En direct
Best of
Best of du 15 au 21 février
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

02.

Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.

03.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

04.

La réaction de la femme de Griveaux

05.

Nos ancêtres les paysans : mais au fait combien de français ont encore une idée de la vie à la ferme ?

06.

Fermeture de Fessenheim : vers une fragilisation à long terme des compétences de la filière nucléaire et notamment pour la construction des futurs EPR

07.

Comment faire sans la Chine ? Le G20 finance tente de sauver la production mondiale du coronavirus

01.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

02.

Sos macronie en perdition ? Le poids des (non) mots, le choc des photos

03.

Comment la guerre d’Algérie a fini par ruiner la politique de rayonnement de la France dans le monde arabe

04.

Les gros salaires de plus en plus gros... Mais qu'est ce qui peut justifier de telles extravagances ?

05.

Les suppressions d'emplois chez HSBC annoncent une casse sociale sans précédent dans le secteur bancaire européen

06.

L’hiver noir du macronisme : quels lendemains pour LREM ?

01.

Comment l’Allemagne est devenue le maillon faible de l’Europe

02.

Attentat de Hanau : ce terrible poison que contribuent à répandre les ambiguïtés européennes sur l’immigration

03.

La lutte contre le séparatisme en marche… ou pas

04.

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

05.

Macron exaspère ses ministres; Un tenant de l’Islam politique bientôt maire à Garges les Gonesse ?; Radicalisation : les universités de plus en plus soumises à la censure « bien-pensante »; La CEDH influencée par des ONG financées par George Soros

06.

La réaction de la femme de Griveaux

ça vient d'être publié
décryptage > Société
M'as-tu vu

Voyeurisme, une addiction contemporaine : il y a ceux qui filment...et ceux qui regardent

il y a 12 min 58 sec
pépites > Société
Profilage
Le PDG de Rynair fait polémique en expliquant que les terroristes sont souvent des hommes seuls musulmans, pas des familles
il y a 16 heures 59 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Le Serpent et la Lance Acte 1" : Un thriller Aztèque comme vous n'en avez jamais vu !

il y a 20 heures 2 min
décryptage > Culture
Too much

Start-up nation oui, anglais à l’eurovision non : qui importe quel mot dans le français d’aujourd’hui ?

il y a 21 heures 49 min
décryptage > Consommation
Evènement

Salon de l'agriculture 2020 : à la découverte de cette agriculture qui "vous tend les bras"

il y a 23 heures 6 min
décryptage > Education
Machine aveugle

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

il y a 23 heures 53 min
décryptage > International
Bonnes feuilles

L’Algérie d’Abdelaziz Bouteflika à l’heure du Printemps arabe

il y a 1 jour 44 sec
décryptage > International
Bonnes feuilles

Le choc démographique : trop d’humains, pas assez de ressources

il y a 1 jour 1 min
décryptage > Economie
Economie à l'arrêt

Comment faire sans la Chine ? Le G20 finance tente de sauver la production mondiale du coronavirus

il y a 1 jour 26 min
rendez-vous > Media
Revue de presse people
Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.
il y a 1 jour 35 min
light > People
Reconversion
L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)
il y a 16 heures 1 min
pépites > International
Enquête
L’association L’Arche révèle des abus sexuels qu'aurait commis Jean Vanier, son fondateur
il y a 17 heures 31 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Une histoire d’amour" : Intensité discutable

il y a 20 heures 15 min
décryptage > France
Image d'Epinal

Nos ancêtres les paysans : mais au fait combien de français ont encore une idée de la vie à la ferme ?

il y a 22 heures 14 min
décryptage > Environnement
Absurdité

Nucléaire : au-delà de Fessenheim, un gâchis français

il y a 23 heures 37 min
décryptage > Environnement
Bonnes feuilles

Les distorsions de concurrence qui sont préjudiciables aux agriculteurs français

il y a 1 jour 38 sec
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Les intellectuels américains et la crise de la civilisation

il y a 1 jour 56 sec
décryptage > Société
Bataille à mener

Violences sexuelles : pourquoi il est si complexe d’éduquer au consentement

il y a 1 jour 15 min
décryptage > Atlantico business
Dialogue

La « Food révolution » pourrait rapprocher le monde agricole et les écologistes...Encore faudrait-il qu’ils le veuillent

il y a 1 jour 29 min
pépites > Politique
Hommage et émotion
Les obsèques de Michel Charasse vont se dérouler le mercredi 26 février à Puy-Guillaume, en présence d’Emmanuel Macron
il y a 1 jour 10 heures
© Reuters
Les politiques évitent de débattre d'une éventuelle sortie de l'euro.
© Reuters
Les politiques évitent de débattre d'une éventuelle sortie de l'euro.
Les yeux fermés

Sortie de l'euro : le débat interdit... ou qui laisse les Français indifférents ?

Publié le 03 février 2014
Avec
L'hebdomadaire Marianne sorti vendredi titre sa une "Sortir de l'euro ? Le débat interdit". Le magazine semble mettre le doigt sur un sujet brûlant dont les politiques se méfient, à juste titre.
Joseph Macé-Scaron est journaliste et essayiste. Il est directeur adjoint de l'hebdomadaire Marianne.Philippe Simonnot est économiste. Son dernier ouvrage en librairie s’intitule Chômeurs ou esclaves, Le dilemme français, Ed. Pierre-Guillaume de Roux....
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Joseph Macé-Scaron est journaliste et essayiste. Il est directeur adjoint de l'hebdomadaire Marianne.Philippe Simonnot est économiste. Son dernier ouvrage en librairie s’intitule Chômeurs ou esclaves, Le dilemme français, Ed. Pierre-Guillaume de Roux....
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
L'hebdomadaire Marianne sorti vendredi titre sa une "Sortir de l'euro ? Le débat interdit". Le magazine semble mettre le doigt sur un sujet brûlant dont les politiques se méfient, à juste titre.
Avec

Atlantico : Le discours politique est-il effectivement dénué de toute allusion à ce thème, au point que l'on puisse parler de tabou ? Tous les bords politiques sont-ils concernés par cette réticence ?

Joseph Macé-Scaron : La grande majorité des politiques, mais aussi des publicistes et des éditorialistes – appelés par Jean-François Kahn les « bullocrates » s’interdisent de se poser cette question, qui est pourtant essentielle. Elle est en tout cas bien plus essentielle que les états d’âme du couple présidentiel, car elle détermine la vue quotidienne de chaque Français. Il est frappant de constater que ce débat a lieu en dehors de l’espace public : dans les colloques, de temps à autre sur un plateau au détour d’une phrase lancée par un populiste qui aura lu ou mal lu un économiste… mais de débat au sens d’échange, il n’en est point. Raymond Aron avait tout de même dit que « débattre avec quelqu’un, c’est prendre le risque que je puisse changer d’avis »…

Pour autant, peut-on dire que des certitudes existent ? Eh bien, notre enquête nous a permis de nous rendre compte qu’il n’y en a même pas. Même des personnes comme les centristes libéraux, qui devraient porter haut l’étendard de l’euro, sont habitées par les incertitudes. Si ce n’est pas le doute qui rend fou, mais bien les certitudes, il est alors intéressant de se demander pourquoi le débat est inexistant. Ce que nous disons se fonde sur les questions que nous avons été amenés à poser à des membres de l’UDI, du Modem, de Debout la République, du FN… avec un scoop : Jacques Généreux, le principal économiste du Front de Gauche, a reconnu que cette question existait, qu’ils se l’étaient posée, et qu’ils étaient tentés d’affirmer qu’il était possible de sortir de l’euro, mais qu’ils ne sont pas allés plus loin car le Parti communiste a fait pression pour les en empêcher.

On s’aperçoit aussi qu’il n’existe pas une seule et unique réponse à la question « faut-il sortir de l’euro ? » Certains, qui sont sans doute les moins nombreux, veulent revenir au franc, d’autres veulent aboutir à un euro modulable entre les pays du nord et du sud, d’autres encore que l’euro, plutôt que d’être monnaie unique devienne une monnaie commune, etc. On voit bien que les solutions sont multiples, et pourtant le grand public ne le sait pas. 33 % des Français considèrent qu’il faut sortir de l’euro, mais sur quel thème ? Cela, on ne peut pas le savoir, puisque le débat n’est jamais posé, à cause de cette idée fausse du tout ou rien. C’est la folie de la démarche binaire dont parle Finkielkraut, selon laquelle la pensée doit marcher au pas, en rang militaire.

Source : Ipsos - Les nouvelles fractures (2014)

Philippe Simonnot : L’euro est un tabou pour les « partis de gouvernement », qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, parce qu’ils sont prisonniers de leurs promesses d’un avenir radieux européen auquel ils feignent de croire encore. En outre, les mêmes partis  entretiennent le mythe qu’il est impossible de sortir de l’eurozone sans un retour à des monnaies nationales, lequel serait en effet désastreux. Le tabou est entretenu par la plupart des économistes français qui, au service soit du pouvoir soit des banques (ce qui dans le système actuel revient au même), partagent et diffusent la même analyse. Par conséquent, et malheureusement, les journalistes suivent le train. Pas étonnant que le débat soit de fait « interdit ». Il l’est d’autant plus que seul le FN aujourd'hui ose braver le tabou  et s’est donc bâti quasiment une sorte de monopole de la contestation de la monnaie européenne tout en offrant des solutions absurdes. Il est  urgent d’ouvrir le débat pour sortir de cette situation lamentable et mortifère.

Source : Ipsos - Les nouvelles fractures (2014)

(Cliquer pour agrandir)

Atlantico : D'après ce graphique, 33% de la population se prononce pour la sortie du pays de la zone euro. Il révèle que les sympathisants du Front de gauche, du MoDem, du PS et de l'UMP y sont eux très largement opposés avec des scores très tranchés se tenant ainsi tous en 5 points de variations d'opinion. Sans surprise, ce sont les sympathisants frontistes qui souhaitent voir la France retrouver le franc avec 37% d'opinions allant en ce sens.

Par ailleurs, la seule classe socio-professionnelle qui se prononce pas à la majorité pour le maintien de la France dans la zone euro est la classe ouvrière (48%). On ne retrouve derrière (61%) les "professions intermédiaires" en dessous de la moyenne nationale.

Le débat est-il miné d'entrée de jeu en France par une vision manichéenne de la question, qui n'intègrerait que le "pour" et le "contre", sans prendre en compte les solutions intermédiaires qui existent ? La question est-elle ouvertement et différemment posée dans les autres pays européens ?

Joseph Macé-Scaron : Le débat est interdit en France, mais il existe en Grèce et en Italie. On me dira que, subissant de plein fouet les conséquences du maintien dans la zone euro, il est normal que le sujet pose questions. Cependant un vrai débat se tient également en Allemagne. Là-bas on ose discuter des retraites comme de l’euro. Dites-vous que l’ancien responsable du patronat allemand veut conduire une liste contre l’euro. C’est comme si Laurence Parisot voulait en faire de même, ce qui semble inimaginable.

Si nous n’en parlons pas en France, est-ce parce que nous sommes plus intelligents que les autres ? En réalité le problème ne vient pas des Français, qui aspirent toujours au débat. C’est à cause d’une élite qui comme toujours se croit plus intelligente.

Philippe Simonnot : Oui, le débat est beaucoup plus ouvert en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Espagne, au Portugal – pour ne rien dire de la Grèce, parce que notre pays est le dernier pays à croire encore aux mythes keynésiens. Mais, il faut bien se rendre compte que les solutions intermédiaires n’existent pas. Un pays appartient ou n’appartient pas à l’euro. Et faire sortir tel ou tel pays impécunieux est impossible sans ébranler tout l’édifice. Par contre, il y a deux manières de sortir du bourbier actuel : soit par un retour à des monnaies nationales, qui serait une régression dans l’inflation et la misère, soit par l’introduction d’un euro-or qui serait promis à devenir un étalon international, gage de prospérité pour l’Europe (laquelle détient plus d’or dans les caisses de ses Banques centrales que les Etats-Unis, soit dit en passant). Ce serait aussi une opportunité pour réformer le système monétaire international et remettre l’économie mondiale sur des bases saines. L’Europe n’est pas seule au monde, et encore moins la France !

Les dirigeants politiques français nourrissent-ils cette réticence en partie par peur de ce qu'en pensera l'opinion publique ? Une certaine culture "bourgeoise" empêche-t-elle d'en parler, de peur d'être assimilé avec le FN ?

Joseph Macé-Scaron : Ils ont peur du peuple, ils considèrent qu’il ne faut surtout pas lui donner matière à réfléchir. Rendez-vous compte ! Ce serait une catastrophe, ils s’imaginent qu’ils iraient voter FN. Mais c’est l’inverse : c’est parce qu’ils n’osent pas poser la question que les extrêmes montent.

A gauche, le PC a gelé le débat selon Jacques Généreux, et du côté du FN il n’y a que des néophytes. Cette problématique vient d’être découverte par l’extrême droite. En 2011, Marianne a organisé un face-à-face entre Jacques Nikonoff et Michel Sapin autour de la question suivant : la gauche peut-elle réussir avec l’euro ? C’était il y a plus de deux ans, et à l’époque le FN était bien loin de cette thématique. Les économistes s’interrogent depuis longtemps, eux.

Damien Philippot : D'après l'observateur du suivi de la volonté des Français de sortir de l'euro que nous utilisons à l'Ifop, celle-ci oscille globalement en 27-28% au plus bas et 37-38% au plus haut. Dans les pèriodes de grave crise de l'euro, celle-ci a tendance a baissé à cause du discours très anxiogène qui est diffusé quant à cette sortie. Par contre, dans une période comme celle que nous vivons actuellement, le chiffre est probablement assez haut puisque la crise semble commencer à s'éloigner. Quoi qu'il en soit, le rejet de la monnaie unique touche globalement un tiers de la population française ce qui peut expliquer que les représentants politiques fuient ce débat de peur de réveiller un euroscepticisme latent, économique mais pas uniquement. Un autre motif de réticence à ouvrir le débat est le souvenir encore douloureux du référendum de 2005. Avant tout débat, le "oui" recevait 70-75% d'intentions de vote et n'a pourtant cessé de baisser dans l'opinion au fil de l'intensification du débat. Les sujets européens sont en quelque sorte la boite de Pandore de la vie politique française.

Le FN est très identifié par la question de l'euro mais le discours critique se retrouve dans d'autres partis notamment à l'extrême gauche qui si elle ne prône pas la sortie de l'euro, a un discours assez critique envers la BCE. De même, de telles voix s'élèvent au PS. Ainsi, je ne dirais pas que ce discours puisse être totalement assimilé au Front national.

Philippe Simonnot : En France, ce n’est pas seulement la bourgeoisie, c’est toute une classe de politiciens, de gauche comme de droite, dont le sort est lié à l’euro, et c’est donc cette même classe qui sombrerait corps et biens si l’euro explosait. Je compare cette erreur collective à celle qui a fait croire après la Grande Guerre, pour justifier les sacrifices énormes exigés du peuple français, que l’Allemagne paierait – et d’une certaine manière, les deux erreurs, à quatre-vingts ans d’intervalle, se rejoignent puisqu'il s’agit dans l’un et l’autre cas de faire payer l’Allemand, même si on ne l’appelle plus le "boche". Dans l’un et l’autre cas, il est impossible à cette classe politique de reconnaître son erreur et ses mensonges, sauf à perdre soit le pouvoir qu’elle détient soit  l’espoir de le reconquérir. Et cette persévérance dans l’erreur conduit à la catastrophe.

A l'inverse de leurs représentants, les Français aspirent-ils à ce que ce débat soit tenu publiquement ?

Joseph Macé-Scaron : La question se pose au quotidien, les gens s’interrogent sur leur avenir commun. C’est une antienne, tout un chacun l’a déjà entendue plusieurs fois. Cela ne revient pas à dire que toutes ces personnes ont raison, mais qu’elles posent une question. A force de ne pas les écouter, un vrai problème se pose.

Damien Philippot : Il n'est pas possible d'affirmer en tant que tel le fait que l'ouverture du débat sur la sortie de l'euro soit une priorité pour les Français. Cependant, nous avions posé la question de la nécessité de l'ouverture d'un débat sur le protectionnisme économique et les Français avaient largement répondu qu'ils y étaient favorables. Pour en revenir à la sortie de l'euro elle-même, je crois que si on posait la question aux Français ils voudraient qu'il y ait débat mais que c'est un sujet trop complexe pour qu'il surgisse de lui-même comme prioritaire. Le lien apparaît trop difficile à faire entre la monnaie et l'impact sur la vie quotidienne.

Philippe Simonnot : Difficile de répondre à cette question dans une situation d’intoxication générale. N’en reste pas moins qu’un retour au franc fait peur légitimement, ce qui explique la timidité des Français sur cette question. Notre monnaie nationale, entre 1914 et sa conversion à l’euro, avait perdu quelque 99% de sa valeur. Les gens ont une mémoire plus longue que ce que l’on croit généralement. Le seul mérite de l’euro – et c’est pour cela qu’il est tout de même accepté malgré ses défauts – c’est d’éloigner un peu la planche-à-billets du pouvoir politique. Mieux vaut ne pas confier à l’ours la garde du pot de miel, comme le voudraient les dirigeants du FN et autres souverainistes, qui entretiennent cette théorie dangereuse, tellement répandue, que la monnaie est un attribut du pouvoir régalien.

Les politiques français craignent-il également, s'ils en viennent à mettre le sujet de la sortie de l'euro sur la table, de déplaire à leurs partenaires européens ? Pensent-ils éviter ainsi de fragiliser l'UE ?

Joseph Macé-Scaron : Ce débat existe dans tous les pays d’Europe. Les politiques français sont prisonniers de l’euro. Et comme certains prisonniers, ils sont victimes du syndrome de Stockholm.

Philippe Simonnot : La moindre allusion à une sortie de l’euro de la part d’un « responsable » d’aujourd'hui, d’hier ou de demain, risquerait en effet d’engendrer des troubles sur les marchés des dettes européennes et de provoquer une remontée des taux d’intérêt qui ruinerait en quelques jours les efforts d’austérité budgétaire. Raison de plus pour rester coi, sauf à passer pour un dangereux trublion. Il est devenu rationnel d’être lâche.

Propos recueillis par Gilles Boutin

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

02.

Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.

03.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

04.

La réaction de la femme de Griveaux

05.

Nos ancêtres les paysans : mais au fait combien de français ont encore une idée de la vie à la ferme ?

06.

Fermeture de Fessenheim : vers une fragilisation à long terme des compétences de la filière nucléaire et notamment pour la construction des futurs EPR

07.

Comment faire sans la Chine ? Le G20 finance tente de sauver la production mondiale du coronavirus

01.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

02.

Sos macronie en perdition ? Le poids des (non) mots, le choc des photos

03.

Comment la guerre d’Algérie a fini par ruiner la politique de rayonnement de la France dans le monde arabe

04.

Les gros salaires de plus en plus gros... Mais qu'est ce qui peut justifier de telles extravagances ?

05.

Les suppressions d'emplois chez HSBC annoncent une casse sociale sans précédent dans le secteur bancaire européen

06.

L’hiver noir du macronisme : quels lendemains pour LREM ?

01.

Comment l’Allemagne est devenue le maillon faible de l’Europe

02.

Attentat de Hanau : ce terrible poison que contribuent à répandre les ambiguïtés européennes sur l’immigration

03.

La lutte contre le séparatisme en marche… ou pas

04.

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

05.

Macron exaspère ses ministres; Un tenant de l’Islam politique bientôt maire à Garges les Gonesse ?; Radicalisation : les universités de plus en plus soumises à la censure « bien-pensante »; La CEDH influencée par des ONG financées par George Soros

06.

La réaction de la femme de Griveaux

Commentaires (57)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
edwige
- 04/02/2014 - 14:15
si la France pratique le
si la France pratique le protectionnisme, il faudra bien évidemment s'attendre à ce que les produits français soient taxés en représailles (dommage pour les milliers de salariés d'Airbus Toulouse, ou les employés du secteur agroalimentaire ou du luxe), etc. Etc.

L'effet immediat d'une sortie de l'euro et de l'Europe ce sera
1/ Effondrement de l'épargne des Français
2/ Rencherrisement des importations d'hydrocarbures et hyper inflation
(allez faire votre plein d'essence avec plus de 2euros le prix du carburant à la pompe et vous verrez comment vous serez heureux !
3/ Fuite massive des capitaux étrangers (et des 3 millions d'emplois qui vont avec) et hausse vertigineuse des taux d'interet
2/3 de notre dette est detenue par des investisseurs etrangers
(1200 milliards sur les 1800 milliards ) si on sort de l'euro les taux pour emprunter à 10 ans passerait de 2% actuellement à plus de 10% comme la Grèce !!
titine
- 04/02/2014 - 13:59
"Vous entrez
dans l'enfer dont je sors"... Soljenystine.
edwige
- 04/02/2014 - 11:55
@vangog
Vous avez péniblement trouvé 7 milliards alors que le programme de Mme Le Pen vaut au bas mot 500 milliards et elle ne propose srictement rien pour le financer à part augmenter massivement les impots je vois pas comment elle pourrait faire
Si quelqu'un est capable de démontrer comment elle finance ces 270 milliards en 5 ans + cout de la sortie de l'euro + arret de la PAC + financement des retraites + 200 milliards chaque année à lever sur les marchés pour financer nos dépenses je suis preneur !

et je compte pas les nationalisations de banque qui couteraient des dizaines de milliards . Le programme de Mme Le pen est coplètement délirant . A coté d'elle Hugo Chavez est un homme ultralibéral !
Il faut etre fou pour vouloir isoler la France de ses partenaires européen qui constituent l'essentiel de nos exportations et nous mettre en autarcie
Les Français savent que le programme du FN n'est pas crédible c'est pas un vote d'adhésion un vote défouloir de protestation