. Hors mis le cas de personnalités (nationales ou locales), un candidat a besoin, pour être élu, d’une étiquette. Des cadres de la Manif pour tous l’obtiendront sans grandes difficultés, en particulier s’il s’agit d’un scrutin de liste (chaque parti devant avoir des représentants des différents créneaux électoraux). Le « piège » se refermera alors sur eux. Car, pour être réélus, il leur faudra l’investiture du parti qu’ils n’obtiendront, cette fois, qu’en acceptant de mettre leurs idées trop « clivantes » dans leur poche.
Pour faire grandir son influence, la Manif pour tous devra se transforme en un authentique lobby n’ayant strictement aucun état d’âme partisan : elle doit prendre tous les partis sans exclusive comme des interlocuteurs mais aussi comme des cibles. Elle trouvera, toujours, sans qu’elle ait besoin de compromis, des parlementaires (convaincus ou en mal de notoriété) prêts à reprendre une proposition de loi fournie, discrètement, clef en main. Puisqu’elle a mis en place une charte pro-famille à destination des candidats aux élections, la Manif pour tous pourrait, par exemple, se focaliser sur la mise en place d’un réseau ayant pour but de contribuer à faire élire ceux qui l’ont signée et battre ceux qui l’ont refusée et ce, quels que soit les partis concernés.

L'UMP aurait-elle intérêt à accepter le label "réactionnaire" ? Ce qualificatif est-il toujours aussi négatif aujourd'hui, ou peut-il vraiment être assumé ? Pourquoi ?

Jean Garrigues : Malgré tout, le mot "réactionnaire" conserve culturellement une connotation péjorative qui serait préjudiciable à l'image de rénovation et de rajeunissement que veut porter l'UMP. La contradiction serait trop forte avec la modernité et le dynamisme libéral que la jeune génération porte actuellement. En revanche le thème de la conservation d'une identité à travers la famille, la culture française et la francophonie, est compatible avec l'image que veut se donner aujourd'hui la droite républicaine.

Propos recueillis par Gilles Boutin

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ヒナゲシ
- 08/02/2014 - 18:42
Épaisseur d'une feuille de papier bible
J. Garrigues : « Christine Boutin, par
exemple, s'est positionnée en symbiose
avec la Manif pout tous.
Elle est beaucoup plus compatible avec
cette identité que le FN »

Oui enfin… elle se félicitait tout récemment que la « digue » entre droite et extrême-droite ait sauté.
On rappellera aussi qu'il y a quelques mois elle envisageait de mener une liste commune aux européennes avec Béatrice Bourges et Jean-Claude Martinez (FN).
 
danette : « Le lynchage médiatique
de Christine Boutin dont j'admire
le courage […] »

Pas besoin de médias pour cela ; Boutin se lynche très bien toute seule (avec ses propos un coup sur deux ridicules ; un coup sur deux scandaleux…).
ヒナゲシ
- 08/02/2014 - 18:26
Oui, MPT = réactionnaires !
Ce n'est pas la première fois que je constate ici une méprise quant au sens du terme « réactionnaire ».
 
G. Bernard : « Qualifier les
manifestants de réactionnaires pour, à
l’évidence, les disqualifier, c’est le
signe d’une croyance (quasi-religieuse)
en un sens inéluctable de l’histoire
vers le “progrès” ».
 
Rien n'est plus faux !
Rappelons donc les *notions élémentaires* :

« RÉACTION se dit […] d'un Mouvement
d'opinion qui agit dans un sens contraire
au mouvement qui a précédé.
Réaction politique, religieuse,
philosophique, littéraire. La réaction
contre le naturalisme, contre le positivisme.

Il se dit particulièrement de l'Action
d'un parti politique qui s'efforce de
rétablir l'état de choses antérieur.
La réaction thermidorienne.

Il se dit plus particulièrement encore, et
par ellipse, de ce Parti lui-même.
Combattre la réaction, les menées de la
réaction.
L'opposition accusait les conservateurs de
favoriser la réaction.
Il se dit spécialement d'une Réaction dans
le sens conservateur. »

(Dic. de l'Académie, VIIIe édition)
arcole 34
- 06/02/2014 - 14:29
@cloette - 5/01/2014 - LES PARTIS SONT DESEMPARES
Cloette ,

Effectivement le désamour des citoyens de la chose publique fait qu'une classe politique à toute latitude pour penser , agir en lieu et place des citoyens d'où la concentration des pouvoirs. Le vote est la grande césure républicaine et démocratique qui donne aux citoyens la pouvoir de sanctionner les politiques ou les politiques et malheureusement les ci-devants désertent les urnes pour le plus grand profits des aventuriers et populistes de touts les bords . Mais attention l'apolitisme est une doctrine en soi qu'elle se définit par rapport à une voire plusieurs politiques , et il peut générer le totalitarisme c'est à dire la délégation volontaire ou non des pouvoirs politiques des citoyens ensuite ce sont vos idées je n'ai rien à y redire .