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21 points pour sortir la France de l'ornière en 2014

Publié le 06 janvier 2014
Les enjeux économiques, politiques et sociaux à relever par la France et ses partenaires en 2014, réunis en 21 points par Jean-Yves Archer, fondateur du think tank Archer 58 Research.
Jean-Yves Archer est économiste, spécialisé en Finances publiques. Il dirige le cabinet Archer, et a fondé le think tank économique Archer 58 Research. Né en 1958, il est diplômé de Sciences-Po, de l'ENA (promotion de 1985), et est titulaire d'...
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Jean-Yves Archer
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Jean-Yves Archer est économiste, spécialisé en Finances publiques. Il dirige le cabinet Archer, et a fondé le think tank économique Archer 58 Research. Né en 1958, il est diplômé de Sciences-Po, de l'ENA (promotion de 1985), et est titulaire d'...
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Les enjeux économiques, politiques et sociaux à relever par la France et ses partenaires en 2014, réunis en 21 points par Jean-Yves Archer, fondateur du think tank Archer 58 Research.

Le moral des Français est tombé à son niveau le plus bas depuis près de 20 ans, seules 30 % des personnes sondées se déclarant optimistes pour l'avenir : tel est le résultat de cette crise qui s'étire en longueur et qui interpelle les Pouvoirs publics, telle une griffe de lynx.

Le mauvais œil serait-il donc tombé sur la France ? ou alors serions-nous devenus collectivement un pays en incapacité de progrès cohérents et accomplis d'évidence dans la lucidité et l'ardeur ?

Tentons d'avancer quelques pistes de réflexion soumise au présent lectorat que nous saluons chaleureusement en ce début d'année. Non par complaisance ou intérêt mais tout modestement par sincérité de contributeur, à titre gracieux, apprise d'un coin de notre France nommé le Morvan.

La science économique a une dimension tournée vers l'avenir : elle nourrit parfois largement des prévisionnistes mais hélas l'Histoire ne les aime guère. Elle les déjoue notamment - et parfois - par le mot terrible de guerre avec son cortège de drames physiques et humains comme Oradour-sur-Glane le montre et comme le wagon de Drancy nous le dit aussi. A sa manière, pour moi qui ai eu l'honneur de connaître, en Sorbonne, le Juste parmi les Nations que fût le Doyen Henri Bartoli.

Dans son débat télévisé récent avec le fin Jean-Luc Mélenchon, Jacques Attali, ancien sherpa d'un président aimant la Bourgogne (Solutré ou le Mont-Beuvray ) – comme nous et tant d'amis, voire de compagnons d'armes intellectuels – l'ancien conseiller industriel de Georges Pompidou, l'éminent Bernard Esambert a été un des premiers casse-cous d'hier à recourir au terme désormais répandu et omniprésent de "guerre économique". Il est clair – avec le recul et l'étendue présente et irrémédiable au sens d'irréversible et incontournable de la mondialisation – qu'il avait des décennies d'avance tel un Antoine Compagnon lorsqu'il traite de littérature française et que sa vérité lui coûte probablement son fauteuil, contrairement à celui, étoffé, de président de l'OMC. De facto, les ennemis de la Liberté existent sur notre beau continent européen. Notre propos au regard de 2014 et de ses dangers sera de les pointer du doigt et de les sanctionner par nos simples et modestes écrits, dont le fondement vient de manière irréfragable des profondeurs du verbe et de la conscience populaire qu'il nous a été donné de croiser et de rallier – dès l'âge de la maturité - sans équivoque.

L'exceptionnel Fernand Braudel (in L'identité de la France) nous a tellement montré le sens du monde. Loin de ce curieux – et désolant – concept d'identité nationale cher à Eric Besson et à son donneur d'ordres plus que probable - remercié en 2012 - qui a ainsi humilié certains représentants du corps préfectoral sommés - tels des hommes liges d'un pseudo-Napoléon moderne - d'organiser matériellement ce satané rendez-vous dans leurs bureaux par-delà leur remarquable penchant pour les vraies valeurs de notre République (prototype du débat, in fine, stérile et déchirant du tissu relationnel qui a fait et fera encore notre Nation ). Telle est notre aversion pour ce genre de réflexions ou d'actions. Puisse 2014 être plus douce et propice pour des millions de chômeurs (près de 20 millions en Europe) proches du précipice et du déclassement social si bien analysé par Camille Peugny.

Oui, il faut savoir lire Braudel en détail et patience, voire minutie (Edition : Arthaud – Flammarion / Chapitre III : "Industrie et industrialisation") : "Industrie (du latin indo, dans, et stuere, bâtir ) a longtemps signifié : habileté à faire quelque chose, invention, savoir-faire et, par extension, métier."

Le premier défi de 2014, c'est que la France se remette, en douceur, des cabosses que certains membres d'un drôle de pseudo-leadership (Julien Benda : "La trahison des clercs") lui ont imposé. En somme, il faut redevenir baladins de la rue économique comme le Président de l'Institut du Monde Arabe, Jacques Lang, a su - il y a quelques temps déjà - animer les lumières des villes par sa fête de la musique. Qu'on le veuille ou non, le 21 Juin ce n'est pas rien ! Et ce n'est ni de droite, ni de gauche : c'est tout simplement dans le bon sens de l'Histoire qui a un sens comme l'expriment avec rigueur les dialecticiens marxistes.

L'économie n'est pas seulement question de statistiques : celles-ci montrent que seulement la conséquence et rarement la cause, car les indicateurs sont toujours soumis à la question (voir travaux de Bernard Walliser sur ce point capital). Il faut par conséquent aller chercher le crabe, comme dans les roches de la côte de granit rose, et comprendre les dynamiques de la crise de civilisation que l'éblouissant Michel Serres (voir L'art des ponts, Homo pontifex, Editions Le Pommier) nous pointe du doigt, là où d'autres ne veulent, en tristes sires, qu'être des déclinologues porteurs d'anxiété et de basse dextérité cognitive.

De tradition, un centenaire est toujours une fête. Ainsi les 100 ans de l'automobile (d'une invention, etc.) ou d'une société anonyme ou encore d'un être humain. Songeons ici au "sage de Saint-Chamond", Antoine Pinay dignement célébré sur le plateau de l'Heure de Vérité, l'émission du regretté François-Henri de Virieu (voir : 22 décembre 1991, source ina.fr). Or, d'évidence nous ne saurions avoir le cœur à la fête en pensant à la célèbre apostrophe parfois reprise en chœur : "C'est reparti comme en 14 !".

Et pourtant des indices finement relevés par Eric Heyer (OFCE) ou Philippe Waechter (Natixis) démontrent que la machine pourrait repartir. Pour ma part, j'ai écrit à plusieurs reprises que nous étions dans un cycle de 7 ans de Juglar. Donc, 2008+6 = 2014, nous approchons de la lumière, de ce fameux "bout du tunnel" autrefois vanté par Pierre Mauroy ou Jacques Chirac sans savoir s'il s'agit du brillant Eurotunnel ou de celui de Vierzy (Aisne). Mais les vents mauvais sont toujours aussi pressants et poignants. Sur moins de 70 millions de gens qui vivent en France, 10 % (soit plus de 7 millions de personnes, donc) , il faut bien constater – et qui songerait à le contester – que leur précarité les pousse à l'obscurité, voire à l'obscurantisme, en cherchant à rejoindre la rive périlleuse des populismes. Non, tout n'a pas été dit aux peuples sur la nature de cette crise qui est d'abord un ramassis d'injustices sociales assez insoutenables. Ainsi, il se murmure dans les gazettes autorisées que les 300 personnes les plus fortunées de notre planète finance sont détentrices de plus de 3.600 milliards de dollars et l'INSEE elle-même, avec sa rigueur exemplaire issue des volontés passées mais maintenues de Francis-Louis Closon (alias Vincent dans la clandestinité du deuxième conflit mondial) le confirmera d'ici à quelques instants.

Tentons, par conséquent, d'exposer – sommairement – les défis (d'aucuns diraient "challenges") de l'année 2014 en vingt et un points d'interrogation qui, ne le cachons pas au lectorat d'Atlantico (à qui notre équipe du Think tank Archer 58 Research rétère ses voeux de belle année) comporte des points d'exclamation à survoler entre les lignes, pressés que nous sommes tous par le poids des responsabilités et les tensions inhérentes à notre sablier intérieur.

Ces 21 questions viennent d'un raisonnement hypothético-déductif qui nous a pris quelque temps : RHD  (voir travaux de Van Joolingen & De Jong (1993)  "An extended dual search space model of learning with computer simulation. Instruction Science).

Tout d'abord, une remarque : bien des économistes brillants sont complètement "perchés" pour reprendre la définition de Didier Pourquery. "Ce terme, bien anodin en apparence, pépère même, désigne l'état d'un quidam sous l'emprise persistante d'une substance illicite, consommation continue le coinçant si haut qu'il ne peut plus redescendre." La newsletter de M, le magazine du Monde Ve 3 Janvier 2014.

Nos interrogations pour 2014 :

1) "Banques : les tarifs encore à la hausse en 2014", Une du journal Les Echos, Lundi 23 Décembre 2013. Est-ce raisonnable de la part d'un secteur qui a plongé le monde dans le tourment par simple cupidité et goût véritablement immodéré de l'argent ?

L'argent qui corrompt tout, comme l'a dit un amateur de la Nation de Valmy que Jean-Pierre Chevènement a servi et qui aurait aimé à lui dire qu'effectivement notre beau pays n'a pas vocation "à devenir un immense parc d'attractions" mais se doit de se donner les moyens d'être de plain-pied dans la sphère productive, dans l'industrie au sens ancien mais non passé du terme. Sinon, c'est le terme de notre loyer de grand pays que nous ne saurons bientôt plus honorer avec plus de 5.200 milliards de dettes publiques (dette explicite, dite de Maastricht, et dette issue du hors-bilan).

2) De cette crise va sortir un gigantesque saut technologique et un mouvement de concentration des moyens de production sans équivalent : telle est notre déduction à la lecture de centaines de pages de rapports annuels (ndlr : le présent contributeur a été plus de 10 ans commissaire aux comptes, notamment au contact du fort regretté et récemment disparu Edouard Salustro).

Et pourtant toute fusion est-elle bonne à prendre ? Prenons, au hasard, le cas de Publicis, mariée à un groupe nord-américain. Un progrès en apparence pour mieux servir le client, etc., etc. Mais que penser de ce discret transfert du siège social concomitant, à l'étranger, mais en Europe du Nord ? Voilà une belle question ! D'autant que certaines fusions transatlantiques (de nature "actio divisoria" ) devraient inspirer à plus de modestie de la part du successeur du lion que fut Marcel Bleustein-Blanchet (voir "mémoires d'un lion"). Le syndrome de l'échec entre Daimler-Benz et Chrysler peut s'insinuer dans cette récente affaire. En tant qu'ancien animateur de l'efficace AFEP et ancien informaticien, l'émerillonné Maurice Lévy a-t-il été bien conseillé et a-t-il tout enveloppé de sagacité ?

Derrière le brio instantané d'une telle opération, il y a bien des risques que la prédation d'Arcelor par Mittal nous montre semestriellement dans les comptes de capital (passif) et tristement au plan social.

3) Le politique doit rebondir et l'antiparlementarisme s'amoindrir. Telle est notre troisième question : pourquoi tant de discrédit de la classe politique alors que celle-ci doit être "la Liberté guidant le peuple" chère à Eugène Delacroix (La crise et le discrédit de la parole politique) ?

Convaincre, Persuader, Délibérer : CPD doit être le trio de 2014 pour éviter le populisme et un Parlement européen tombé, en coupe réglée, sous le joug de très mauvaises idées.

Même un homme comme Vladimir Poutine le sait : ce serait là un danger pour bien des nobles et belles Patries dont l'Histoire enseigne le courage et inspire le respect. Songeons à ce génie humain qui a su tirer parti des glaces du Lac Ladoga pour bâtir, en un temps record – pour la mère-patrie – une voie de chemin de fer permettant ainsi de libérer Stalingrad de l'odieuse tenaille de fer et de caler pour l'éternité des images du rire du Maréchal Joukov et des désarrois de son homologue, le défait Von Paulus.

4) La baisse des dépenses publiques. Soyons brefs ici sur ce sujet si complexe et permettons-nous une suggestion au lecteur d'Atlantico : qu'il prenne de sitôt ou dès que possible le temps de relire les prescriptions de Bertrand Jacquillat : "Désétatiser " (Robert Laffont collection Libertés 2000, Isbn 2-221-04234-4 ) publié en 1985, date où après avoir eu l'honneur de "faire l'ENA", j'ai fait le mur de la HFP : haute fonction publique.

Oui, il y a une question derrière la formation de la noblesse d'Etat ? Voir : livre d'Olivier Saby "Promotion Ubu Roi" sous-titré "Mes 27 mois sur les bancs de l'ENA".

Du temps du rapport Armand-Rueff, le Général de Gaulle faisait appel à un "geyser à idées"" ("Louis Armand") alors que de nos jours, son successeur à la SNCF (il y a quelques années) se contente de rapports fades et mal élaborés. Source complémentaire : Hélas, nous sommes Gallois-sceptiques.

5) Parlant de Louis Gallois, il fût le représentant de notre État, non seulement au sein du conseil de PSA, mais dans la Commission Liikanen, là où la supervision bancaire avait été bien envisagée avant d'être méthodiquement dénaturée au point d'être défigurée. Banques et rapport Liikanen ( Bruxelles).

"Mon ennemi est le monde de la finance" n'est pas un slogan creux, c'est un cri digne de la petite voix de Gavroche qui veut voir la vie triompher et non la nature humaine asservie par d'aucuns. Des commentateurs un peu superficiels tels que s'acharne à le devenir Jean-Marc Sylvestre ont raillé un homme oint du suffrage universel et bardé de diplômes.

Vous l'avez compris : Yes or no, aurons-nous une supervision bancaire digne de ce nom sur notre Continent ? Et quand ? Et jusqu'où ? Car enfin, il n'y a que Karine Berger pour croire qu'elle a tout compris à l'univers et à l'atmosphère. Rapporteure de la loi bancaire dite loi "Mosco", elle devrait quitter sa formation d'X pour comprendre que le monde a plus d'inconnues et de variables et rejoindre les propos de Claude Bébéar, plus lucide et clairement plus qualifié (quel parcours depuis Elbeuf !).

Cette loi Moscovici a été un mauvais conseil et un arbitrage hâtif alors que l'on pouvait approximer l'objectif sans ECP : écart circulaire probable. Bien évidemment, la finance est utile, mais une large part d'elle-même est aujourd'hui dans une vie dissolue et futile, loin des Jacques de Fouchier (Paribas) ou du Comte Jean de Beaumont. (Banque Rivaud)

 

6) Allons-nous enfin comprendre l'apport des femmes au monde du travail ?

Les femmes et le monde du travail subissent trop souvent, et le plus souvent, la règle des 3K allemands ainsi définie par la prodigieuse et impartiale – generally – encyclopédie Wikipédia :

"L'allitération, Kinder, Küche und Kirche, que l'on traduit en français par «enfants, cuisine et église», également connue sous l'expression "les trois K", se veut une représentation des valeurs traditionnelles dévolues aux femmes en Allemagne. Le but de ce discours visait à décrire le rôle de la femme dans la société et la famille. Elles devaient, selon cette définition assurer l'éducation des enfants, cuisiner pour la famille, selon les préceptes et la morale séculaire de l'Église."

Il y a là, en 2014, des interrogations qui traversent toute notre société. Prenons garde à un modèle qui voudrait voir le recul, à coups de canifs ou plus, des avancées des droits de la Femme, "l'avenir de l'homme" comme cela a été si bien chanté ou écrit par la talentueuse Françoise Giroud ou Benoîte Groult : Les FEMMES et le monde du travail.

7) Oui, il faut réformer notre monnaie unique mais la conserver coûte que coûte comme l'a montré - avec quel brio - la Russie avec son taux de détention d'encaisses en cette devise : précision qu'omet parfois le réputé et respectable Jacques Sapir, mais que des interviews du Président Poutine viennent confirmer avec plus de poids que les soupirs exprimés en sabir de certains prix Nobel d'Economie qui veulent probablement imiter le talent d'un certain Barack, prix Nobel de la Paix, qui n'a toutefois toujours pas résolu Guantanamo. "Hasta la victoria siempre" sera le cri de ralliement des défenseurs de l'euro en 2014. Je serai à ce rendez-vous : "Quitter l'€uro ? Un saut sans parachute."

Lire également :

Pourquoi une sortie de l'euro exposerait encore plus à la mondialisation les salariés des grandes entreprises françaises

Flânerie du Morvan 001 : Labeur et devenir.

En conscience, en puissance analytique et par respect de ma lignée morvandelle, mixte car faite de sang issu de liens de famille et d'adhésion à bien des combats de feu l'élu de Château-Chinon, 2014 doit être l'année du prononcé des vérités, pas des risques d'un pronunciamento éco-politico-malsain & digne des heures post-Allende là où la monnaie commune, rempart contre le nationalisme, doit être cajolée et devenir l'emblème de nos succès.

8) Le chiffre 8 est celui de la prospérité pour nos amis de la Chine.

Le Docteur Henry Kissinger a confié un jour que la seule fois de sa vie où il n'avait pas dormi avant une réunion diplomatique de haut niveau, c'était lorsqu'il avait préparé la visite du Président Nixon en République populaire de Chine. Face à ce pays continent, millénaire et gagnant du siècle en cours de commencement (c'est tellement évident et Alain Peyrefitte l'a écrit il y a longtemps), à quand un bel accord sino-européen ? A quand une condition sine qua none pour changer de destin et aller " mano en la mano " avec le pays du Grand timonier, Mao-Tsé-Toung ?

N'oublions pas que Paris doit au génie chinois la pyramide du Louvre, pureté géométrique symbolique et aspirateur à lumières diverses : naturelles ou de création humaine. Ieoh Ming Pei (贝聿銘, pinyin : Bèi Yùmíng) est un architecte américain d'origine chinoise, né à Canton (Chine) le 26 avril 1917 qui a su comprendre la volonté de notre Président d'alors. Cet homme né avec l'année de la Révolution de Lénine a su glaner dans son esprit l'idée-phare pour glorifier un peu ce Louvre que Notre-Dame jouxte et que le génie d'Eiffel garde en ligne de mire.

Avec le centenaire de 1914 en tête, nous avons du mal à ne confier nos relations d'amitié avec la Chine qu'au seul Sénateur Jean-Pierre Raffarin et nous disons, hic et nunc, notre préférence pour un autre ancien Premier ministre au prénom de Laurent (cher – le prénom – à la famille de Médicis) certainement doté de capacités cognitives capables de maîtriser Lao-Tseu et son message ayant inspiré le grand Confucius.

Ayant été le gendre de Dominique Machet de La Martinière, je crois pouvoir savoir les arcanes du Poitou d'autant qu'à Loudun, je comptais un vieil ami qui aimait la France davantage que le consulting chez Krief et ses arrangements (DES CONSULTANTS CONTESTABLES).

9) Contenir la colère sociale.

Je réitère mes propos récents (La France va-t-elle basculer vers la "conniption" ?) et interpelle respectueusement les Pouvoirs publics qui doivent remettre l'équipe en ordre de marche pour embrayer. Il suffit de s'étaler tel un patineur maladroit (traité de manière surprenante de pingouin) à cause de personnes dites Ministres de la République qui ne savent que tartiner leurs ambitions et oublient que nous dansons sur un volcan ( voir termes de Matthieu Pigasse et Gilles Finchelstein in Le monde d'après).

10) Relancer le plaisir du travail et les joies au travail sera-t-il un chantier national de 2014 ? Je le souhaite et à mon rôle et place, je le demande. Avec plus de résultats que la campagne désolante contre l'illettrisme passée inaperçue alors que ce mal frappe TROIS millions de gens à l'intérieur de nos diverses frontières.

En arrondi, sur une population active de 30 millions de citoyens (Français ou non, de souche ou de "fraîche date" selon l'immonde anathème accolé au nom d'Edouardo Rihan-Cypel), combien vont au " taff " en sifflotant ? Le management par le stress doit être dénoncé par tous moyens légaux : un syndicaliste des Conti est d'une autre trempe de ruthénium qu'un Edouard de Florange dont le métal rime parfois avec les intérêts d'un certain Monsieur le Président Mittal : société anonyme de père en fils. (ARCELOR et son avenir)

11) Le millefeuille territorial ?

Va-t-on se décider, par voie référendaire au moyen du recours à l'article 11 (et non 89), recours qui a un précédent fameux par-delà les cris de Gaston Monnerville ou ceux plus subtils de Paul Reynaud (débat devant l'Assemblée nationale du 4 octobre 1962), à rendre la voix au Peuple ?

Suppression ou plutôt réaménagement pertinent du département, notre ciment ?

Recadrage de la Région par regroupements ("Les grandes régions" chères à Michel Debré et à ses capacités visionnaires) ?

Moralité publique digne de Joseph Fontanet ou de Jean-François Deniau, ou errements des Bouches du Rhône (affaires Guérini en cours : information publique mais rappel de la présomption d'innocence...) ?

Que veulent les cols bleus chers à Marat, l'ami du peuple ? Que veulent les bonnets rouges sauf du bleu dans le ciel et du pain blanc pour sortir du gris actuel ?

Et tant qu'à consulter, tentons de faire chasser ce poison du quinquennat pour aller vers un septennat non renouvelable qui libérerait l'occupant(e) de l'Elysée de mille tracas de boutiques.

Oui, 2014 serait une grande cuvée si cette corvée digne des corvées des mineurs d'antan était accomplie !  Spectacle politique et gestion publique à tâtons.

12) L'élargissement de l'Europe et les cercles concentriques :

Oui, la thèse longuement décrite par Monsieur Edouard Balladur (auteur notamment de "L'arbre de mai") - homme qui a montré son humanité à deux grands humanistes en fin de vie – sur les cercles concentriques s'inscrit dans un schéma de pertinence qui pourrait aller jusqu'à l'alliance franco-allemande. L'alliance au sens d'alliage pour deux pays qui doivent, vite, urgemment, redevenir fusionnels sauf à laisser une saillie de germanophobie saisir notre territoire dont l'intégrité intellectuelle doit être maintenue.

13) La nouvelle frontière :

Il est écrit dans un livre facile d'accès qu'il y a un temps pour tout. (Un temps pour tout : Ecclésiaste 3.1-15).

Le problème est d'avoir  - évidemment, il fallait le faire - accepté l'Union élargie, mais en S.A, on vote les Statuts constitutifs entre fondateurs (affectio societatis) et après des augmentations de capital viennent alimenter le flux de nouveaux associés.

Ici, hic et nunc, nous ne savons plus gérer. Le cas des Roumains : liberté de circuler mais pestiférés (comme les gitans) et interdits de travailler (professions à accès limités) : marchons-nous vers une Europe incapable de traçabilité animale (vache folle, filière chevaline) mais férue de restrictions de la liberté d'aller et de venir lorsqu'il s'agit des hommes ? Reviens, Cassin, ils n'y comprennent plus rien et font du foin à valeur – là – de travail de pingouin...

C'est un manquement intolérable à l'esprit des pionniers : qui oserait avoir oublié le célèbre propos de Jean Monnet : "Nous cherchons à unir des hommes et non à coaliser des Etats" ? Il faudrait par pureté sémantique et exégétique  de la pensée de ce "grand homme" digne de la Place chantée par Patrick Bruel rajouter : "des hommes ET des femmes".

Selon Wikipédia, grande encyclopédie parfois partielle, citation : "L'expression "Nouvelle Frontière" ("New Frontier" en anglais) a été utilisée par le futur président américain démocrate John Fitzgerald Kennedy dans un discours d'acceptation de l'investiture à la Convention du parti démocrate, le 15 juillet 1960 au Los Angeles Memorial Coliseum" :

"Mais je vous dis que nous sommes devant une Nouvelle Frontière, que nous le voulions ou non. Au-delà de cette frontière, s'étendent les domaines inexplorés de la science et de l'espace, des problèmes non résolus de paix et de guerre, des poches d'ignorance et de préjugés non encore réduites, et les questions laissées sans réponse de la pauvreté et des surplus."

Pour raviver la flamme de la résistance à l'euro-pessimisme, j'ai quitté ma flemme d'auteur pour être un peu plus dans l'action en rejoignant, à compter du 8 janvier 2014 (date de recueillement pour d'aucuns dans notre calme Morvan), l'association "Sauvons l'Europe !" cofondée par le sémillant Jean-Pierre Mignard.

Mon grand-père ayant rêvé de la paix avec son Ami Aristide Briand et ayant combattu assez bravement, il y a cent ans, il faut que les obus soient des actes de pensée pour ne pas tourner au vinaigre, aux flèches au curare sortis d'un carquois de l'histoire devenue à venir.

14) La bonté en Economie.

Fondateur d'un "small think tank" dédié à mes passions que certains ont cru désordonnées (du genre : "range ta chambre !" ), il a été décidé lors de notre future AGO du 8 janvier que la gérance proposera d'engager un acte de réflexion sur la notion de bonté en Economie. Cette notion semble cardinale pour saisir les vents qui guident la navigation hauturière et qui écarte le risque du port de l'havresac. Le Havre est un port (voir convergence Mélenchon&Attali sur le rôle de nos ressources maritimes) où les conteneurs se font prendre par des haveneaux de dockers courageux et de douaniers opportunément vigilants et diligents, le havre de paix est mon pôle nord magnétique : je vous le confie mezzo voce, cher lectorat d'Atlantico. Et en notre beau pays, on peut vivre sans manger des animaux (Aymeric Caron), y compris du porc.

Comme l'a dit le raffiné Robert Badinter : "Je sais tout ce que la France doit à l'Europe". Alors que les amis de l'Europe se lèvent et tels les Amis de l'IMA (où j'ai l'honneur de siéger par élection et non par nomination), qu'ils bravent les frimas et se lancent dans le combat du Printemps de l'Europe pour que soit réinstaurée notre démocratie. Car là où Madame Le Pen n'a pas tort, c'est lorsqu'elle conteste bien des choses de ce côté-là. Notons la célèbre phrase toujours actuelle de Monsieur Laurent Fabius : "Jean-Marie Le Pen pose les bonnes questions mais apporte les mauvaises réponses" (Jacques Le Bohec, Sociologie du phénomène Le Pen, Paris, Éd. La Découverte, coll. Repères, 2005 ).

N'en déplaise à Philippe Bilger, brillant invité de la regrettée émission Cactus (Géraldine Muhlmann) qui vient d'écrire "La France en miettes" pour jouer à un circuit 24 artificiel et virtuel avec le déclinologue professionnel qu'est tristement devenu Nicolas Baverez, non, la France n'est pas en miettes ou alors façonnée de miettes du Pain de la Vie nommées ses habitants. Croyez-moi, à l'aveugle, on peut faire confiance à la France les yeux ouverts ou même à travers des images hypnagogiques décrites par Carl Jung dans "Ma vie, Souvenirs rêves et pensées".

D'ailleurs un homme surdiplômé et qui tient la barre l'a écrit "Comment guérir l'Europe ?  FH Jeudi 18/10/2012, Le Monde. Selon ses mots et sa pensée.

 

15) Wikileaks et 2014 : C'est la grande question des libertés publiques qui préoccupe de brillantes personnalités telles que Gaëtan Gorce (Sénateur de la Nièvre siégant à la C.N.I.L) et qui est inscrite dans le marbre de la désentente franco-américaine (Ardi Quantum NSA et programme outrageusement liberticide enisagée par nos "amis de toujours" sic : Monsieur l'Ambassadeur Bujon de l'Estang). J'oberve avec intérêt, mieux je relève, que la Russie, l'Allemagne, la Chine se sont discrètement ou publiquement émues de ces méthodes dignes d'Al Capone, originaire - incidemment - de Chicago. Car il s'agit bien d'un vrai incident de faille profonde et durable, n'en doutons hélas pas. L'Otan en miettes ?

Il est des coins du Morvan où l'on parle encore des boches ou des nazis. Pour moi, ce sont des gros mots car je sais que la véritable Allemagne tire aussi son sens de son passé empreint (et non emprunt) d'hassidisme. Nous avons tant à faire ensemble y compris flâner victorieusement sur le chemin, certes complexe, de la Grande Europe de demain et ainsi tendre notre main vers le pays du soleil-levant tout en se coalisant avec la Chine. Cela ne peut qu'être difficile comme ligne de crête mais c'est toujours mieux qu'une ligne de front.

16) La connaissance européenne et la conscience de notre essence :

L'Europe parait, selon la géographie, faible en ressources énergétiques. Mais est-ce bien vrai au regard de nos connaissances spécifiques qui vont nous donner de l'avance par rapport à ceux qui retournent leurs sols et nappes phréatiques de manière aussi frénétique et pathétique que des sangliers traversant le Morvan et ses bois de glands puisque les chênes – tels ceux de l'Allier et de Tronçais – les attirent ? D'ailleurs, le tir est un tel sport, par là-bas – que des enfants meurent dans des écoles où ils venaient seulement apprendre et tenter de gratter la capacité indispensable de tenter de comprendre le monde. Echec de Monsieur Obama face à la régulation sur les armes : un comble pour un prix Nobel de la paix, cela aussi sera dans les manuels d'histoire qui écriront la vie de cet homme qui avait suscité tant d'amour, dans d'espoirs. Voire - disons-le avec emphase - d'Espérance : il était l'élu, il nous a collectivement fait cocus.

Les verrous de la connaissance européenne de demain matin seront un cadenas de la diplomatie de targette qui nous éloigne de nos targets, de notre welfare state : Etat providence et non l'Etat dinosaure (Livre du Préfet de région et TPG Claudius Brosse).

17) Ces normes comptables qui polissent bizarremment les bilans et équarissent les valeurs :

A la page 30 de notre premier livre d'économie (publié) intitulé "Crises et libres contributions économiques" (chez Bod), il est mentionné la question des normes comptables.

" Sur cette question technique fondamentale, souvenons-nous d'abord avec stricte exactitude et un rien de malice entendue que ce fût Charles de Croisset (alors Président du C.C.F devenu HSBC France, voir article de Sophie Fay dans Le Monde avec extrait d'une interview de l'intéressé désormais chez Goldman Sachs : article sous-titré "Aux Etats-Unis, une société cotée sur trois pourrait manipuler ses résultats financiers") le premier à souligner deux faits d'importance. D'une part, la sous-représentation de la France, voire de l'Union européenne dans les instances investies du pouvoir de validation de la réforme des référentiels normatifs. D'autre part, l'ampleur du big bang que constituerait l'adoption pleine et entière de la "fair value" alors en cours de définition finale.

Il ne fût guère entendu des dirigeants d'alors de notre pays dont la condescendance vis-à-vis du chiffre et des comptables est historiquement et presque judiciairement établie.

Le premier point qui surprend concernant les normes réside dans la brutalité du changement digne d'une "migration", d'un basculement cher aux développeurs de logiciels informatiques.

Le monde a accepté de quitter – telle une mue reptilienne – une rive pour une autre sans chercher à quantifier les vertus du panachage voire du régime transitoire.

En effet, nous étions quelques uns à avoir tenté de murmurer qu'il y aurait pertinence à ce que les valeurs au bilan fussent calculées par une exacte moyenne entre la valeur de marché et la valeur historique.

Si l'on songe aux aberrations des immeubles totalement amortis qui valaient un euro symbolique en plein Paris haussmannien ou Londres victorien, chacun comprend qu'il y aurait déjà eu un immense progrès vers la notion pivot de toute comptabilité: à savoir, l'image fidèle.

Au lieu de fidélité, le travail collectif des normalisateurs – par ailleurs qualifiable de considérable – s'est attaché à la notion d'exactitude des comptes en remettant cette quête dans les seules mains de la trompeuse appellation de "fair value" qui comporte - en creux - en anglais une connotation subjective qui apparaît lorsque le terme d'unfair est utilisé en droit ou en économie. Or là, il y a eu recul conceptuel préjudiciable. En tant que Président de l'Autorité des Normes Comptables, le précis et travailleur Jérôme Haas ne cesse de le répéter dans les limites de son mandat et des pouvoirs ainsi conférés.

2014 doit être l'année d'une interogation européenne comptable qui aille au-delà des travaux pilotés, "monitorés" par le savoyard Michel Barnier. Un "patron à Bercy" (sic, Laurent Fabius) devrait savoir engager ce délicat sujet d'envergure où il faut cesser d'aller à l'aventure.

18) L'écologie. Parlant d'écologie le 13 juin 1992, François Mitterrand avait énoncé qu'elle n'était pas un luxe de nantis dont les pays du Sud pouvaient s'exonérer. Leur développement est bien évidemment totalement légitime tout autant que la qualité de l'air que nous respirons, à pleins poumons, sans discontinuité. Sans frontière ni barrière d'aucune sorte. L'échec du sommet de Copenhague fut à mi-chemin de Munich et de Fachoda. Trouvons la clef pour sortir de ce grave verrou qui hypothèque notre avenir comme le dit le Sénateur Placé.

19) La Syrie. On parle de la paix mais elle ne vient pas car le nœud est gordien dans cette région du monde. Des millions de déplacés. Des milliers de morts. C'est notre guerre d'Espagne que nous voyons se dérouler là-bas ! Jusqu'où serons-nous aveugles en 2014 ?

20) Question non accessoire mais placée dans un cadre laïc et républicain (dialogue inter-étatique donc, puisque le Vatican est aussi un Etat), le Pape François viendra-t-il en France, et où ? S'incliner sur la tombe du Professeur Lejeune, beau-père d'Hervé Gaymard ? Il est légitime d'en douter et de requérir les symboles. Le Mont Saint-Michel semblerait, selon notre entendement, faire sens au chemin courageux de cet homme "venu du bout du Monde".

21) 2014 :  temps d'un référendum crédible et temps des ordonnances car le temps presse et qu'une loi d'habilitation est plus aisément négociée par Alain Vidalies que certains amendements de couleur obscures. Là aussi, voici venue le temps de l'inversion de la courbe.

Je le souhaite pour ces milliers de gens dans la douleur ou le malheur.

Que nul n'oublie – nul même le physiquement grand Maurice Lévy – que la France aurait pu avoir pour devise SIMVL et SINGULIS : Etre ensemble et être soi-même, devise de la Comédie Française.

Michel Fugain a merveilleusement chanté : "Tout va changer", ce texte est à déchiffrer en 2014 pour avancer non vers les peurs mais vers les portes qui nous écartent des périls de la sainte Histoire qui sait être implacable pour l'humanité.

Dans la livraison de la Revue ETVDES de Janvier 2014, Cynthia Fleury rappelle que Vladimir Jankelevitch a su nous dire : "Les courageux sont des commençants".

Les vœux du Président ont sonné comme un commencement, il faudrait être cloche pour ne pas saisir le coche. Telle est notre approche soumise à débats ici, devant vous, cher lectorat.

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winnie
- 07/01/2014 - 07:57
Encore un....
qui se complet dans son petit monde depuis des lustres et qui pense que les choses vont se résoudre en faisant de la politique ,et bien non monsieur,il n'y a pas 20 ou 40 choses a faire pour sortir la FRANCE de l'ornière,mais 4ou5 seulement
réindustrialiser la France
reprendre le pouvoir sur l'UE
remettre de l'ordre
construire des prisons
appliquer les peines de prison
arrêter l'immigration
refonder l'éducation
Vous voyer ça ne fait pas 5 pages ,et tout le reste en découlera :
emploi
pouvoir d'achat
sécurité
corruption
respect
patriotisme
Mais pour ça ce ne sera pas ceux qui sont assis sur la branche qui la couperons ,mais en bas ,les bûcherons.
Et quand un arbre est abattu ,sortez vous de devant!

simplicissimus
- 07/01/2014 - 01:12
Catalogue de la bienpensance
Quel lavement! Rarement lu quelque chose d'aussi prétentieux et d'aussi chiant. Le genre de bonhomme qui s'écoute parler et se regarde écrire. Des citations à la pelle. Une longue liste de ses relations pour bien montrer qu'on n'est pas n'importe qui. Aucune idée originale mais un catalogue de la bienpensance en 21 points. Pourquoi pas 150 ou 200? Il va falloir trouver quelqu'un d'autre pour sauver le France.
la saucisse intello
- 06/01/2014 - 20:00
@ gliocyte.............
Je ne lis généralement pas les articles. Mais si celui-ci évoque mon "cousin", je vais m'infliger le pensum (pénible cuisine !!!) et je reviens si ça m'inspire.