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La promotion Voltaire est une promotion canapé.
Politique sexy

Tout pour les condisciples de Hollande à l'ENA ? Promotion Voltaire, promotion canapé

Publié le 27 janvier 2014
Avec H16
Au lieu de jouer de leurs faveurs sexuelles pour obtenir un poste haut placé, nombreux sont les politiques qui n’hésitent pas à jouer de leur poste haut placé pour attirer, tel un paon qui fait la roue, le sexe opposé.
H16 tient le blog Hashtable.Il tient à son anonymat. Tout juste sait-on, qu'à 37 ans, cet informaticien à l'humour acerbe habite en Belgique et travaille pour "une grosse boutique qui produit, gère et manipule beaucoup, beaucoup de documents".
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Au lieu de jouer de leurs faveurs sexuelles pour obtenir un poste haut placé, nombreux sont les politiques qui n’hésitent pas à jouer de leur poste haut placé pour attirer, tel un paon qui fait la roue, le sexe opposé.
Avec H16

L’homme est un animal comme les autres, et les politiciens n’échappent pas à la règle. Si beaucoup ont manifestement choisi le lombric, le crotale ou une bactérie saprophyte comme totem, tous sont entrés dans l’arène politique avec ces instincts animaux sans lesquels il n’est point de survie possible. Et dans ceux-là, certains ont tendance à laisser libre cours plus que les autres à leurs instincts les plus primaires.

Ici, point n’est besoin de s’étendre lascivement sur le cas aussi douloureux que symptomatique de DSK, grâce aux instincts duquel fut précisément élu François Hollande, actuel président qui semble lui aussi en proie à des penchants dont l’impact dans la vie publique du pays reste à déterminer. On aura également en tête les parties fines qui, au même titre que les mallettes de cash, ne sont pas une légende ; on se rappellera les histoires, nombreuses et répétées, qui ont émaillé la vie politique des dernières décennies.

De ce point de vue, on pourra d’ailleurs remarquer qu’une promotion de l’ENA, c’est une promotion canapé inversée (en somme, une promotion énacap) : au lieu de jouer de leurs faveurs sexuelles pour obtenir un poste haut placé, nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à jouer de leur poste haut placé pour obtenir des faveurs sexuelles. Il faut dire qu’en moyenne, le diplômé de l’ENA ne peut pas tout miser sur sa musculature bien découplée et son look de jeune premier bronzé sur les courts de tennis, et la diplômée de l’ENA n’a que rarement eu le temps de passer un nombre efficace d’heures dans un salon de relooking, à faire du fitness ou de la zumba en collant rose.

Plus généralement et sans s’appesantir sur cette triste école, le politicien rentre certainement en politique pour de nombreuses raisons, mais les instincts animaux n’en sont certainement pas exclus. Par exemple, on notera que, s’ils ont fait campagne aux côtés de femmes actives en tailleur, les deux présidents sortants se sont ensuite affichés aux côtés de mannequins / actrices / chanteuses (certes sur le retour) qui prennent de la coke font de la guitare ou posent seins nus, toutes attirées plus probablement par le pouvoir que par un ramage ou un plumage susceptibles de faire de l’un ou de l’autre les mini-phénix des hôtes de ces bois.

Soit. Cependant, les choses, presque imperceptiblement, changent. Si, très clairement, une majorité de nos animaux politiques ne peuvent vraiment pas jouer de leur carrure physique, quelques-uns s’en sortent de mieux en mieux.

Bien sûr, on évoquera ici Boris Boillon.

Souvenez-vous : c’était ce fameux (fumeux ?) playboy sarkozyste passé de l’ambassade d’Irak à celle de Tunisie avec la souplesse caractéristique d’un homme qui ne passe pas trop de temps voûté sur son bureau à rédiger de longues notes. À l’époque, une photo de lui, qui avait pas mal circulé, avait été raillée par tous… et notamment dénoncée violemment par Marine Le Pen, la présidente du Front National, qui en avait été jusqu’à demander la démission du nouvel ambassadeur pour, je cite, « la dignité des Français mais aussi pour la dignité des Tunisiens » :

Certes, sa reconversion en gigolo convoyeur de mallettes de cash depuis Paris Gare-du-Nord aura mal tourné, ce qui montre que le look, aussi huilé soit-il, ne fait pas tout. Mais comme on le voit, les choses changent : l’allure premier de la classe aux cheveux gominés, aux grosses lunettes et affublé d’un pull jacquard avec patchs en cuir aux coudes n’est décidément plus tendance et le petit tailleur propret ne suffit plus (à ce titre, Nabilla aurait peut-être une chance aux prochaines élections, allez savoir).

Et ce qui révoltait Marine Le Pen courant 2011 ne semble plus gêner les instances du Front National de 2014, puisqu’on découvre fortuitement que Bruno Clavet, tête de liste Front National – Rassemblement Bleu Marine dans le IIIe arrondissement de Paris, était précédemment mannequin, ex-candidat de X-Factor, et a fait quelques photos de lui en slip.

Foin de rigolisme facile qui flirte délicieusement avec les pages « people » : tout ceci dénote bien d’un mouvement de fond général. Un président qui sort puis se marie avec une chanteuse, un autre qui échange une journaliste pour une actrice, des ambassadeurs sexy, des candidats mignons… Tout cela n’est pas réellement un hasard.

En réalité, tout indique que, ne parvenant pas à plaire par leur charisme, ils ont trouvé un autre moyen d’avoir une bonne image : il suffira d’avoir l’air mignon. Aux États-Unis, la victoire d’Obama est souvent mise au crédit de son aspect physique général, tout comme les succès de Sarah Palin, à l’autre bout du spectre politique, sont en grande partie dus au physique avantageux de la politicienne plus qu’à ses connaissances politiques affûtées.

Du reste, peut-on vraiment s’en étonner lorsqu’on sait à quel point, les enjeux politiques grimpant, les politiciens ne sont plus guère que la vitrine mise en avant par des équipes pilotées par des hommes de l’ombre et leurs instituts de sondage ? Si l’on veut réussir à ce petit jeu, autant que les pantins choisis (ou « animaux politiques », choisissez) soient jolis.

Dans ce jeu, le Front National s’est apparemment laissé convaincre (la pénurie de candidats volontaires pour leurs listes aidant).

On pourra sans doute arguer que la France n’est pas un cas isolé, que la vie politique américaine est, elle aussi, émaillée de scandales sexuels, le plus célèbre impliquant un président, une subalterne et un trombone ; que l’ancien président du conseil italien est l’inventeur du Bounga Bounga ; que les parlementaires britanniques aiment beaucoup, beaucoup la pornographie ; et que l’appétit pour les jeunes garçons semble faire partie de la fiche de poste du Ministre de la Culture depuis quelques temps.

Comme dans une émission de télé-réalité, les spectateurs votent pour les candidats qu’ils veulent voir rester dans l’aventure et font leur sélection parmi des physiques et personnalités plus improbables les uns que les autres, souvent incapables d’aligner deux idées et quatre mots sans révéler leur incurie à la face du monde. On y retrouve des célébrités, des actrices comme Véronique Genest, des sportifs comme Bernard Laporte, David Douillet, Chantal Jouanno et Henri Leconte, des personnalités bling-bling comme Mickaël Vendetta et Nicolas Sarkozy, et des gens normaux, si tellement normaux, comme François Hollande et Jean-Pascal. Après leur passage, de nouveaux débouchés s’offrent à eux, comme la création d’une marque de lingerie, l’enregistrement d’un CD ou une carrière d’avocat.

Reste un constat cependant, qui remet toutes ces aimables bêtises en perspective, et agacent tout de même un peu : aucune émission de télé-réalité ne vote de nouveaux impôts, et c’est normalement le spectateur qui s’amuse à espionner les candidats, pas l’inverse. Loana présidente ?

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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EREC56
- 02/02/2014 - 12:50
Merci vangog !
Je voulais réagir mais vangog m'a devancé. Entièrement d'accord avec cette critique d'un état devenu obèse, informe, en partie inefficace, largement inefficient et investi par des énarques fonctionnant en coteries.
La citoyenneté est démonétisée face à ces clans administrativo-politiques.
Le Lampiste
- 01/02/2014 - 16:25
@taramis: politicards UMPS + administrations = nomenklatura !
Ce sont les mêmes crétins maléfiques issus de l'ENA et de ses sous-clones qui sont aux manettes sous ce gouvernement comme sous le précédent. Les changements de personnes dans les rouages de l’administration ne sont motivés que par des querelles de chapelles ou de personnes, et c'est le plus souvent un jeu de chaises musicales.
La complicité est totale, symbiotique, entre UMP-PS et directions d'administrations. Rien ne distingue un crane de coquille d'oeuf socialaud d'un fausse-droite, ce sont deux totalitaires mous, avec un alibi commun, la "raison d'Etat", au prétexte d'un prétendu "bien commun", et une véritable motivation : leurs carrières, leurs prébendes et privilèges exorbitants de nouveaux petits marquis.
Alors, vos discours sur les électeurs qui ont refusé de soutenir le Petit Nicolas, vous pouvez vous les garder. Il faut maintenant boire le calice jusqu'à la lie.
Rien ne changera dans ce pays tant qu'on ne se sera pas débarassé de cette clique consanguine avec les politicards de l' UMPS, unis contre le pays réel auquel ils mentent et qu'ils pillent sans vergogne. Certains voulaient un Nuremberg du communisme. Il faudra élargir le sujet !
vangog
- 01/02/2014 - 12:32
L'ENA ne base pas la sélection de ses candidats sur leurs
compétences intellectuelles, ou pire, économiques, mais sur leur capacité à maintenir et augmenter un système étatique de prévarication et de copinage consanguin, destiné à coller les strates du mille-feuille les unes aux autres.
C'était explicitement ajouté dans les statuts par l'entremise de Maurice Thorez, communiste...
Et le résultat semble vous étonner?